http://www.unesco.org/culture/ich/en/state/Madagascar

Institutions, organizations, contacts

National institutions

Permanent Delegation of the Republic of Madagascar to UNESCO
40, rue du Général Foy
75008 PARIS
depemadu@wanadoo.fr

Commission nationale malgache pour l’UNESCO (CNM/UNESCO)
B.P. 7692
ANTANANARIVO 101
Madagascar
sgcomnatmada@gmail.com; sgcommat.unesco@educnat.gov.mg

Designated authority for the use of the emblem:

National commission (see contacts above)

Read more on the use the emblem

UNESCO’s contacts

UNESCO Office in Nairobi
P.O. Box 30592, 00100 GPO
United Nations Offices, Gigiri Block C
Nairobi
Kenya
Culture Program officer:
Mark Patry; Mulekeni Ngulube (m.patry@unesco.org; md.ngulube@unesco.org)

UNESCO headquarters (ICH Section)
Regional officer:
Ohinata, Fumiko (f.ohinata@unesco.org)

Accredited NGOs located in this country

Name, address and sourceActivities related to ICH
Amis du Patrimoine de Madagascar - APM
Village Saint François
Lot II Y 43 G Ampasanimalo Andrainarivo
Antananarivo (101)
MADAGASCAR
Tel.: +261 20 22 403 46 - +261 33 72 313 93

Accreditation request No. 90195: French
Decision-making meeting: 4.GA - 2012

Year of creation: 1992
Domain(s):

- oral traditions and expressions
- performing arts
- social practices, rituals and festive events
- knowledge and practices concerning nature and the universe
- traditional craftsmanship
- other
- Restauration et aménagement de monuments et de sites

Safeguarding measures:

- identification, documentation, research (including inventory-making)
- preservation, protection
- promotion, enhancement
- transmission, (non-)formal education
- revitalization
- other
- Restauration - conservation, veille, interpellation et sensibilisation

Main countries where active:

Madagascar

Objectives:
Les APM constituent une association à but non lucratif, apolitique qui réunit tous les amis des arts et des techniques traditionnelles malgaches. Son but est d'entreprendre et d'appuyer toutes initiatives et actions ayant pour objet de promouvoir l'expression littéraire, scientifique et esthétique se rapportant à la valorisation du Patrimoine culturel et artistique malgache. Les APM assurent également un rôle de veille, d'interpellation et
de sensibilisation auprès des autorités et de la population locales malgaches dans le domaine de la conservation du Patrimoine national.
Activities:
- En 2009, les APM ont organisé une conférence-débat sur le thème de: "La cuisine traditionnelle en lmerina: son histoire, sa diversité, son avenir" qui visait donc la promotion et la remise en valeur de l'art culinaire traditionnel malgache.
- De 1998 à 1999, les APM ont constitué une documentation historique sur le Tranobe (Palais royal) du site d'Evato Vohipeno, un haut lieu de l'histoire qui abrite les reliques des "Sorabe" (culture arabico-malgache).
- Les APM participent également à de nombreux spectacles de musiques traditionnelles et folkloriques, d'expositions et de journées culturelles, et ont pris part au festival Madajazzcar en 2007 (jazz).
Membres de l'organisation et compétences:

- Désiré RAZAFINDRAZAKA, Président des APM: Président du festival Madajazzcar, Président de l'association culturelle Mada sur Seine - Titulaire d'un DEA en langues, littérature et sociétés (Option: Etudes malgaches) à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris.
- Daniel DARTIGUEPEYROU, Secrétaire Général: Historien Géographe retraité
- Jacques TRONCHON, Secrétaire Général Adjoint: Enseignant historien retraité - Histoire de Madagascar
- Dominique RAKOTOMALALA, Trésorier Général: Etudes supérieures en diplomatie et langues étrangères (Espagne, Autriche, Allemagne).
- Elyane RAHONINTSOA, Vice-Présidente: Formation aux métiers du Tourisme et de l'Hôtellerie (USA, Grande-Bretagne, Japon... ), stages linguistiques.
- En général, les APM sont consistués de membres écrivains et historiens, passionnées de culture et de développement.

