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| Séance de stratégie III.8 | |
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Forum
mondial sur l'éducation
Dakar,
Senegal 26-28 avril 2000 |
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| Et après
l'enseignement primaire ? |
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Document
de présentation
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Original
: anglais
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| Le succès croissant de la scolarisation dans le primaire après
l'initiative de Jomtien conduit aujourd'hui des milliers d'adolescents
qualifiés aux portes des écoles secondaires. Ces jeunes sont
fortement incités à poursuivre leurs études, mais leurs chances
sont restreintes dans les nombreux pays qui luttent encore pour
donner à tous l'accès à l'éducation de base. Toutefois, offrir
des possibilités d'apprentissage après le primaire paraît essentiel
pour consolider les savoirs acquis durant cette période et réaliser
l'objectif du développement des ressources humaines. Ce pourrait
très bien être aussi une condition pour réaliser l'objectif
de l'éducation primaire universelle, car en constatant l'absence
de possibilités d'étude ou de formation après le primaire, les
enfants risquent d'abandonner leurs études avant la fin du cycle.
Quelle possibilité de formation et d'étude offrir après l'école
primaire, comment faire et avec quel soutien communautaire :
tel est l'objet des débats de cette session stratégique. La
note qui suit met en évidence quelques-uns des points à traiter. |
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| Développer
l'enseignement secondaire |
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Une analyse statistique de l'UNESCO révèle que 44 pays sur les
150 pour lesquels on dispose de données, enregistrent un taux
brut de scolarisation secondaire bien inférieur à 40 pour cent.
On ne connaît pas leur taux net de scolarisation, mais si l'on
tient compte du niveau de redoublement et de scolarisation tardive,
il se situe vraisemblablement entre 20 à 30 pour cent. Les élèves
qui terminent le cycle représentent probablement un pourcentage
encore plus faible dans cette tranche d'âge. Ainsi, dans beaucoup
de pays en développement, seule une minorité termine ses études
secondaires. |
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L'accroissement des effectifs du second degré serait souhaitable
dans un certain nombre de pays pour diverses raisons. Premièrement,
l'enseignement secondaire général est le moyen le moins coûteux
d'offrir des chances d'éducation post-primaire au plus grand
nombre d'élèves possible. Il permet également d'améliorer
le niveau de formation du corps enseignant dans le premier
degré. Deuxièmement, après avoir quitté l'école primaire,
beaucoup d'élèves n'ont pas entièrement assimilé les savoirs
fondamentaux. L'enseignement secondaire aide alors à consolider
les acquis du primaire. De nombreux pays d'Asie et d'Amérique
latine ont ainsi étendu l'éducation de base sur au moins neuf
ans de scolarité qui englobent le premier cycle du secondaire
et le primaire. Troisièmement, l'efficacité de l'apprentissage
dans le secondaire est qualitativement différente de l'éducation
formelle dans le premier degré. Cela est dû au fait que les
élèves plus âgés sont capables de mener un raisonnement abstrait
et d'acquérir des compétences complexes qui sont normalement
inaccessibles aux enfants du primaire. L'enseignement primaire
est axé sur l'acquisition des savoirs fondamentaux que sont
la lecture, l'écriture et le calcul, alors que les élèves
du secondaire sont amenés à développer leurs facultés intellectuelles
et à analyser les problèmes en sollicitant leur capacité de
raisonnement et de réflexion qui est inaccessible aux plus
jeunes. |
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Quatrièmement,
un niveau adéquat d'enseignement secondaire de qualité semble
être essentiel à l'équilibre de toute stratégie nationale de
développement. On imagine difficilement une stratégie nationale
qui serait favorable au passage d'une agriculture de subsistance
à une agriculture à plus haute valeur ajoutée, une industrialisation
de la production et une compétitivité accrue des industries
de service si au moins dix à quinze pour cent de la population
active n'a pas fait d'études secondaires. Plusieurs études indiquent,
en effet, que l'enseignement secondaire a joué un rôle déterminant
dans l'essor économique des pays de l'Asie de l'Est . Enfin,
l'enseignement secondaire est progressivement jugé essentiel
pour favoriser la gouvernance démocratique et la participation
de la société civile.
