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Le Kagura d’Hayachine

Inscrit en 2009 (4.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Pays : Japon

Identification

Description

Le Kagura d’Hayachine

Au XIVe ou XVe siècle, les habitants de la préfecture d’Iwate, située dans la partie septentrionale de l’île principale du Japon, vénéraient le mont Hayachine qu’ils considéraient comme une divinité. De là est née une tradition de spectacle folklorique, qui, aujourd’hui encore, est l’une des animations du Grand Festival du sanctuaire Hayachine organisé dans la ville de Hanamaki le 1er août. Le Kagura d’Hayachine est une série de danses auxquelles se livrent des exécutants portant des masques et accompagnés par le tambour, les cymbales et la flûte : le spectacle débute par six danses rituelles, suivies de cinq danses racontant l’histoire des divinités et l’histoire du Japon au Moyen Age, puis d’une danse finale mettant en scène un shishi, sorte de créature imaginaire ressemblant à un lion et incarnant la divinité d’Hayachine elle-même. Exécuté à l’origine par les gardiens sacrés du sanctuaire pour démontrer la puissance de la divinité de la montagne et bénir la population, le Kagura d’Hayachine est aujourd’hui interprété par des représentants de l’ensemble de la communauté qui tirent une grande fierté de la culture très particulière qui est la leur. La transmission de ce rituel et les spectacles publics qui en sont donnés sont un moyen de réaffirmer le sentiment d’appartenance au groupe et de contribuer à la pérennité d’une tradition importante. Ils sont aussi une manière de commémorer des événements de l’histoire du Japon et de célébrer l’une des divinités de la montagne vénérée dans tout le pays.

Documents

Décision 4.COM 13.51

Le Comité (…) décide que [cet élément] satisfait aux critères d’inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité comme suit :

  • R.1 : Le Kagura d’Hayachine a été transmis pendant des siècles tout en évoluant au fil des ans, en conservant sa pertinence pour une communauté bien définie et lui procurant un sentiment d’appartenance et d’identité ;
  • R.2 : L’inscription sur la Liste représentative de cet élément, pratiqué par une population réduite, mais essentiel à son identité, démontrerait le respect pour les pratiques coutumières qui sont nombreuses dans le patrimoine culturel immatériel ;
  • R.3 : L’Association pour la préservation du Kagura d’Hayachine et l’État prévoient d’élaborer un ensemble cohérent de mesures de sauvegarde qui mettront plus particulièrement l’accent sur l’éducation ;
  • R.4 : La candidature de l’élément inclut des preuves du consentement libre, préalable et éclairé des communautés ;
  • R.5 : L’élément est inscrit comme « Bien culturel traditionnel immatériel important » à l’inventaire national tenu par l’Agence pour les affaires culturelles.

Diaporama

Vidéo



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