Additional information:

Les activités récentes des APM décrivant nos activités récentes et notre expérience avérée en matière de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel :

-2010-2011 : Promotion et valorisation de la richesse culturelle et patrimoniale malgache à travers la publication d’un ouvrage sur le patrimoine malgache tant sur le plan immatériel que matériel, en collaboration avec la Coopération Suisse à Madagascar.
Il s’agit d’un outil de plaidoyer, d’éducation, d’interpellation et de communication permettant aux APM de sensibiliser les décideurs, les jeunes et la population malgache en général en matière de préservation du patrimoine.
Plusieurs thématiques seront abordées dans ce recueil :
Le Hain-teny et le Kabary (discours traditionnel) ;
Les Arts martiaux malgaches comme le Diamanga ;
Le Sorabe (écriture arabico-malgache) ;
La cuisine traditionnelle ;
Les techniques paysannes ;
Les modes d’habillement et les arts de la coiffure traditionnelle ;
La vannerie ;
La culture du riz ;
Les archives nationales ;
La musique (tradition et jazz), etc.

-Janvier 2010, dans le cadre du Café littéraire, les APM ont participé à une conférence débat sur le thème : « Faut-il défendre le patrimoine ? »
Il s’agissait d’une campagne de communication et d’interpellation autour de la notion du patrimoine notamment du patrimoine naturel, de la faune et de la flore, de l’architecture, de la langue, de la culture, etc.

-En 2009, les APM ont organisé une conférence-débat sur le thème de: « La cuisine traditionnelle en Imerina: son histoire, sa diversité, son avenir » qui visait donc la promotion et la remise en valeur de l'art culinaire traditionnel malgache.

-Les APM ont également participé à de nombreux spectacles de musique traditionnelle et folklorique, d'expositions et de journées culturelles. Ces spectacles ont été organisés sur des sites historiques, ce qui a permis de valoriser en même temps le site, en lui-même, en tant que patrimoine culturel matériel et la musique traditionnelle malgache.
L’association a notamment organisé un concert mariant le jazz à la musique traditionnelle et a pris part au festival Madajazzcar en 2007 (jazz), ce dernier a été organisé au Palais de Justice d’Ambatondrafandrana, construit en 1881 sous le règne de Ranavalona II.

-La semaine de la « Valiha », avril 2001, en collaboration avec Univers Valiha Production et l’AFT
Festival organisé tous les ans depuis 1993 ayant pour objectif de populariser l’instrument à travers la Grande Ile. La Valiha est une variété de cithare tubulaire en bambou.

-Concours artistiques sur le thème de l’ « Unité Nationale »

-De 1998 à 1999, les APM ont constitué une documentation historique sur le Tranobe (Palais royal) du site d'Evato Vohipeno, un haut lieu de l'histoire qui abrite les reliques des « Sorabe » (écriture arabico-malgache) en vue de la revalorisation et de la protection de ces derniers.

-Colloque sur le « Langage et développement »
Cooperation:
En partenariat avec l'Association des Journalistes du Patrimoine, les APM ont lancé avec l'Institut d'Etudes Supérieures des Arts (IESA) une formation sur "La communication du Patrimoine (2007).
- En partenariat avec l'Alliance française de Tananarive et l'ORTANA (Office Régional du Tourisme de la Région Analamanga), les APM ont organisé l'évènement Lire en fête sur le thème de: "Une ville, une oeuvre" (2007).

Additional information:

Les expériences concernant « la coopération, dans un esprit de respect mutuel, avec les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus créant, pratiquant et transmettant le patrimoine culturel immatériel »

-2010-2011, avec la Coopération Suisse : projet de promotion et de valorisation du patrimoine culturel malgache.

-En partenariat avec l'Association des Journalistes du Patrimoine, les APM ont lancé avec l'Institut d'Études Supérieures des Arts (IESA) une formation sur « La communication du Patrimoine » (2007).

