MLI/99/005 : Appui à la mise en œuvre du Programme Décennal de l’Éducation (PRODEC) au Mali

 

Sommaire

Brève description du programme

Le présent programme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Décennal de Développement de l’Éducation (PRODEC). Il a pour objectifs principaux de renforcer les capacités institutionnelles des ministères en charge de l’éducation, notamment le Comité de Pilotage, d’organiser les activités de mobilisation des acteurs du PRODEC et de développer un système d’information exhaustif et fiable ; d’introduire l’éducation à la culture de la paix et aux droits humains dans les programmes de l’éducation de base et du secondaire ; de promouvoir l’éducation de base des filles et des femmes dans les régions du Nord à faible taux de scolarisation et d’alphabétisation ; et d’améliorer la qualité de l’enseignement supérieur à travers un encadrement professoral des institutions universitaires par la modalité TOKTEN. A travers cet appui, le PNUD vise également à appuyer le Gouvernement dans la mise en œuvre efficace de sa politique de développement des ressources humaines en vue de la lutte contre la pauvreté, dans une optique de développement humain durable.

 

Section II : Stratégies et Objectifs ayant trait à l’appui du PNUD

A. Cadre de politique générale

1. Cadre des Nations Unies

Les politiques et stratégies globales et sectorielles du Mali s’inscrivent dans un cadre général et cohérent de promotion d’un développement humain durable dont l’objectif ultime est la lutte contre la pauvreté.

Les objectifs fixés dans ce cadre sont :

l’amélioration du bien être de la population par la réduction de la pauvreté et la promotion du DHD ;
l’accélération de la croissance économique en tirant parti des réformes macro-économiques et structurelles ;
la poursuite et l’approfondissement du processus de démocratisation ;
l’amélioration de la gestion des ressources naturelles et la protection de l’environnement ;
le développement et la promotion des ressources humaines en général ; et
la promotion de l’intégration des femmes et des jeunes en particulier.

Pour atteindre ces objectifs, la résolution 44/211 de l’Assemblée Générale des Nations Unies recommande de mobiliser l’appui des partenaires associés au développement du Mali, et en particulier celui du système des Nations Unies, dans les domaines d’action privilégiés ci-après :

la bonne gouvernance et la démocratie ;
le développement des secteurs et domaines sociaux (éducation, santé, population, emploi) ;
le développement des secteurs productifs (agriculture, secteur minier, artisanat, industrie, etc.) ;
le développement des infrastructures de base (transports et communications, énergie, habitat) ;
le renforcement des capacités institutionnelles de gestion de l’économie (planification / finances et gestion macro-économique, administration / fonction publique / justice, capacités nationales, régionales et locales).

2. Rapports avec le mandat et les domaines d’intervention du PNUD

L’assistance du PNUD, au cours du 5e cycle de programmation (1992-1997), s’est concentrée autour de deux axes d’intervention prioritaires, à savoir, l’atténuation de la pauvreté et la satisfaction des besoins essentiels et une meilleure gestion du développement. La promotion des secteurs sociaux, dont l’éducation de base a été classée dans le cadre du premier axe.

Les enseignements et acquis, tirés du 5e programme, ont conduit à la nécessité de poursuivre le recentrage des interventions du PNUD autour des thèmes centraux de développement humain durable et de la lutte contre la pauvreté.

Le nouveau cadre de coopération pour le Mali porte sur la période 1998-2002. Conformément aux décisions 94/14, 95/22 et 95/23 adoptées par le Conseil d’Administration du PNUD, ce cadre de programme a été institué pour appuyer les domaines prioritaires, parmi lesquels ceux visant à éliminer la pauvreté (initiatives locales relatives au DHD), promouvoir l’intégration de la femme dans le développement, faire participer la société civile et le secteur privé à la programmation et à la mise en œuvre des actions.

Le cadre de coopération de pays avec le PNUD considère l’éducation comme l’un des domaines prioritaires de la lutte contre la pauvreté. Le programme d’amélioration des conditions sociales axé entre autres sur le programme décennal de développement de l’éducation s’inscrit parfaitement dans ce cadre et répond au souci du gouvernement de valoriser toutes les ressources humaines du pays afin de propulser le développement économique et social en vue d’un développement humain durable. Ce programme bénéficie de l’appui de plupart des partenaires du Mali ( agences du système des nations unies dans le cadre de UNDAF, des bilatéraux et d’autres multilatéraux, ONG , etc.)

B. Stratégie visant à optimiser l’utilisation des ressources du PNUD

Le cadre de coopération pour le Mali (1998-2002) doit permettre au PNUD de confirmer son statut de catalyseur et de conseil en matière de coordination et de mobilisation des ressources. Cet appui se traduira par des actions visant à renforcer, d’une part, les capacités du Gouvernement dans la gestion de l’Assistance Publique au Développement (APD) et, d’autre part, la formule de coordonnateur résident aux fins d’une plus grande coordination et complémentarité entre donateurs, notamment les organismes du système des Nations Unies. Le PNUD veillera à renforcer les synergies avec les fonds qu’il gère et à développer des programmes pour obtenir des ressources complémentaires.

