6. Mobilisation
de ressources à l'appui de l'EPT
Réaliser l'objectif
ambitieux mais pressant de l'Education pour tous exigera
l'investissement de nouvelles ressources financières
d'un montant considérable. Une proportion notable
du financement doit venir des pays eux-mêmes au moyen,
par exemple, de la réaffectation de ressources et
de l'adoption de mesures efficaces par rapport à
leur coût pour atteindre les objectifs de l'EPT. Pourtant,
la plupart des pays auront besoin d'une aide extérieure
supplémentaire substantielle.
Le Cadre d'action
de Dakar demande qu'une telle assistance extérieure
soit systématiquement fournie. Aux termes du Cadre
d'action, " la communauté internationale [lancera]
une initiative mondiale visant à élaborer
les stratégies et mobiliser les ressources nécessaires
pour apporter un soutien effectif aux efforts nationaux
" (par. 11). Le Cadre d'action dit aussi " Nous
l'affirmons : aucun pays qui a pris un engagement sérieux
en faveur de l'éducation pour tous ne verra ses efforts
contrariés par le manque de ressource " (par.
10).
Vu l'importance
stratégique des initiatives nationales, le plan de
chaque pays a été considéré
comme l'élément central de l'organisation
du financement de l'EPT au niveau national. Il faut voir
dans les plans nationaux un engagement national du gouvernement,
des ONG et des bailleurs de fonds de promouvoir l'EPT. Les
programmes de développement en cours devraient être
revus pour orienter des ressources vers l'EPT. Les
lacunes doivent être identifiées dans le pays
lui-même.
Certains bailleurs
de fonds éprouvent peut-être des difficultés
à trouver des ressources supplémentaires mais
ils pourraient réaffecter des fonds à l'intérieur
de leurs propres budgets et orienter davantage leurs financements
vers l'EPT en collaboration avec les pays. Chez les bailleurs
de fonds, il faudrait mener des actions de sensibilisation
et de promotion et convaincre les dirigeants politiques
de l'importance de l'EPT.
Tendances
de l'aide internationale au développement depuis
les années 90
L'initiative
mondiale est lancée dans le contexte d'un amoindrissement
des contributions des bailleurs de fonds au développement
international.
La diminution
de l'aide
Le total des
flux nets de ressources destinées à l'aide
aux pays bénéficiaires, dont l'aide publique
au développement (APD) fait partie, a plus que doublé
pendant la période 1991-1996 (passant de 138 à
345 milliards de dollars). Il a ensuite sérieuse-ment
diminué durant la période 1996-1998 en raison
de la crise financière en Asie mais a remonté
quelque peu ces dernières années (l'estimation
pour 1999 est de 248 milliards de dollars).
L'objectif de
l'ONU selon lequel l'aide internationale au développement
doit atteindre ou dépasser 0,7 % du PNB a été
réalisé par quatre pays membres (Danemark,
Norvège, Pays-Bas et Suède) rejoints en 2000
par le Luxembourg, selon des chiffres provisoires.
En pourcentage
du PNB des pays membres de l'OCDE, l'aide accordée
par les pays membres du CAD a baissé de plus de 20
% en dollars constants, tombant de 0,33 % en 1992 à
son niveau le plus bas - 0,22 % - en 1997, avec une légère
remontée à 0,24 % en 1999. Les décaissements
réels nets au titre de l'APD (aux prix constants
de 1998) sont tombés de 60 421 mil-lions de dollars
en 1992 à 48 324 millions de dollars en 1997, pour
remonter à 55 343 millions de dollars en 1999.
Ce sont les
quatre économies les plus développées
- Allemagne, Etats-Unis, France et Japon - qui ont le plus
réduit leur aide au cours des années 90. En
revanche, le groupe des pays n'appartenant pas au G-7 a
accru son aide pendant cette même période et
de nouveaux pays moins riches ont suivi ce mouvement.