-En partenariat avec l'Alliance française de Tananarive et l'ORTANA (Office Régional du Tourisme de la Région Analamanga), les APM ont organisé l'évènement Lire en fête autour du thème de: "Une ville, une œuvre" (2007).

-Partenariat avec le comité organisateur du festival Madajazzcar, 2007

-Collaboration avec Univers Valiha Production pour l’organisation de la semaine de la Valiha et l’Alliance Française d’Antananarivo, 2001.
Asimbe
Grande Aura [fr]
Fokontany Ambodiadabo
Commune Rurale Tanambe
504-Amparafaravola
MADAGASCAR
Tel.: 22 25386

Accreditation request No. 90132: French
Decision-making meeting: 4.GA - 2012

Year of creation: 2003
Domain(s):

- oral traditions and expressions
- social practices, rituals and festive events

Safeguarding measures:

- identification, documentation, research (including inventory-making)
- preservation, protection
- promotion, enhancement
- transmission, (non-)formal education
- revitalization

Objectives:
1-Sauvegarde des us et coutumes ancestrales, du patrimoine culturel et de l'identité culturelle de la partie Rive Ouest du Lac Alaotra et de l'ethnie Sihanaka. Concernant les coutumes ancestrales il y a en particulier les:
-cérémonies rituelles de demande annuelle d'eaux de pluie pour la riziculture qui est la principale préoccupation des habitants
-cérémonies rituelles ayant pour but la protection des habitants et de leurs biens contre les épidémies, la
grêle et les fléaux menaçant la production agricole.
2-Entretien et maintenance des "Doany", tombeaux de mages situés à Tanambe (lieu central) , Andranomahavelona (annexe) et à Ankitsika i\njazahazo à la source des eaux.(Avant d'aller demander la pluie au "DOANY" de Tanambe, les devins doivent d'abord exécuter un rituel à Ankitsika Anjazahazo à la source mère des eaux des riviéres.De même, vers le mois d'Avril les devins de l'Asimbe doivent aller à Ankitsika Anjazahazo, source des eaux, afin de demander aux mages d'arrêter les eaux de pluies). Afin de protéger le patrimoine, c'est-à-dire le tombeau des mages à savoir "ANDRlili'fONY BELAZA", légendaire fondateur de la ville de Tanambe vers l'an 1600, et qui a dicté les instructions à ses descendants, son neveu «ANDRIANTONITANY», son fils « JAOMAHAY » (ce sont les mages qui ont été enterrés dans le DOANY de Tanambe). A l'entrée du domaine, a été ensevelie la dépouille d'une sentinelle, le soldat appelé
"ANDRIAMAMELONA" qui est le gardien spirituel du patrimoine.
L'Association Asimbe, forte de cinquante (50) membres opère par cotisations annuelles afin d'alimenter le budget de l'entretien et de la maintenance de ce patrimoine. Ce fonds de trésorerie est enrichi par les dons des habitants dont les prières et les voeux ont été exaucés. Le lieu sacré est divisé en trois parties concentriques séparées l'une de l'autre par des haies vives la partie périphérique étant sujette à un projet de clôture en dur encore en quête de financement. La traversée de ces lieux sacrés par les animaux surtout les chiens et les cochons est formellement interdite (FADY). De plus il est aussi interdit aux gens d'uriner ou de déposer des excréments dans les parages. Enfin avant de pénétrer dans la partie centrale, il faut absolument se baigner. Selon la croyance locale, la profanation de ces "tabou" entraînerait la détérioration du pouvoir surnaturel des mages. Quant à la protection de la faune et de la flore, elle se traduit par l'interdiction de tuer les bestioles ou de d'arracher des plantes dans le voisinage du « DOANY» .Par ailleurs il existe des jours prescrits et une tenue exigée pour la visite éventuelle de ce lieu .Selon la croyance locale la profanation de ces tabou expose son auteur à des sanctions sévères voire mortelles de la part des esprits des mages.
Dans la vie quotidienne, il est interdit de travailler la terre les jeudi (tabou de la terre) et le dimanche
