"Chaque partie du monde reflète l’histoire du monde entier, la subit, s’en accommode.."
Fernand Braudel

Le musée nubien d'Assouan (Égypte)

Le musée nubien d'Assouan (Égypte)

Campagne de sauvegarde internationale de l'UNESCO et naissance du musée de Nubie

L’une des campagnes de sauvegarde internationales les plus connues de l'UNESCO a débuté le 8 mars 1960, lorsqu’ un appel a été lancé à la communauté internationale pour aider à sauvegarder les monuments et les temples de la Nubie antique vieux de 3000 ans, alors menacés d'inondation par les eaux montantes du barrage d'Assouan. La campagne, soutenue par plus de 60 Etats membres de l'Organisation et par de nombreuses équipes scientifiques internationales, a pour objectif de conduire des fouilles dans les secteurs qui seraient submergés par le haut barrage, ainsi que de démanteler et puis de réassembler divers monuments majeurs.

Beaucoup des objets maintenant conservés dans le musée de Nubie ont été trouvés sur les sites qui ont été depuis lors submergés par les eaux du haut barrage. Ensemble, ils sont les témoins de la longue histoire de Nubie qui, pendant des millénaires, a joué le rôle de passerelle entre différentes régions, notamment entre l'Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe. Ils mettent en lumière d’innombrables interconnexions et échanges qui ont eu lieu dans la région, qui témoigne de remarquables développements scientifiques et esthétiques.

C'est pour cette raison que les collections du musée de Nubie reflètent bien l’emphase de l'UNESCO sur le dialogue entre les civilisations, les cultures et les peuples. Des pièces maîtresses des collections, comme la céramique décorée de Méroé, la statue d'un soldat romain en provenance de Philae et les fresques de style byzantin de l'Eglise d'Abdalla Nirqi, en sont représentatives. Les objets découverts dans les tombeaux de Ballana et de Qustul représentent l'art indigène de la région, tout en reflétant des styles et des motifs issus d'autres cultures qui, à différentes époques, ont traversé ou influencé la Nubie inférieure ou les zones limitrophes, y compris la culture égyptienne, grecque, romaine, copte et byzantine.

L'exposition, fruit d'un partenariat entre l'UNESCO et le musée de Nubie d'Assouan, a été conçue sous forme d'itinéraire à travers le musée. En parcourant cet itinéraire, les visiteurs pourront apprécier la façon dont les diverses cultures et civilisations se sont rencontrées en Nubie et l’ont influencée au cours d'un long processus de transformations historiques.

Introduction à l’itinéraire

Nul doute que les riches collections du musée de la Nubie offrent un champ privilégié pour mettre en lumière combien les échanges entre les différentes civilisations sont importants dans la construction d’une identité culturelle. Plus de 5000 ans d’histoire ont forgé l’identité nubienne sur un territoire aujourd’hui partagé entre l’Egypte et le Soudan. La Nubie s’étend au long de la Vallée du Nil de la ville d’Assouan, au Nord, jusqu’à la 4ème cataracte, au Sud. Mais la frontière ethnique et linguistique a varié durant les millénaires.

La zone appelée Nubie, mentionnée par Strabon dans son Géographie, s'étend le long du Nil, du sud d'Assouan à la ville de Dabba, reliant l'Égypte (la partie nord de la vallée du Nil) au Soudan, au sud. Diverses dynasties autochtones, comme les royaumes des Koush de Kerma, de Napata et de Méroé qui ont fleuri en Nubie, et la région ont vu l'arrivée des cultures et des civilisations d'Aksoum, l’Égypte ancienne, les populations d'Orient, Grèce classique et ptolémaïque, Rome, l'Empire byzantin et l'Islam, qui a marqué l'histoire de la région et a donné lieu à différentes formes d'arts, religions, sites et monuments et des objets de la vie quotidienne. Ainsi la Nubie a longtemps été le foyer de différentes populations, qui ont traversé la région amener leurs traditions respectives, les cultures, les religions et les coutumes avec eux.

