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| Forum mondial sur l'éducation > Séances de stratégie > | |
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Forum mondial sur l'éducation
Dakar, Senegal 26-28 avril 2000
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| Réagir à l'impact du VIH/SIDA sur l'éducation de base |
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Document de présentation
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Original : anglais
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| Le VIH/SIDA représente un défi essentiel pour la viabilité des systèmes éducatifs dans de nombreux pays. L'épidémie du VIH/SIDA continuant de se propager, l'aptitude du secteur de l'éducation à réagir aux causes fondamentales de la vulnérabilité à l'égard du VIH/SIDA a été de plus en plus mis en lumière. L'amélioration du niveau d'éducation de la population constitue un objectif souhaitable en soi, et peut en outre contribuer à freiner la propagation du VIH/SIDA par une éducation efficace en matière de prévention, associée à des services de soutien appropriés fournis par d'autres secteurs.
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| De nombreux textes normatifs et accords internationaux ont réaffirmé le droit fondamental à l'éducation pour tous, et les pays ont investi des ressources publiques et privées considérables dans le perfectionnement de leur système éducatif. En l'absence de réponses ciblées spécifiques, l'épidémie du SIDA continuera de menacer cet investissement de plusieurs façons. Dans les pays présentant une forte prévalence du VIH, la base de ressources humaines des systèmes éducatifs se restreint. D'autres secteurs sont également touchés, ce qui a abouti à une réduction de la productivité et de la capacité humaine durement acquise, et de ce fait à une inversion des effets positifs du progrès économique et social. |
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L'éducation dans un monde où sévit le VIH/SIDA ne peut être identique à celle fournie dans un monde qui en est exempt. Aujourd'hui, dans de nombreux pays, les enfants et les adolescents grandissent entourés de difficultés multiples qui sont exacerbées par la menace directe ou indirecte de l'infection par le VIH/SIDA. Les difficultés auxquelles est confrontée l'Afrique subsaharienne sont particulièrement dramatiques. A l'heure actuelle, dans cette région où sont concentrés 90% de l'ensemble des cas d'infection par le VIH, un tiers des enfants ne fréquentent pas l'école, et on prévoit une augmentation du nombre absolu des enfants non scolarisés.
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Le VIH/SIDA peut toucher tous les secteurs d'activité, mais seul le système éducatif, par son réseau d'écoles, a les moyens et les capacités requises pour couvrir toutes les communautés. Même si les écoles ne peuvent pas agir seules, elles peuvent permettre d'atteindre les jeunes, et à travers eux la famille toute entière, ce qui facilite les approches intersectorielles et pluri-stratégiques visant à intensifier les mesures de lutte contre le VIH/SIDA.
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La prévention de l'infection par le VIH/SIDA et la maîtrise des craintes et de la discrimination occasionnées par l'épidémie nécessitent qu'on prête une attention toute particulière à un ensemble de problèmes d'ordre culturel, social, religieux, sanitaire et éducatif, de même qu'aux implications éthiques et morales des actions. Le VIH/SIDA est inextricablement lié à des questions qui sont au cœur même de l'éducation, notamment les droits de l'homme, la condition féminine, la discrimination, les relations privées, l'action communautaire, la responsabilité sociale et la santé. |
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Pour parvenir à endiguer durablement le VIH/SIDA, il convient de procéder à une analyse multisectorielle de son incidence et d'élaborer des réponses intégrées. Toutefois, la présente Session statégique est avant tout axée sur l'analyse des besoins du secteur de l'éducation, puis sur l'identification des processus et des mesures susceptibles de faciliter un progrès.
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L'interaction entre VIH/SIDA et secteur de l'éducation doit être envisagée sous deux angles importants : (A) l'impact du HIV/AIDS sur le secteur de l'éducation, et (B) l'impact du secteur de l'éducation sur le VIH/SIDA. Certains aspects de ces incidences sont évidents d'emblée, tandis que d'autres peuvent être anticipés. |
| (A) L'impact de l'épidémie de SIDA sur le secteur de l'éducation |
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Le SIDA se répercute sur l'éducation de plusieurs façons différentes. |
| 1. Incidence sur la demande d'éducation |
- Le nombre des inscrits a diminué parallèlement à la propagation du VIH/SIDA. La demande globale d'enseignement général, professionnel et tertiaire a chuté.
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Le SIDA a inversé les progrès réalisés en matière de réduction de la mortalité néonatale et infantile, ce qui influe considérablement sur la population réelle commençant sa scolarité dans les régions les plus touchées. On estime à 3,8 millions le nombre d'enfants infectés par le VIH depuis le début de l'épidémie, et plus des deux tiers sont décédés.
