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C'est quoi
La Voix des petites
îles ?

Tout simplement les habitants des petites îles qui
disent ce qu’ils pensent et ce qui fait la différence.

Depuis des milliers d’années les îles inspirent les écrivains, les poètes et les peintres ; on les prend souvent pour des paradis sur terre.

S’il est exact que les îles jouissent de nombreux avantages, les personnes qui ont choisi d’y vivre doivent tous les jours vaincre des obstacles tels que la pénurie de biens et de services, la cherté de la vie, la rareté des emplois ou des établissements d’enseignement et la faiblesse des services de santé. La mauvaise gestion des déchets, la fragilité des écosystèmes, la dépendance excessive par rapport au tourisme, la perte des valeurs traditionnelles, la montée de la criminalité et de la violence, toutes ces difficultés pèsent également sur le mode de vie dans les petites îles.

Et pourtant, les insulaires ont beaucoup à dire sur ce qu’est la vie dans une petite île – en bien comme en mal – et sur le genre de
choses que l’on pourrait améliorer.

Par La Voix des petites îles, qui se fait entendre depuis 2002, les insulaires des Caraïbes, de l’océan Indien et du Pacifique
s’expriment sur les changements qui s’opèrent dans leurs pays et sur la manière dont ils voudraient voir leurs îles évoluer à l’avenir.

 

Les activités en cours et prévues de la Voix des petites îles, qu’il s’agisse des campagnes de sensibilisation au VIH/sida ou d’aider les communautés à planifier l’avenir de leur voisinage, visent toutes à encourager les insulaires à jouer un rôle actif dans les décisions concernant les progrès de leurs îles.

Améliorer, à tous les échelons les canaux de communication, du niveau personnel à l’international, et du simple discours
jusqu’aux transmissions de haute technologie, est essentiel pour atteindre cet objectif. C’est ainsi que les insulaires peuvent eux-mêmes oeuvrer au développement durable et positif de leur île pour leur propre bénéfice et celui des générations à venir.

Comment fonctionne
La Voix des petites îles

   

                               

     
  en recueillant l’opinion des insulaires sur les questions d’environnement et de développement, au plan local par des réunions, des enquêtes d’opinion, des émissions publiques et autres activités. Tout cela étant relayé par la radio, la télévision et la presse  

en encourageant les jeunes insulaires à débattre des questions d’environnement et de développement entre eux, au moyen des technologies nouvelles

www.sivyouth.org

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mot de passe : only

www.islandyouth.org
 

 
 

             

 

      

 
 

en identifiant dans ces débats les questions essentielles, pour ensuite les répercuter sur le plan local afin qu’elles y soient traitées sur le terrain, et au plan mondial, notamment vers les programmes internationaux spécialisés dans le développement durable des petites îles

  en débattant de ces questions au plan régional et mondial par des discussions sur l’Internet

www.sivglobal.org
 
 

         

     

La Voix

“Je vous remercie de nous offrir un forum, car je pense qu’il permet de bien prendre connaissance des préoccupations qui nous sont communes, dans les petits territoires insulaires.”
Anthony Garland, îles Turks et Caicos, juin 2003,
www.sivglobal.org
 

Vivez-vous dans une petite île ?

Dites-nous ce que vous en pensez sur le forum mondial :
www.sivglobal.org
 
Évaluer les sentiments de la communauté, dans son ensemble, sur un sujet donné peut souvent s’avérer difficile. Il existe un moyen de le faire, c’est de prendre le temps de parler avec les personnes et de consigner leurs réponses.

Les problèmes essentiels de l’environnement, de la santé, de la culture, du tourisme, du développement et autres font l’objet de discussions approfondies sur le forum Internet mondial (www.sivglobal.org) entre plusieurs milliers de lecteurs des îles situées dans les trois régions et au delà.

Des enquêtes d’opinion ont été effectuées aux îles Cook et Palau, dans le Pacifique, aux Maldives et aux Seychelles, dans l’océan Indien et à St Kitts et Nevis ainsi qu’à St Vincent et les Grenadines, dans les Caraïbes, où un échantillon de 1% de la
population a été interrogé. Une liste des questions les plus souvent citées a alors été dressée, par ordre de priorité.