LA NATURE ET LES HOMMES

La Nubie jouit d’une situation géographique remarquable, d’importantes richesses naturelles et de populations à l’esprit créatif qui élaborèrent très tôt une civilisation complexe. Dès les époques les plus anciennes le pays est à la fois un passage obligé vers l’Afrique et un carrefour des civilisations. La vallée du Nil, le long duquel se déploie la Nubie, est l’axe majeur qui relie l’Afrique subsaharienne à la Méditerranée ; la Nubie y joue le rôle de “couloir de l’Afrique” selon une expression consacrée par les historiens. Le Nil, dont les sources ont situées au cœur de l’Afrique, parcourt les hauts plateaux éthiopiens avant d’atteindre la Nubie. Si, au Sud d’Assouan, des “cataractes” interrompent le cours du Nil et font obstacle à la navigation, celui-ci est navigable d’Assouan à la Méditerranée dans laquelle il se jette par un majestueux delta. Des pistes caravanières partent de la vallée en direction de l’Afrique centrale et de la Mer Rouge. D’autres pistes, comme celle qui aboutit aux oasis égyptiennes, sillonnent le Sahara oriental. Une telle situation est favorable au commerce, tour à tour aux mains des Nubiens ou de leurs colonisateurs. Par la Nubie transitent les produits exotiques : bois précieux, peaux de félins, ivoire d’éléphant, œufs et plumes d’autruche...Le pays possède d’abondantes ressources naturelle, en particulier des gisements aurifères qui sont parmi les plus importants de l’Antiquité. Ses habitants, qui pratiquent l’agriculture, privilégient l’élevage à partir du IIIème millénaire avant notre ère. L’art de la céramique, qui atteint une extrême perfection dès le IVème millénaire avant notre ère, conserve sa tradition d’excellence jusqu’au Moyen Age. Commerçants, agriculteurs et artisans nubiens sont aussi réputés pour être d’excellents guerriers. A l’époque de la colonisation égyptienne ils forment des troupes auxiliaires très appréciées des pharaons. Mais en même temps ils constituent un danger redoutable pour la frontière sud de l’Egypte. Cette réputation guerrière se perpétue jusqu’à l’époque romaine durant laquelle les légionnaires de l’Empereur Auguste sont défaits, en 25 avant J.-C., par une armée aux ordres de la Kandaké, souveraine du royaume africain de Méroé. La Nubie accorde alors aux femmes une place très privilégiée par rapport à celle qu’elles occupent dans les civilisations du Bassin Méditerranéen.

5000 ANS DE CIVILISATION

La Nubie a été de tout temps une région convoitée, une source de tensions et de conflits qui ont été exacerbés par la désertification progressive. Mais sa position stratégique facilite également les échanges et la diffusion des influences culturelles. On ne peut comprendre son originalité sans évoquer les cultures qui se sont succédées sur le Nil Moyen depuis la Préhistoire. Les gravures datant des plus hautes époques témoignent qu’il y avait là un secteur du grand art rupestre Saharien. Puis l’apparition de céramiques d’une exceptionnelle qualité définit les étapes du développement de la région durant la période néolithique. Aux époques historiques la Nubie voit se succéder de nombreux régimes politiques avant d’être intégrée au monde de l’Islam. La Nubie a fait partie des royaumes africains de Kerma, de Napata et de Méroé. Elle a été partiellement colonisée à plusieurs reprises par l’Egypte pharaonique avant qu’une dynastie nubienne n’occupe le trône d’Egypte au VIIIème siècle avant notre ère. Quand la puissance des pharaons décline et que des dynasties étrangères règnent sur l’Egypte, la Nubie s’ouvre au monde méditerranéen par cet intermédiaire : c’est l’époque de l’Empire perse, celle des successeurs d’Alexandre le Grand qui diffusent la culture hellénistique, puis des empires romain et byzantin. Cette circulation d’hommes, d’idées et de biens matériels se traduit par une richesse culturelle exceptionnelle intégrant des apports étrangers dans une culture originale.

LE PARCOURS DE L’EXPOSITION

Les objets retenus pour ce parcours illustrent les points forts de l’identité nubienne et l’importance des échanges dans la construction de celle-ci.

