Transmission

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La Convention dans le texte

  1. Article 14 : Éducation, sensibilisation et renforcement des capacités

  2. Article 15 : Participation des communautés, groupes et individus

Uwang Ahadas, trésor humain vivant philippin, enseignant à une jeune fille la pratique du gabbang
Uwang Ahadas, trésor humain vivant philippin, enseignant à une jeune fille la pratique du gabbang

Notre patrimoine culturel immatériel (PCI) est constamment recréé par ses détenteurs, et les experts affirment que deux manifestations d’une seule et même pratique ou expression ne sont jamais totalement identiques. Les éléments du PCI évoluent continuellement d’une manifestation à l’autre ainsi que lors de leur transmission de personne à personne et de génération à génération. La viabilité des pratiques du patrimoine immatériel repose sur la transmission continue des connaissances et savoir-faire spéciaux qui sont essentiels pour leur représentation ou incarnation.

Symbole sacré de liberté et d’identité pour la communauté mandingue, 
le Sosso-Bala est un xylophone, ou balafon, joué lors du Nouvel an musulman ou de cérémonies de funérailles. Les maîtres de la tradition, de rang élevé dans la société mandingue, forment les enfants dès l’âge 
de sept ans.
Symbole sacré de liberté et d’identité pour la communauté mandingue, le Sosso-Bala est un xylophone, ou balafon, joué lors du Nouvel an musulman ou de cérémonies de funérailles. Les maîtres de la tradition, de rang élevé dans la société mandingue, forment les enfants dès l’âge de sept ans.

Sauvegarder le PCI, cela veut dire garantir sa viabilité parmi les générations actuelles et sa transmission continue aux générations de demain. Partout dans le monde, des communautés, des groupes de praticiens et autres porteurs de traditions ont mis au point leurs propres systèmes de transmission des connaissances et savoir-faire, systèmes qui s’appuient – ou, malheureusement, s’appuyaient - généralement sur l’oralité plutôt que sur des textes écrits.

Les menaces pour la transmission de ce patrimoine vivant sont liées à des facteurs tels que les mutations sociales et démographiques qui diminuent les contacts intergénérationnels, par exemple à cause des migrations et de l’urbanisation qui séparent souvent les jeunes de leurs anciens, grands connaisseurs de ce patrimoine, de l’imposition de systèmes éducatifs officiels qui dévaluent les connaissances et savoir-faire traditionnels, ou des mass media envahissants. La réponse à ces menaces doit venir des communautés et groupes concernés, avec l’aide d’organisations locales, de leurs gouvernements et de la communauté internationale telle qu’elle est représentée à l’Assemblée générale des États parties à la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003).

Les efforts de l’UNESCO ont pour but d’aider les États qui souhaitent renforcer les systèmes existants de transmission au sein des communautés ou les compléter par des programmes d’éducation formelle ou informelle destinés à enseigner les savoir-faire et connaissances concernés à d’autres membres, généralement plus jeunes, de la communauté. Dans cette perspective, l’UNESCO encourage les États à créer des systèmes nationaux de « Trésors humains vivants » qui honorent les porteurs de traditions exemplaires et les encouragent à transmettre leurs connaissances et savoir-faire.