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Deux tiers
des pays qui affichent les taux bruts de scolarisation secondaire
les plus bas sont en Afrique. Les autres sont en Amérique
centrale et en Asie du Sud. Dans la plupart des cas, ces taux
n'ont pas augmenté depuis dix ans. Sachant que bon nombre
de ces pays doivent encore lutter pour rendre l'enseignement
primaire universel obligatoire, il est peu probable - dans
les conditions économiques actuelles - qu'il y ait une forte
augmentation des crédits pour soutenir l'expansion de l'enseignement
secondaire. Il faut trouver le moyen de faire plus avec quasiment
les mêmes ressources. Les études comparatives internationales
révèlent que c'est dans les pays où le taux de scolarisation
secondaire est le plus faible que la scolarité dans le second
degré est la plus coûteuse rapportée aux ressources nationales.
Dans ces pays, le rapport des coûts unitaires entre le secondaire
et le primaire est bien plus élevé qu'ailleurs, de même que
la part du PNB par habitant que représentent ces coûts unitaires.
Les raisons de ces coûts relativement élevés doivent être
analysées dans chacun des pays concernés et il convient de
trouver les solutions qui permettent de réduire le coût par
élève sans nuire pour autant à la qualité de l'enseignement.
Cela peut vouloir dire : encourager le rattachement des écoles
secondaires au primaire, réduire des coûts d'internat,
introduire la double vacation, rechercher une meilleure exploitation
des ressources existantes : enseignants, etc.
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Outre la réduction des coûts, plusieurs stratégies peuvent
être envisagées, que ce soit l'augmentation de la part du
budget de l'Etat consacrée à l'éducation, grâce à des plans
d'annulation de la dette, par exemple, ou l'amélioration de
l'efficacité interne en vue de promouvoir l'accès à l'éducation,
la promotion de l'enseignement privé et la mise au point de
mécanismes de partage des coûts pour cofinancer l'augmentation
des effectifs scolaires et, enfin, la mobilisation d'autres
partenaires, comme les agences de financement. Bon nombre
de ces options ont été mises en place dans des pays qui ont
réussi à développer leur enseignement secondaire. On pourra
débattre des différentes options possibles dans les différents
pays et de leur impact sur la qualité de l'éducation, d'une
part, et, d'autre part, sur l'égalité des chances. Dans quelle
mesure est-il acceptable, par exemple, de laisser cohabiter
plusieurs types de sous-systèmes secondaires de qualité variable,
chargés de subvenir aux besoins de différentes catégories
sociales ? |
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| Réformer
les programmes du second degré |
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Le développement de l'enseignement secondaire tel qu'il se présente
actuellement n'est pas une solution satisfaisante. L'enseignement
est souvent dispensé aux élèves sur la base d'un programme d'études
dépassé et trop théorique. Il peut y avoir jusqu'à douze ou
treize matières enseignées par différents professeurs sans aucune
coordination. Les méthodes pédagogiques sont restées très traditionnelles
dans la majorité des établissements scolaires. Le curriculum
était sans doute justifié du temps où l'enseignement secondaire
s'adressait à une minorité destinée à poursuivre des études
supérieures, mais il nécessite une réforme si l'on veut que
l'enseignement secondaire réponde aux attentes d'un plus grand
nombre d'élèves de cette tranche d'âge. En outre, le contenu
doit en être révisé si l'on veut préparer les adolescents à
vivre dans une société marquée par l'explosion des nouvelles
connaissances en science et technologie, l'information et la
communication. |
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Le premier cycle du second degré est considéré de plus en plus
comme devant assurer la consolidation des acquis fondamentaux
et l'approfondissement des bases de l'apprentissage futur. L'offre
d'un tronc commun devient la norme à ce niveau avec une priorité
accordée en particulier à l'enseignement des langues vivantes
nationales et étrangères, des mathématiques, des sciences, de
la santé, des sciences sociales, des sports et des disciplines
artistiques. Pour faciliter l'apprentissage de l'élève et contenir
les coûts, le nombre de matières est réduit et l'on demande
aux enseignants de couvrir plusieurs disciplines.