Un vase peint de l’époque de Nagada (vers 3500-3200 avant J.-C.) résume bien les principaux éléments du cadre naturel : l’eau et le bateau, moyen privilégié de communication ; le désert et sa faune. On y trouve des thèmes qui resteront permanents dans le répertoire décoratif nubien ; ils évoquent le paysage nilotique et les déserts environnants avec leur flore et leur faune. Cette vision du monde est partagée avec l’Egypte d’où provient ce vase et avec laquelle les contacts sont étroits dès l’époque de Nagada. Tout au long de l’histoire de la Nubie, la représentation d’animaux, de plantes ou de paysages se réfère à la nature dans laquelle l’homme est enraciné et qu’il domestique progressivement.

On trouvera dans le parcours de l’exposition des représentations de poissons (amulette en forme de poisson), de crocodiles (godet décoré de deux crocodiles), d’animaux du désert (vase de Nagada, Horus en forme de faucon, pot à khôl en forme de sphinx), de bétail (bol décoré de bovins). Les amulettes en or en forme de poisson ou d’Horus matérialisent l’éclat de ce métal précieux que le pays recélait en abondance. Prospecteurs, orpailleurs et mineurs exploitent l’or de Nubie durant toute l’Antiquité, travaillant le plus souvent dans des conditions épouvantables. La maîtrise des très riches gisements d’or, en particulier ceux du Ouadi Allaqi est source de nombreux conflits.

Le savoir faire des agriculteurs et des artisans nubiens est réputé. Il s’enrichit d’apports nouveaux tout au long de l’histoire. Une saqia, ou roue à eau, illustre le rôle joué par l’emprunt de techniques étrangères. Introduite en Nubie à l’époque hellénistique, elle révolutionne les possibilités d’irrigation et donne un nouvel essor à l’agriculture. Une série de vases en céramique décorée témoignent de l’excellence et de la variété dont font preuve les potiers nubiens au cours des millénaires : bol décoré de bovins, bol hémisphérique, godet décoré de deux crocodiles. Deux représentations égyptiennes de Nubiens illustrent leur caractère guerrier et les rapports ambivalents qu’ils ont entretenus avec l’Egypte. Le modèle de soldats nubiens montre des forces disciplinées au service des pharaons de la XIIème dynastie (vers 1960-1780) qui avaient colonisé la Basse Nubie. Datant de l’époque des Ramsès (vers 1295-1186) deux carreaux de faïence figurent des chefs nubiens sous forme de captifs. Cette soumission, qui ne correspondait sans doute pas à la réalité, est un moyen de juguler la menace que constituaient les Nubiens par la puissance magique des images. Plus de cinq cent ans séparent ces deux représentations. Entre-temps, la région a vu l’émergence du royaume africain de Kerma, qui s’est étendu de la IVème à la Ière cataracte du Nil. A son apogée, vers 1600 avant notre ère, Kerma a menacé le fragile équilibre de l’Egypte en nouant une alliance avec les Hyksos, populations sémitiques installées dans le delta du Nil.

D’autres oeuvres nous dépeignent les traits des populations nubiennes. Ce sont les statues des hauts fonctionnaires Harwa et Iriketakana, celle d'un couple royal méroïtique ainsi que la statue-ba du Vice-roi Maloton. Œuvres d’artistes locaux ou égyptiens, elles mettent plus ou moins l’accent sur le caractère africain des Nubiens. Découverte à Assouan, buste d’une statuette de femme est sculpté dans le style le plus pur de la XVIIIème dynastie égyptienne (vers 1550- 1295). Sa coiffure élaborée, avec une multitude de nattes, correspond à un idéal capillaire encore vivant en Nubie et dans l’Afrique subsaharienne. On imagine sans peine que le peigne, provenant du site beaucoup plus tardif de Qasr Ibrim, était utilisé pour discipliner de telles chevelures.