Les montants
de l'aide ont décru durant les années 90 dans
toutes les régions à l'exception de l'Europe
et de l'Asie centrale ainsi que de la région Asie
orientale et Pacifique. Dans le cas des pays les moins avancés,
la tendance a été à la baisse ces dernières
années. C'est l'Afrique subsaharienne qui a subi
la diminution la plus forte - environ d'un tiers. Certains
des plus gros fournisseurs d'aide sont responsables des
réductions les plus fortes. De plus, durant les années
90, les financements non concessionnels ont gagné
du terrain par rapport aux financements assortis de conditions
libérales.
La part
de l'éducation dans l'ensemble de l'aide
Il convient
de noter que l'éducation paraît avoir relativement
moins souffert de cette tendance générale
à la diminution de l'APD, encore qu'il soit difficile
d'obtenir des chiffres complets concernant les décaissements.
Pourtant, l'éducation continue à représenter
une faible part de l'aide au développement consentie
par les différents pays. Si l'on considère
le total des aides bilatérales accordées par
les pays membres du CAD, l'éducation semble avoir
conservé la part qui était la sienne - soit
11 % en 1989 comme en 1999. Les aides multilatérales
sont passées de 4,6 à 7,6 % durant la même
période.
La valeur absolue
des engagements bilatéraux en faveur de l'éducation
est restée pour l'essentiel inchangée de 1990
à 1999 (environ 3 980 millions de dollars aux prix
de 1998) après avoir atteint un sommet de 4 341 millions
de dollars en 1994. Pour 1997-1998, le montant de l'APD
consacrée à l'éducation de base était
de 703 millions de dollars en moyenne.
Urgence
de la situation
Etant donné
l'urgence d'atteindre les objectifs de l'EPT, cette diminution
des contributions des bailleurs de fonds est préoccupante.
De plus, les tragiques événements récents
en rapport avec le terrorisme mondial suscitent de nouvelles
inquiétudes quant à l'impact des préoccupations
de sécurité sur le finance-ment des secteurs
sociaux en général et de l'éducation
en particulier.
Les tendances
observées au cours des années 90 ainsi que
les nouvelles préoccupations de sécurité
donnent à penser qu'il faudrait mener une réflexion
innovante sur la mobilisation de ressources à l'appui
de l'EPT.
Estimations
du coût total de la réalisation de l'EPT
La Banque mondiale,
l'UNESCO et d'autres organisations s'efforcent actuellement
de calculer les ressources financières nécessaires
pour réaliser l'EPT. A cet effet, elles tentent notamment
d'établir un objectif global de financement et d'identifier
les insuffisances particulières de ressources au
niveau des pays. Des estimations ont été faites
concernant les ressources supplémentaires requises
pour mettre en place l'enseignement primaire universel d'ici
à 2015, sur la base des chiffres bruts et nets des
effectifs.
En raison des
différences de méthodologie et des disparités
des statistiques concernant la population, les effectifs
et les dépenses, les estimations faites des ressources
supplémentaires nécessaires annuellement pour
universaliser l'enseignement primaire sont variables :
- OXFAM - 8
milliards de dollars par an
- UNICEF - 9 milliards
- Banque mondiale - 13 milliards
- UNESCO/ISU - 15 milliards
Selon les données
de la Banque mondiale, 97 % du budget del'éducation
dans les pays en développement viendrait des gouvernements,
contre seulement 3 % de la communauté internationale.
Dans certains cas, la part de la communauté interna-tionale
est plus forte et considérée comme jouant
un rôle essentiel de catalyseur et de soutien.
Faisabilité
financière de l'enseignement primaire universel
En dépit
de la disparité de ces estimations, l'essentiel n'en
reste pas moins que l'enseignement primaire universel est,
sur le plan financier, chose faisable. Il requiert un effort
concerté modéré. Même l'estimation
la plus haute - 15 milliards de dollars par an - représente
moins de 0,3 % du PNB total des pays en développement,
0,06 % du PNB total des pays développés et
0,05 % du PNB mondial.
