Le suivi de EPT>
Rapport de suivi sur l'éducation pour tous, 2001

Tableaux Statistiques

Introduction

Les tableaux de la présente annexe s'appuient essentiellement sur les données transmises à l'Institut de statistique de l'UNESCO (ISU) et complétées par les données de la Banque mondiale. Ces données ont été recueillies en l'an 2000 au cours du programme régulier de collecte des données de l'Institut et, en l'absence de spécification particulière, elles se réfèrent à l'année 1998. Si elles constituent les meilleures don-nées disponibles à l'échelon international, elles doivent toute-fois être interprétées avec prudence et donnent plus des ordres de grandeur que des mesures exactes. Compte tenu des différences existant entre systèmes scolaires, même dans des pays voisins, la prudence est de rigueur quand on compare les don-nées entre pays ou lorsqu'on essaye d'établir un classement à partir d'un seul indicateur.

Les tableaux présentent, dans les colonnes 1 à 9, quelques-uns des indicateurs de l'éducation (enseignements pré-primaire et primaire et alphabétisme des adultes) par pays/territoires 1 , les colonnes 10 et 11 se rapportant à des indicateurs économiques susceptibles d'affecter le développement des systèmes éducatifs.

Les indicateurs liés aux taux d'admission et de scolarisation ainsi qu'à l'alphabétisme ont été calculés, pour l'ensemble des pays, en utilisant les données démographiques fournies par les Nations Unies. Ces données diffèrent parfois des estimations nationales sur la population.

Le taux brut de scolarisation dans l'enseignement pré-primaire (colonne 1) est le nombre d'enfants inscrits dans le niveau d'éducation précédant le primaire, quel que soit leur âge, exprimé en pourcentage de la population pré-scolarisable. Outre une mesure du niveau général de participation des jeunes enfants à l'enseignement pré-primaire, cet indicateur renseigne sur la capacité d'un pays à préparer les jeunes enfants à l'éducation primaire.

Le taux brut d'admission (colonne 3) se rapporte au nombre total de nouveaux élèves admis en première année de l'enseignement primaire, sans considération d'âge, exprimé en pourcentage de la population ayant l'âge officiel d'entrer à l'école primaire. Ce taux reflète le niveau général d'accès à l'enseignement primaire ainsi que la capacité du système éducatif à accueillir les enfants ayant l'âge officiel d'admission à l'école. Le taux net d'admission (colonne 4) donne une mesure plus précise de cet accès, car il ne prend en compte que les nouveaux entrants ayant l'âge défini officiellement comme celui de l'admission à l'enseignement primaire.

Le taux brut de scolarisation dans l'enseignement primaire (colonne 5) représente le rapport (exprimé en pourcentage) entre l'effectif total des élèves inscrits dans l'enseignement primaire, sans considération d'âge, et la population du groupe d'âge officiellement scolarisable dans le primaire pour une année scolaire donnée. Cet indicateur est largement utilisé pour évaluer le niveau général de participation à l'enseignement primaire et la capacité du système scolaire à satisfaire aux besoins de cet enseignement. Le taux net de scolarisation (colonne 6) donne une mesure plus précise du niveau de participation dans l'enseignement primaire, car il ne tient compte que des élèves du groupe correspondant à l'âge officiel de la scolarisation dans le primaire. La comparaison des taux bruts et nets de scolarisation peut servir à évaluer le nombre d'enfants en avance ou en retard dans leur scolarité. Dans la plupart des cas, une grande différence entre ces deux taux suggère la présence d'enfants en retard, par suite d'une scolarisation tardive ou de redoublements fréquents.

Le pourcentage de redoublants (colonne 7) est la proportion d'élèves inscrits dans la même classe que l'année précédente, exprimée en pourcentage des effectifs totaux de l'enseignement primaire. Cet indicateur mesure l'importance des redoublements et constitue l'une des mesures du rendement interne de l'enseignement primaire.

Le ratio élèves/maître (colonne 8) est le nombre moyen d'élèves par enseignant dans l'enseignement primaire au cours d'une année scolaire donnée. Il mesure le niveau des ressources humaines consacré à l'enseignement primaire. Le taux d'alphabétisme des adultes (colonne 9) est défini comme le pourcentage estimé d'adultes âgés de 15 ans et plus sachant lire et écrire, en le comprenant, un texte simple relatif à leur vie quotidienne. Ce taux reflète le résultat cumulé du travail accompli par l'enseignement primaire et par les pro-grammes d'alphabétisation pour inculquer les compétences de base à la population, lui permettant ainsi de les appliquer dans la vie quotidienne et de continuer à apprendre et à communiquer en faisant usage de l'écrit. L'alphabétisme exprime les potentialités de développement intellectuel ultérieur de l'individu et contribue au développement socio-économique et culturel de la société.

Exprimées en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) par habitant, les dépenses publiques d'éducation (colonne 10) indiquent la part de la valeur de la production nationale totale de biens et services pour une année donnée qui a été consacrée à l'éducation. Exprimées en pourcentage des dépenses totales de l'Etat, elles rendent compte de la part relative des dépenses consacrées à l'éducation dans le total des dépenses publiques d'une année financière donnée. Cet indicateur reflète le niveau d'engagement d'un gouvernement donné dans l'investissement relatif au développement de son système éducatif. Ces deux indicateurs de dépenses publiques d'éducation donnent une mesure approximative des efforts financiers effectués par un pays en faveur de l'éducation en fonction de ses moyens. Comparés aux indicateurs similaires dans d'autres secteurs (défense, santé…), ils donnent une mesure de la priorité relative accordée aux investissements éducatifs.

Calculé en pourcentage du produit national brut (PNB), le service de la dette (colonne 11) montre quelle proportion des richesses produites par un pays durant une année financière donnée est consacrée au remboursement de la dette. Calculé en pourcentage des exportations des biens et services, il mesure la part des exportations totales d'un pays consacrée au remboursement de sa dette. Le total du service de la dette représente la somme des remboursements du principal et des intérêts effectivement payés en devise étrangère, en biens ou services pour ce qui est de la dette à long terme, ou des intérêts payés sur la dette à court terme, ainsi que les remboursements (rachats et frais) auprès du Fonds monétaire international (FMI).

Lié à ces deux indicateurs, l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) a représenté la première approche globale de réduction de la dette extérieure des pays les plus pauvres et les plus endettés du monde. Cette initiative, proposée par la Banque mondiale et le FMI, a été adoptée par des gouvernements à travers le monde en 1996 et représente une étape importante en faveur de l'allégement de la dette dans le cadre d'une approche globale de réduction de la pauvreté. Elle cible les pays les plus pauvres, ceux qui sont les seuls éligibles pour des prêts fortement concessionnels de l'Association internationale de développement (IDA, Banque mondiale) et pour la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance du FMI (auparavant appelée Facilité d'ajustement structurel renforcé). On s'attend à ce que, dans le contexte du Cadre d'action de Dakar, l'allégement de la dette issue de l'initiative PPTE libère des ressources et permette ainsi aux pays pauvres d'augmenter les affectations budgétaires en faveur de l'éducation pour tous (EPT).