Paris, août, 1998
Original français
Débat Thématique: "Du traditional au virtuel: les nouvelles technologies de l’Information"
Président: Agence francophone pour l’enseignement supérieur et la recherche (AUPELF)
Document préparé par:
Didier OiloCoordonnateur du fonds francophone
de l’information
en collaboration avec:
.
Association of European Universities (CRE). European Association of Distance Teaching Universities (EADTU)
. International Association of Universities (IAU)
. International Council for Open and Distance Education (ICDE)
. UNESCO Institute for Information Technologies in Education (IITE)
. United Nations University (UNU)
Résumé
La communauté scientifique est à l'origine de la plupart des solutions techniques et méthodologiques nécessaires au développement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), comme l'Internet. Pourtant le secteur de l’éducation est paradoxalement le domaine qui a le moins bénéficié de l’apport de ces nouvelles technologies. Or, le contexte actuel en matière d'information est caractérisé par l'arrivée massive des solutions numériques qui bouleversent les réalités installées. L'Université se doit aujourd’hui de réfléchir à ces usages et à leur pénétration inéluctable dans le monde de l’enseignement et de la recherche.
Certains pensent que le concept d’industrialisation de l’enseignement est en cours de mutation profonde. Les bâtiments, les salles de cours, les amphithéâtres sont-ils appelés à disparaître au profit d’espaces numériques, de lieux de savoir virtuel ? Les enseignants seront-ils remplacés par des avatars numériques ou seront-ils happés dans le tourbillon du changement ? Auront-ils tous la capacité de redéfinir leur rôle ou subiront-ils les mutations imposées par la mondialisation ?
Les NTIC sont en train d’apporter une révolution l'éducation ouverte et à distance et devraient lui permettre de sortir des débats d’initiés et du scepticisme des pédagogues pour la transformer en industrie globale. Les concepts de "collaboration" et "d’enseignement asynchrone" devraient commencer à s’imposer, plus parce qu’ils sont le reflet des nécessités de l’évolution de la société, que pour des raisons purement pédagogiques. Ce changement porte les germes d’une véritable révolution pédagogique où les structures traditionnellement figées d’espace-temps-hiérarchie vont exploser.
Le concept d'université virtuelle aide à répondre aux défis que vont rencontrer les universitaires. Il suppose l’utilisation des NTIC et une combinaison en "juste proportion" des différents outils technologiques dans la perspective d’un changement radical de l’équation du coût de l’enseignement. La pédagogie qui accompagne le nouveau paradigme technologique permet une vision participative de la formation en favorisant un apprentissage asynchrone, une nouvelle relation entre les acteurs et une formation " tout au long de la vie ".
L’université virtuelle peut se concevoir comme une "méta-université destinée à apporter un soutien aux universités existantes, surtout aux établissements des pays du Sud.
- en terme d’infrastructure d’éducation à distance à leur disposition,
- en terme de conseil et assistance pour la création des structures requises,
- en terme de contenus pédagogiques partagés,
- en terme de moyens techniques et humains pour faciliter la confection de contenus pédagogiques en réseau.
L’arrivée en force des NTIC dans les années à venir pose la question de la préparation du corps enseignant à ces changements radicaux. Le "nouvel enseignant" devra maîtriser ce nouvel environnement des NTIC, être prêt psychologiquement pour un changement radical de rôle, tout en renforçant et actualisant son savoir disciplinaire.
L’information se mondialise, elle devient un "marché". Il devient nécessaire de défendre la liberté d’accès à l’information sous la forme d’un service public universel à destination, en particulier, du secteur recherche-éducation.
L'introduction des NTIC au sein de l’Enseignement supérieur n’est pas sans danger. Le déséquilibre économique entre les pays du Nord et les pays du Sud disqualifie ces derniers. L’excellence scientifique des pays industrialisés devra irriguer les pays les plus pauvres dans une logique de co-développement. Le risque d’une " infopauvreté " est un des freins au développement. Il est donc fondamental que l'Université soit l’émetteur prépondérant de la circulation du savoir au service d’une intelligence collective répartie.
Introduction
Lorsqu’en 1993, le vice-président des Etats-Unis, Al Gore, annonce l’ouverture d’un nouveau chantier, les autoroutes de l’information, pouvions-nous imaginer que nous aborderions une révolution technologique touchant tous les secteurs de nos sociétés. Les universités, en particulier celles des pays les plus avancés ont apporté une forte contribution, en terme de recherche, à l’émergence des nouvelles technologies de l’information. Depuis l’invention du bouquet de protocole IP par Vinton Cerf en 1974, 15 années ont suffi pour créer les fondements d’une intelligence collective. Cependant, l’effort du secteur universitaire a surtout porté sur la recherche et le prototypage de nouveaux outils, laissant de côté leur socialisation. Les usages ont peu été étudiés. C’est le domaine de l’éducation et de la formation, l’une des activités essentielles des sociétés modernes, qui a le moins bénéficié de l’apport des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Ce secteur est aussi celui qui profitera ou subira, suivant l’orientation des mutations imposées par la mondialisation et la compétition internationale, des évolutions en contenus, en méthodes et en moyens.