Les actions qui seront programmées dans le cadre du DAP doivent être définies avec suffisamment de souplesse, afin de pouvoir intégrer au cours de leur mise en œuvre des éléments novateurs, ou des actions porteuses et catalytiques, tout en restant concentrées autour de la lutte contre la pauvreté.

L’appui du PNUD à l’amélioration des conditions sociales par l’éducation s’inscrira spécifiquement dans le cadre du PRODEC, et celui relatif à l’intégration de la femme au développement devra être conçu dans une perspective plurisectorielle. Ce dernier appui devra s’inscrire dans une optique de renforcement des capacités économiques et institutionnelles, avec l’objectif d’améliorer le statut de la femme dans le cadre global de la lutte contre la pauvreté. L’appui direct aux femmes visera des activités de formation / information, de mobilisation sociale et de génération de revenus.

C. Objectifs du programme d’appui

1.Objectif de développement

Appuyer le Gouvernement du Mali dans la mise en œuvre de sa politique de développement des ressources humaines dans le cadre de sa lutte contre la pauvreté.

2.Objectifs immédiats et produits ( tableau 1 )

Objectif 01 Appuyer la mise en œuvre du PRODEC en termes de fonctionnement du comité de pilotage, d'organisation des activités de mobilisation des acteurs du projet et de développement d'un système d'information exhaustif et fiable.

Produit: 01 Le comité de pilotage est en mesure de conduire la mise en œuvre du PRODEC.

La Cellule Technique du Comité de Pilotage est appuyé techniquement et matériellement de telle sorte qu’elle puisse accomplir ses missions. Le Comité de Pilotage coordonne l'ensemble de la mise en œuvre du PRODEC, conduit des enquêtes de suivi et d'évaluation des résultats atteints dans les différents domaines du projet.

Produit: 02 L'ensemble des responsables des services centraux et régionaux acquièrent une vision globale du PRODEC et s'en approprient le contenu.

Par niveau d’enseignement, des séminaires d'information et d'appropriation sur le contenu du Programme Décennal de Développement de l'Éducation (PRODEC), animés par les membres de la cellule technique du comité de pilotage et des responsables des deux départements ministériels, sont organisés.

Produit: 03 Les personnels d'encadrement impliqués dans la mise en œuvre des composantes du PRODEC sont préparés à assumer leurs tâches respectives.

Les équipes qui seront désignées pour prendre en charge la mise en œuvre des composantes du PRODEC seront réunies en ateliers, animés par les consultants nationaux et l'appui d'un consultant international. Ils produiront des documents de mise en oeuvre de chaque composante comportant la description des activités à accomplir, leurs échéances, les moyens mobilisés, ainsi que les modalités de suivi et d’évaluation des activités. Les plans d'actions régionaux du PRODEC seront élaborés.

Produit: 04 Le système d'information permettant d'assurer le suivi et l'évaluation du PRODEC est conçu.

Un bilan de l’existant relatif à la collecte, au traitement, à la publication des données statistiques du recensement scolaire et à la collecte des informations utilisées par les services gestionnaires sera effectué auprès de la Cellule de Planification et de Statistique (CPS), des Directions Régionales de l'Éducation (DRE) et des Inspections de l'Enseignement Fondamental (IEF). Il sera complété par le recensement des informations collectées et utilisées par les services gestionnaires. Parallèlement, pour chaque composante du PRODEC, les données nécessaires au calcul des indicateurs de suivi et d’évaluation seront identifiées. L’ensemble de ces travaux d’étude permettra la conception d’un nouveau système d’information qui fera l’objet d’un rapport d’étude.

Produit: 05 Le nouveau système d'information est mis en place et opérationnel.

Formation des cadres en matière de collecte, de traitement, d'analyse et de diffusion de données statistiques. Expérimentation puis généralisation du nouveau système d'information. La CPS sera renforcée, et le suivi de la mise en œuvre du nouveau système d'information mieux assuré. Les données collectées seront exhaustives et fiables. Le nouveau système d’information sera expérimenté dans les trois régions du Nord (cf. Objectif 03). Il sera généralisé pour l’ensemble du pays avant la fin du projet.

Objectif 02 Appuyer les sous-secteurs de l'éducation de base et de l'enseignement secondaire pour l'introduction de l'éducation à la culture de la paix et aux droits humains dans les programmes scolaires.

Produit: 01 La Cellule Technique "Éducation et Culture de la paix" est mise en place et opérationnelle.

