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| Forum mondial sur l'éducation > Séances de stratégie > | |
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Forum mondial sur l'éducation
Dakar, Sénégal 26-28 avril 2000 |
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Mobiliser de nouvelles ressources au profit de l'éducation de base |
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Document de présentation
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Original : anglais
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| Aide extérieure : |
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| Pour atteindre l'objectif de fournir une éducation primaire de qualité pour tous d'ici 2015, de nouvelles ressources et une meilleure utilisation des ressources existantes seront nécessaires. Bien que certain bailleurs ont augmenté considérablement leurs aide à l'éducation de base, aucun ne peut faire face aux besoins. En fait, proportionnellement aux contributions totales, l'aide à l'éducation a baissé ou stagné depuis le milieu des années 80. Globalement, l'éducation de base représente moins de 1 % de l'aide bilatérale totale et 5 % des fonds de la Banque Mondiale. De ces sommes, seulement 12 % va à destination des niveaux de base et seulement un tiers de l'aide à l'éducation est allouée aux pays où moins de la moitié des enfants sont à l'école primaire. |
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Les prêts de la Banque mondiale pour l'éducation en Afrique Sub-saharienne n'ont plus représenté que 13 % des dépenses d'éducation sur les trois dernières années. Des baisses supplémentaires sont prévues dans les trois années à venir, dû à la moindre disponibilité de prêts concessionnels pour l'éducation.
Parmi les bailleurs du CAD qui financent largement l'éducation, peu consacrent suffisamment à l'éducation de base, réduisant ainsi considérablement l'impact de leur aide à l'éducation sur la baisse de la pauvreté. Seulement une poignée de bailleurs affichent de bon résultats en termes de quantité, de priorisation de l'éducation de base et de ciblage des pays les plus marginalisés. En résumé, les bailleurs ne donnent qu'un quart de ce qu'il faudrait aux termes de l'initiative 20:20 pour atteindre l'objectif de l'enseignement primaire universel en 2015 Voir le tableau en annexe. |
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De plus, l'aide externe est souvent liée à des conditionnalités qui affectent son impact. On a souvent dit que les programmes d'ajustement structurels (PAS) ont eu un impact négatif sur la capacité des gouvernements à fournir une éducation de qualité et gratuite. Le secteur de l'éducation représente une grande partie des dépenses publiques et ressent durement les coupes budgétaires demandées par les PAS. D'autres conditionnalités incluent l'aide liée, par laquelle une proportion de l'aide revient dans le pays donateur par le biais d'expertises rémunérées ou des contrats de fournitures.
Il a été dit que les approches sectorielles à l'aide à l'éducation peuvent contribuer à réduire les gaspillages dans le secteur en permettant aux gouvernements de planifier et contrôler les dépenses de manière plus efficace. En l'absence d'approche sectorielle, les gouvernements du Sud sont obligés de consacrer leurs ressources à remplir les conditions posées par les bailleurs en termes de reporting, missions d'experts, etc. |
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Quels nouveaux partenariats doivent-ils être développés aujourd'hui pour que l'aide au secteur éducatif soit optimisée et ne se transforme pas en dépendance accrue des pays du Sud ?
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| La contribution de la communauté |
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En éducation, les gouvernements jouent encore un rôle majeur - et cela sera certainement toujours le cas - particulièrement dans le financement de l'éducation primaire et secondaire. Mais d'autres entités sont aussi investies et ce phénomène va sans doute s'accroître dans les années à venir.
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En 1999, la publication de l'UNICEF "la Situation des Enfants dans le Monde" s'est concentré sur l'éducation. Un thème du rapport concernait les partenariats et le changement du rôle de l'Etat. Le rapport note que "la formation de partenariats est devenue centrale dans la planification et la gestion de l'éducation, particulièrement en situation où un nombre important d'enfants sont privés d'éducation. L'Etat reste responsable de l'élaboration des objectifs nationaux, de la mobilisation des ressources et de la garantie des niveaux éducatifs, tandis que les ONG, les groupes communautaires, les entités religieuses ou les entreprises commerciales contribuent tous à faire de l'éducation une partie plus centrale de la vie des communautés." La publication ajoute que "le partenariat en EPT [éducation pour tous] intègre tous les éléments de la société pour garantir les droits des enfants. Pour que cela fonctionne, cependant, il faut que l'Etat soit prêt à céder une partie de son pouvoir décisionnel à des niveaux inférieurs du système". |
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Alors que les gouvernements cherchent des moyens pour décentraliser les responsabilités, accroître l'égalité des chances éducatives et mobiliser davantage de ressources, ils ont besoins d'alliés forts et innovants. Le Forum d'Amman (1996) a noté que plus les partenariats sont larges et actifs, plus les résultats depuis Jomtien ont été bons (1990).