(tabou du ciel) .Toujours selon la croyance locale, toute infraction à ces règles est synonyme de
perturbation du cycle normal des pluies
3-Organisation et mise en oeuvres des festivals annuels appelés "VOLAM-BITA" tous les mois d'Août et «SARABE » tous les mois d'Octobre; Pendant ces festivals, les participants doivent se munir de tenues particulières (boubous blancs).Le port de soutien- gorge, de sous-vêtement et de slips est formellement interdit et le bain avant d'entrer au sanctuaire est obligatoire. Des sanctions sont infligés à ceux qui ne se soumettent pas à ces règlements intérieurs.
-Le « VOLAM-BITA» est une cérémonie de sanctification de plantes médicinales, du lieu sacré et du
matériel par le sacrifice d'oies et l'offrande de rhum traditionnel (moyen de communication avec les
esprits des mages).
-Le« SARABE» est aussi une cérémonie de sanctification mais plus importante que le « VOLAMBITA» Ainsi les ingrédients exigés sont aussi plus onéreux: au moins un taureau doit y être immolé et au moins 20 litres de rhum doit y être fourni. Le principal objectif du « SARABE » est la demande de l'eau de pluies qui doit arroser les rizières pendant la prochaine campagne culturale ,Dans cette optique, d'après la tradition 12 litres de rhum traditionnel sont exposés lors des rituels de demande envers les mages ensevelis, 2 litres de rhum de qualité supérieure et de haut prix (autrefois on utilisait du champagne) sont réservés à la sanctification du lieu sacré appelé « DOANY » en malgache qui sont les tombeaux des mages et les 8 litres restants sont offerts aux membres des groupes folkloriques qui vont animer les festivités appelées « MORARIVO » da..l1s le dialecte local. Le « VOLAM-BITA » et le « SARABE » durent 3 jours ou plus précisément 2 jours et 2 nuits. Les jours acceptables sont soit le Jeudi et le Vendredi, soit le Lundi et le Mardi Grosso modo, l'Assemblée est généralement composée de 3 parties:
-les notables ou« TANGALAMENA »qui font les discours et intercèdent auprès des esprits des mages
- les «MORARIVO » » qui exécutent les grosses besognes et qui sont responsables de l'animation
-l'ensemble des invités ou« FOKONOLONA » qui assiste aux festivités et présente ses voeux et prières
Le premier jour, le soir il y a l'accueil des convives qui sont invités à un repas. Après avoir mangé à satiété, ils sont ensuite conduits vers une grande salle appelée « ZOMBA» où vont se tenir durant toute la nuit jusqu'au matin les activités folkloriques animées par les « MORARIVO », répertoire présente les chansons appelées "ANTSA" et les danses traditionnelles appelées « OSIKA » typiques de l'ethnie « SIHANAKA ».
Le deuxième jour, très tôt le matin, c'est-à-dire entre quatre et cinq heures du matin des jeunes dont les
parents sont encore vivants sont envoyés arracher des joncs ou « ZOZORO» dans un hameau appelé
« BETSIRlRy » à quatre kilomètres. Ces gerbes de joncs seront par la suite tressées par les jeunes filles
dont les parents sont encore vivants afin d'en fabriquer des paniers, des sou biques et des nattes qui
serviront à transporter du sable qu'on mettra sur les tombeaux et à installer le ou les taureaux après leur
immolation. De leur côté les jeunes gens dont les parents sont encore vivants sont chargés d'aller chercher
des feuilles d'aloès dont les fibres serviront à confectionner des cordes avec lesquelles on va ligoter le ou
les taureaux.
Après les notables vont invoquer les esprits des mages et leur offrir les taureaux afin d'expier les imperfections Ce rituel est appelé « JORO ». Ensuite ils vont présenter les voeux et prières et enfin seront
prononcés le discours de remerciement et de prise de congé des invités.
Pour terminer la journée, les hommes forts vont disséquer les taureaux puis partager les morceaux aux