Elle coordonne les activités relatives à l'éducation de base (formelle et non formelle) et à l'enseignement secondaire, en matière de l'éducation à la culture de la paix et aux droits humains, et organise les concertations nécessaires à leur mise en œuvre. Elle produira des rapports de suivi et d'évaluation. Elle sera logée dans l'Unité de Curricula au sein de l’Institut Pédagogique National ( IPN ) et comprendra des représentants de l'éducation de base, des enseignements secondaires général, technique et professionnel.

Produit: 02 Les stratégies d'introduction et la méthodologie de l'enseignement de la culture de la paix sont définies pour l'éducation de base et l'enseignement secondaire

Un séminaire national sera organisé pour élaborer les stratégies d'introduction et la méthodologie de l'éducation à la culture de la paix et aux droits humains. Une stratégie d'ensemble sera adoptée, ainsi que des stratégies par sous-secteur. Les stratégies et la méthodologie tiendront compte des résultats de l'étude sur la perception des droits humains au Mali réalisée par une équipe nationale avec le PNUD, l'UNESCO et le MEB, ainsi que des recommandations de la mission de pré-identification de février 1998. Un rapport sera produit et validé. Des actions de suivi seront menées pour évaluer l'exécution des dispositions du séminaire.

Produit: 03 Introduire les concepts de la culture de paix dans les nouveaux programmes d'enseignement pour l'éducation de base et l'enseignement secondaire.

Les techniciens des services spécialisés concevront, avec l’appui d’un expert international et sur la base des études réalisées sur l'analyse des besoins, des avants projets de programmes qui sont validés lors d'un séminaire. Une analyse des manuels scolaires existants sera effectuée pour repérer des éléments éventuels qui sont en contradiction avec les principes de la paix, de la tolérance et des droits humains. Les programmes seront publiés et expérimentés. Ils tiendront compte des traditions et des spécificités culturelles du pays.

Produit: 04 Les manuels et les guides des maîtres, intégrant les concepts de la culture de paix, sont produits et diffusés pour l'éducation de base et l'enseignement secondaire.

Sur la base des programmes élaborés, des manuels et des guides des maîtres seront produits et expérimentés dans les établissements scolaires. Les manuels seront alimentés en partie par des textes et des illustrations sélectionnés à l'issue d'un concours.

Produit: 05 Les formateurs et les enseignants sont aptes à conduire les formations de leurs activités respectives en éducation à la culture de la paix et aux droits humains.

A travers des séminaires de formation, les compétences des formateurs et des enseignants seront renforcées en matière de conception et de mise en œuvre d'une action pédagogique relative à l'éducation à la culture de la paix et aux droits humains. Les résultats des études sur l'analyse des besoins de formation des formateurs d'enseignants et d'enseignants de l'éducation de base et de l'enseignement secondaire seront disponibles.

Objectif 03 Promouvoir d'ici à l'an 2003 l'éducation de base des filles et des femmes dans les régions du Nord à faible taux de scolarisation et d'alphabétisation, afin de lutter contre la pauvreté et d’accroître la participation des femmes au processus de démocratisation, dans une optique de développement humain durable.

Il s’agit d’instaurer et d’étendre un système éducatif redynamisé qui réponde aux aspirations des populations cibles et qui offre aux filles et aux femmes l’accès à une éducation de base de qualité. A ce titre, le programme permettra de :

augmenter de façon significative la demande et l’offre éducatives en général, et pour les filles et les femmes en particulier ;
améliorer la qualité et la pertinence de l’éducation de base dans les zones d’intervention du programme, à savoir les régions de Gao, Tombouctou et Kidal ;
améliorer les conditions et l’environnement de l’enseignement / apprentissage permanent ;
renforcer les capacités des structures décentralisées (gouvernementales et non gouvernementales) chargées de l’éducation de base, en vue de la pérennisation des résultats du programme.

Produit: 01 La demande et l'offre éducative ont augmenté de façon significative en général, et particulièrement pour les filles et les femmes.

Existence d'un partenariat dynamique entre tous les intervenants de l'éducation aux niveaux communautaire, local et régional (communautés, État, Associations des parents d'élèves (APE), association des femmes, ONG, partenaires techniques et financiers, etc.). Existence des mesures d'incitation à la fréquentation scolaire et autres programmes éducatifs. Extension de l'infrastructure scolaire dans les trois (3) régions du Nord du pays (Tombouctou, Gao et Kidal).

Produit: 02 La qualité et la pertinence de l’éducation de base sont améliorées dans les trois régions.

Pour ce faire, tous les enseignants des régions du Nord seront formés en " approche genre ", pédagogie convergente, évaluation et autres innovations répondant aux besoins du milieu. Les animateurs/trices de tous les villages concernés par le programme seront recrutés et formés. Le programme d'alphabétisation intégrant la culture de la paix, les droits humains, la démocratie et les différents contextes liés au développement humain durable, seront préparés et des matériels didactiques adéquats édités, notamment en langues nationales, sont disponibles et utilisés. Un consultant coordonnateur international apportera un appui au lancement et à la mise en œuvre des activités du DAP pour l'ensemble des composantes, en particulier pour la promotion de l'éducation des filles et des femmes.