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Le nombre de jeunes qui abandonnent leurs études a augmenté, et la fréquentation des écoles a diminué en raison de divers phénomènes liés au VIH affectant les enfants, notamment l'obligation de faire face à sa propre maladie, la prise en charge de membres de leur famille (surtout par les filles), le traumatisme lié à la maladie et au décès survenant dans leur famille, la discrimination et les stigmates, la réduction de l'aide financière des parents et la nécessité de travailler pour percevoir des revenus. Ces problèmes sont exacerbés en Afrique pour les quelques 10 millions d'orphelins âgés de moins de 15 ans. Dans des pays tels que la Zambie, le Swaziland et le Zimbabwe, le nombre d'enfants en âge de recevoir une éducation primaire sera d'ici à 2010 de plus de 20% inférieur à celui qui était prévu avant l'épidémie du VIH/SIDA, et on comptera chez ces enfants un pourcentage élevé d'orphelins, disposant de ressources très limitées et de peu d'incitations à entrer à l'école.
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Le pessimisme concernant la valeur de l'éducation s'est répandu du fait que les parents perçoivent le décès prématuré de leurs enfants comme probable et sont donc peu enclins à dépenser leurs ressources limitées en éducation. Le manque de confiance du public dans la qualité de l'éducation et les contraintes induites par la pauvreté semblent également pousser les enfants à travailler tôt pour renforcer le revenu de la famille, plutôt qu'à se scolariser, notamment dans les familles qui connaissent trop de difficultés d'ordre économique pour prendre en charge des orphelins issus d'autres familles ou des parents.
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Les progrès en matière d'égalité entre les sexes dans le domaine de l'éducation seront retardés pour de multiples raisons, notamment le mariage et la grossesse à un âge précoce du fait que les filles sont poussées à quitter le foyer qui s'agrandit ou cherchent à s'en échapper, ou encore parce que les hommes recherchent des femmes jeunes qu'ils supposent non infectées. D'ores et déjà, les taux d'infection parmi les filles dès l'âge de 13 ans ont augmenté du fait des rapports entre les hommes et les filles jeunes, ce qui réduit leurs chances de mener leur scolarité à son terme et d'en tirer avantage. Certains parents ont retiré leurs filles de l'école en raison du risque d'exploitation sexuelle et de grossesse induit par les garçons de l'école et par les enseignants de sexe masculin.
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Les disparités en termes d'accès à l'éducation s'accentueront du fait que l'impact du VIH/SIDA augmente le nombre des jeunes marginalisés -- orphelins, enfants des rues, jeunesse non scolarisée, et jeunesse active.
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La garde de la petite enfance est probablement le seul domaine de demande croissante en raison de l'élargissement des ménages et de la nécessité pour les aidants traditionnels (filles et grands-parents) de travailler pour contribuer à soutenir la famille.
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| 2. Impact sur l'offre d'éducation: |
- Les taux élevés de mortalité et de morbidité parmi le personnel enseignant et administratif ont gravement compromis l'offre de services éducatifs dans les écoles, les centres de formation professionnelle et les universités. En Zambie, par exemple, le taux de mortalité du groupe d'âge des 15-49 ans est de 23 pour mille ; ce taux était en 1998 de 70% supérieur chez les enseignants, atteignant 39 pour mille. Les systèmes éducatifs doivent faire face au coût élevé et aux perturbations occasionnés par l'absentéisme des enseignants qui sont malades ou qui s'occupent d'autres personnes, ou encore qui recherchent un emploi plus rentable à l'extérieur de l'école.
- Le nombre d'heures et la qualité de l'enseignement sont plus inégaux dans les pays les plus touchés, du fait de l'irrégularité de la présence à la fois des élèves et des enseignants pour des raisons liés au VIH ; et des solutions d'urgence telles que l'enseignement dans des classes à plusieurs niveaux peuvent devenir des façons plus courantes de faire face à cette situation.
- Des fermetures d'écoles sont possibles, parce que le nombre d'inscrits et le nombre d'enseignants passent au-dessous des niveaux tolérables. Les élèves et les enseignants qui restent peuvent alors avoir à parcourir de plus grandes distances, ce qui pourrait accroître leur vulnérabilité, par exemple, en les éloignant du soutien de leur famille et des services de soins.
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| 3. Impact sur la qualité des services éducatifs |
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L'épidémie du SIDA a mis en lumière les disparités énormes en termes de qualité de l'éducation à la fois au sein d'un pays et d'un pays à l'autre en matière de processus enseignement/apprentissage et de contenu des programmes, qui, conjugués, façonnent en grande partie l'environnement éducatif global. |
| 3.1
Facteurs influant sur le processus enseignement/apprentissage :
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- Les interactions sociales peuvent se modifier parmi les élèves, les enseignants et les communautés en raison d'attitudes et de comportements discriminatoires à l'égard des personnes infectées par le VIH/SIDA.