invités qui vont à leur tour les faire cuire et manger par les membres de leur famille. Il est aussi interdit de
donner les os du taureau immolé aux chiens.
Activities:
-Saisie de l'opportunité que les détenteurs des traditions orales sont encore vivants pour l'édition de documents sur l'historique et l'origine des habitants de la région Rive Ouest du Lac Alaotra, et de de l'identité culturelle de l'ethnie "Sihanaka"
-Utilisation des médias et des moyens audio-visuels pour faire connaître les us et coutumes ancestrales, le
patrimoine culturel et l'identité culturelle des premiers habitants de la partie Rive Ouest du Lac Alaotra et de l'ethnie Sihanaka.
-Transmission aux habitants de la localité de la sagesse et des techniques ancestrales de protection de
l'environnement et de sauvegarde du patrimoine immatériel.
-Réhabilitation et amélioration esthétique du patrimoine mobilier et immobilier existant afin que le site
joue un rôle touristique dans la Commune rurale de Tanambe.
-Efforts de publication de la tenue des festivals annuels comme le« VOLAM-BITA» (parole tenue) ou le
« SARABE» (grande fête).
-Comme il a été mentionné auparavant, il y a en ce moment cinquante (50) membres réguliers dans
l'Association ASIMBE .C'est le noyau dur qui a toujours soutenu volontairement et avec ferveur les activités d'organisation des cérémonies annuelles, d'entretien et de maintenance du patrimoine et de collecte de fonds.
Les membres de l'Association ne proviennent pas seulement de l'ethnie SIHANAKA, il y a beaucoup
d'autres ressortissants d'autres ethnies de Madagascar comme les MERINA, les BETSILEO et les
BETSIMISARAKA. Parmi les membres du Bureau exécutifde l'Association, il y a des intellectuels chargés de l'Administration et des relations extérieures comme le président RAKOTOVAHINY, le Secrétaire RABEVOAVY ou les représentants de l'Association au niveau de la Commune comme le Conseiller Communal RANDRIAMANANTSOA dit BODARA ou RANDRIANARISOA vice-chef de FOKONTANY (quartier). Il y a aussi des notables chargés des discours, des invocations et des prières propres à l'ethnie SIHANAKA comme RAZAFILAHY Jean, RANDRIANOTADIAVINA ou RAKOTOANTSAHA .Il y a aussi les devins sacrificateurs médiums des esprits des mages comme RANDRIANJAFINISAINANA à Tanambe et RANAIVO Charles à Ankitsika Andranomahavelona. Il y a enfin les animateurs et maîtres de cérémonies comme ANDRIANJA Dieu Donné ou RAZANATSOA Zoaly ou HITA Ral
Cooperation:
-Pour l'organisation des cérémonies annuelles et surtout afin de financer les activités: coopération avec
les habitants des Fokontany (quartiers) de la ville de Tanambe, les autorités communales des Communes
de Tanambe, Vohitsara et Beanana, les députés et sénateurs élus dans la Région Alaotra-Mangoro, le
Ministère du Tourisme et de la Culture. Chaque année les membres de l'Asimbe collectent des cotisations
auprès des habitants de chaque quartier (Fokonolona) de Tanambe.De même au sein de la Commune, un
poste assez important du Budget est réservé à la tenue du VOLAM-BITA et du SARABE.
-Pour les relations extérieures coopération avec la Commission Nationale Malgache pour l'UNESCO et avec l'Office National des Arts et Cultures (OFNAC) :Déclaration d'existence et recherche de financement
-Pour la coopération avec les autres organisations qui s'occupent du patrimoine immatériel, l'Association
fait des échanges d'expériences avec l'Association Nationale des TARANAKA ANDRIANA (descendants de rois) d'Antananarivo, l'Association responsable du festival FERAOMBY d'Anororo, une commune voisine et avec les associations responsables des DOANY dans le voisinage.
Institution SOAMANORO
Institution SOAMANORO
Doany Manongarivo
Ambohijanahary Fort Voyron
Bat III, 15B Mahamasina Atsimo
BP 1637 Analakely
Antananarivo (101)
MADAGASCAR