Produit: 03 Les conditions et l'environnement de l'enseignement / apprentissage permanent sont améliorés.

Création d'un environnement lettré / culturel favorisant l'apprentissage permanent. Les femmes des régions du Nord seront engagées dans les programmes de formation liées aux travaux lucratifs et à l'amélioration de leur état nutritionnel et sanitaire. Elles percevront mieux leur rôle de femmes citoyennes et participeront activement au processus de développement. L'impact des différentes mesures appliquées, sur la scolarisation des filles et sur l'utilisation des langues nationales comme médium d'enseignement, sera identifié au niveau des régions appuyées par le programme.

Produit: 04 Renforcement des capacités des structures décentralisées (gouvernementale et non gouvernementale) chargées de l'éducation de base en vue de la pérennisation du projet.

Les structures décentralisées chargées de l’éducation sont renforcées en matière de gestion, et le système d’information défini dans l’objectif 01, Produit 04, est expérimenté dans les trois régions du Nord. Ces structures sont plus efficaces dans la programmation et la gestion des programmes d’éducation. Elles sont renforcées en matière de collecte de données (recensement annuel et enquêtes complémentaires), de traitement manuel et / ou informatisé des données, d’analyse de ces données et de détermination des besoins à satisfaire, en priorité pour chaque rentrée scolaire, afin d’atteindre les objectifs du PRODEC. Elles ont les capacités de participer au suivi et à l’évaluation de l’ensemble des volets du PRODEC.

Objectif 04 Amélioration de la qualité de la formation au sein de l'université

Utiliser les compétences et les capacités des cadres nationaux expatriés en vue d’améliorer la qualité de la formation au sein de l’Université, de favoriser l’ouverture de celle-ci sur le monde extérieur et d’y promouvoir la recherche scientifique et technologique, à travers la modalité TOKTEN. Il s’agit de combler le déficit en personnel enseignant qualifié, et de pallier au manque d’expertise de haut niveau dans certains domaines tels que la gestion, la diversité biologique, la biotechnologie, etc.

Produit: 01 Le secrétariat de coordination est opérationnel pour l'année scolaire 1999 - 2000.

Le secrétariat de coordination servira d'appui logistique au travail du comité de gestion pour les activités du projet TOKTEN. Il est l'organe d'exécution des décisions et recommandations dudit comité.

Produit: 02 Les besoins en cadres expatriés sont identifiés et la promotion du programme TOKTEN réalisée.

Des missions de sensibilisation seront effectuées à l'étranger et des antennes relais créées auprès des ambassades du Mali. Un bulletin de liaison sera édité et diffusé, de même qu'une banque de données sera réalisée et régulièrement mise à jour.

Produit: 03 Les besoins en consultants des structures universitaires sont satisfaits.

Les consultants seront sélectionnés et recrutés. Les missions de consultation seront organisées et réalisées, et les rapports de consultation seront disponibles.

Produit: 04 Un cadre d'échange et de transfert de compétence / connaissance est établi et fonctionnel.

L'utilisation des cadres nationaux expatriés devrait favoriser l'établissement d'accords de coopération entre l'Université du Mali et les universités d'appartenance des consultants.

Produit: 05 Le programme TOKTEN est évalué et les résultats diffusés auprès des différents partenaires en vue de sa poursuite et de la mobilisation des ressources additionnelles requises.

L’ensemble des activités et des produits du programme TOKTEN sont évalués et un rapport d’évaluation élaboré.

D. Modalités d’exécution

Pour la mise en œuvre du DAP la modalité d’exécution nationale a été retenue. Le comité de pilotage créé en vue d’impulser, de coordonner et de contrôler la mise en œuvre du programme décennal de développement de l’éducation (PRODEC), constitue la structure clé dans le soutien à l’exécution pratique de l’appui du PNUD.

1. Gestion du programme d’appui

Conformément aux recommandations de la résolution 47/199 de l’Assemblée générale, de la décision 92/22 du Conseil d’administration du PNUD, et au regard des résultats atteints au cours du programme précédent, la modalité d’exécution nationale est poursuivie et renforcée pour ce programme.

L’approche programme, qui met l’accent sur l’exécution nationale, permet une appropriation intégrale des programmes et projets par les cadres nationaux. Dans ce cadre, il est recommandé que les administrations impliquées dans l’exécution du programme assument la responsabilité des actions entreprises conformément au principe de l’exécution nationale. Toutefois pour la composante "scolarisation des filles et alphabétisation des adultes dans les régions du Nord", la réalisation de certaines activités est confiée à l’UNESCO compte tenue de sa grande expertise dans ce domaine.