 

 

du peuple

Préoccupations communes aux trois régions (Caraïbes, océan Indien et Pacifique), telles qu’elles sont exprimées par les insulaires :


Économie :
cherté de la vie, lourdeur des impôts et des taxes, perte de pouvoir d’achat, aggravation de la pauvreté, faiblesse de l’économie, stress économique, dette nationale, stabilité économique, manque d’échanges avec l’étranger, investissements étrangers

Montée de la criminalité et de la violence : augmentation du taux de criminalité, notamment des crimes avec violence (la majorité des correspondants du forum estiment que des changements sociaux, y compris dans l’éducation, sont indispensables pour résoudre le problème), sécurité publique, révision des peines à infliger aux criminels

Emploi : exiguïté du marché et précarité de l’emploi, faible taux de rémunération et de salaires, injustice dans les modes de
recrutement, augmentation du nombre de travailleurs étrangersinels

Tourisme : dépendance excessive à l’égard du tourisme et propriété des entreprises de tourisme détenue par des étrangers (65 % des correspondants du forum estiment que les grands investissements étrangers ne profitent pas aux petites îles)
 

Soins médicaux : faiblesse des services de santé publique, manque d’intérêt pour la santé mentale, augmentation des cas de VIH/sida

Education : nécessité de remettre en état les écoles et les services, de multiplier les moyens pédagogiques à tous les niveaux,
d’élargir l’offre de l’enseignement supérieur dans les îles, de l’enseignement professionnel et des enseignements spéciaux

Effondrement des valeurs morales et/ou traditionnelles : perte du sens moral dans la société, érosion des valeurs et des usages traditionnels, perte de respect pour les chefs des communautés

Développement de l’infrastructure : la modernisation et la construction de logements, de routes, d’aéroports, de ports maritimes et des services de télécommunication sont très appréciées mais restent insuffisantes au regard des besoins croissants

Environnement : gestion des déchets, pollution, déboisement, drainage, érosion côtière (la plupart des correspondants du forum mondial considèrent que, du moment où les problèmes d’environnement sont pris en compte, toute nouvelle infrastructure apporte un progrès)

Bonne gouvernance : corruption des politiques, avidité des gouvernants, sentiment d’injustice, répercussions des événements qui se produisent dans les grands pays, et désir de paix internationale

Jeunes
       îliens ...

“Grâce aux discussions largement ouvertes et au libre échange d’idées, nous pouvons travailler tous ensemble
pour faire de notre île et de notre nation des lieux plus agréables à vivre et à visiter.”

Élèves du collège Nukutere, îles Cook, www.sivyouth.org
 
Vous êtes jeune et vous vivez
sur une île ?


Consultez le site :
www.sivyouth.org
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et
www.islandyouth.org
 

Les jeunes îliens ont des soucis réels qui leur sont spécifiques. Par la prise de parole et l’écoute, par les ateliers, les
enquêtes nationales et le forum sur Internet, les soucis des jeunes sont pris en compte.

Grâce au forum des jeunes sur Internet de La Voix des petites îles, les jeunes disposent d’un moyen de partager leurs idées, de discuter et de prendre connaissance des conditions de vie des uns et des autres à travers les trois régions. Le forum relie 38 écoles de 12 îles sur l’ensemble des Caraïbes, de l’océan Indien et du Pacifique. Les élèves discutent de sujets allant de l’agriculture hydroponique (hors sol) aux grossesses d’adolescentes en passant par les risques de l’amiante et la perte des traditions insulaires.

 

Voici quelques-unes des questions que les jeunes îliens ont citées comme préoccupantes :

 

Exprimez vous et faites-vous entendre !
Questions sexuelles

Les jeunes perçoivent l’activité sexuelle précoce comme une marque de prestige dans leur entourage, ce qui expose leur santé à de graves dangers. Le VIH/sida pose de sérieux problèmes dans toutes les îles.

“À Palau, la grossesse prématurée est quasiment une tradition – les petits sont ensuite élevés par les grands-parents. Il faut que cela change, et d’abord chez les (grands)parents.”
Jonathan Isechal, Palau, novembre 2002

Parmi les autres aspects des activités sexuelles qui sont préoccupantes on peut citer l’inceste, l’attentat à la pudeur, les préjugés à l’encontre de l’homosexualité, l’indécence vestimentaire, la montée de la prostitution chez les collégiennes.

