Organisations non-gouvernementales, centres d’expertise et instituts de recherche

Les organisations non gouvernementales, experts, centres d’expertise et instituts de recherche sont des acteurs fondamentaux de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Le chapitre III des Directives opérationnelles indique que les États parties doivent veiller à la participation des communautés détentrices du patrimoine culturel immatériel et à l’implication de la société civile dans la mise en œuvre de la Convention au niveau national et international.

Les ONG et la Convention de 2003

Au niveau national, il appartient aux États parties d’impliquer les organisations non gouvernementales dans leurs efforts de sauvegarde, en particulier dans l’identification et la définition du patrimoine culturel immatériel dans la mesure où elles sont souvent les mieux placées pour travailler directement avec les communautés concernées.

Au niveau international, les ONG accréditées peuvent être invitées par le Comité à lui fournir des services consultatifs, en particulier au travers de l’Organe d’évaluation. L’Assemblée générale a déjà approuvé l’accréditation de plus de 150 ONG (97 lors de sa troisième session, en 2010, 59 en 2012 et 22 en 2014). Les ONG actives dans le domaine du patrimoine culturel immatériel sont encouragées à faire des demandes d’accréditation, en particulier celles des pays en voie de développement.

Experts, centres d’expertise et instituts de recherche

voir les Centres de catégorie 2 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

Les États parties sont encouragés à créer un mécanisme de coordination destiné à faciliter la participation des communautés ainsi que des experts, des centres d’expertise et des instituts de recherche, en particulier à :

  • l’identification et à la définition du patrimoine culturel immatériel,
  • l’établissement d’inventaires,
  • l’élaboration de programmes, de projets et d’activités ou
  • à la préparation des dossiers de candidature.

Les États parties sont aussi encouragés à créer des répertoires d’individus ou d’entités qui pourraient entreprendre des études scientifiques, techniques et artistiques ainsi que développer des méthodologies de recherche pour une sauvegarde efficace du patrimoine culturel immatériel (article 13(c)).