La Cellule Technique du Comité de Pilotage du programme décennal (PRODEC), assumera la responsabilité globale du programme d’appui. A cet effet, elle impulsera, coordonnera et supervisera toutes les activités du programme Elle constitue la structure responsable pour la gestion du DAP.

La mise en œuvre relève de la compétence des Départements Techniques en charge de l’éducation. Chaque structure nationale bénéficiant du DAP a la responsabilité d’exécuter le ou les volets dont elle a la tutelle. A cette fin, elle nommera un chef de volet qui sera chargé entres autres de préparer les rapports d’activités trimestrielles. Ces rapports seront transmis officiellement à la cellule technique du Comité de Pilotage.

Les Secrétaires Généraux assurent l’effectivité de la mise en œuvre du DAP et veillent à la cohérence des volets. Les Directeurs centraux assurent le suivi de l’exécution effective et de la cohérence des volets ; et les Directeurs régionaux de l’éducation assurent la cohérence et l’effectivité de la mise en œuvre au niveau régional.

En raison de son importance et de sa diversité, la gestion du DAP sera confiée par la Cellule Technique du Comité de Pilotage à un coordonnateur national employé à plein temps et recruté selon les règles et procédures du PNUD.

Les règles et outils de gestion requis pour l’exécution nationale du DAP découlent des procédures en usage au PNUD.

2. Rôle des différents partenaires

La réalisation de chacun des objectifs formulés incombe à des structures bien déterminées :

agence coopérante : UNESCO (siège et représentation à Bamako) ;
gouvernement : le Comité de Pilotage à travers sa Cellule Technique ; les directions techniques des Ministères en charge de l’éducation : la Cellule de Planification et de Statistique, l’Institut Pédagogique National, le Rectorat de l’Université, les Directions Régionales de l’Éducation de Gao, Tombouctou et Kidal.
autres partenaires

2.1 Rôle de l’Agence Coopérante

L’UNESCO apportera un appui au Comité de Pilotage à travers la Cellule technique chargée de la gestion, de la coordination et de la mise en œuvre du programme d’appui.

Il lui sera confié :

l’orientation générale des travaux substantifs ;
la réalisation de certains éléments du programme dans son ensemble ;
l’organisation de services périodiques et de missions ponctuelles d’appui technique ;
la gestion des dossiers de formation à l’étranger ;
la sélection, le recrutement, la préparation et le suivi des travaux des experts et consultants nationaux et internationaux ;
le suivi du programme, l’évaluation technique des résultats et d’autres fonctions liées à l’exécution.

Les activités ainsi confiées à l’UNESCO feront partie d’un programme d’ensemble défini conjointement et consignées dans une lettre d’accord tripartite (Gouvernement, PNUD, UNESCO).

L’UNESCO sera chargée de gérer les ressources qui lui seront allouées pour l’accomplissement des activités ci-dessus énumérées.

Elle fournira régulièrement à la cellule du comité de pilotage les informations sur l’état d’avancement technique et financier des activités dont elle est responsable de la réalisation.

    1. Rôle du Gouvernement

. Le Gouvernement est seul responsable de l’établissement des priorités. Il gère, contrôle l’appui du PNUD et assure la réalisation des objectifs de développement, ainsi que la viabilité à long terme des résultats obtenus.

Sur la base d’un chronogramme détaillé d’activités, les structures impliquées dans l’exécution recevront périodiquement les moyens et appuis techniques nécessaires pour mener à bien leurs missions.

2.3 Rôle des autres partenaires

Les APE et les ONG apportent leur concours à l’exécution, au suivi et à l’évaluation des opérations sur le terrain.
Les autres partenaires peuvent à différents titres, être impliqués dans le financement et / ou l’exécution, dans le suivi et l’évaluation du programme d’appui du PNUD.

3. Rôle des différents partenaires par composante :

1. Composante 1

Gouvernement : appui technique, appui en nature

Ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche
Scientifique
Ministère de l’Education de Base
Cellule Technique du Comité de Pilotage du Prodec

Ces deux départements en charge de l’éducation vont assurer l’effectivité de la mise en œuvre et veiller à la cohérence des composantes, organiser des séminaires d’appropriation du Prodec aux niveaux central et régional, mettre en œuvre le Prodec à travers ses structures techniques à tous les niveaux et faire le suivi- évaluation et la supervision.

La cellule technique du comité de pilotage a un rôle d’impulsion, de suivi, de coordination de la mise en œuvre ; un rôle de préparation des équipes à la mise en œuvre et de régionalisation des plans d’action et modèle de simulation.