Les îles s’efforcent de résoudre ces problèmes par des moyens très variés, grâce à des programmes de mouvements de jeunesse, d’éducation et de vie en famille. Aux Seychelles, par exemple, le gouvernement apporte un certain soutien aux filles très jeunes qui ont eu un bébé afin qu’elles puissent poursuivre leurs études à l’école.

“À St Kitts et Nevis, comme dans d’autres îles des Caraïbes, l’éducation dispensée par les parents laisse à désirer. Souvent les parents ne se soucient que de protéger les filles, et laissent les garçons se débrouiller seuls ; ceux-ci sont attirés par les promesses d’argent et de biens matériels que procure la drogue.”
Dauna Manchester, St Kitts & Nevis, novembre 2002

 

Les jeunes hommes en danger

Une autre des questions qui retiennent souvent l’attention dans le forum et les enquêtes est celle des jeunes hommes qui sont particulièrement vulnérables et plus enclins à quitter le système scolaire, dès l’âge de 14 ans.

Dans les îles excentrées qui n’ont peut-être pas d’établissements secondaires, comme les Maldives et les îles Cook, les élèves doivent être dirigés vers une île plus centrale et dès lors, le taux d’abandon peut être très élevé, chez les garçons comme chez les filles.

On s’efforce actuellement de cibler les jeunes hommes à risque, mais avec peu de résultats. Cela vient du fait que les garçons qui abandonnent la scolarité ne participent souvent pas à des mouvements de jeunesse et de sport. Des stages techniques et professionnels, une formation à des compétences particulières, des groupes de théâtre et de musique sont lancés pour tenter de traiter ce problème.
 

De jeunes regards sur la vie dans
les îles

Les jeunes îliens sont invités à participer à l’opération “Jeunes regards sur la vie
dans les îles
”, qui leur permettra de faire savoir comment ils souhaitent que leur île se développe et comment ils se proposent d’y contribuer. Inaugurés en 2004, les “jeunes regards” sont axés sur 3 grands thèmes :

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Pour en savoir davantage, consulter : www.islandyouth.org

 

L'action

“Lorsque les problèmes des petites îles sont présentés devant des tribunes internationales, ils apparaissent sous un aspect lisse et dénué d’urgence. Ils ont perdu de leur force d’impact. J’espère que La Voix des petites îles nous aidera à revenir aux questions fondamentales.”
Lolita Gibbons, Palau, novembre 2002

Depuis des années on parle beaucoup, sur la scène internationale, des petites îles et de la nature des défis auxquels elles
sont confrontées, qu’il s’agisse de l’élévation du niveau de la mer ou de la faible marge dont disposent les économies de marché.

Pour mettre les choses au point, une Conférence internationale s’est tenue à la Barbade en 1994 afin que les petites îles
puissent mieux planifier leur avenir. Il en est résulté un Programme d’action en vue du développement durable des petits États
insulaires en développement
.

En 2005, la communauté internationale se réunit à Maurice pour passer en revue les progrès réalisés depuis 1994 et planifier
l’action à venir. La Voix des petites îles joue à cet égard un rôle éminent en veillant à ce que les préoccupations communes du grand public des petites îles soient dûment prises en compte pendant la réunion de 2005, notamment dans la phase très importante de son suivi.

 


 

dans les petites îles

L’avenir est dans nos
mains...

L’un des sentiments exprimés par les îliens des Caraïbes, de l’océan Indien et du Pacifique (dans les enquêtes d’opinion
nationales et les discussions sur Ies forums
www.sivglobal.org et www.sivyouth.org sur Internet) est que le grand public devrait jouer un rôle important dans la planification du développement futur de leurs îles.

 
“Nous entamons le programme avec un groupe pilote de sept hôtels volontaires, qui vont des plus anciens, comme le
Northolme et le Coral Strand de Mahé jusqu’aux nouveaux venus comme Lémuria de Praslin. Ils nous aideront à adopter une approche plus intégrée et plus volontaire de la gestion des plages, en mesurant à intervalles réguliers le profil de leurs plages respectives.”
Ronny Jumeau, Ministre de l’environnement des Seychelles, juillet 2003
Un “rôle actif” n’implique pas nécessairement des fonds ou de ressources importants. La passion, la créativité et l’engagement dans la perspective d’une existence dans les îles qui soit attrayante et viable à long terme, voilà l’essentiel. La Voix des petites îles a mis en lumière de nombreux exemples d’actions au plan local.
 