Accreditation request No. 90147: French
Decision-making meeting: 4.GA - 2012

Year of creation: 1994
Domain(s):

- oral traditions and expressions
- performing arts
- social practices, rituals and festive events
- knowledge and practices concerning nature and the universe
- traditional craftsmanship

Safeguarding measures:

- identification, documentation, research (including inventory-making)
- preservation, protection
- promotion, enhancement
- transmission, (non-)formal education
- revitalization
- other
- nécessité d'existence de patrimoine culturel materiel approprié

Main countries where active:

Madagascar

Objectives:
Ce sont des us et coutumes trditionnels marquant l'identité spécifique des tribus SAKALAVA NJOATY BETSIMISARAKA avec des variantes suivant les régions du pays (Madagascar) mais gardant l'identité de fonds
Activities:
Les activités sont traditionnelles, continues, mensuelles, annuelles, publiques, solonnelles, communautaires, dirigées par des personnes responsables, suivies par toute la communauté concernée groupée en familles. (pères, mères, enfants, parents, amis, avec des notables)
Cooperation:
Il y a une veritable coopération, dans un esprit de respect mutuel avec les communautés environnantes ou éloignées, car ce sont des pratiques rituelles, officielles où tout le monde est invité, moyennant ou sans participation symbolique
ONG L'Homme et l'Environnement
NGO Man and The Environment - MATE
Lot II M 90
Antsakaviro
Antananarivo 101
MADAGASCAR
Tel.: 00 261) 20 22 674 90 - 00 261 34 05 736 97

Accreditation request No. 90246: French
Decision-making meeting: 4.GA - 2012

Year of creation: 1994
Domain(s):

- oral traditions and expressions
- performing arts
- social practices, rituals and festive events
- knowledge and practices concerning nature and the universe
- traditional craftsmanship
- other
- habitat, plantes médicinales et collaboration avec les acteurs de la santé traditionnelle (tangalamena, renin-jaza…), pratiques de chasse, habitudes alimentaires...

Safeguarding measures:

- identification, documentation, research (including inventory-making)
- preservation, protection
- promotion, enhancement
- transmission, (non-)formal education
- revitalization

Main countries where active:

Madagascar

Objectives:
L'ONG l'Homme et l'Environnement a pour objectif de créer une dynamique économique pour permettre aux populations locales de se développer en faisant valoir leurs us et coutumes favorables à la conservation du couvert forestier.

Dans ses stratégies d'intervention, l'ONG L'Homme et l'Environnement vise donc à inventorier les pratiques culturelles et cultuelles compatibles avec la préservation de la biodiversité, et en favoriser la transmission et la valorisation au service du développement économique local et de la protection de l'environnement (valorisation de la pharmacopée locale et des savoirs traditionnels associés aux plantes, revalorisation des savoirs-faire locaux : architecture, artisanat : travail du bois, vannerie, tissage,…valorisation du patrimoine culturel matériel et immatériel local à travers les programmes d'appui au tourisme communautaire...)

Cette approche part du constat que les vestiges forestiers malgaches ont très fréquemment ét préservés du fait de la persistance de systèmes de représentations et de pratiques : forêts sacrées, existence de fady (tabous), etc… dans le même temps, une valeur traditionnelle fondamentale dans la société malgache, le "fihavanana" (unité dans la diversité, entendue à l'échelle macro ou micro) se constitue comme un pilier pour le changement de comportement à la faveur de la restauration d'une relation équilibrée avec la nature.

A contrario, certaines pratiques traditionnelles ou valeurs vont dans le sens contraire de l'effort de conservation : maintien d'une pression démographique forte liée à l'importance d'avoir une famille nombreuse, pratique de la culture sur brûlis…mais leur persistance nécessite leur compréhension et un travail d'inventaire également précieux.

L'enjeu humain et patrimonial occupe donc une place stratégique pour la formulation de nouvelles approches en matière de conservation d'une biodiversité, dont la survie est très étroitement liée à notre capacité à préserver et valoriser la diversité culturelle qui lui est associée.
Activities:
Les principaux programmes et personnes ressources impliquées dans la connaissance et la sauvegarde / valorisation du patrimoine immatériel sont les responsables et équipes du pôle des interventions sociales - culturelles et gouvernance, du programme santé et éducation, ainsi que les équipes du programme d'appui au tourisme communautaire et développement de l'artisanat.

