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L’Akiu no Taue Odori

Inscrit en 2009 (4.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Pays : Japon

Identification

Description

L’Akiu no Taue Odori

L’Akiu no Taue Odori est une danse qui simule les gestes liés au repiquage du riz et qui est exécutée par les habitants de Akiu, ville située dans le nord du Japon, pour prier en vue d’une bonne récolte. Pratiqué depuis la fin du XVIIe siècle par les communautés de la région, l’Akiu no Taue Odori est présenté de nos jours à l’occasion de festivals, au printemps et à l’automne. Accompagnées par un groupe de deux à quatre danseurs, dix danseuses, vêtues de kimonos colorés et portant une coiffure décorée de fleurs, interprètent entre six et dix danses selon le répertoire. Tenant à la main des éventails ou des cloches et alignées sur un ou deux rangs, les femmes reproduisent des mouvements qui évoquent les gestes accomplis durant le cycle complet de la culture du riz, en particulier le taue, qui désigne le repiquage des jeunes plans dans un champ plus grand, rempli d’eau. Autrefois assimilée à l’assurance d’une récolte abondante, cette pratique a perdu sa signification religieuse à mesure que les attitudes et les croyances ont évolué et que les techniques agricoles modernes ont remplacé les rituels censés garantir l’abondance, comme le Akiu no Taue Odori. Aujourd’hui, ce spectacle de danse revêt une dimension culturelle et esthétique et permet de préserver le lien entre les habitants des villes et leur patrimoine agricole, la tradition de dépendance du Japon à l’égard du riz et l’appartenance à un groupe transmise de siècle en siècle grâce aux arts populaires du spectacle.

Documents

Décision 4.COM 13.46

Le Comité (…) décide que [cet élément] satisfait aux critères d’inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité comme suit :

  • R.1 : La danse rituelle célébrant la récolte du riz a été transmise de génération en génération et est constamment recréée. Elle reflète le respect pour la nature et l’importance des techniques ancestrales de culture pour assurer une récole abondante ;
  • R.2 : L’inscription de cet élément sur la Liste représentative devrait constituer un élément moteur pour les organismes qui en assurent la transmission, leur permettant de poursuivre leurs pratiques ancestrales en prêtant une attention particulière aux rituels agricoles similaires au Japon et dans le monde entier, accroissant ainsi le respect pour la diversité ;
  • R.3 : La candidature identifie les mesures concrètes qui on soutenu cette pratique jusqu’à nos jours, et cite des mesures de sauvegarde spécifiques prises par les communautés, les groupes d’experts et l’État, y compris la recherche, la documentation et l’éducation élémentaire afin d’assurer sa transmission aux générations futures ;
  • R.4 : La candidature de l’élément comporte des preuves du consentement libre, préalable et éclairé des communautés ;
  • R.5 : L’élément est inscrit comme « Bien culturel traditionnel immatériel important » à l’inventaire national tenu par l’Agence pour les affaires culturelles.

Diaporama

Vidéo



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