“Nous nageons dans un océan d’ordures, sous la menace d’épidémies qui affecteront nos enfants, nos jeunes et les personnes âgées, sans qu’aucun système de gestion ne soit en vue. Je demande donc ‘N’y a-t-il aucun moyen pour que les îles Caraïbes, entre autres, puissent travailler de concert et coopérer pour résoudre les problèmes d’ordures qui nous menacent dans nos
îles ?’”
Dulph W. Mitchell, archipel San Andres, Colombie, mai 2004,

www.sivglobal.org/?read=61
“Oui, nous recyclons les nôtres en réutilisant les bouteilles de verre ramassées dans les limites de l’école afin d’en faire des bancs, et nous utilisons également du bois de récupération pour fabriquer le dossier et l’assise de ces bancs. Ils ne sont faits que de verre concassé, de ciment et de bois de cannelier. Les élèves s’en servent lorsqu’ils prennent leur déjeuner, ou pour étudier ou simplement se détendre. Nous utilisons également les bouteilles de soda en plastique pour délimiter le périmètre des pistes athlétiques pour les sports.”
Élèves du lycée communautaire de Bequia, St Vincent et les Grenadines, avril 2003,
www.sivyouth.org

 

Voix des

“Les parents sont le levier sur lequel nous pourrions agir pour assainir notre pays. Ils doivent parler à leurs enfants et les guider vers les méthodes non violentes de résolution des conflits.”
Opinion recueillie dans une île des Caraïbes, juillet 2003,
www.sivglobal.org

Dans le cadre de La Voix des petites îles, des actions spécifiques ont été entreprises aux Bahamas, à Cuba, en Dominique, à St Kitts et Nevis, à St Vincent et les Grenadines et dans l’archipel San Andres de Colombie, avec l’aide des comités locaux de coordination. Et grâce au forum mondial de La Voix des petites îles (www.sivglobal.org), tous les pays des Caraïbes ont échangé et exprimé leurs opinions.

Dans la région des Caraïbes, le premier souci – selon les enquêtes d’opinion, les réunions et les forums Internet – a pris la forme d’un ensemble de questions de société relatives à la toxicomanie, la criminalité, la violence – notamment en réunion – et le chômage. La vente de terrains à des étrangers est également une préoccupation majeure.

“Au fur et à mesure que se multiplient les ventes de terrains à des étrangers nous sommes chassés de nos îles. Construire leurs maisons et en devenir les gérants de location assure certes un revenu aux îliens, mais nous voulons aussi préserver des terrains pour nous-mêmes et nos petits-enfants !”
Élèves de l’école Hopetown, Abaco, Bahamas, mars 2004,
http://www.sivyouth.org/phase3/?read=1
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“Depuis l’ouverture du télécentre de Dubique jusqu’à aujourd’hui, de grands progrès ont été réalisés. Les particuliers
et la communauté ont tiré bénéfice de leur apprentissage, dans ce monde en perpétuelle évolution, des techniques de
base de l’informatique. La joie d’avoir acquis ces compétences se traduit par l’utilisation constante que les bénéficiaires font des équipements.”
Jerminia Dennis, la Dominique, décembre 2003

Recueillir l’opinion populaire sur l’environnement et le développement et inviter les îles à participer au forum des jeunes sur Internet ne sont que deux exemples des importantes activités mises en place dans chacune des îles, comme l’implantation ou le renforcement des centres Internet de San Andres, de la Dominique et de Kitts et Nevis, l’organisation d’une opération “Vision
des jeunes” aux Bahamas
, ou encore la collaboration avec l’Association Hôtel et Tourisme de St Vincent et les Grenadines, afin de superviser les activités marines de la baie de l’Amirauté, à Bequia.