De fait, de nombreuses activités de l'ONG L'Homme et l'Environnement sont concernées par les enjeux de compréhension et valorisation des savoirs et pratiques traditionnels sur nos différentes zones d'intervention.

Dans le cadre de la compréhension de la relation homme-nature sur nos sites, de la valorisation des pratiques traditionnelles liées à la biodiversité et du programme d'appui au tourisme communautaire, plusieurs inventaires et réalisations ont abouti à :

- la construction de l'écomusée de la réserve expérimentale de Vohimana (qui a malheureusement été détruit dans un incendie en 2009), puis la construction début 2010 de l'écomusée de la réserve de Vohibola qui présente différents élements du patrimoine naturel et culturel de ces réserves, matériels ou immatériels. Concernant l'écomusée de Vohibola, nous avons coordonné toutes les études et inventaires, constitution de collections et enquêtes afin de réaliser la conception des supports, la scénographie des espaces et la médiation pour présenter diverses thématiques spécifiques au site : patrimoine naturel forestier et marin, rapports homme nature : pharmacopée et médecine traditionnelle - éthnobotanique, activités de pêche traditionnelle, "tromba" et célébrations rituelles - danse de transe et célébrations, histoire du rail et du canal des Pangalanes... l'Ecomusée de la réserve expérimentale de Vohibola compte quatre pavillons et a accueilli depuis 2010 plus d'un millier de visiteurs nationaux et internationaux.

- l'identification et la valorisation des savoirs relatifs à l'alimentation et à l'artisanat : inventaire des recettes et préparations culinaires traditionnels sur chacun de nos sites d'intervention, inventaire et connaissance des plantes alimentaires sauvages, rapport à l'objet et pratiques artisanales ;

- une collaboration de plusieurs années avec les artistes et acteurs culturels sur nos zones d'intervention pour une collaboration dans le cadre du programme d'appui au tourisme communautaire. un enregistrement de pratiques de faray (musique: percussion sur bambou, chants et danses traditionnels betsimisaraka a été réalisé en 2006 au titre d'archives mais n'a pas encore pu être mixé et valorisé aux fins de promotion de ces pratiques culturelles traditionnelles)

- la conception et la diffusion d'une exposition en France consacrée au rapport homme-Nature dans les forêts de l'Est malgache, et aux enjeux socio-culturels associés à la protection de la biodiversité ; Cette exposition, intitulée "Madagascar, des Forêts et des Hommes", a été présentée pendant une dizaine de jours dans la commune de Vitrolles (France, Bouches du Rhône), avant d'être présentée au Zoo de Mulhouse en Alsace ;

- l'édition d'un ouvrage consacré à la pharmacopée de la forêt de Vohimana, en collaboration étroite avec les tradipraticiens et les matrones traditionnelles de la réserve. cette démarche correspond à notre démarche systématique d'études éthnobotaniques et de collaboration avec les acteurs de la santé traditionnelle sur les sites pour l'identification des opportunités de valorisation de la pharmacopée locale dans le cadre d'une approche santé intégrée et de recherche de nouveaux débouchés pour les filières porteuses identifiées. l'expérience spécifique de l'ONG dans ce domauine lui a permis da contribuer au séminaire international organisé par le Cephyr et l'Unesco en avril 2011, à l'Ile Maurice, sur le thème de la "la production durable de plantes médicinales et la protection des savoirs des acteurs de la médecine traditionnelle dans les petits états insulaires du Sud Est de l'Océan Indien et de Madagascar". Cette participation devrait faire l'objet d'une publication sous l'égide de l'Unesco.

- la conduite d'un état des lieux du patrimoine culturel et architectural de la réserve expérimentale de Vohibola, qui a donné lieu à un atelier de restitution pour l'intégration des différents enjeux de conservation patrimonial dans la cadre de la formulation du cahier des charges de la futuyre aire protégée.