Comme la Banque
mondiale l'a noté dans un document récent
(Educating for Dynamic Economies : Accelerating Progress
Towards Education for All (EFA)), " les projections
financières montrent que dans presque tous les pays
à effectifs scolaires très faibles, une fois
le système stabilisé après que la forte
hausse initiale des effectifs se sera propagée à
tout le système (c'est-à-dire au bout d'une
dizaine d'années), les ressources nationales devraient
suffire pour pérenniser le système dans un
contexte de baisse rapide de l'aide financière extérieure."
Défis
actuels
La communauté
internationale est donc confrontée à quatre
défis majeurs :
- Accroître
radicalement le soutien à l'éducation
de base dans un contexte de renforcement du soutien au secteur
de l'éducation et, plus généralement,
de l'aide internationale au développement.
- Faire en sorte
que des flux financiers accrus, provenant
du secteur privé comme de l'APD, servent de catalyseur
à la mobilisation des ressources nationales et au
développement durable, l'attention voulue étant
accordée au rôle crucial de l'éducation
de base.
- Renforcer la cohérence des politiques et la coordination
des efforts en faveur de l'EPT aux niveaux national et inter-national.
- Faire respecter
par les gouvernements et la communauté internationale
leur engagement en faveur de l'EPT en suivant de près
les progrès réalisés vers les objectifs
et cibles de l'EPT.
Récapitulation
des progrès enregistrés en matière
de soutien financier à l'EPT
Les efforts
pour mobiliser les institutions multilatérales et
les bailleurs de fonds bilatéraux pour qu'ils soutiennent
l'EPT ont porté leurs fruits aux sommets du G-8 à
Okinawa en 2000 et Gênes en 2001, qui ont vigoureusement
approuvé la promesse faite à Dakar qu'"
aucun pays qui a pris un engagement sérieux en faveur
de l'éducation pour tous ne verra ses efforts contrariés
par le manque de ressources. "
Le Cadre d'action
de Dakar a défini six stratégies pour pro-mouvoir
l'Initiative mondiale :
1. Renforcer
le financement externe de l'éducation
Etant donné
la chute de l'aide internationale durant les années
90, les pays membres de l'OCDE, en particulier les grandespuissances
économiques, sont instamment invités à
traduire leurs engagements en actes et à fournir
une aide accrue et ciblée aux pays qui en ont le
plus besoin.
Il faut aussi
envisager un ensemble de sources différentes de mobilisation
des ressources internationales : les pays ayant précédemment
bénéficié d'une aide, les pays non-membres
de l'OCDE et les pays non-membres du CAD ; le secteur privé,
en particulier des partenariats entre le secteur des services
financiers, l'Etat et la société civile, pour
promouvoir le développement social et orienter les
financements privés et publics vers l'éducation
publique ; l'adoption par les ONG, les fondations privées
et les grandes fondations d'entreprises de méthodes
novatrices de collecte de fonds et de financement pour l'EPT.
L'aide à
l'éducation doit être accordée à
des conditions libérales spéciales eu égard
à son rôle décisif dans la lutte contre
la pauvreté et le développement durable. Les
prêts externes de toutes les grandes banques intergouvernementales
et régionales de développement doivent être
réorientées vers l'Education pour tous. Dans
le cas de la Banque mondiale, le volume des prêts
doit s'accroître, qu'il s'agisse des aides assorties
de conditions libérales consenties par l'intermédiaire
de l'Association internationale de développement
(IDA) ou des prêts non concessionnels de la Banque
internationale pour la reconstruction et le développement
(BIRD).
2. Améliorer
la prévisibilité des flux de l'aide extérieure
La prévisibilité
dépend à la fois de la volonté politique
et de procédures qui soient dictées par les
besoins des pays bénéficiaires de l'aide plutôt
que par les intérêts des pays qui la fournissent.
Elle dépend aussi de la capacité du pays bénéficiaire
d'absorber et d'utiliser les fonds conformément à
des plans et des objectifs nationalement définis.