 

         

Caraïbes      

Questions primordiales dans la région des Caraïbes*
! problèmes sociaux : toxicomanie, violence – notamment en réunion, chômage
! économie : cherté de la vie, lourdeur des impôts, dette nationale
! soins médicaux et VIH/sida
! éducation
! effets du développement sur l’environnement, comme la destruction d’habitats,
la pollution, l’accaparement des fronts de mer par les étrangers

*Selon les enquêtes d’opinion, les réunions locales et les discussions sur les forums

“Nous sommes d’accord avec vous pour dire que la toxicomanie est un problème très grave, qui mérite toute notre attention. Ici, à Bequia, les drogues interdites comme celles qui sont  utorisées ne sont pas des inconnues sur notre territoire. L’usage de la marijuana et de la cocaïne se répand de jour en jour, dans une société aussi petite que la nôtre.“
Classe de 3ème, Lycée de Bequia, St Vincent et les Grenadines, juin 2003,
 http://www.sivyouth.org/phase2/?read=124
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Pour nous rejoindre, adressez-vous à :
UNESCO, Bureau de Kingston
The Towers, 25 Dominica Drive, Kingston 5, Jamaïque
T: + 1 876 929 7087/88/89 F: + 1 876 929 8468 E: kingston@unesco.org


UNESCO, Bureau de la Havane
Calzada 551 - Esq. a D, Vedado, Havana, Cuba
T: + 53 7 833 34 38 F: + 53 7 833 31 44 E: habana@unesco.org

 

Voix de

“C’est en se prévalant du concept de viabilité dans tous leurs efforts de développement social et économique que les petits États insulaires viendront à bout du problème de la pêche illégale aux lignes de fond sur leurs eaux.”
Alex Perrine, avril 2004, île Rodrigues,
www.sivglobal.org

 

La Voix des petites îles a organisé diverses activités dans quatre archipels ou îles de l’océan Indien : les Maldives, Maurice, les Seychelles et Zanzibar, en s’appuyant sur ses comités locaux de coordination. En outre, d’autres îles échangent des points de vue avec eux et discutent de leurs idées sur www.sivglobal.org.

À Maurice, un atelier s’adressant à la société civile a passé en revue, à la fi n de 2003, les progrès accomplis par le Programme d’action pour les petits États insulaires en développement. Organisé par le Centre de documentation, de recherche et de formation sur le Sud-Ouest de l’océan Indien, il réunissait des représentants des Comores, des Maldives, de Maurice, de la Réunion et de Rodrigues. Les participants, parmi lesquels se trouvaient des syndicalistes, des associations de pêcheurs et des défenseurs des droits de l’homme, ont décidé de s’investir sérieusement dans la mise en oeuvre du Programme d’action.

Aux Seychelles aussi ont eu lieu des débats et des consultations. Des hôtels se sont même engagés à mettre en oeuvre un programme national de surveillance continue des plages; un bulletin d’information et des dépliants ont été publiés. Un atelier réunissant des animateurs d’activités de jeunesse a permis de déterminer la nature des problèmes les plus pressants qui se posent aux jeunes îliens aujourd’hui. Ce sont notamment le sexe, la disponibilité d’activités et de services de loisirs, la drogue et l’alcool, l’emploi, la politique, la culture, l’éducation et l’environnement.
 

“Le développement devrait se faire en harmonie avec l’environnement, et prendre également en compte le tissu social et la culture du pays. Les Seychelles sont un très bon exemple, car l’environnement y est considéré comme de la première importance et les projets de développement y sont conduits en harmonie avec la nature.”
Rasack Nayamuth, Maurice,
octobre 2002,
www.sivglobal.org

Aux Maldives, les activités ont surtout porté sur Baa Eydhafushi, où l’on estime que la gestion des ordures pose le plus grave problème. Avant de décider de la solution la plus appropriée, les jeunes de l’île vont effectuer une étude des types de déchets qui sont produits.

 

         

l'océan Indien      

Questions primordiales dans la région de l’océan Indien*
! les services de santé
! les installations sanitaires et l’évacuation des ordures
! les problèmes sociaux : perte de l’esprit communautaire, toxicomanie et violence, chômage
! les difficultés économiques : pénurie de devises, nécessité d’attirer davantage d’investissements et d’industries
! les problèmes d’environnement : érosion des plages, drainage, pollution

* Selon les enquêtes d’opinion, les réunions locales et les débats sur les forums