Les années 1985 à 1995 ont vu croître la place des didacticiels dans le télé-enseignement, se substituant peu à peu à l’enseignement auto-dirigé ou à l’enseignement programmé ayant recours aux supports de cours traditionnels ou audio-visuels.
Les années 1995-2000 vont transformer et élargir ce processus d’évolution, en délocalisant apprenants et formateurs, en reconstituant les supports de cours naturels d’enseignement (par exemple par le multimédia), en faisant transiter sur les réseaux de transmission de données les contenus stables et enrichis, en associant aux contenus magistraux la documentation requise, en permettant enfin, par correspondance électronique, par forum, les échanges entre enseignants, chercheurs et étudiants, en mondialisant le savoir.
Le contexte actuel en matière d'information est caractérisé par l'arrivée massive des solutions numériques qui bouleversent les réalités installées, par un risque majeur d'hégémonie d'une seule langue aux dépens du multilinguisme, d’une seule culture aux dépens de la pluralité, notamment à travers le développement très rapide de l'Internet, par un développement atomisé et à plusieurs vitesses, suivant les pays et les régions, des nouvelles technologies, et enfin, par une moindre visibilité des contenus non numérisés pour des communautés de plus en plus larges. Parallèlement, les besoins vont croissant en informations, en méthodes et outils pour les produire, les organiser, les diffuser et les consulter.
La communauté scientifique est à l'origine de la plupart des solutions techniques et méthodologiques nécessaires à cette circulation de l'information, comme l'Internet et les standards associés, elle se doit aujourd’hui de réfléchir à ses usages et à sa pénétration inéluctable dans le monde de l’enseignement et de la recherche. Les expériences passées devront être analysées au regard de l’impact du numérique en particulier dans la circulation et la transmission du savoir.
Certains pensent que le concept d’industrialisation de l’enseignement est en cours de mutation profonde. Les bâtiments, les salles de cours, les amphithéâtres sont appelés à disparaître au profit d’espaces numériques, de lieux de savoir virtuel. Les enseignants seront-ils remplacés par des avatars numériques ou seront-ils happés dans le tourbillon du changement ? Auront-ils tous la capacité de redéfinir leur rôle ou subiront-ils les mutations imposées par l’économie mondiale.
On doit considérer aujourd’hui la notion d’acte pédagogique, à l’instar d’un acte médical. Le pédagogue devient un médiateur du savoir.
L’enseignement à distance
L’éducation à distance a connu une histoire déjà longue de recherche et de réalisations, partant des études par correspondance jusqu’aux systèmes soutenus par l’audiovisuel à distance (en général basés sur satellite). Les NTIC sont en train d’apporter une révolution à cette discipline et devraient lui permettre de sortir des débats d’initiés et du scepticisme des pédagogues pour la transformer en industrie globale. Tandis que la question de la qualité pédagogique de l’éducation à distance reste l’objet de nombreux débats contradictoires entre "traditionnalistes" et "spécialistes", les NTIC commencent à apporter tous les éléments d’une véritable révolution pédagogique où les rapports enseignants-enseignés et enseignés-enseignés vont changer radicalement. Les concepts de "collaboration" et "d’enseignement asynchrone" devraient commencer à s’imposer, plus parce qu’ils sont le reflet des nécessités de l’évolution de la société, que pour des raisons purement pédagogiques. Cependant, ce changement porte les germes d’une véritable révolution pédagogique où les structures traditionnellement figées d’espace-temps-hiérarchie vont exploser. L’argument principal qui plaide pour ce changement est bien entendu économique ; il faut être conscient toutefois que les tarifs de l’enseignement à distance restent encore aujourd’hui à la hauteur de ceux de l’enseignement traditionnel, les économies de masse permettant de rentabiliser un investissement initial supérieur, à tous points de vue, à celui de l’enseignement traditionnel, n’étant pas encore atteintes. Cela changera radicalement dans la phase de massification de cette technologie, qui pourrait intervenir après une période de transition de quelques années.
Il reste bien entendu de nombreux challenges à affronter :
- l’utilisation des différentes technologies dans les proportions et usages appropriés,
- la question de l’évaluation des enseignés et des enseignants,
- la question de la propriété intellectuelle des contenus,
- et, le plus important goulot d’étranglement : la formation (en particulier celle des enseignants) à une utilisation maîtrisée de ces outils nouveaux.
Le nombre de termes et expressions différents qui sont utilisés autour des concepts d’éducation à distance ou d’enseignement virtuel justifie un travail sémantique pour classifier, éviter les malentendus et distinguer les grands axes historiques et prospectifs.