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Une nouvelle tendance consiste à définir les programmes scolaires
en fonction des compétences et connaissances à maîtriser au
lieu du contenu. Cela suppose de fixer la liste de compétences
jugées essentielles pour tous les élèves qui terminent le
cycle. L'adoption d'un tronc commun n'empêche d'ailleurs par
les variations dans le contenu et le mode d'enseignement pour
reconnaître l'hétérogénéité de la population scolaire. De
bons résultats en matière d'acquis peuvent être obtenus par
divers moyens et en enseignant un contenu différent. En outre,
les niveaux de rendement peuvent être fixés en de terme minimum
à atteindre sans spécifier de maximum.
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Dans le deuxième cycle du second degré, la diversification est
une nécessité, afin de tenir compte de la diversité des intérêts
et des capacités des élèves et mieux exploiter leur potentiel.
Les choix est entre la mise en place de différentes filières
ou l'offre d'une variété d'options ou de modules que les élèves
peuvent choisir et cumuler de diverses manières. |
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Plusieurs pays d'Amérique latine se sont lancés dans de grandes
réformes curriculaires dans les années 1990. Quelques-unes d'entre
elles mettent l'accent sur une restructuration de l'enseignement
scolaire comme un continuum de cycles depuis le primaire jusqu'à
la fin du secondaire. L'enseignement secondaire apparaît comme
l'école des jeunes où il s'agit de maîtriser les compétences
au lieu de simplement transmettre des savoirs qui risquent d'être
rapidement dépassés (importance donnée à la capacité de communiquer,
d'interpréter l'information, etc.), où les sciences sociales,
comme les sciences naturelles, se voient accorder une juste
reconnaissance et où les intérêts et les capacités des jeunes
sont reconnus à leur juste valeur. |
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Comment a-t-on opéré ces changements ? Dans quelle mesure ces
réformes sont-elles appliquées dans toutes les écoles et non
dans quelques établissements privilégiés. Il serait aussi intéressant
de discuter du mode de formation et de recyclage des enseignants,
des matériels à préparer et du soutien qu'il convient de leur
accorder pour mettre en œuvre la réforme. |
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| Alternatives
à l'enseignement secondaire traditionnel |
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Dans les pays à faible effectif scolaire, les fonds publics
ne seront sans doute pas suffisants pour accroître la capacité
d'accueil des écoles face au nombre accru d'apprenants qui sortent
de l'école primaire, même après avoir exploré toutes les possibilités
de réduction des coûts. Les enseignants qualifiés risquent aussi
de ne pas être disponibles en nombre suffisant. Le développement
de l'enseignement secondaire dans les zones rurales à faible
densité de population est particulièrement coûteux. Dans les
pays à revenu moyen, l'enjeu consiste à assouplir les possibilités
d'enseignement pour les jeunes adultes et ceux qui ont abandonné
leurs études pour s'engager dans des activités rémunératrices,
mais qui ont besoin de l'enseignement secondaire pour s'assurer
un emploi. Il faut explorer alors des modes d'enseignement secondaire
non conventionnels. |
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Les cours du soir existent dans un certain nombre de pays latino-américains
et asiatiques. Destinés à l'origine aux jeunes adultes, ils
sont de plus en plus suivis par des jeunes en âge de faire des
études secondaires, qui sont obligés de travailler dans la journée
pour subvenir à leurs besoins. Ces cours offrent une seconde
chance à ceux qui ne peuvent pas suivre une scolarité classique,
mais la qualité de l'enseignement est souvent médiocre et le
taux d'abandon élevé. |
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Les écoles communautaires autofinancées sont une autre forme
d'établissement d'enseignement secondaire. Dans plusieurs pays
d'Afrique et d'Asie, un grand nombre de collèges sont administrés
par les collectivités locales. Ces dernières versent des fonds
pour construire des bâtiments et recrutent et rétribuent parfois
leurs enseignants. Divers accords de partenariat existent avec
les pouvoirs publics qui s'engagent à verser des fonds de contrepartie
ou à payer un ou plusieurs enseignants. En effet, la charge
des frais d'exploitation d'une école secondaire peut être difficile
à supporter à longue échéance, surtout si les communautés de
base sont déjà lourdement engagées à financer l'enseignement
primaire. Sur le plan de la qualité, bon nombre de ces établissements
font appel à des enseignants non qualifiés et disposent de moyens
matériels limités. Leurs programmes scolaires ont tendance à
être calqués sur ceux des écoles publiques car ils préparent
les élèves aux mêmes examens. Toutefois, la participation collective
à la gestion scolaire peut amener d'intéressantes innovations,
comme l'orientation du contenu en fonction du contexte local
ou l'appel à des artisans locaux pour assurer la formation.