“Nombreux sont les insulaires qui quittent les îles chaque année pour chercher par delà les mers du travail et de meilleures
conditions de vie. Beaucoup d’entre eux ne reviennent jamais vivre au pays. Le seul moyen d’obtenir des emplois techniques et
qualifiés, est fondamentalement du ressort de l’éducation. Nous sommes obligés de faire venir de l’étranger des personnes pour
occuper ce type d’emplois. Nous n’avons pas assez d’usines ni d’ateliers, de sorte que tous les biens de consommation doivent
être importés, ce qui les rend très coûteux.”
Élèves du Centre éducatif de l’atoll Gaafu Dhaalu, Maldives, novembre 2003,
http://www.sivyouth.org/phase2/?read=180
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AIMS : Atlantique, océan Indien, Méditerranée et mer de Chine du Sud
La communauté internationale a pris l’habitude d’appeler “région AIMS” cet ensemble de mers et d’océans. Si les activités de La Voix des petites îles ont essentiellement porté sur l’océan Indien, les habitants des autres régions participent, eux aussi, aux débats en ligne sur le forum mondial :
www.sivglobal.org

Pour nous rejoindre, adressez-vous à :

UNESCO, Bureau de Dar-es-Salaam
PO Box 31473, Dar-es-Salaam, Tanzanie
T: + 255 22 266 66 23 / 71 65 F: + 255 22 266 69 27
E:
dar-es-salaam@unesco.org

UNESCO, Bureau de New Delhi
B5/29, Safdarjung Enclave, New Delhi, Inde
T: + 91 11 671 3000 F: + 91 11 671 3002
E:
newdelhi@unesco.org
www.unescodelhi.nic.in

 


Voix du

 

“... Je suis entièrement acquis à l’idée d’améliorer la qualité de vie de ceux qui font le choix de vivre à Aitutaki, aux îles Cook. Ce qui m’importe le plus, c’est sa viabilité, dans 20 ans d’ici, car j’ai bien l’intention d’y être encore présent.”
Michael Henry, Aitutaki, îles Cook, novembre 2003,
www.sivglobal.org
 

La Voix des petites îles a initié des activités nombreuses et variées dans le Pacifique : l’aménagement de comités insulaires aux Iles Cook, à Fidji, à Palau et à Samoa pour coordonner et exécuter des projets de terrain tels que des enquêtes d’opinion sur l’environnement et le développement dans l’ensemble du pays et l’inventaire des réseaux de communication existants. Et, par le forum mondial de La Voix des petites îles (www.sivglobal.org), l’échange des idées a pu intéresser également les habitants de bien d’autres îles du Pacifique.

Aux îles Cook, la participation au forum des jeunes sur Internet de la part des îles excentrées a connu un grand succès. En
particulier, le Collège de Mangaïa (l’île de Mangaïa se situe à 200 km de l’île principale de Rarotonga) est devenu le premier établissement ne disposant pas d’accès à l’Internet qui participe au forum par fax. Selon son Principal, Mme Sue Ngatokorua, “nos élèves tirent un grand profit du projet La Voix des petites îles et c’est pour eux un excellent moyen de s’instruire.”


 

À Fidji, le Centre de développement durable du Pacifique, situé à l’Université du Pacifique Sud, a engagé une relation de partenariat avec La Voix des petites îles, avec le Chemistry Outreach to Schools et avec l’Ocean Futures Society, afin de déterminer les problèmes des communautés et de proposer des activités appropriées, telles que le concept “Nettoyer X” où X peut désigner une école, un périmètre communautaire ou un parc.

Un autre partenariat, toujours à Fidji, lie l’organisation “Vivre et apprendre l’éducation relative à l’environnent”, qui s’intéresse à “l’éducation par la participation” à Fidji comme en bien d’autres îles du Pacifique.

La Société pour la protection de Palau entreprend, en s’appuyant sur La Voix des petites îles, un exercice de description de leur “vision idéale” par les communautés. Il s’agit pour chacune d’elles d’imaginer le type de développement qu’elle veut voir s’installer à l’avenir dans son territoire. Puis, au cours d’un exercice collectif entre le gouvernement et les communautés, les grandes lignes de plans d’utilisation des sols seront élaborés et mis en oeuvre, avec l’appui de la communauté.

