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Dossier d'information sur l' Education pour tous

Eduquer les filles et les femmes
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Pourquoi un traitement particulier des filles et des femmes ?

Bien que l 'éducation soit un droit universel,les filles et les femmes sont loin d 'avoir, dans ce domaine, le statut des garçons et des hommes. Sur les 110 millions d 'enfants non scolarisés dans le monde, deux sur trois sont des filles, et dans le primaire, les filles sont 42 millions de moins que les garçons. En outre, lorsqu 'elles accèdent à l 'éducation primaire, les filles ont beaucoup moins de chances de poursuivre leurs études jusqu 'au bout. Quant aux filles qui n 'y ont pas eu accès, elles deviennent en grandissant ces femmes qui forment les deux tiers des 875 millions d 'adultes analphabètes dans le monde.

C 'est en Afrique subsaharienne, en Asie du sud, au Moyen-Orient et en Afrique du nord que se trouvent les disparités garçons-filles les plus criantes. En Asie du sud, une fillette de six ans passe généralement six années sur les bancs de l 'école, mais un garçon y reste neuf. La vie à la campagne creuse cet écart :une fille des régions rurales risque trois fois plus d 'abandonner ses études qu 'un garçon vivant en ville.

Pourtant l 'école est non seulement l 'un des droits fondamentaux des filles, mais un moyen efficace d 'engendrer une croissance économique plus soutenue et un mieux-être social. Les filles qui ont été scolarisées se marient plus tard, ont moins d 'enfants, elles se nourrissent et s 'occupent mieux d 'elles-mêmes et de leur famille. Leur taux de survie est plus élevé, et leurs filles ont plus de chances d 'être scolarisées. Les recherches ont démontré que les femmes yant étudié travaillent mieux que celles qui sont restées chez elles :c 'est le cas, par exemple, dans l 'agriculture.

Qu 'est-ce qui empêche les filles d 'aller à l 'école ?

Les raisons sont souvent à chercher dans la pauvreté, ou les croyances et pratiques traditionnelles. Dans certaines cultures ,l 'éducation des filles est considérée comme moins importante que celle des garçons ;le rôle des femmes reste lié au mariage et à la procréation, et on préfère employer les filles aux tâches ménagères et à la garde d 'autres enfants plutôt que de les envoyer à l 'école. Il arrive que les parents retirent leurs filles de l 'école à la puberté par crainte de harcèlement sexuel de la part d 'un élève ou de l 'enseignant, ou d 'une grossesse non désirée, ou encore à cause d 'un mariage précoce. Les filles ayant dépassé l 'âge scolaire se voient bien souvent refuser l 'accès du système formel. Les coûts éducatifs, tels que droits de scolarité, uniformes et manuels, découragent souvent les parents de scolariser leurs filles. Une fille qui étudie au lieu de travailler constitue un manque à gagner pour certains parents.

Et lorsqu 'elles sont envoyées à l 'école, nombreuses sont les filles qui restent à la traîne du fait de la qualité médiocre de l 'enseignement dispensé, de la discrimination dont elles sont l 'objet, des stéréotypes présidant au choix des disciplines et des matériels d 'enseignement, ou encore des préjugés enracinés dans les méthodes d 'enseignement et les comportements des enseignants .L 'endettement national, ou la faible priorité budgétaire accordée à l 'éducation,
ont parfois pour corollaire un nombre réduit de places dans les écoles ou des équipements insuffisants, qui sont autant de facteurs d 'exclusion pour les filles.

2005 et 2015 :deux échéances

Le Forum mondial sur l 'éducation s 'est fixé pour objectif d 'éliminer toute disparité sexuelle dans l 'éducation primaire et secondaire d 'ici 2005,d 'instaurer l 'égalité dans ce domaine d 'ici 2015 et de faire en sorte que les filles ne voient plus bafoué leur droit à l 'éducation. A cette
fin, le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a lancé à Dakar un programme-phare décennal, l 'Initiative des Nations Unies pour l 'éducation des filles (UNGEI).

Qu 'est-ce que l 'UNGEI ?

L 'UNGEI est un partenariat réunissant treize entités des Nations Unies visant à aider les gouvernements, conformément à leur engagement, à garantir à toutes les filles une éducation de qualité. Conduite par l 'UNICEF,cette initiative associe également les agences d 'aide bilatérales, a société civile, les ONG,le secteur privé et les gouvernements. Ses cinq objectifs stratégiques visent à :

-susciter des engagements en matière de politiques et de ressources en faveur de l 'éducation des filles ;
- mettre fin aux disparités en matière de participation et d 'achèvement des études ;
- éliminer la discrimination sexuelle au sein des systèmes éducatifs ;
- soutenir l 'éducation des filles dans les régions en guerre ou en reconstruction et les régions frappées par des catastrophes naturelles ou des chocs extérieurs ;
- éliminer la discrimination sociale et culturelle limitant la demande de scolarisation des filles.

Des activités de coopération sont menées dans plus de 70 pays. Ainsi, le ministre de l 'éducation égyptien s 'est engagé à collaborer avec l 'UNGEI pour combler l 'écart entre les sexes dans l 'éducation de base, à commencer par deux projets pilotes destinés notamment aux enfants non scolarisés.

Au Népal, où le taux de scolarisation des filles est inférieur de 19 %à celui des garçons, une nouvelle initiative visant à promouvoir l 'éducation des filles s 'appuie sur l 'éducation sanitaire, les écoles communautaires et le renforcement de la formation des femmes enseignantes. D 'autres initiatives consistent à assurer l 'accès à l 'éducation des filles qui sont enfants de travailleurs forcés.

Au Malawi ,les interventions visent à enrayer l 'augmentation du taux d 'abandon chez les filles, à encourager la participation des jeunes, à développer la révention du VIH/sida, et à promouvoir la formation professionnelle et les compétences cognitives et psychosociales des adolescentes.

Existe-t-il d 'autres approches ?

Tout en soutenant les composantes scolaires de l 'UNGEI,d 'autres organisations comme la Banque mondiale, le Programme alimentaire mondial et certaines agences bilatérales s 'attaquent au problème des femmes et des filles non scolarisées. Ainsi ,l 'UNESCO aide de nombreux pays à accueillir les filles en éveloppant l 'éducation non formelle et en jetant des ponts entre le système scolaire et les projets non formels. On offre ainsi une seconde chance aux filles qui ont abandonné leurs études, avec la possibilité de réintégrer le système formel. L 'UNESCO mène également des opérations de sensibilisation auprès des gouvernements. Son "Document de travail sur l 'égalité des sexes dans l 'éducation de base :un cadre stratégique " offre aux pays des principes directeurs en matière d 'équité éducative.


Partenaires de l 'UNGEI

UNICEF (organisation dirigeante)
Division du programme/Section de l 'éducation www.unicef.org
DGO (Development Group Office) www.undg.org
Bureau international du travail (BIT) www.ilo.org
Banque mondiale www.worldbank.org
ONUSIDA www.unaids.org
DAES (Département des affaires économiques et sociales)des Nations Unies www.un.org/esa/desa.htm
UNESCO www.unesco.org
FNUAP (Fonds des Nations Unies pour les activités de population) www.unfpa.org
UNHCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) www.unhcr.org
UNIFEM (Fonds de développement des Nations Unies pour la femme)www.undp.org/unifem
PAM (Programme alimentaire mondial) www.wfp.org
PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) www.undp.org
OMS (Organisation mondiale de la santé) www.who.int