- Les filles jeunes peuvent être confrontées à un risque accru d'exploitation sexuelle à l'école et dans la communauté, surtout quand elles sont considérées comme étant "sans danger" car perçues comme non infectées.
- La présence et la compétence irrégulières des enseignants et des apprenants confrontés au VIH/SIDA affectera sûrement la qualité de l'enseignement et de l'apprentissage, que le recours par les écoles à des remplaçants n'ayant pas la formation requise peut compromettre davantage encore.
- L'insuffisance de la formation et de l'aide aux enseignants, que le VIH/SIDA sape plus encore, retarde l'amélioration de l'enseignement et de l'évaluation des acquis, pourtant bien nécessaire.
- Les enseignants et autres personnels de l'éducation ne sont généralement ni bien informés ni bien préparés à traiter des questions relatives au VIH/SIDA dans leur propre vie, et à plus forte raison en classe.
- Les disparités urbaines et rurales peuvent s'accentuer du fait des usages en matière d'emploi ou des préférences des enseignants qui aboutissent à l'affectation des enseignants les plus et les mieux formés dans les écoles urbaines, soit pour être à proximité des services médicaux soit pour se rapprocher de leurs familles, laissant ainsi les écoles rurales se contenter d'enseignants en nombre plus réduit et non formés.
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| 3.2
Facteurs influant sur le contenu de l'éducation :
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La sensibilisation aux questions relatives au VIH/SIDA et les craintes qu'elles inspirent font qu'il est difficile de les aborder de façon rationnelle dans les programmes. Quand le VIH/SIDA figure au programme, il est généralement traité de façon inappropriée, l'importance de la part accordée aux informations sur la maladie étant excessive, et celle concédée à la définition des attitudes, des valeurs et des compétences, notamment celles qui sont liées à la sexualité, aux question de distinction hommes-femmes et aux normes sociales. Souvent les matériels pédagogiques et didactiques relatifs au VIH/SIDA sont de mauvaise qualité et en quantité insuffisante.
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| 4. Impact sur la gestion de l'enseignement |
- La législation et la politique en vigueur peuvent manquer de prendre en compte le VIH/SIDA. Les politiques et les pratiques de gestion de l'enseignement, notamment celles liées au recrutement, à la formation et à la rémunération des personnels, éludent souvent des facteurs tels que la nécessité de la proximité de la famille ou des services médicaux.
- Les dispositifs et les mesures visant à traiter de la discrimination et de la protection individuelle, en particulier concernant le personnel enseignant et les élèves atteints par le VIH/SIDA, sont généralement inexistants.
- Le taux de rotation élevé et le manque de fiabilité du personnel administratif érodent les capacités de gestion et peuvent également saper la qualité de l'enseignement dispensé à la classe quand les enseignants sont recrutés pour pourvoir un poste administratif.
- La planification à long terme est compromise en raison de l'absence d'informations exactes sur l'existence et la condition des ressources humaines, financières et matérielles du système éducatif qui subissent les répercussions de VIH/SIDA. L'incapacité majeure à planifier et à répondre à la demande importante de personnel enseignant en est une manifestation particulièrement évidente.
- La viabilité et le financement à long terme du secteur del'éducation peut être gravement menacés en raison d'un soutien réduit à divers niveaux, du fait que les parents, les communautés, les associations et les pouvoirs publics déplacent leurs dépenses en faveur des services sanitaires et sociaux en réponse à l'épidémie, tandis que les donateurs internationaux peuvent retirer leur soutien eu égard aux doutes quant aux retours potentiels sur investissements dans l'éducation tant que le système fonctionne si mal.
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| B L'impact du secteur de l'éducation sur le VIH/SIDA |
| 1. L'impact de l'enseignement général sur la prévalence du HIV |
- Des études récentes portant sur les jeunes (par ex., âgés de 15 à 24 ans) dans les pays touchés par le VIH/SIDA indiquent qu'il est possible que l'incidence du VIH soit moindre dans les pays dont le niveau de l'enseignement général est élevé. Il semble que le fait d'inclure des programmes intensifs spécialement destinés à la prévention du VIH/SIDA et aux questions connexes renforce l'efficacité de l'enseignement général. En outre, les programmes multistratégiques et plurisectoriels se révèlent plus efficaces dans la prévention du VIH que les seuls programmes pédagogiques.