Il faudrait examiner les conditions auxquelles l'aide est
fournie et obtenir des engagements à long terme en
faveur de l'Education pour tous de la part des gouvernements
comme des institutions internationales de financement et
d'assistance technique. Il faudrait aussi
se pencher sur les goulets d'étranglement, au niveau
national, concernant les capacités humaines et institutionnelles.
Une importante priorité est de garantir la prévisibilité
des financements s'agissant des pays les moins avancés
et de régions comme l'Afrique subsaharienne.
3. Alléger
et/ou annuler la dette pour lutter contre la pauvreté
et renforcer l'éducation de base
Il importe d'identifier des dispositifs financiers novateurs
qui puissent compléter les financements APD. L'allègement
et/ou l'annulation de la dette constituent un mécanisme
qui, avec les arrangements d'échange dette/développement,
suscite beau-coup d'intérêt au niveau international
et bénéficie d'un grand soutien politique.
L'idée de base est que cet effacement de la dette
doit se traduire par des activités de développement
social, y compris un soutien financier à l'EPT. Ces
mécanismes d'allègement de la dette doivent
être mis en oeuvre de toute urgence. Les financements
ne doivent pas être effectués en détournant
des ressources d'une APD déjà mal en point.
Il faudrait
revoir les conditions de base des dispositifs d'allègement
de la dette et veiller à ce que les critères
soient subordonnés aux objectifs de développement
social et humain.
Il faut fournir aux pays l'assistance technique nécessaire
pour qu'ils élaborent une stratégie nationale
de lutte contre la pauvreté.
4. Assurer
une coordination plus efficace des donateurs
Il faudrait que tous les acteurs assurent la cohérence
des objectifs et des stratégies, de façon
à promouvoir des processus de développement
national ne laissant de côté aucun aspect et
à garantir à l'aide internationale un impact
maximum. Le rôle moteur des gouvernements est essentiel
dans cet effort au niveau national. Les forums nationaux
sur l'EPT, ainsi que les forums sous-régionaux et
régionaux, sont eux aussi des mécanismes qui
servent à renforcer le mouvement vers les objectifs
de l'EPT. Au niveau international, le Groupe de travail
sur l'EPT et le groupe de haut niveau constituent des mécanismes
importants pour garantir la cohérence des orientations
et de la compréhension de ce mouvement. La récente
entrée de l'UNESCO dans le Groupe des Nations Unies
pour le développement vise à renforcer les
efforts que déploient les institutions du système
des Nations Unies en faveur de l'EPT.
5. Développer
les approches sectorielles
Celles-ci constituent
la meilleure solution pour remplacer ou compléter
le type de soutien fragmenté dispensé aux
projets internationaux qui a caractérisé la
coopération internationale pour le développement
durant les dernières décennies. On attend
de l'ensemble des partenaires qu'ils travaillent dans un
cadre de programmes gouvernementaux qui donne l'occasion
aux autorités nationales et aux partenaires du développement
de s'aligner sur des priorités communes. Il permettra
également aux institutions de fournir un soutien
à plus long terme en fonction d'objectifs politiques
bien définis et d'aider aux réformes par le
biais d'engagements opérationnels concertés
en conférant une plus grande autorité aux
gouvernements en matière de décisions relatives
aux ressources. Les enseignements et les meilleures pratiques
des approches sectorielles doivent être adéquatement
diffusés et partagés entre tous les acteurs.
6. Suivi
des progrès réalisés dans la poursuite
des buts et objectifs de l'EPT
Le suivi des
progrès réalisés doit incomber à
tous les partenaires aux niveaux national, régional
et international. Il doit faire partie intégrante
des plans d'EPT à tous les niveaux. Il doit être
fondé sur des indicateurs communs des produits et
des résultats couvrant tous les multiples aspects
du concept d'EPT tout en autorisant les adaptations nationales.
Il faut mettre en place des systèmes appropriés
de gestion de l'éducation et d'information à
l'échelon national, organiser des programmes de formation
en vue de la production de données de base et d'autres
données et renforcer les capacités générales
d'évaluation et de suivi de chaque pays.
