| L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays | ||
| Algérie |
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INTRODUCTION
Lobjectif international majeur assigné au bilan, sur «lEducation Pour Tous» (EPT), à lan 2.000 est dobtenir une vue globale des progrès, des réalisations et des déficiences dans loffre déducation de base, dans le monde, pour tous les enfants, adolescents et adultes.
La déclaration de Jomtien, sur lEducation de Base stipule que « Toute personne - enfant, adolescent ou adulte - doit pouvoir bénéficier dune formation conçue pour répondre à ses besoins éducatifs fondamentaux. Ces besoins concernent aussi bien
1 - les outils dapprentissage essentiels (lecture, écriture, expression orale, calcul, résolution de problèmes) que
2 - les contenus éducatifs fondamentaux (connaissances, aptitudes, valeurs, attitudes) dont lêtre humain a besoin :
Le champ des besoins éducatifs fondamentaux et la manière dont il convient dy répondre varient selon les pays et les cultures et évoluent inévitablement au fil du temps ».
Le présent bilan sur « lEPT », pour lAlgérie, reste limité à lenseignement fondamental, il a été établi selon les directives techniques contenues dans le document intitulé «Education pour tous Bilan à lan 2000». Ces directives ont été élaborées sous légide du Forum Consultatif International sur lEducation Pour Tous (FCIEPT), basé au siège de lUNESCO à Paris. Les organisateurs de ce forum sont La Banque Mondiale, le FNUAP, le PNUD, lUNESCO et lUNICEF. Les directives techniques portent sur la méthodologie de traitement des informations tant quantitatives que qualitatives et proposent des formules de calcul pour obtenir les indicateurs recherchés et reconnus universellement ; ces indicateurs sont au nombre de 18.
Les définitions et les objectifs de chaque indicateur font lobjet dun chapitre spécifique dans le document. Cependant, compte tenu des spécificités algériennes, et conformément aux recommandations formulées par les directives, un autre indicateur relatif à lenseignement primaire a été ajouté.
Les résultats de ce bilan à lan 2.000 sont utiles pour les décideurs, les planificateurs et les administrateurs tant à lintérieur quà lextérieur des structures gouvernementales. Ce bilan constitue, de fait, une opportunité unique pour recentrer lattention sur lenseignement fondamental algérien et favoriser la relance des efforts visant à répondre aux besoins éducatifs fondamentaux.
Le bilan rend compte de la situation qui prévaut au cours de lannée scolaire 1998/1999. Il offre à la fois une évaluation globale et massive au niveau national et une analyse des résultats éclatés par sexe et par wilaya (échelon administratif correspondant à ce qui est dénommé dans dautres pays département ou province). En conséquence, tous les indicateurs relatifs à la population scolaire sont évalués globalement au niveau national, puis subdivisés par sexe et par wilaya. Le traitement inter-wilaya est capital dans la mesure où il permet dapprécier les éventuels déséquilibres qui pourraient être constatés.
Le bilan repose sur des éléments statistiques puisés dans les documents de référence officiels publiés par le Ministère de lEducation Nationale, ainsi que par lOffice National des Statistiques. Cependant, il y a lieu de signaler que ces documents officiels ne contiennent pas certaines données prévues par les directives techniques du FCIEPT. A titre dexemple, linexistence des données relatives aux transferts délèves en cours dannée scolaire engendre à lui seul des sur-estimations ou des sous-estimations de certains indicateurs lorsque le traitement se réfère à une wilaya déterminée. Labsence de données relatives à la scolarisation en zone urbaine et en zone rurale ne permet pas détablir les comparaisons utiles entre ces deux catégories à léchelle nationale, ni au sein dune même wilaya, ni entre deux ou plusieurs wilayas. Il ne sagit pas là dune négligence dans le traitement et lanalyse, mais la collecte des données ayant prévalu à la réalisation des dits documents officiels na, tout simplement, pas prévu la distinction entre ruraux et urbains. Enfin, il faut souligner que le secteur privé nest pas pris en charge, au niveau de ce bilan étant donné quaux termes de la législation en vigueur, le système éducatif est du ressort exclusif de lEtat.
En tout état de cause, les données qui ont permis détablir le bilan de lEPT à lan 2.000 sont récentes ; elles sont quasi complètes comparativement aux exigences exprimées par les directives techniques émanant du Forum Consultatif International sur lEducation Pour Tous.
Cependant, il faut relever que léducation de base telle que postulée par la déclaration de Jomtien, constitue un concept beaucoup plus large que celui véhiculé par lenseignement fondamental. En effet, léducation de base comprend outre lenseignement formel organisé pour une population âgée de 6 à 16 ans, léducation de la petite enfance, les programmes dalphabétisation des adultes et toute une série dactions non formelles pour les adolescents et les adultes, ainsi que les messages éducatifs diffusés par les médias.
Le présent rapport ne fait état que des indicateurs relatifs léducation formelle organisée par le Ministère de lEducation Nationale ; il comprend :
Le bilan présenté est donc tronqué dans la mesure où tout ce qui concerne la protection et léveil de la petite enfance ; la formation à des compétences essentielles ainsi quà léducation pour une vie meilleure nont pas été pris en charge pour des raisons de non-disponibilité dinformations quantitatives et qualitatives y afférentes ; dune part, et que les trois volets non traités ne relèvent pas des compétences du Ministère de lEducation Nationale, dautre part.
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