Le concept d’université virtuelle est aujourd’hui le plus répandu. Il répond au besoin des universités traditionnelles d’offrir de nouveaux services, de trouver de nouveaux modes de relation avec les apprenants.
Le concept d’Université virtuelle
Les ingrédients de la réussite :
- l’utilisation des NTIC et une combinaison en "juste proportion" des différents outils technologiques dans la perspective d’un changement radical de l’équation du coût de l’enseignement ;
- une pédagogie qui accompagne le nouveau paradigme technologique et permet :
- un apprentissage asynchrone,
- une nouvelle relation entre les acteurs,
- une formation continue ;
l’université virtuelle se trouve à l’intersection de trois espaces :
Dans l’espace des possibilités, nous pouvons distinguer une révolution économique démocratisante de l’éducation et la tendance à la disparition de la segmentation des formes d’éducation (primaire, secondaire, universitaire, pour adultes, professionnelle, finalement continue).
Dans l’espace des technologies, les NTIC occupent une place au sommet de la hiérarchie, mais il est bon de comprendre que si ces technologies ne sont pas appliquées avec les pédagogies appropriées, elles n’apporteront rien d’autre à l’éducation que confusion et erreur d’objectifs. Par contre, si elles sont maîtrisées, le changement de paradigme qui les accompagne permettra une véritable révolution pédagogique marquée en premier lieu par l’abandon de la forme verticale de formation (transfert vertical de connaissances) au profit d’une forme en anneau où l’enseignant se transforme en facilitateur d’un processus centré sur l’enseigné et sa capacité de découvrir les connaissances à son propre rythme et en collaboration avec les autres enseignés et les facilitateurs. En deuxième lieu, cette nouvelle forme de pédagogie va libérer les contraintes d’espace et de temps, grâce à un mode de fonctionnement asynchrone. En perdant sa verticalité, l’apprentissage devient un processus de collaboration et de partenariats entre différents groupes.
L’espace des pédagogies est en pleine transformation. Certains apports récents ont été disqualifiés, d’une certaine manière, par les changements technologiques et une révision des concepts entre moyens et objectifs est en cours. Le grand défi est de concevoir une nouvelle pédagogie qui s’appuie sur les moyens technologiques et les transcende, sans pour autant prendre un point de vue de technologue ou de mythification des technologies. Le défi apparaît moins contradictoire quand les aspects sociologiques qui accompagnent la révolution technologique sont mis en avant.
Cette discipline, après plusieurs années de progrès lents et difficiles, est rentrée dans une phase de " poussée technologique " (technology push) qui pourrait entrer en maturité dans moins de 2 ans et permettre une nouvelle phase de " conduite de marché global " (global market driven) qui verra, dans moins de 5 ans, accroître significativement les parts de marché. Nous sommes, par analogie, dans la situation dans laquelle se trouvait le phénomène Internet en 1992, dans une période de transition de 2/3 ans qui sera suivie par une période de forte expansion.
Les trois éléments clefs de la " poussée technologique" sont :
1) Le changement pédagogique nécessaire, en particulier dans la relation étudiant-professeur et la relation étudiant-étudiant.
2) Les ingrédients clefs pour le changement pédagogique : la recherche de l’interactivité et la proactivité du groupe (collaboration).
3) La détermination de la proportion judicieuse des moyens technologiques.
Ensuite, sur les bases obtenues, le marché commencera à orienter les choix dans plusieurs directions non nécessairement cohérentes :
- l’apparition de propositions académiques globales et à distance dans les principales langues (anglais, espagnol, français, suivis par les langues orientales et asiatiques), en compétition sur le marché global de l’éducation avec une réduction progressive et sensible des coûts par la massification ;
- l’apparition d’un " bazar " de l’éducation globale au tout venant où la démarche purement mercantile et la question de la propriété intellectuelle deviendront critiques, à moins que l’évolution de l’Internet dans les cinq prochaines années commence à apporter des lignes de solutions.
Quelques projets d’université virtuelle
En général
Il n’existe aucun projet qui a pu atteindre la quintessence sur tous les aspects concernant l’université virtuelle (niveau technologique, panoplie en proportion adéquate des moyens technologiques, niveau pédagogique, vision socioculturelle, vision économique, vision géopolitique, vision stratégique). Certains projets présentent un niveau très avancé sur certains des aspects mais le plus souvent des lacunes sont constatées sur d’autres paramètres essentiels de l’éducation à distance basée sur les NTIC. Les projets les plus prometteurs sont ceux qui s’appuient sur une infrastructure et un travail historique et qui ont su suivre les progrès de la technologie (UK Open University, projets Canadiens...).
