"Chaque partie du monde reflète l’histoire du monde entier, la subit, s’en accommode.."
Fernand Braudel

Manuscrit

date
XIIe siècle H. = XVIIIe siècle ap. J.-C.
provenance
Damas
lieux
époque
taille
15 cm x 21 cm
thèmes

Au cours de son histoire, l’écriture arabe a beaucoup évolué, adoptant tout d’abord deux styles : le premier, géométrique, appelé anguleux, et le deuxième, souple, appelé cursif. Puis chacun de ces systèmes s’est ramifié en de nombreux dérivés : au premier style appartient le coufique, avec ses variantes, le coufique fleuri, le bourgeonnant, le folié, le géométrique, etc ; au deuxième, le thuluth, le ruq‘a, le naskhi, etc. Le scribe devait être habile en toutes sortes d’arts pour passer maître dans son métier : il devait savoir utiliser l’encre avec discernement, tailler le calame et le tenir de la façon la plus adaptée, adapter le mouvement de sa main, et posséder des aptitudes linguistiques, scientifiques et artistiques.

On sait que nombre de peuples non arabes ont adopté l’écriture arabe pour noter leur propre langue, ce qui a conduit à la création de nombreux styles calligraphiques, et à la rédaction de traités de calligraphie : ce manuscrit en langue turque, qui expose les principes de la calligraphie arabe, en offre un exemple. Le point a été pris comme unité de mesure des caractères : ceux-ci sont écrits à l’encre noire, tandis que les points qui en indiquent les proportions sont en rouge.

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