PNUD :

Appui technique et financier
Suivi-évaluation
Coordination
Mobilisation des ressources

UNESCO : Réalisation des activités de formations notamment la formation des membres de la cellule technique du Prodec, des responsables des structures centrales  ; de gestion des formations extérieures (bourses et voyages) ; de gestion des consultants internationaux (élaboration des termes de référence, recrutement, supervision ) ; de suivi-évaluation.

Autres partenaires :

Appui technique et financier
Exécution parallèle des volets de la composante
Suivi-évaluation

2. Composante 2

Gouvernement :

Ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique
Ministère de l’Education de Base

Ces deux départements prendront des textes portant désignation des points focaux culture de la paix et éducation aux droits humains au sein de l’IPN et définissant leur mandat.

Ces points focaux seront, de façon générale, chargés de la mise en œuvre, du suivi-évaluation et de la coordination de toutes les activités inscrites dans cette composante 2.

Communautés : APE

participation à la définition des programmes
sensibilisation des populations
participation au suivi- évaluation et à la coordination

PNUD :

appui technique et financier
Mobilisation des ressources
Suivi, supervision, coordination

UNESCO : Réalisation de certaines activités notamment la conception des manuels et guides, formation des formateurs, suivi-évaluation, appui aux points focaux.

AEN : appui financier pour la formation des enseignants et l’organisation pratique de cette formation, suivi-évaluation.

Autres partenaires : appui technique et financier.

    1. Composante 3

Gouvernement : apport en nature dont un local équipé par antenne au niveau de chaque région du Nord et l’apport technique du personnel des Directions Régionales de l’Education (DRE)

le Ministère de l’Education de Base, la Cellule Technique du Comité de Pilotage du PRODEC sont chargés de l’impulsion, du suivi, de la coordination de la mise en œuvre de cette composante et du contrôle de la cohérence des actions des rapports et principales activités porteuses de succès à travers un comité technique de coordination et de contrôle qui sera mis en place au niveau national. Seront représentés dans ce comité, le responsable accès/scolarisation et le responsable qualité de la cellule technique du comité de pilotage du PRODEC, le conseiller technique chargé de la promotion de l’éducation des filles et de la formation des femmes, le chef de la cellule scolarisation des filles de la Direction Nationale de l’Enseignement Fondamental, le chef de la division Promotion Feminine DNAFLA, les partenaires techniques et financiers (PTF) concernés, un représentant du groupe Pivot Education de Base.
Le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation représenté par le Gouvernorat au niveau régional et les structures techniques décentralisées de l’éducation ( Directions Régionales Tombouctou, Gao et Kidal appuyées par une antenne pour la composante) sont chargés de la coordination, de la supervision et du suivi/évaluation à travers un comité régional de coordination et de contrôle. L’élaboration d’un chronogramme d’activités budgétisées relève également de ce comité au sein duquel seront également représentés, le responsable régional de la scolarisation des filles, le responsable de l'alphabétisation, un représentant APE, les représentants régionaux des PTFs concernés, les représentants régionaux des ONG et Asssociations concernées.

Au niveau local, le commandant de cercle ou son représentant et l’inspecteur de l’enseignement fondamental sont chargés de la mise en œuvre, de la coordination et du suivi/évaluation des activités sur le terrain, ainsi que l’analyse des informations et des données collectées à partir d’outils préparés par l’équipe de la composante. Ceci se fera à travers un comité local de mise en œuvre et de suivi ayant pour membre en plus du commandant et de l’inspecteur, le représentant des APE, les représentants des ONG et Associations concernées, les représentants des PTFs représentés dans la zone.

ONGs et Associations : les ONGs qui seront sélectionnées et recrutées dans le cadre de cette composante seront chargées de la mise en œuvre du volet éducation non formelle. Leurs termes de référence préciseront de façon spécifique les tâches à exécuter (par sous-traitance). Des tâches comme la sensibilisation, la mobilisation des APE et des Associations des Femmes dans le cadre de la création d’un environnement lettré par exemple seront exécutées par ces ONGs.

PNUD : appui technique et financier et poursuite de la mobilisation des fonds pour le financement des domaines ne bénéficiant pas encore de ressources. Le PNUD interviendra dans le suivi, la supervision et la coordination de l’ensemble du programme y compris cette composante en rapport avec la cellule technique du comité de pilotage.

UNESCO : réalisation en grande partie des activités de cette composante surtout celles pour lesquelles elle a un apport appréciable comme l’évaluation des curricula, l’élaboration de manuels de formation des facilitateurs, l’élaboration et la mise en œuvre d’un environnement lettré, etc. Il s’agira surtout du suivi, de la supervision de toutes les activités menées par les ONGs dans le cadre de la sous-traitance. L’UNESCO sera chargée galement de l’évaluation externe de la composante.

NORAD : appui financier, principal partenaire financier de cette composante.

Communautés : participation ( nature ou espèce ) aux travaux de construction des salles de classes. 