Il faut d’abord distinguer les projets d’université virtuelle des projets qui prétendent servir les projets d’université virtuelle. Les seconds que nous qualifions de "méta-projets" peuvent se trouver dans plusieurs lignes différentes :
- création d’infrastructures (télécom et/ou logiciels) ; exemples : INTERNET2, les projets des grands constructeurs ou des projets commerciaux,
- création de contenus transportables,
- création de structures de coopération.
Nous noterons le projet de l’union internationale des télécommunications GTU/GTTI (Global Telecommunication University/ Global Telecommunication Training Institute) dont le centre de formation virtuel (VTC : Virtual Training Center) offre des enseignements de courtes durées.
Par ailleurs, l’Unesco ouvre à Lomé au Togo une chaire UNITWIN sur la formation ouverte et à distance.
Les méta-projets internationaux
Internet-2
La National Science Foundation, qui a soutenu le squelette international de télécommunication de l’Internet pendant de longues années, a suspendu son effort en 1993 pour laisser la place à l’Internet commercial. Après trois années de discours sur l’importance de laisser le marché prendre le relais du développement avancé, le projet Internet-II marque le retour de l’initiative universitaire et, définitivement, il s’agit d’organiser la bande passante pour permettre l’éducation à distance. Les européens avec DANTE, en particulier, ont des projets analogues, mais peut-être moins déterminés dans leurs objectifs vers la construction de l’infrastructure de l’enseignement à distance.
Worldspace
Ce réseau de satellites géostationnaires pour la radio numérique est en cours de construction. Il couvrira dès 1999 l’ensemble des pays à économie émergente (en Afrique, Asie, Amérique centrale et latine) soit plus de 4 milliards d’habitants. 10% des canaux seront consacrés à l’éducation et à la formation, ce qui en fera l’instrument éducatif le plus puissant au service des pays en développement. Les responsables de l’enseignement supérieur des pays concernés seront invités à participer à la définition et à la mise en place de programmes appropriés, à aider au développement de méthodologies adaptées à cette nouvelle technologie numérique, à en tirer parti dans tous leurs domaines de compétence, notamment celui de la formation des maîtres.
En Amérique Latine
L’Amérique latine connaît un certain nombre d’expériences que l’on peut regrouper en quatre catégories principales :
a) quelques projets nationaux ou régionaux à forte orientation pédagogique, mais qui connaissent de sérieuses difficultés à suivre les progrès des technologies et à les appliquer (UNA, CREAD...) ;
b) des projets à investissements importants au niveau des technologies et une capacité stratégique notable pour une implantation régionale, compensés par une relative faiblesse au niveau du complexe recherche, vision socioculturelle et intégration régionale (UV/ITESM, projets chiliens) ;
c) plusieurs initiatives (en particulier en Argentine) avec une vision sociopolitique notable mais qui manquent de moyens pour avoir un impact régional notable (Lund, Fasta, Cediproae...) et restent des initiatives ponctuelles ;
d) le projet d’université virtuelle de Monterey (Mexique), quoique présentant des lacunes au niveau des aspects socioculturels et géopolitiques, démontre que l’avance au niveau des investissements initiaux et du contrôle technologique peut s’avérer essentielle dans la régionalisation/mondialisation des marchés de l’éducation.
Le projet de la Banque mondiale à destination de l’Afrique (AVU)
Il s’agit d’un ensemble d’enseignements de disciplines scientifiques aux niveaux des premiers et deuxièmes cycles universitaires, ainsi que de modules de formation continue, commun à de nombreux pays et mis à la disposition des pays africains moyennant un certain coût. Ce projet utilise les NTIC, en particulier la diffusion satellitaire à partir des Etats-Unis via INTELSAT 515. Les programmes d’enseignement sont répartis en trois sous-ensembles, anglophone, lusophone et francophone. Pour la partie francophone, la Banque mondiale a sollicité la France, la Belgique et la Suisse dans un premier temps. Une expérience pilote est en cours.
En Europe
Deux exemples :
Le premier, l’Institut pour l’application des technologies de l’information à l’éducation créé par l’Unesco et le gouvernement de la Fédération russe à Moscou en février 1997 à l’issue du congrès international " Education et informatique ". Son objectif principal est très ambitieux, élaborer un modèle d'éducation permanente mondiale pour tous.
Le second est suisse, il a pour objectif de :
"Promouvoir le passage à la société de l’information, le groupe FU.NT propose la création d’un campus virtuel suisse. Selon ce concept, les hautes écoles devraient, d’une part, être encouragées à repenser certains de leurs cours pour qu’ils soient accessibles sous forme électronique et, d’autre part, être invitées à permettre à leurs propres étudiants d’acquérir des crédits à travers le réseau en suivant des cours dont la qualité devra être garantie par un processus d’accréditation."