Nécessité
d'une utilisation efficiente des fonds consacrés
à l'EPT
Les recherches
menées au cours de la décennie écoulée
ont aussi conclu que consacrer des fonds à l'éducation
est nécessaire mais pas suffisant pour que l'éducation
progresse. Il y a de larges disparités pour ce qui
est non seulement des dépenses publiques d'éducation
des différents pays (de 2 à 9 % du PIB) mais
aussi du résultat de ces dépenses mesuré
par le nombre moyen d'années d'études accomplies
par la population. Le Niger et Sri Lanka, par exemple, consacrent
tous deux un peu plus de 2 % de leur PIB à l'éducation
mais dans le premier pays, ceux qui fréquentent l'école
y restent moins de deux ans en moyenne, au lieu de plus
de onze ans dans le second.
Les recherches
montrent qu'un petit nombre de facteurs clés expliquent
pourquoi l'efficience des dépenses d'éducation
est si variable. Ce sont :
- L'effort d'éducation,
autrement dit le niveau des ressources nationales consacrées
à l'éducation.
- Les coûts unitaires, qui dépendent dans une
très large mesure du niveau de la rémunération
des enseignants par rapport au PIB par habitant, du rapport
élèves/maîtres et de la gouvernance.
- L'efficience des flux d'élèves, autrement
dit les redoublements et les abandons.
- Les pays qui réussissent se caractérisent
par la combinaison très positive d'un effort d'éducation
relativement élevé (les dépenses consacrées
à l'enseignement primaire y représentent en
moyenne 2 à 3 % du PIB), de coûts unitaires
raisonnables et de taux de redoublement relativement faibles.
Les pays susceptibles d'atteindre un taux de scolarisation
de 100 % mais ne réussissant pas à ce que
80 % des élèves terminent le primaire présentent
la combinaison intermédiaire mais insatisfaisante
d'un bas niveau de dépenses, de coûts unitaires
faibles et d'une qualité médiocre.
La conclusion
qui s'impose est que les pays ne peuvent espérer
généraliser à la fois l'accès
au primaire et l'achèvement par les élèves
de ce cycle (et, implicitement, l'équité entre
les sexes) que si les paramètres essentiels de leurs
systèmes éducatifs respectent des normes raisonnables
d'efficience et si leurs efforts nationaux d'investissement
dans l'éducation ne sont pas inférieurs à
ceux des autres pays.
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Les
approches sectorielles dans l'Education pour tous
Le Cadre d'action de Dakar invite tous les pays à
définir des plans d'action nationaux ou à
renforcer ceux qui existent déjà avant
2002 au plus tard. Sur la base des conclusions du
Bilan de l'EPT à l'an 2000, ces plans devraient
être élaborés en harmonie avec
les stratégies et plans de développement
nationaux visant à lutter contre la pauvreté.
L'élaboration
des plans nationaux d'EPT est pour les pays une occasion
d'améliorer la cohérence interne de
leurs politiques et stratégies sectorielles
et intersectorielles. Il faut également veiller
à ce que les plans s'articulent avec les cadres
d'actions internationaux que sont notamment le Cadre
commun d'analyse (CCA), le Plan-cadre des Nations
Unies pour l'aide au développement (UNDAF),
l'Initiative en faveur des pays pauvres très
endettés (PPTE) et les Cadres stratégiques
de lutte contre la pauvreté (CSLP).
La réussite
de l'application d'approches sectorielles dépend
d'un certain nombre de pré-requis tant au niveau
du pays que des institutions. Au niveau du pays, il
faut une planification macro-économique à
long terme, une direction gouvernementale forte et
une participation effective de la société
civile. C'est pourquoi il est souvent nécessaire
que les partenaires du développement apportent
une assistance technique soutenue aux pays pour renforcer
leurs ressources humaines et institutionnelles. Ces
approches jettent également un défi
particulier au mouvement de l'EPT en termes d'adaptation
des connaissances, de formation et d'exploitation
des expériences réussies.
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