Le partenaire principal dans ce contexte reste la communauté, qui est la hôte et l'usager de l'école. Les cas de figure varient selon les contextes et les pays. La contribution communautaire peut représenter l'intégralité du coût du système éducatif ou être réduite à un écolage modique. |
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La question de la contribution financière des communautés est controversée : l'article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (1948) stipule que "l'éducation doit être gratuite, au moins aux niveaux élémentaire et fondamental". Ce même principe se retrouve dans plusieurs autres textes normatives adoptés depuis par la communauté internationale. Face à ces textes, la réalité des pays les plus pauvres impose un certain degré de partage des coûts. Ainsi, la déclaration de Jomtien (1990) préconise « de mobiliser de nouvelles ressources financières et humaines, publiques, privées et volontaires, outre celles qui existent déjà » mais n'inclut pas de clause portant sur la gratuité.
La logique suivie est que le partage des coûts par les frais de scolarité peut générer des ressources nécessaires et, par un système de redistribution au profit des plus démunis, garantir une meilleure justice sociale. En l'absence de ces mécanismes de justice sociale, le principe de partage des coûts par les écolages conduit néanmoins à une marginalisation accrue des populations les plus démunies. D'après certaines analyses, la contribution communautaire est perçue comme une forme particulière de privatisation du secteur éducatif, dont le risque est de marginaliser le rôle de l'Etat et transformer le service éducatif en produit marchand régi par la capacité des usagers à en payer le coût. |
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Un des arguments majeurs en faveur de la contribution communautaire est que les systèmes éducatifs où les contributions communautaires assurent une large partie du budget de fonctionnement permettent d'envisager sous un angle différent le partenariat avec les autorités éducatives et amènent les communautés à s'impliquer davantage dans le système.
A l'inverse, certains dénoncent qu'à l'heure actuelle, la communauté n'a la plupart du temps pas toujours un grand contrôle sur les systèmes éducatifs, même s'ils réalisent une contribution financière majeure. Dans nombre de programmes organisés par le gouvernement, le financement communautaire est considéré comme une alternative à l'imposition directe et les communautés n'ont guère plus de contrôle sur leurs fonds qu'elles n'en auraient sur les revenus de leurs impôts. Les communautés peuvent aussi avoir un rôle limité dans des programmes organisés par les bailleurs de fonds. En fait, comme l'observent Wright et Govinda (1994) "il n'est pas toujours clair que les partenariats avec les communautés sont destinés à encourager une participation véritable et un contrôle juste, plutôt que de simplement amener les communautés à payer pour les programmes définis par d'autres".
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Des initiatives de partenariat innovantes et constructives ont néanmoins vu le jour ces dernières années, présentant à chaque fois un cas de figure différent dans la répartition des responsabilités, rendant moins pertinente une séparation terminologique catégorique entre "système formel" et "système non-formel".
Ces initiatives de partenariat ont également mis en évidence le rôle autre que financier de la participation communautaire dans la mesure où elles ont fait appel au savoir faire local dans le cadre de l'enseignement et où un certain nombre de tâches inhérentes au système (gestion, contrôles,…) ont été déléguées aux communautés. Ces contributions, bien que difficiles à chiffrer, représentent dans certains cas une part non négligeable du fonctionnement des systèmes. |
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| Cette Session de stratégie délibéra sur les questions suivantes : |
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Comment, au XXIème siècle, réussir le délicat équilibre entre le rôle central nécessaire de l'Etat et le droit des communautés à être plus que de simples contributeurs quand d'un coté, l'Etat doit rester garant de l'unité nationale et des valeurs de société que l'éducation véhicule et de l'autre coté, les populations ont le droit d'exiger leur participation à la définition d'une éducation qui soit adaptée à leurs besoins ?
Qu'est-ce que les partenaires externes peuvent faire pour aider les pays dans leur recherche de cet équilibre ?
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