Pour la période 2000-2003, des actions combinées des hautes écoles, de la Confédération et des cantons, devraient permettre d’atteindre des objectifs importants, tels que l’amélioration de la qualité de l’expérience éducative pour l’étudiant, la transformation de l’enseignement universitaire, des possibilités nouvelles d’accès à l’enseignement supérieur - indépendantes des contraintes de temps et d’espace -, une réduction des coûts, du moins par étudiant, et une offre améliorée de formation continue.
N’oublions pas l’Open University UK, le "leader" historique européen dans le champ.
En Amérique du nord
Penn State University: la référence historique américaine.
Le campus virtuel de l’Université de Stanford.
Simon Fraser University, British Columbia, un des importants projets canadiens.
Au Canada, se crée d'un réseau national d'enseignement universitaire en français qui, via Internet et la vidéoconférence interactive, doit relier leurs douze établissements et rassembler tous les programmes qu'ils proposent dans le but d'offrir aux jeunes francophones un éventail d'études en français aussi large que possible. Locomotive de ce projet : l'Université d'Ottawa. Cette vitrine du bilinguisme officiel, située dans la province où vivent la moitié des francophones hors Québec (l'Ontario), dispose d'une palette de programmes très riche.
Depuis déjà cinq ans, elle anime également un réseau de formation à distance qui s'étend dans toute la province. Les UFHQ de l'Est canadien, plutôt bien équipées, ont, elles aussi, déjà offert et reçu des cours à distance.
Le projet francophone de l’AUPELF-UREF
L’université virtuelle francophone, étant donné la nature même du concept, ne peut se concevoir comme un autre projet d’université virtuelle mais plutôt comme un méta-projet, une sorte de "méta-université virtuelle francophone" qui pourrait, selon les moyens disponibles et les options stratégiques définies, apporter du soutien aux universités francophones existantes :
. en terme d’infrastructure d’éducation à distance à leur disposition,
. en terme de conseil et assistance pour la création des structures requises,
. en terme de contenus pédagogiques partagés dans le monde francophone,
. en terme de moyens techniques et humains pour faciliter la confection de contenus pédagogiques en réseau.
En plus d’une gestion optimale de l’équation moyens/objectifs, les défis principaux du projet francophone sont :
- diversité régionale,
- co-développement,
- excellence scientifique,
- propriété intellectuelle,
- portabilité des contenus pédagogiques.
Les changements éducatifs
Les indices de l’imminence d’un changement de paradigme pour l’éducation sont détectables. L’éducation passe par trois modèles successifs :
Table des trois modèles éducatifs
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MODELE |
CENTRAGE |
ROLE DE L’ETUDIANT |
TECHNOLOGIE |
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Traditionnel |
Professeur |
passif |
Tableau/TV/Radio |
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Information |
Etudiant |
actif |
PC |
|
Connaissance |
Groupe |
adaptatif |
PC + réseau |
Les conditions sont maintenant mûres pour un modèle basé sur la connaissance.
Les technologies (principalement les NTIC) jouent un rôle clef dans ce changement de paradigme.
Les facteurs clefs du changement de paradigme sont les suivants :
Table des facteurs clefs du changement de paradigme
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FACTEUR |
EVOLUTION |
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Temps |
Le facteur temps ne va plus être une contrainte, l’enseignement asynchrone libère l’étudiant des impératifs de temps. |
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Espace |
Le facteur distance ne va plus être une contrainte, l’étudiant peut participer à l’enseignement sans avoir besoin d’être présent dans l’espace physique universitaire. |
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Coût |
L’investissement pédagogique pour l’enseignement à distance moderne est certainement plus important que celui du modèle traditionnel, que cela soit l’investissement initial ou celui lié à la livraison de l’enseignement. Mais deux facteurs vont diminuer le coût global dans des facteurs d’échelle : 1) la réduction des besoins en surfaces et locaux, 2) l’augmentation sensible de la taille de la classe virtuelle. |
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Relations |
La relation traditionnellement verticale entre enseignants et enseignés va évoluer vers un modèle plus horizontal où l’enseignant se transforme en facilitateur, expert, collègue et où l’apprenant devient naturellement actif. Dans cette évolution des rôles, le groupe prend de l’importance en tant qu’espace de consultation, concertation et collaboration. Par ce mécanisme, l’enseignement est "reçu" par l’individu dans l’interaction avec un groupe où les enseignants ne sont qu’un des éléments. Il s’agit d’une redéfinition complète des rôles, où le dynamisme des rôles exige un étudiant adaptatif. |
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Information/ connaissance |
Le transfert de connaissances n’est plus l’objet premier de l’éducation, l’enseigné doit apprendre à acquérir de l’information, au fur et à mesure de ses besoins, l’évaluer et la transformer en connaissance à travers le processus relationnel. |
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Marché |
En libérant les facteurs espace et temps, l’éducation s’ouvre au marché global où la langue va devenir une des contraintes principales de l’expansion. |
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Concurrence Collaboration |
La globalisation du marché de l’éducation et l’apparition d’entités nouvelles, placées délibérément dans l’espace commercial, va intensifier la concurrence entre les entreprises de l’éducation. Parallèlement, la collaboration et les alliances stratégiques vont s’imposer comme les réponses adaptées aux changements de la part des universités. |
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Evaluation |
Les concepts traditionnels d’évaluation des enseignés sur la base de résultats (examens) devront s’adapter à des méthodes nouvelles où l’évaluation du processus prendra une plus grande importance, permettant ainsi d’échapper à la mesure des connaissances assimilées et d’intégrer des facteurs plus sensibles à l’équation du nouveau professionnel : capacité de recherche, d’adaptation, de communication, de collaboration... |
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Type |
La distinction des types d’éducation (primaire, secondaire, technique, universitaire, professionnelle) va perdre de l’importance au profit d’un enseignement continu. |
Dans cette évolution, la distinction entre éducation "présentielle" et à distance s’estompera et les concepts exposés s’appliqueront également aux formes "locales" d’enseignement.