Des groupements d’objets illustrent les étapes importantes des contacts et des échanges culturels entre la Nubie et les civilisations des mondes anciens. Le bol hémisphérique gravé, le modèle de soldats nubiens et le modèle de bateau témoignent de l’influence prédominante qu’exerce l’Egypte du Moyen Empire sur la Nubie. Ces objets datent tous de la 2ème moitié du IIème millénaire avant notre ére, période correspondant au Moyen Empire égyptien. Vers 1900 avant J.-C., la Basse Nubie passe sous le contrôle égyptien. Gérée par les représentants du pharaon, la région voit s’ériger quatorze forteresses entre Assouan et Semna. Elles abritent des garnisons égyptiennes et sont à la fois des postes de contrôle pour la population locale et des centres commerciaux pour les produits importés. On y a retrouvé des statues, des stèles et des bijoux de facture égyptienne mais il s’agit plus de coexistence que de mixité culturelle. Les bols gravés sont typiques du groupe C qui fut la culture dominante de Basse Nubie jusqu’ qu’au XVIème siècle avant notre ère durant lequel les populations locales adoptent les coutumes égyptiennes. Pendant la deuxième Période Intermédiaire (vers 1710-1550) l’Egypte se replie au Nord d’Assouan. La culture du groupe C connait son apogée avec un développement urbain et une hiérarchisation sociale qui se manifeste dans le mobilier des tombes.

Trois statues égyptiennes évoquent l’époque durant laquelle l’Egypte est gouvernée par des pharaons nubiens qui règnent également sur le royaume africain de Napata, situé aux abords de la IVème cataracte. Elles représentent la Divine Adoratrice Amenardis Ier et les hauts fonctionnaires Harwa et Iriketakana. Vers 715 avant J.-C., Piankhy, frère d’Amenardis Ier, conquiert l’Egypte et devient pharaon, fondant la XXVème dynastie, dite dynastie “kouchite” ou “éthiopienne”. Souverain de Napata, Piânki, comme ses sujets, était très fortement imprégné par la civilisation de l’Egypte pharaonique. L’influence égyptienne restait très vivace à Napata, particulièrement dans les pratiques religieuses et funéraires : ainsi les rois se faisaient enterrer dans de petites pyramides.

En effet la Nubie était restée égyptienne durant près de 500 ans jusqu’aux environs de 1050 avant J.-C. Depuis sa reconquête sous la XVIIIème dynastie, la région s’étendant de la Ière à la IVème cataracte était devenue une province égyptienne gouvernée par un haut fonctionnaire, le ”Vice-roi de Nubie”. Des colons égyptiens s’y étaient installés. Des temples et des villes nouvelles avaient été construits, en particulier la ville de Napata où se dressait le grand temple d’Amon du Djebel Barkal. Après sa victoire, Piânkhi retourne à Napata pour agrandir le temple du Djebel Barkal et se faire enterrer dans sa capitale. Ses successeurs nubiens ont régné sur l’Egypte durant près de 100 ans (vers 715-664 avant J.-C.).

La monumentale statue figurant une reine méroïtique accompagnée d’un prince est un témoin emblématique de la civilisation africaine de Méroé. Celle-ci s’épanouit entre le IVème siècle avant J.-C. et le IVème siècle après J.-C. L’empire méroïtique fédère des royaumes locaux autour de sa capitale Méroé, située au Sud de Khartoum ; à son apogée il s’étend de la région de Khartoum, au Sud, jusqu’à celle d’Assouan, au Nord. La période voit renaître le pouvoir local et se développer une culture originale, intégrant au substrat africain des composantes héritées de l’époque pharaonique ainsi que des éléments empruntés aux civilisations hellénistique et romaine qui sont contemporaines. La création d’une écriture spécifique, s’inspirant des hiéroglyphes et notamment une langue proche des langues nilo-sahariennes, est un élément essentiel de l’identité méroïtique. On trouvera la version cursive de cette écriture sur un ostracon (tesson inscrit) provenant d’Amara. Les inscriptions des temples méroïtiques, dont l’architecture s’inspire étroitement de l’époque pharaonique, sont sculptées en hiéroglyphes. Leur panthéon associe des dieux égyptiens comme Amon à des divinités locales comme le lion Apédémak. La représentation des reines (les kandaké) y tient une importance exceptionnelle reflétant la place que la civilisation méroïtique réservait aux femmes. A Méroé, les tombes royales sont surmontées de pyramides et dans les tombes des notables on trouve des statues d’homme –oiseau s’inspirant d’un modèle pharaonique. La statue –ba du Vice-roi Maloton en est un des exemples les plus remarquables. L’influence gréco-romaine est très présente dans les objets et les décors.