Ce type d'éducation constitue-t-il une solution intéressante
au niveau de la gestion scolaire ou, au contraire, favorise-t-il
un enseignement médiocre pour les populations les plus pauvres
? Une autre question est de savoir comment l'Etat peut soutenir
ces initiatives dans l'intérêt de tous : grâce aux crédits supplémentaires,
à la formation des enseignants et aux services de supervision. |
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L'enseignement à distance et la scolarité ouverte sont d'autres
alternatives intéressantes en dehors de l'éducation formelle.
Dans ces programmes, l'apprentissage se fait en grande partie
à l'aide de matériel didactique que viennent compléter des cours
particuliers plus conventionnels. Des pays aussi divers que
l'Inde, l'Indonésie, l'Argentine, le Mexique et la Zambie ont
expérimenté plusieurs systèmes d'enseignement à distance. L'approche
est la même dans tous les cas : l'apprenant reçoit une série
de matériels d'enseignement et travaille seul ou au sein d'un
groupe d'apprentissage sous la supervision d'un instructeur.
Quelle est la qualité de l'enseignement dispensé ? Quel est
le pourcentage d'abandon ? Les coûts sont-ils vraiment plus
faibles ? Voici quelques-unes des questions à poser. |
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| Préparer
les adolescents au monde du travail ? |
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| Selon la
Déclaration mondiale sur l'éducation pour tous : |
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Toute personne - enfant, adolescent ou adulte - doit pouvoir
bénéficier d'une formation conçue pour répondre à ses besoins
éducatifs fondamentaux. Ces besoins concernent aussi bien les
outils d'apprentissage essentiels (lecture, écriture, expression
orale, calcul, résolution de problèmes) que les contenus éducatifs
fondamentaux (connaissances, aptitudes, valeurs, attitudes)
dont l'être humain a besoin pour survivre, pour développer toutes
ses facultés, pou vivre et travailler dans la dignité, pour
participer pleinement au développement, pour améliorer la qualité
de son existence, pour prendre des décisions éclairées et pour
continuer à apprendre. Le champ des besoins éducatifs fondamentaux
et la manière dont il convient d'y répondre varient selon les
pays et les cultures et évoluent inévitablement au fil du temps.
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La Déclaration stipule qu'au-delà des connaissances scolaires
de base, l'élève doit acquérir les notions qui lui permettent
d'être autonome et de participer activement aux opérations sur
le lieu de travail. L'un des paradoxes du moment est que si
les pays ont cruellement besoin de ressources humaines qualifiées
pour soutenir leurs initiatives de développement, les possibilités
d'emploi sont très limitées pour ceux qui sortent du primaire
et du secondaire. Du fait de la surenchère permanente du niveau
d'instruction exigé pour accéder à un emploi salarié, peu d'emplois
dans le secteur moderne attendent pour ceux qui n'ont pas fait
douze années d'études secondaire. Le taux de chômage est donc
extrêmement élevé parmi les effectifs sortants du secondaire
dans plusieurs pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. |
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Dans ce contexte, les familles et les jeunes qui réclament des
cours de formation professionnelle sont nombreux, mais le nombre
de places dans les centres existants est limité, la formation
étant coûteuse et de plus en plus orientée vers des propositions
d'emploi quasi immédiates. De nombreux cours de formation recrutent
aussi leurs élèves dans le second cycle du second degré. Beaucoup
de programmes qui avaient été créés pour faciliter le passage
de l'école à l'entreprise, à l'exemple des Botswana Brigades
ou des Kenyan Youth Polytechnics ne recrutent quasiment aucun
sortant du premier degré. |
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Le secteur informel est devenu la principale source d'emploi
pour les sortants du primaire et du secondaire dans de nombreux
pays en développement. Comment préparer les jeunes à être des
travailleurs indépendants ? Plusieurs pays ont ajouté des matières
pratiques et des sessions d'orientation au travail dans les
programmes du premier cycle du second degré. Ces cours coûtent
nettement plus cher que les matières générales. Dans les années
1980, ces programmes étaient souvent mal financés et leur message
allait à l'encontre de la culture scolaire prédominante ; leurs
résultats étaient décevants, du moins en ce qui concerne la
préparation au travail indépendant et à la création d'emploi.