L’arrivée de ce nouveau paradigme dans les années à venir pose la question de la préparation du corps enseignant à ces changements radicaux. L’enseignement à distance par architecture est beaucoup plus exigeant sur la capacité de l’enseignant. Le "nouvel enseignant" devra maîtriser ce nouvel environnement des NTIC, être prêt psychologiquement pour un changement radical de rôle, tout en renforçant et actualisant son savoir dans la discipline.
Un apprentissage approprié des NTIC, qui fournirait une vision intégrale de la discipline avec l’accent sur "la culture de l’information" est un élément clef dans le succès de la préparation des enseignants.
Il permetta d’accompagner l’aspect psychologique et de fournir les moyens de sécuriser l’enseignant en ce qui concerne son actualisation (soit parce qu’il pourra utiliser l’outil pour ce faire, soit plus simplement parce qu’une meilleure conscience de la pléthore et de l’obsolescence des connaissances diminuera son appréhension).
Le nouvel enseignant sort de l’isolement de la classe et reçoit un soutien logistique important qu’il lui appartient de savoir coordonner et utiliser : pour l’audiovisuel comme pour le www, des spécialistes de la production doivent être à sa disposition pour qu’il puisse obtenir un résultat de qualité quant à la forme et se concentrer sur le fond, c’est-à-dire sur le contenu pédagogique.
La prise de conscience de la part des responsables universitaires de la nécessité d’apporter un ensemble de fonctions de soutien aux enseignants est un élément clef dans le succès de la production de l’enseignement.
En ce qui concerne le déroulement optimal de la classe virtuelle et l’émergence du travail d’apprentissage en groupe, qui représente le foyer créatif de la nouvelle modalité, la gestion de la communauté virtuelle reliant les enseignants et enseignés est l’élément critique. Notre approche des expériences menées révèle une sérieuse sous-estimation de cet aspect ayant pour conséquence de graves perturbations dans le processus. Pourtant, c’est un des éléments les moins importants au niveau de l’équation économique.
Il convient d’apporter une attention extrême aux méthodes, procédures et logiciels qui vont sous tendre la communication de groupe. Plus que n’importe quel autre élément logistique, cet élément est la clef dans le succès de la dynamique de la classe virtuelle alors qu’il représente un des investissements les moins importants.
La production de multimédias interactifs comme outils individuels d’apprentissage complémentaires aux outils basés sur le réseau semble pour le moment réservée à des entreprises et les universités à distance s’y appliquent avec lenteur. Il n’y a pourtant pas de raison économique fondamentale à cela. L’observation de sites éducatifs basé sur www avec d’excellents modèles graphiques mais avec des délais de réponse tout à fait excessifs pour servir d’outil éducatif plaide en faveur de la production de cédéroms (cd rom) interactifs et pour la mise œuvre rapide d’intranets.
Par ailleurs, l’émergence de la Radio numérique (DAB) permet de fonder de nouveaux espoirs sur la massification de la diffusion du savoir à moindre coût et dans des conditions acceptables. Cette technologie est particulièrement bien adaptée aux pays en développement.
L’Unesco recommande la création de " gabarits de création " pour les didacticiels. Ainsi quel que soit la région du monde , les fournisseurs de contenus de cours pourront proposer des programmes dans la langue de leur choix. Un recueil d’exemples de bonnes pratiques dans l’usage des didactiques liées aux NTIC sera remis à chaque producteur. Cette action devrait permettre aux pays du sud de développer rapidement un enseignement ouvert et à distance de bonne qualité.
L’information, les médiathèque virtuelles, les bibliothèques numériques
L’information se mondialise, elle devient un marché incontournable avec les lois rigoureuses qui encadrent le marché. Il devient nécessaire de défendre la liberté d’accès à l’information sous la forme d’un service public universel à destination, en particulier, du secteur recherche-éducation. Un effort important de mise en ligne de la littérature informelle, rapports, thèses devient prioritaire. Il en va de même pour les logiciels libres de droit conçus selon la logique des groupes de production, nous citerons à titre d’exemple le système d’exploitation LINUX et le logiciel documentaire CDS-ISIS.