Autres Partenaires Techniques et Financiers : participation éventuelle au financement des activités non encore prises en charge pour un coût global de 1 177 267 dollars EU sur 5 ans dont 961 221 dollars EU pour les constructions et équipements de 102 salles de classes. Les PTFs vont intervenir également dans le suivi, la supervision et la coordination à travers les différents organes et dans le cadre d’un financement parallèle.

    1. Composante 4

Gouvernement : apport en nature et financier pour la mise en place et le fonctionnement du secrétariat de coordination

Ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique; Rectorat de l’Université; Facultés, Ecoles et Instituts de Formation et de Recherche; Commission Nationale Malienne UNESCO
Ministère des Affaires Etrangères et des Maliens de l’Extérieur (Direction de la Coopération Internationale); Ambassades et Missions Diplomatiques du Mali à l’étranger
Ministère de l’Economie et du Plan ( Direction Nationale du Plan)

A travers le secrétariat de coordination : identification des besoins en consultants, préparation des termes de référence des consultants et leur recrutement, organisation pratique des missions de consultation sur le terrain, suivi-évaluation et mise œuvre effective de toutes les autres activités de la composante.

A travers le Comité de gestion : sensibilisation au Mali et à l’étranger sur le Tokten des professeurs expatriés maliens et les responsables de leurs structures employeurs, et création des antennes ou relais tokten à l’étranger au sein des ambassades ou structures appropriées pour faciliter le contact et les échanges avec les compétences nationales expatriées dans un but d’améliorer la qualité de l’enseignement supérieur au Mali.

PNUD :

appui technique et financier
participation au comité de gestion pour une plus grande sensibilisation au Mali et à l’étranger sur les missions de tokten et un renforcément de la coordination dans le cadre de tokten.
mobilisation des ressources

E. Suivi et évaluation

  1. Suivi

Le suivi des résultats consistera à :

assurer la transversalité et la mise en synergie des activités opérationnelles du DAP, ainsi que la lisibilité des résultats de l’appui du PNUD au PRODEC, aussi bien aux niveaux central que déconcentré. A ce titre, une attention particulière sera accordée à une mise en relation permanente des différentes composantes du DAP et à la bonne exploitation et diffusion des produits envisagés (tableaux de bord, indicateurs de suivi, rapports d’experts, enquêtes, exploitation de base de données) ;
s’assurer du niveau de réalisation des objectifs du DAP et du degré de couverture des ressources mobilisées, appuyer le Comité de Pilotage dans la préparation et la tenue des négociations avec les partenaires techniques et financiers (PTF) et s’assurer de la mise en œuvre, dans l’administration, des principales mesures à prendre pour une conduite maîtrisée du secteur éducation.

Le suivi des résultats se fera de la manière suivante :

Externe :

des missions de terrain de périodicité semestrielle, seront réalisées par l’UNESCO, afin d’apprécier la bonne exécution des composantes et de leur adéquation avec les objectifs du PRODEC ;
les organes de gestion mis en place pour la composante scolarisation des filles et alphabétisation des adultes (comité technique de coordination et de contrôles, comité régional de coordination et de contrôle, comité local de mise en œuvre et de suivi) auront également un rôle de suivi / évaluation sur le terrain de ladite composante.

Interne :

contacts permanents par le coordonnateur et la cellule technique du comité de pilotage avec les responsables des différents volets du Prodec impliqués dans la mise en œuvre du DAP.

Evaluation 

Revues du Prodec

Les différents partenaires peuvent à divers titres, être impliqués non seulement dans le financement du PRODEC, mais aussi dans son exécution, son suivi et son évaluation.

Le Gouvernement du Mali a créé par décret n°98-211/PM-RM du 25 juin 1998, un Comité de Pilotage du PRODEC. Ce comité dispose d’une cellule technique qui compte parmi ses missions le suivi-évaluation de la mise en œuvre des composantes dudit programme. Il est habilité à proposer au Gouvernement, dans le cadre de ses rencontres périodiques, les ajustements et orientations nécessaires. Les partenaires techniques et financiers sont membres de ce comité.

Evaluation du DAP

Revues 

Le programme d’appui du PNUD fera l’objet d’une revue annuelle tripartite, (Gouvernement, PNUD, UNESCO) pour faire le point d’avancement des travaux et pour examiner les aspects techniques et financiers de son exécution.

La première des réunions annuelles aura lieu douze mois après le démarrage du programme.

Les revues porteront essentiellement sur le niveau d’avancement du programme d’appui au regard des indicateurs de contrôle / repère proposés pour les différents objectifs, et l’adéquation des moyens (personnel, formation, équipement).

Le coordonnateur du DAP et les chefs de volets au niveau des structures bénéficiaires du programme d’appui prépareront les rapports d’avancement qui seront soumis aux revues tripartites. Ces rapports seront basés sur les rapports intermédiaires préparés tous les trois mois par les structures chargées de l’exécution des différentes composantes du DAP (Gouvernement, UNESCO). Ces rapports seront accompagnés par des documents techniques et financiers préparés également par le coordonnateur du programme.