- Toutefois, certaines études menées dans des pays africains, dont la plupart sont caractérisés par une prévalence élevée du VIH, semblaient indiquer qu'il était peu probable que l'enseignement général réduise l'incidence de l'infection par le VIH. Ces études portaient sur des adultes qui avaient peu de probabilité d'avoir pu suivre des programmes pédagogiques traitant spécifiquement du VIH/SIDA. La plupart de ces études n'ont utilisé que des analyses grossières, et une analyse nouvelle et récente a montré que les résultats initiaux apparaissaient comme surévalués ou inexacts dès lors que d'importants facteurs tels que le statut socio-économique et l'âge étaient pris en compte grâce à des ajustements statistiques appropriés.
- Dans les pays où ont été entreprises des actions concertées, tels que la Thaïlande, l'Ouganda, la Zambie et le Sénégal, il apparaît que l'éducation a contribué à réduire l'incidence du VIH, notamment dans les tranches d'âges des jeunes. Il est important de noter que ces pays ont un plus long historique de programmes spécifiquement consacrés au VIH/SIDA inclus dans leur enseignement général. L'inclusion dans l'éducation, ces dernière années, des questions relatives au VIH/SIDA semble avoir changé les choses mais il convient de poursuivre la recherche.
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| 2. L'impact de l'éducation spécifique en matière de VIH/SIDA sur la prévalence du VIH |
- Les programmes de prévention du VIH/SIDA fonctionne auprès des jeunes. Les évaluations ont déterminé que les programmes suivis à l'école et communautaires peuvent réduire les risques et se traduisent par un impact positif sur sur les connaissances, les attitudes et les comportements à risque (UNAIDS, 1997). Les évaluations indiquent également que les responsables des écoles et des communautés doivent convaincre les parents et les membres de la collectivité concernés du fait que des programmes bien planifiés et appliqués réduisaient les risques, sans encourager l'engagement dans des relations sexuelles.
- Cependant, bien que les exceptions existent, les programmes pédagogiques spécifiquement consacrés au VIH/SIDA ont généralement été décevants dans les pays en développement, en raison de l'importance excessive accordée à l'information et du défaut de formation des compétences permettant de faire le lien entre les connaissances, les attitudes et les valeurs. De même, ils ont souvent été conduits en l'absence de cadre d'action adéquat, des structures et des services de soutien (formation et matériels, par exemple) permettant de garantir une portée cohérente et de qualité.
- Une éducation globale sur le VIH/SIDA en tant que partie intégrante des programmes d'éducation nationale est devenue un impératif, que ce soit en Afrique subsaharienne ou dans les pays émergents d'Europe centrale et de l'Est de même que dans les Etats indépendants du Commonwealth, dans lesquels l'épidémie fait les plus gros ravages parmi les jeunes et les femmes. Des données émanant de certains pays en développement (par ex., Sénégal, Zambie, Ouganda et Thaïlande) indiquent que le contenu et la mise en œuvre d'une prévention pertinente et complète au sein du système éducatif peuvent contribuer à réduire les taux d'infection par le VIH. L'influence sociale et des comportements sur le risque lié au VIH/SIDA est essentielle à la prévention, à la prise en charge et au soutien, et elle peut être traitée dans les programmes pédagogiques. Toutefois, ces programmes doivent mettre l'accent sur des points différents, en fonction du contexte et de la nature de l'épidémie. (M.J.Kelly, 1999)
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| 3.
Accroître l'impact de l'éducation sur le VIH/SIDA et réduire l'impact de ce dernier sur l'éducation |
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Dans nombre de pays parmi les plus touchés, la prévalence du VIH/SIDA chez les enseignants et les autres personnels de l'éducation est importante, voire supérieure à celle observée dans la population générale, ce qui aboutit à des perturbations importantes dans l'offre d'éducation. Si l'on ajoute à cela les nombreux autres problèmes, cités plus haut, qui paralysent les systèmes éducatifs, on se trouve manifestement face à une situation dramatique qui réclame des actions vigoureuses et concertées. La stratégie internationale doit avoir pour objectif essentiel, entre autres, de prendre conscience de la mission qui incombe au système éducatif en cela qu'il doit servir d'outil permettant de contribuer à la réduction de l'incidence du VIH/SIDA et d'atténuer son impact sur la société - réduisant également ainsi les contraintes spécifiques que l'épidémie fait peser aujourd'hui sur l'éducation. |
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La présente Session stratégique s'efforcera d'identifier les étapes clé requises pour le sauvetage et la protection des systèmes éducatifs dans les pays lourdement frappés par le VIH/SIDA puis de définir les actions que peuvent et doivent entreprendre les différentes parties constitutives de la communauté internationale pour encourager et soutenir les pays afin de surmonter les effets de l'épidémie sur l'éducation de base. |
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