Un point important pour la défense du pluralisme culturel est le multilinguisme à opposer à un monolinguisme de l’information. Il conviendra de mettre rapidement en œuvre des outils de traduction automatique.
L’ objectif des médiathèques virtuelles et des bibliothèques électroniques est de donner à tout scientifique, chercheur, enseignant, étudiant, un espace virtuel d’informations lui permettant d’accéder à l’ensemble des produits nécessaires à son éducation, sa formation, ses travaux de recherche.
Le concept repose sur la mise à disposition d’un ensemble de services non contingentés par la distance ou le temps. Les produits offerts peuvent être de plusieurs types :
Les bases d’information et les répertoires :
Des annuaires d’enseignants et de chercheurs, des annuaires d’établissements et de formations sont complétés par des bases d’informations spécialisées, répertoires de thèses et de littérature grise, ainsi que toutes les bases de données disponibles en Francophonie. Ces bases traitent tous les domaines de la science, de l’économie, des techniques et de la presse.
Les bases de connaissances :
De nombreuses bases de connaissance sont structurées et disponibles, mais éparpillées dans le monde. Il s’agit de les identifier, de les localiser afin de les mettre à la disposition du monde scientifique.
Les diffusions sélectives d’information (DSI)
Les étudiants ayant à préparer un mémoire peuvent bénéficier du programme de DSI. Ce programme permet, après analyse du besoin, d’offrir à chaque utilisateur un profil de diffusion d’information, actualisée ou rétrospective, de sa recherche.
Les ouvrages et revues en texte intégral
Un certain nombres de livres scientifiques et de revues sont numérisés ou en voie de l’être, ils doivent être mis gratuitement à la disposition des universités.
Les notes de recherche, les notes de lecture et les fiches techniques
Nécessaires à l’actualisation des connaissances et au développement, ces documents issus de la littérature informelle sont nombreux et souvent inexploités. Leur compilation après validation devrait permettre une meilleure circulation des travaux de recherche.
Les thèses et mémoires
L’objectif est de faire connaître et de diffuser l’immensité du savoir contenu dans ces documents, qui ne sont que très rarement édités. Les chercheurs pourront ainsi, après repérage dans des banques de données des thèses en partie réalisées, acquérir les documents dans leur totalité ou partiellement. Un chantier mondial de numérisation doit être engagé rapidement.
Le fonds de documents écrits pourra être édité à distance. La télé-édition est une manière de diffuser un document à la demande sans assumer des coûts d’impression et de transport.
Les logiciels et interfaces
Une multitude de logiciels, graticiels ou partagiciels, créés souvent par des universitaires, sont disponibles sur les réseaux selon les règles d’acquisition propres à ce type d’outils. Il s’agira, dans un premier temps, de réaliser un inventaire et une analyse des produits scientifiques.
Les didacticiels
Ces didacticiels ont plusieurs fonctions : une fonction d’aide à l’apprentissage, une fonction de simulation, une fonction d’évaluation.
Former les acteurs
Un des freins majeurs à la pénétration des NTIC dans l’enseignement supérieur est le facteur humain. Avant toute action technologique, il est nécessaire de définir des programmes de formation à différents niveaux et à destination de publics différenciés.
Il faut envisager la formation des techniciens et ingénieurs, supports des technologies au sein des établissement d’enseignement et de recherche, la formation des enseignants, la formation des décideurs. Cette dernière est la condition nécessaire à l’entrée des NTIC dans le monde scientifique. Il est fondamental de convaincre les autorités politiques, institutionnelles du bien fondé de ces technologies comme facteur de développement et de modernité.
L'un des axes de développement est la formation de formateurs sur les NTIC et en utilisant les NTIC.
À travers la formation de spécialistes, trois objectifs sont envisageables :
De la théorie à la pratique
Le principe de l'atelier est la formation, par la pratique, de techniciens dans un domaine de mise en œuvre des NTIC.
Définir des actions à valeur ajoutée
Par l'action de formation, les ateliers régionaux contribuent :
au renforcement du tissu relationnel et technique régional.
Par l’intégration de stagiaires issus d'autres régions, ils contribuent :
Le troisième public est celui des enseignants qui devront intégrer les NTIC dans leur pratique professionnelle à venir. Etant un des facteurs de la redéfinition du rôle de l’enseignant, ces technologies devront être appréhendées avant toute forme d’implantation, faute de quoi elle seront vouées à l’échec. Les pays du nord ont depuis longtemps mis en place des politiques nationales de formation du corps enseignant aux NTIC, ce n’est pas toujours le cas pour les pays du sud qui risquent d’accumuler un retard important, facteur de l’accroissement du déséquilibre nord-sud.