Des principautés nubiennes perpétuent les traditions de l’Empire de Méroé après la disparition de celui-ci. Une série de très beaux objets proviennent des tombes de Ballana et Qustul, situées près de l’ancienne ville de Faras, au Nord de la 2ème cataracte. Habituellement datées du IVème-VIème siècles après J.-C., ces tombes appartiennent à des potentats locaux. Elles traduisent la permanence des anciens cultes et les contacts étroits qui unissent leur propriétaire au monde méditerranéen. La couronne en argent, révélant le rang royal du défunt, comporte une série de motifs décoratifs hérités de l’art pharaonique mais dotés d’une symbolique et d’une composition déjà présentes dans les oeuvres méroïtiques. Il en va de même pour le pot à khôl en forme de sphinx. Le thème est égyptien mais son interprétation révèle des influences diverses : les proportions massives et la position assise sont typiques de l’art méroïtique ; les bouclettes alignées sur le front et les traits du visage sont hellénistiques. Le mors de cheval appartient aux panoplies guerrières déposées dans les tombes. L’accent est tout spécialement porté sur les chevaux, utilisés par les corps d’élite, pour lesquels les Nubiens manifestent un attachement particulier dès le règne de Piânkhi. La lampe en forme de tête d’homme traduit une forte influence méditerranéenne. Peut-être s’agit-il même d’une pièce d’importation provenant d’Alexandrie. Les tombes les plus tardives de Ballana et Qustul renferment des objets décorés de symboles chrétiens (croix ou chrisme) témoins de la conversion des potentats nubiens à la nouvelle religion.

Les fresques provenant de l’église d’Abdulla Nirqui illustrent l’importance de l’influence copte et byzantine avec la naissance des trois royaumes chrétiens de Nobadia, de Makouria et d’Alodia qui s’établissent en Nubie à partir du VIème siècle après J.-C. Ils se maintiennent jusqu’au XIVème-XVIème siècle, s’opposant aux incursions arabes. Le royaume de Nobatia s’étendait de la Ière à la IIIème cataracte ; la ville de Faras en était la capitale. Marchands et moines égyptiens sont les premiers à évangéliser la région ce qui explique les points communs entre l’art de la Nubie chrétienne et celui de l’Egypte chrétienne (copte). La rapidité de la christianisation est favorisée par l’action missionnaire de Justinien, empereur de Byzance, dont les motivations sont davantage politiques que religieuses. La nouvelle religion entraîne les constructions de nombreux édifices dont le décor s’inspire de modèles égyptiens et byzantins. On retrouve dès lors les décorations à valeur chrétienne sur les stèles, le mobilier et la céramique : croix, chrisme, poissons, symboles des évangélistes ... Le passage au monothéisme transforme profondément la spiritualité sans totalement effacer le souvenir des anciennes religions. Ainsi le culte de la Vierge peut être considéré comme une lointaine réminiscence de celui de l’Isis égyptienne et romaine dont une belle statuette de bronze figure dans le parcours de l’exposition.

Projet du l'UNESCO et du musée de Nubie à Assouan

Donateur : L'agence espagnole pour la coopération internationale de développement

Partenaire financier associé : ISESCO

Directeur de projet : Ossama A.W. Abdel Meguid (Directeur du musée de Nubie)

Responsable UNESCO : Nao Hayashi Denis assistée de Minji Song (Section des musées)

Coordinateur scientifique : Mohamed Rageh (musée de Nubie)

Conseillers scientifiques: Guy Lecuyot, Christiane Ziegler

Membres de l’équipe de projet : Thanaa Hassan, Naglaa Gharib, Tagab Sayad, Somya Shaker

Remerciements : Le gouvernement d’'Egypte (Dr Gihane Zaki), le bureau de l'UNESCO au Caire (Tarek Shawki, Costanza De Simone), la Délégation permanente de l'Egypte auprès de l'UNESCO (Dr Mohamed EL Zahaby), la Commission nationale de l'Egypte pour l'UNESCO (M. Safwat Salem), le Siège de l'UNESCO (Alain Godonou, Akio Arata, Oriol Freixa Matalonga, Katerina Stenou, Ali Mousa, Mohamed Ziadah, Christian Manhart, Vanessa Kredler, Abdelghani Baakrim, Michèle Camous, Isabelle Alonzo, Agnès Hugon, Amar Assaly), David Tresilian.

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Théophanie/Peinture murale chrétienne

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Ustensiles de médecine et/ou de toilette

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