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LA CONFERENCE DE BANGKOK SUR L'EDUCATION POUR TOUS APPELLE A PLUS DE VOLONTE POLITIQUE ET DE FINANCEMENT
Une volonté politique plus marquée et un financement renforcé de l'éducation de base dans la région Asie - Pacifique devraient être les fondements de la stratégie régionale en matière d'éducation au XXIe siècle. C'est ce qui ressort d'une conférence qui s'est tenue du 17 au 20 janvier à Bangkok pour dresser le bilan de l'éducation dans ces pays.
La Conférence régionale pour l'Asie et le Pacifique sur l'éducation pour tous a réuni 41 ministres de la région sur un total de 500 participants. Elle a pris fin jeudi avec l'adoption d'un projet de Cadre d'action qui vise à assurer un enseignement de qualité à tous les enfants, jeunes et adultes, sans discrimination entre garçons et filles, riches et pauvres, citadins et ruraux.
Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, qui s'est exprimé à la clôture de la Conférence, a déclaré qu'il était déterminé à faire de l'éducation de base " la priorité absolue de son mandat à la tête de l'UNESCO ". Il a exhorté les nations de la région Asie-Pacifique à tirer les leçons de l'évaluation des progrès en matière d'éducation qui a précédé la Conférence de Bangkok et de faire preuve de la " volonté politique nécessaire à leur poursuite ".
Le projet de plan d'action adopté hier sera l'objet de débats au niveau national avant d'être finalisé en tant que stratégie régionale d'éducation pour tous, destinée à alimenter à son tour le Cadre mondial d'action qui doit être adopté par le Forum mondial sur l'éducation, à Dakar (Sénégal) du 26 au 28 avril.
"The lack of resources is often a matter of political will, both within national governments and among international funding agencies,'' said the draft document that advised "both partners" to step up national budgets, development assistance and expedite debt relief for poor nations.
Tout en appelant gouvernements nationaux et bailleurs de fonds internationaux à fournir à l'éducation de base davantage d'appui politique à travers un financement accru, la Conférence a mis l'accent sur la nécessité d'ouvrir " un nouvel espace " à la société civile.
" Le manque de ressources est souvent question de volonté politique, tant chez les gouvernements nationaux que parmi les agences internationales de financement ", déclare le projet de document qui demande à tous ces partenaires d'augmenter les budgets nationaux consacrés à l'éducation, l'aide au développement et les mesures d'allègement de la dette des pays pauvres.
Koïchiro Matsuura a évoqué la vision de l'UNESCO qui intègre le rôle social, éthique, économique, environnemental et culturel de l'éducation. Cette approche, a-t-il déclaré, " apprécie avant tout la connaissance en tant que moyen pour l'individu d'accéder à la dignité humaine, à la conscience de soi et à l'épanouissement. Elle [···] dépasse la vision étroite de l'éducation en tant qu'instruction ou en tant que simple ensemble de compétences liées au marché du travail, incapables d'aider l'individu à répondre et à s'adapter à un environnement social et économique en mutation rapide ".
Les rapports nationaux présentés à Bangkok montrent que si davantage d'enfants sont maintenant scolarisés, une grande proportion d'entre eux abandonnent sans avoir terminé leur formation de base. Les filles et garçons des zones les plus reculées sont particulièrement concernés.
Koïchiro Matsuura a déclaré que les objectifs ne pouvaient pas être atteints en ne comptant que sur le système scolaire traditionnel car une grande proportion de la population en reste exclue. " Une éducation qui s'adresse aux plus marginalisés, qui s'engage vraiment en faveur de l'égalité entre les sexes, qui répond avec succès à la demande tant quantitative que qualitative, est le signal le plus sûr d'une société florissante ".
En écho à une proposition du projet de Cadre d'action régional, le Directeur général a souligné que les nouvelles technologies de l'information permettraient à l'éducation de se développer et de toucher plus de monde en ce nouveau siècle.
La Conférence était organisée conjointement par les cinq parrains du Forum consultatif international sur l'éducation pour tous - l'UNESCO, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et la Banque mondiale - et par la Banque asiatique de développement (BAD) et la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique (CESAP).
Elle constituait une des six conférences régionales qui vont se tenir à travers le monde pour préparer le Forum mondial sur l'éducation. Celles-ci visent à évaluer les progrès réalisés en matière d'éducation pour tous, dix ans après que la communauté internationale se soit engagée - lors de la Conférence mondiale sur l'éducation pour tous de Jomtien (Thaïlande) - à éliminer l'analphabétisme et à fournir à tous une éducation de base en l'an 2000.
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