En cas de besoin, des rapports supplémentaires peuvent être demandés en cours d’exécution du programme pour la revue.

Evaluation

A la fin de la deuxième année, une évaluation à mi-parcours sera réalisée sur l’ensemble de l’appui du PNUD. Elle pourra donner lieu à une éventuelle reprogrammation. Une évaluation finale sera également réalisée en fin de programme. Ces deux évaluation seront menées sous la responsabilité de l’UNESCO qui définira les termes de référence et qui procédera au recrutement des consultants internationaux et nationaux.

Les apports au programme feront l’objet d’un audit annuel, conformément aux procédures relatives aux projets exécutés par le Gouvernement. L’audit sera réalisé par un cabinet spécialisé sous la responsabilité du PNUD.

F. Facteurs de risques et obligations préalables

Risques

La qualité de la collaboration entre les différents partenaires (structures bénéficiaires, UNESCO, PNUD) sera essentielle à la réussite de la mise en œuvre du programme d’appui du PNUD. De même, la mobilisation des ressources pour combler le deficit de financement est également essentielle pour cette réussite du programme.

Cependant, on peut espérer que les partenaires, étant tous engagés dans la lutte pour le développement de l’éducation au Mali, n’éprouveront aucune difficulté à coopérer pour créer une synergie dynamique favorable à la bonne exécution du programme d’appui.

L’instabilité à leur poste de certaines responsables de l’éducation, impliqués dans la mise en œuvre des composantes, serait de nature à compromettre l’impact du programme dans le domaine du renforcement des capacités de gestion.

La lourdeur administrative au niveau des procédures d’appel d’offres et de décaissement des fonds, constitue aussi un risque de nature à compromettre le calendrier d’exécution du programme. Les liens fonctionnels qui existent entre le Bureau de coordination, les chefs de volets, et le respect des délais dans la passation des marchés publics permettront entres autres d’atténuer cette lourdeur.

La capacité de formation des Instituts de formation des maîtres étant insuffisante, et le nombre d’enseignants disponibles sur le terrain ne couvrant pas les besoins, une mise en œuvre correcte de la composante " scolarisation des filles et alphabétisation des femmes " pourrait être compromise si le Gouvernement ne prenait pas des mesures adéquates.

Certaines initiatives sont déjà en cours en la matière, notamment les alternatives de recrutement des enseignants (programme spécial de recrutement des enseignants, programme des volontaires) en attendant la mise en œuvre de la politique de formation initiale et continue des enseignants prévue dans le cadre du PRODEC. 

Obligations préalables

Le Gouvernement veillera avant le démarrage du programme, à :

la mise à disposition, à temps partiel, du personnel national impliqué dans l’exécution des différentes composantes du DAP ;
la disponibilité d’un local équipé pour abriter le Bureau de Coordination du DAP, dans la mesure du possible, au sein des locaux de la Cellule Technique du Comité de Pilotage.
La disponibilité d’un bureau équipé au sein de la DRE et des charges récurrentes y afférentes dans chacune des trois régions du Nord pour abriter les antennes mises en place dans le cadre de la scolarisation des filles et de l’alphabétisation des femmes.
L’engagement à accorder l’exonération des droits et taxes de douane sur les achats éffectués au titre du DAP.

L’ensemble de ces obligations a été estimé à 154 000 dollars des Etats Unis.

  1. Aspects juridiques

Le présent descriptif de programme constitue l’instrument visé à l’article premier de l’accord type d’assistance de base conclu entre le Gouvernement du Mali et le Programme des Nations Unies pour le Développement, signé le 9 juin 1978 par les parties en cause. Aux fins dudit accord, les agences d’exécution du pays hôte seront les Départements et structures en charge de l’éducation.

Les révisions suivantes peuvent être apportées au présent document de programme, même si elles ne sont revêtues que de la seule signature du Représentant Résident du PNUD, à condition que ce dernier ait l’assurance que les autres signataires du document de programme n’ont pas d’objection à formuler à propos des changements envisagés :

les révisions ou compléments apportés aux annexes du document d’appui au programme ;
les révisions n’ayant pas pour effet d’apporter des modifications majeures aux objectifs immédiats, aux produits ou aux activités du programme, mais qui sont dues à un réaménagement des apports déjà convenues, ou à des hausses de coûts entraînées par l’inflation, etc. ;
les révisions annuelles obligatoires ayant pour objet de réaménager la fourniture d’apports déjà prévus, de refléter une hausse du coût des services d’experts, ou d’autres coûts par suite de l’inflation, ou de tenir compte du traitement préférentiel accordé pour le remboursement des dépenses des agences d’exécution / réalisation.