 

         

Pacifique      

Questions primordiales dans la région du Pacifique*
!

l’économie : cherté du coût de la vie, revers économiques et migration, emploi et travailleurs étrangers

! l’érosion des valeurs traditionnelles et de l’autorité, la perte du respect
! les soins médicaux
! l’éducation
! l’environnement : ordures et pollution, déboisement, érosion

* Selon les enquêtes d’opinion, les réunions locales et les débats sur les forums

“Au moins 40 à 50 % de la population de Raki Raki reçoit tous les jours de l’eau impropre à la consommation. Cela induit des maladies de peau, comme la gale qui se répand très vite. À part cela, souvent les villageois lavent leur linge dans l’eau de la rivière, qui se déverse ensuite dans l’eau de la pompe. Ces dernières semaines, un corps d’homme en décomposition flottait dans cette même rivière. Deux jours après, nous avons appris que nous avions réellement bu de cette eau.”
Élèves du Lycée public de Raki Raki, Fidji, septembre 2003,
http://www.sivyouth.org/phase2/?read=149
nom d’utilisateur : view,
mot de passe : only

Pour nous rejoindre, adressez-vous à :

UNESCO, Bureau d’Apia
PO Box 5766, Matautu-Uta, Apia, Samoa
T: + 685 24 276 F: + 685 22 253/26 593
E:
apia@unesco.org

 

Passer
     de la parole aux actes

“... le temps est venu d’agir et de vous mobiliser pour sauver nos îles.”
Grand chef Vaasiliifiti Moelagi Jackson, Savaii, Samoa, avril 2003, www.sivglobal.org

En novembre 2002, l’atelier interrégional de La Voix des petites îles, qui s’est tenu à Palau, a rapproché tous les îliens – des Caraïbes, de l’océan Indien et du Pacifique – représentés par leurs gouvernements, des organisations non gouvernementales, la jeunesse, les écoles et les associations de communautés. Ils ont ensemble élaboré les instruments du passage de la parole aux actes ...


Présenter les petites îles comme un front uni
Les petites îles doivent présenter un front solide et uni, parler d’une même voix, tout en respectant les différences et la diversité

Assurer une bonne gouvernance
Il faut, pour cela, que les gouvernements et le grand public aient une vision commune et un cadre de référence pour prendre collectivement des décisions et qu’ils prévoient d’intégrer à ce processus la sensibilisation et le partage du pouvoir avec les femmes, les jeunes et les enfants

Promouvoir davantage l’autosuffisance
Dans un contexte de mondialisation, promouvoir une éthique générale d’autosuffisance proportionnée à l’accroissement de la population, aux demandes de l’économie et aux besoins d’énergie

Renforcer le sens des responsabilités de la société et ses codes éthiques
Mettre fin à la dégradation du tissu moral et social de la population en renforçant et en faisant respecter les responsabilités de la société, les codes de comportement et les codes éthiques

Préserver les traditions et les cultures
Entretenir et, parfois, redonner le sentiment d’identité, de dignité et de respect de soi, en veillant à préserver les traditions et la culture et à faire respecter la citoyenneté

Améliorer les systèmes éducatifs
Améliorer et renforcer les modules de formation aux métiers, les programmes de recherche d’emploi, de tutorat, d’orientation professionnelle et les programmes scolaires

Traiter les problèmes d’environnement au niveau local
Si les questions relatives à l’environnement sont nombreuses à requérir notre attention, l’évacuation des ordures est cependant apparu comme une question commune à toutes les petites îles. Des mesures efficaces prises au niveau local peuvent résoudre partiellement ce problème ainsi que d’autres problèmes d’environnement, mais le contexte des petites îles ne favorise pas l’adoption de solutions rémunératrices.

Pour toute information complémentaire, consultez le site :
www.smallislandsvoice.org

Pour nous rejoindre, adressez-vous à :

Claire Green
UNESCO-CSI, Paris, France
T: +33 1 45 68 40 43
F: +33 1 45 68 58 08
E:
c.green@unesco.org

Gillian Cambers
PO Box 783, Rincón, Puerto Rico 00677
T: +1 787 823 1756 F: +1 787 823 1774
E:
g_cambers@hotmail.com
E:
gilliancambers@aol.com

Pour consulter cette brochure en ligne, veuillez consulter :
http://www.unesco.org/csi/smis/siv/pub/WordStreetfr.htm
www.sivglobal.org  et www.sivyouth.org (nom d’utilisateur : view, mot de passe : only) ont été crées avec l’appui de Scotland On Line.
Photographies : Gillian Cambers, Farida Camille, Peter Coles, Claire Green.
Conception : Eric Loddé.
Version Internet : Claire Blackburn.