Une action durable
Les ateliers de formation doivent répondre à l'attente du monde universitaire pour l'aider à maîtriser les NTIC. Il est nécessaire pour cela de dépasser le strict cadre technique pour s'inscrire dans un plus vaste plan de développement durable. Ces formations doivent attacher autant d'importance au fond qu'à la forme et se doivent d'expliquer le rôle et la mission des formateurs pour créer un véritable climat de coopération technique et culturelle.Ces formations doivent s’appuyer sur des conférences et des études de cas, elles prennent la forme de formation/action.
Les dangers
Différents éléments sont à prendre en compte dans l’introduction des NTIC au sein de l’Enseignement supérieur. Cette introduction n’est pas sans danger. Le déséquilibre économique entre les pays du nord et les pays du sud disqualifie ces derniers. Plusieurs facteurs déterminent ce déséquilibre :
- les universités ne disposent pas toutes de la connexion au forfait, il est paradoxal que les pays les plus pauvres sont ceux où le coût des télécommunication est le plus élevé, les ordinateurs sont encore chers et fortement taxés dans ces pays bien qu’une politique incitative des états commence à apparaître,
- une reconfiguration de l’université dont les contours sont encore mal définis et mal compris,
- le risque d’une uniformisation culturelle si la diversité n’est pas assurée, en particulier la diversité linguistique,
- le décalage entre le monde de l’université et le monde industriel,
- le risque de déqualification des enseignants qui ne pourront ou ne voudront pas prendre le virage,
- un impérialisme technologique de fait avec le risque d’un impérialisme culturel si, seule une partie du monde est productrice de contenus et l’autre consommatrice.
Conclusion
L’Université est aujourd’hui à même de relever le défi des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Pour ce faire, elle doit entamer un processus de travail collaboratif dans lequel les pays les moins avancés auront une place importante. L’excellence scientifique des pays industrialisés devra irriguer les pays les plus pauvres dans une logique de co-développement. Le risque d’une infopauvreté est un des freins au développement. Il est donc fondamental que l'Université soit l’émetteur prépondérant de la circulation du savoir au service d’une intelligence collective. Dans une perspective de " savoir transnational ", elle devra prendre en compte la validation des acquis et la diplômation dont les modalités devront évoluer.
Dans sa reconfiguration, l'université devra désormais fonctionner selon deux modes mettant en complémentarité la dimension traditionnelle et l’apport des nouvelles technologies.
Idées clés pour des stratégies d’action
La problématique
Partant du constat que l’arrivée massive des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans toutes les activités de nos sociétés est un fait incontournable, il devient vital pour le domaine de l’éducation et de la formation de bénéficier rapidement et préférentiellement de l’apport de ces NTIC. Celles-ci amèneront une révolution pédagogique dont le fondement sera économique, culturel et social. Par ailleurs, dans le cadre de la mondialisation, la formation devient un marché, il convient donc d’aborder cette problématique en prenant en compte :
- l’utilisation des NTIC dans une combinaison en "juste proportion" des différents outils technologiques dans la perspective d’un changement radical de l’équation du coût de l’enseignement ;
- la pédagogie qui accompagnera le nouveau paradigme technologique et permettra :
- un apprentissage asynchrone,
- une nouvelle relation entre les acteurs,
- une formation continue tout au long de la vie ;
- une vision participative de l’acte de formation ;
Les conditions de la réussite :
Dans le futur proche, les nouvelles formes de transmission des savoirs auront à intégrer à leur dynamique :
- la reconnaissance de la diversité régionale,
- le co-développement,
- l’excellence scientifique,
- la propriété intellectuelle,
- la portabilité des contenus pédagogiques,
- l’approche qualité.
Le nouvel enseignant, médiateur du savoir, doit donc être placé dans un environnement logistique efficace, lui permettant de se concentrer sur l’expertise des apprentissages des contenus scientifiques de sa discipline. Cette notion doit être parfaitement prise en compte par les responsables universitaires pour assurer le succès de la production d’enseignement. La gestion de la communauté virtuelle doit reposer sur une logistique forte portant sur les méthodes, les procédures et logiciels facilitatrice de la transmission des savoirs et de la relation entre acteurs.
Actions
Il convient donc de sensibiliser rapidement les décideurs et de former les acteurs à la pratique de ces nouvelles technologies et à leur usage dans l’acte de transmission des connaissances. Il convient également de définir en commun des outils logiciels de type " gabarits ", libres, facilement appropriables par la communauté scientifique universitaire et de mener une réflexion commune sur la définition d’actes de recherche liés à cette nouvelle problématique.
Enfin, il faut agir sur les institutions pour que le nouveau rôle de l’enseignant soit pris en compte et reconnu par les différentes tutelles administratives.