Cela est-il encore vrai dans les années 1990 ? Le fait que les
fonctionnaires et les enseignants dirigent de plus en plus souvent
des petites entreprises en parallèle pour augmenter leurs revenus
contribue-t-il à réduire le niveau des aspirations des élèves
et à augmenter l'attrait de ces cours ? Plus récemment, certains
pays ont introduit des cours sur l'entreprise et le développement
de l'esprit d'entreprise à différents niveaux. Qu'est-ce que
cela implique ? Où cela fonctionne-t-il le mieux : dans quel
contexte ? Dans quels établissements ? A l'école ou après l'école
(cours de formation en fin de journée) ? Quelles sont les répercussions
pour l'organisation de l'enseignement secondaire, la création
de liens avec les entreprises et la plus grande souplesse apportée
au système ? Quoi qu'il en soit, est-il réaliste d'espérer que
les élèves sortants deviennent des entrepreneurs juste après
avoir quitté l'école, sans avoir aucune expérience du monde
du travail ? |
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Il existe aussi plusieurs programmes de formation non-formelle
qui sont organisés par des artisans, des petites entreprises
et d'autres acteurs de la société civile : collectivités locales,
associations professionnelles et ONG. L'apprentissage dans le
secteur traditionnel semble être l'un des moyens les plus efficaces
de préparer les jeunes à se mettre à leur compte. Les organisations
non gouvernementales contribuent aussi à la diversification
des cours de formation offerts à ceux qui sortent de l'école
dans les zones urbaines et rurales. Bon nombre d'entre elles
proposent des approches novatrices tournées vers les préoccupations
locales. Certaines proposent des programmes de formation liés
à des projets de développement en zone rurale ; d'autres encouragent
la création de stages de formation organisés conjointement avec
les autorités locales et les associations professionnelles ou
contribuent à renforcer l'apprentissage traditionnel. |
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Les programmes offrant un complément d'instruction et de formation
en alternance avec l'apprentissage dans le secteur traditionnel,
au Mali et dans d'autres pays de l'Afrique de l'Ouest, semblent
prometteurs. Quelles leçons peut-on tirer de ces programmes
et d'expériences analogues en zone urbaine et rurale ? Quelles
sont les conditions de leur réussite ? L'expérience prouve que
les services gouvernementaux et les organismes privés doivent
participer davantage à l'élaboration de nouveaux programmes
de formation et à l'adaptation ou au soutien des programmes
existants. Comment les gouvernements et les agences de financement
contribuent-ils à ces programmes de formation novateurs en vue
de faciliter l'intégration sociale et professionnelle des jeunes
et à promouvoir le développement ? |
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Président:
M. Gudmund
Hernes, Directeur, Institut International de Planification
de l'Education de l'UNESCO
Intervenants:
M. Keith
Lewin, Directeur, Centre for International Education , University
of Sussex, Royame-Uni
Mme Cecilia
Braslavsky, Coordonnatrice des politiques de programmes scolaires,
IIPE Buenos Aires
M. Ash
Hartwell, Education Development Center, Amherst MA, Etats-Unis
M. Cream
Wright, Head of Education Department, Commonwealth Secretariat,
Londres
Rapporteur:
Mme Françoise
Caillods, Coordonnateur des activités décentralisées, Institut
International de Planification de l'Education de l'UNESCO,
Paris
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