Pour faire face à la spécificité de l'approche humaine dans les stratégies de conservation de l'environnement, une convention de partenariat a été signée fin 2010 avec le laboratoire d'Anthropologie de l'Université d'Antananarivo : le laboratoire "Patrimoine - Transculturalités et Transformations sociales".

La collaboration vise l'élaboration, la mise en oeuvre et le suivi d'une approche anthropologique comme support de promotion d'un développement humain durable et pour la conservation de la biodiversité malgache, menacée de disparition à très court terme malgré des investissements massifs réalisés sur ce sujet pendant les dernières décennies.

• Objectifs

1. Mieux comprendre les mécanismes identitaires, systèmes de perception du patrimoine et voies d'action pour la gestion intégrée du patrimoine naturel et culturel par une serie d'enquêtes et études de cas.

2. Proposer une méthodologie d'intervention pour la formulation de politiques de gestion durable des ressources naturelles :
- intégrant l'action culturelle et l'approche patrimoniale comme levier de sensibilisation et de changement de comportement par l'adoption de nouvelles pratiques, favorisant l'émergence d'une « culture de la durabilité»
- Favorisant systématiquement la conduite d'état des lieux participatifs pour les actions d'inventaire touchant au patrimoine, et l'information des populations concernées pour une prise de conscience de la valeur du patrimoine naturel et culturel, matériel ou immatériel

3. Communiquer, créer un réseau d'acteurs, partager et diffuser les résultats.
Cooperation:
Depuis 2002, l'ONG L'Homme et l'Environnement intervient auprès de la communauté (autorités locales légales ou traditionnelles, tradipraticiens et matrones traditionnelles, groupement et association formels ou informels - tourisme, artisanat, femmes) pour les accompagner dans la formulation et la mise en œuvre de leur projet de conservation et de valorisation du patrimoine naturel et culturel, et la promotion du bien-être et du progrès social sur ses sites d'intervention.

Sur chacun de ses sites d'intervention, l'ONG accompagne et soutient les projets communautaires de valorisation du patrimoine portés principalement :

1- par les associations de tradipraticiens ("tangalamena" et matrones) sur ces sites, pour la valorisation de la pharmacopée locale, la reconn aissance et la protection des savoirs traditionnels liés aux plantes. ces groupements sont actifs sur les trois sites de Vohimana, Vohibola et Ambanja et comptent généralement plusieurs dizaines de membres disposant d'un bureau élu, qui est l'interlocuteur désigné de l'ONG pour la formulation des politiques d'intervention et la mise en oeuvre des programmes d'activités.

2- par les comités de gestion des futures aires protégées de Vohimana et de Vohibola- constituées en fédération des différentes associations locales actives sur les réserves, notamment dans le cadre des programmes de valorisation de filières issues de la biodiversité et du programme d'appui au tourisme communautaire (formulation concertées des cahiers des charges de protection et de valorisation du patrimoine naturel et culturel local).

3- par les directeurs d'établissements scolaires et membres de la cellule éducation sur ses sites d'intervention, de même qu'avec les "clubs des jeunes" sur ses sites d'intervention, pour tout ce qui concerne les aspects éducatifs, transmission des savoirs et préservation du lien intergénérationnel.

Constatant les problématiques inhérentes à la formulation et la conduite de projets en milieu forestier/ rural en gestion communautaire (difficulté d'accès aux communications, ilIétrisme et non maîtrise de l'écrit et des langues étrangères pour la rédaction de projets, besoin en accompagnement dans la mise en œuvre des projets / activités, maîtrise insuffisante des contextes réglementaires et techniques liés aux projets... ), le partenariat entre l'ONG et les associations ou groupements locaux (formels ou informels) s'établit de la façon suivante :

- assistance administrative et technique de l'ONG auprès des porteurs de projets, pour la formulation, le renforcement de capacités pour la mise en œuvre des activités,
- accompagnement pour la recherche de partenaires technique et financiers pour la mise en œuvre des projets.
- appui à la promotion des activités, recherche de débouchés et création des outils de communication nécessaires.