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Patrimoine culturel immatériel - PCI

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Guinée - Informations relatives au patrimoine culturel immatériel

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Au sein de l’UNESCO :

Conventions ratifiées

Patrimoine mondial dans ce pays

Profil général du pays

- Date du dépôt de l’instrument : 20-02-2008
- Responsable régional UNESCO pour le patrimoine immatériel : Girard, Françoise


Les données suivantes ne sont fournies qu’à titre informatif. Merci de communiquer vos remarques, commentaires ou demandes de mise à jour au responsable régional concerné par courrier électronique à: ich@unesco.org.

Depuis novembre 2008, la Liste représentative contient 90 éléments du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité.

Revenir en hautProclamation 2001: "L’espace culturel du Sosso-Bala"

L’espace culturel du Sosso-Bala
© Philippe Bordas / UNESCO

Le balafon sacré, appelé Sosso-Bala, est considéré comme le symbole de liberté et de cohésion de la communauté mandingue dispersée sur un territoire qui appartenait autrefois à l’empire du Mali. L’instrument était détenu et joué à l’origine par le roi Sumaoro Kanté qui accéda au trône au début du treizième siècle. Il a accompagné, au fil des siècles, la transmission des poèmes épiques, principalement l’épopée Sunjata et ses hymnes à la gloire du fondateur de l’empire du Mali.

Il s’agit d’une sorte de xylophone d’environ 1,5 m d e l o n g, composé de 20 lamelles soigneusement taillées et de longueurs différentes, sous lesquelles sont fixées des calebasses. Selon des sources écrites et orales, le balafon aurait été soit fabriqué par le roi lui-même, soit offert par un jinni (génie). Le Sosso-Bala d’origine est conservé avec d’autres objets sacrés et historiques dans une hutte ronde en terre située dans le village de Nyagassola, au nord de la Guinée, lieu d’établissement de la famille Dökala, les griots Kouyaté de Nyagassola. Le balatigui, patriarche de la famille Dökala, est le gardien de l’instrument. Il est le seul à avoir le droit d’en jouer, uniquement à certaines occasions comme la fête du Nouvel an musulman et des funérailles. C’est également lui qui dispense l’enseignement aux enfants à partir de l’âge de sept ans.

Outre la précarité des infrastructures et les difficiles conditions de vie à Nyagassola, la diminution progressive du nombre d’élèves du fait de l’exode rural est considérée comme l’un des principaux facteurs compromettant la pérennité de cette tradition musicale. Néanmoins, le balatigui et d’autres membres de la famille Dökala occupant encore une position importante dans la société mandingue, se sont engagés à transmettre leurs connaissances et techniques aux futurs praticiens.