Proclamation des chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité (2001-2005)

Chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité : proclamations 2001, 2003 et 2005
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Les pages qui suivent sont conçues pour fournir des informations de référence sur les 90 chefs-d’œuvre proclamés par l’UNESCO. Vous voudrez bien noter que la proclamation des chefs-d’œuvre qui a eu lieu en 2005 ne sera suivie d’aucune autre proclamation. Aux termes de l’article 31.3 de la Convention, aucune autre Proclamation ne sera faite après l’entrée en vigueur de la présente Convention. Veuillez noter que, par conséquent, aucun nouveau dossier de candidature ne pourra être adressé à l’UNESCO.

La Convention précise sa relation avec la Proclamation dans une clause transitoire. L’article 31.1 stipule en effet que le Comité intergouvernemental “doit intégrer dans la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité les éléments proclamés « Chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » avant l’entrée en vigueur de la présente Convention”.

Origines et objectifs

Dans la ligne du long travail mené par l’UNESCO pour faire admettre la fonction et la valeur des expressions et pratiques culturelles vivantes, la Division du patrimoine culturel et la Commission nationale marocaine pour l’éducation, la culture et les sciences ont organisé, en juin 1997 à Marrakech, une Consultation internationale sur la préservation des espaces culturels populaires. Les experts qui y ont pris part ont recommandé de créer une distinction internationale qui serait décernée par l’UNESCO pour attirer l’attention sur les plus remarquables exemples de cette forme de patrimoine.

Construite XIe siècle, la place Jemaa el-Fna est devenue un symbole de Marrakech et bénéficie d’une protection depuis 1922, au titre de patrimoine artistique du Maroc. Elle offre une concentration unique de traditions, comme les récits des conteurs, la médecine traditionnelle ou diverses formes de divertissements ainsi que d’activités commerciales.

Conformément aux conclusions de la Consultation internationale, les autorités marocaines, appuyées par de nombreux États membres, ont présenté un projet de résolution proposant la création d’une distinction internationale pour les manifestations du PCI et les espaces culturels correspondants. La résolution a été adoptée par la Conférence générale à sa 29e session en 1997 (anglais|français|espagnol|russe|chinois|arabe). Par la suite, le Conseil exécutif de l’UNESCO a adopté, à sa 155e session (novembre 1998), le Règlement relatif à la Proclamation (anglais|français|espagnol|russe|chinois|arabe).

La Proclamation visait à :

Procédure de sélection

Il est rappelé qu’aucune nouvelle proclamation ne sera faite et que, conformément à l’article 31.2 de la Convention, l’ intégration [des chefs-d’œuvre] dans la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité ne préjuge en rien des critères arrêtés conformément à l’article 16, paragraphe 2, pour les inscriptions à venir.

Définition et critères

Guide pour la présentation des dossiers de candidature à la proclamation (aucune autre Proclamation ne sera faite)

La Proclamation concernait :

Les candidatures devaient démontrer que les expressions et espaces culturels proposés :

Par ailleurs, ces expressions et espaces culturels devaient correspondre aux idéaux de l’UNESCO et en particulier à la Déclaration universelle des droits de l’homme. Les dossiers de candidature en vue de la proclamation devaient également apporter la preuve de la participation et de l’adhésion sans réserve des communautés concernées et contenir un plan d’action pour la sauvegarde et la promotion de l’expression culturelle ou de l’espace culturel proposé, établi en étroite collaboration avec les détenteurs des traditions.

Procédure

La procédure de présentation et de sélection comportait les étapes suivantes :

  1. chaque État membre pouvait soumettre un dossier de candidature tous les deux ans. En sus de ce quota national, les États membres avaient également la possibilité de présenter des candidatures multinationales ;
  2. une fois enregistrés et vérifiés par le Secrétariat, les dossiers étaient évalués d’un point de vue scientifique et technique par des ONG spécialisées dans les différents domaines couverts par la notion de patrimoine culturel immatériel ;
  3. un jury international composé de 18 membres nommés par le Directeur général pour une durée de quatre ans examinait alors les candidatures à la lumière des évaluations scientifiques et techniques et sur la base des critères énoncés dans le Règlement relatif aux proclamations. À la suite de quoi, le jury soumettait ses recommandations au Directeur général ;
  4. conformément aux recommandations du jury, le Directeur général proclamait une liste de chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité.

Liste des ONG sollicitées dans le cadre de la Proclamation

Membres du jury