L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
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8.4.2 Evolution des taux nets de scolarisation

Tableau N° 12 : Evolution des TNS selon le sexe de 1990 à 1998

  1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998
Total

M

F

38.3

47.7

27.7

43.20

53.60

31.70

48.00

60.58

33.92

48.75

61.77

34.54

51.98

64.72

38.17

54.07

66.71

40.42

56.01

68.43

42.71

59.30

71.60

46.22

62.62

74.88

49.71

Indice de parité 0.58 0.59 0.56 0.56 0.59 0.61 0.62 0.65 0.66

Ces taux qui peuvent atteindre au maximum 100% varient entre 38 et 63% . Ils ont régulièrement progressé, passant de 38.3% en 1990 à 62% en 1998. Il en est de même des taux masculins et féminins. Ceux des filles sont demeurés inférieurs à ceux des garçons mais les écarts observés tendent à diminuer progressivement. Ce qui permet de conclure que la participation des filles à l’ Enseignement Primaire s’améliore. Toutefois beaucoup d’enfants de la tranche d’âge de 6 à 11 ans ont fini avec l’enseignement primaire et se sont inscrits à l’enseignement secondaire. En effet, les TNS observés sont tous inférieurs à 100% et les complémentaires à 100% de ces taux permettent de mesurer la proportion des enfants en âge de fréquenter l’école primaire qui ne se sont pas inscrits à l’enseignement primaire. Cette différence de pourcentages ne doit en aucun cas être considérée comme indiquant le pourcentage exact des enfants non scolarisés. Le taux de scolarisation par âge spécifique pourra fournir des informations complémentaires.

      1. Ecart entre les taux bruts et nets de scolarisation.

Le tableau suivant donne les écarts entre les TBS et TNS.

Tableau N° 13 : Ecarts entre TBS et TNS de 1990 à 1998 (en %)

  1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998
TBS

 

TNS

49.68

 

38.30

56.53

 

43.20

59.91

 

48.00

60.92

 

48.75

63.83

 

51.98

66.76

 

54.07

68.84

 

56.01

72.53

 

59.30

75.78

 

62.62

Ecart 11.38 13.33 11.91 12.17 11.85 12.69 12.83 13.23 13.16

.Les TBS qui tiennent comptent des entrées précoces et tardives des élèves et qui peuvent par conséquent dépasser 100% sont supérieurs aux TNS avec des écarts allant de 11.38% en 1990 à 13.16% en 1998.

La différence entre ces deux taux permet de mesurer l’incidence de l’inscription des élèves n’ayant pas encore atteint l’âge officiel et de ceux qui l’ont dépassé. Cette proportion d’élèves augmente avec le temps indiquant ainsi une croissance continue des entrées précoces et tardives surtout à partir de 1994. Des entrées précoces intéressants les élèves de 4 à 5 ans en général et des participations tardives pouvant aller bien au delà de 14 ans, l’on peut conclure que c’est les élèves d’âge supérieur à 11 ans qui gonflent ces effectifs. La participation tardive étant également le fait du redoublement.

8.5 Les enseignants

8.5.1 Evolution du nombre d’enseignants des écoles primaires selon le sexe de 1989/90 à 1997/98

 

1989/90

1990/91

1991/92

1992/93

1993/94

1994/95

1995/96

1996/97

1997/98

MF

13693

13556

13422

13184

12924

13586

13889

15705

16043

M

10330

10202

10099

9838

9636

10231

10551

12071

12330

F

3363

3354

3323

3346

3288

3355

3338

3634

3713

F/M

0,33

0,33

0,33

0,34

0,34

0,33

0,33

0,32

0,30

Le nombre d’enseignants du primaire est passé de 13693 à 16043 entre 1990 et 1998, ce qui représente un taux moyen d’accroissement annuel de 2,00 %. Cependant en examinant le nombre d’enseignants d’une année à l’autre, nous enregistrons sa baisse régulière de 1990 à 1994. Cette situation peut s’expliquer par trois phénomènes :

Quant à son évolution à la hausse à partir de 1995, elle trouve sa justification dans le recrutement d’enseignants contractuels dans la fonction publique et dans l’expansion de l’enseignement privé.

Le rythme de croissance des effectifs d’enseignants de sexe masculin a été plus soutenu que celui des effectifs d’enseignants de sexe féminin : 2,24 % conte 1,25 %.

L’indice de parité femmes/hommes enseignant est demeuré pratiquement constant et assez faible durant toute la période.

8.5.2 Evolution du nombre d’enseignants des écoles primaires selon le secteur de 1989/90 à 1997/98

Secteur

1989/90

1990/91

1991/92

1992/93

1993/94

1994/95

1995/96

1996/97

1997/98

Pu + Pr

13693

13556

13422

13184

12924

13586

13889

15705

16043

Public

13275

13168

12958

12460

12257

12691

12833

14441

14185

Privé

418

388

464

1021

667

895

1056

1264

1858

De 1990 à 1998, le nombre d’enseignants du secteur public est passé de 13275 à 14185, ce qui représente un taux moyen d’accroissement annuel de

0.83 %.

Sur la même période, celui du secteur privé est passé de 418 à 1858, ce qui représente un taux moyen d’accroissement annuel de 20,50 %.

Le rythme de croissance des effectifs d’enseignants du secteur privé a été donc nettement plus élevé que celui du secteur public. Cette bonne performance du secteur privé est à mettre à l’actif de la nouvelle politique de l’Etat béninois consacrant une large ouverture de l’enseignement au secteur privé.

8.5.3 Nombre d’enseignants selon la localisation géographique et le type d’établissement en 1989/90 et 1997/98

Année

19989/90

1997/98

Taux ac.

Nb. ens. Pu + Pr

Taux ac.

Nb. ens. Privé

Région Nb. ens. Pu + Pr Nb. ens. Privé % Privé Nb. ens. Pu + Pr Nb. ens. Privé % Privé
ATACORA 1573 0   1830 24 1,31 1,91  
ATLANTIQUE 3305 406 12,28 4486 1438 32,06 3,89 17,13
BORGOU 1548 0   1877 54 2,88 2,44  
MONO 1929 0   2081 30 1,44 0,95  
OUEME 2772 0   3156 243 7,70 1,63  
ZOU 2566 12 0,47 2613 69 2,64 0,23 24,44
TOTAL NATIONAL 13693 418   16043 1858 11,58 2,00 20,50

Le rythme de croissance des effectifs d’enseignants constaté au niveau national, connaît des disparités importantes au niveau régional.

En 1990, les départements de l’Atlantique et du Zou sont les seuls à enregistrer des enseignants dans le secteur privé.

Par contre en 1998, tous les départements ont enregistré des enseignants dans le secteur privé. L’e département de l’Atlantique est le seul à enregistrer une forte proportion d’enseignants dans le secteur privé : 32,06 % en 1998.

8.5.4 Pourcentage des enseignants ayant les titres académiques requis

Le titre académique requis pour enseigner dans les établissements d’enseignement primaire au Bénin est le BEPC. Tous les enseignants de cet ordre d’enseignement sont détenteurs de ce diplôme de base.

8.5.5 Pourcentage des enseignants ayant le diplôme pédagogique requis

DEPARTEMENT 1989/90 1992/93 1995/96
Total

Ensei-gnants

Ensei-gnants qualifiés %Ensei-gnants qualifiés Total

Ensei-gnants

Ensei-gnants qualifiés %Ensei-gnants qualifiés Total

Ensei-gnants

Ensei-gnants qualifiés %Ensei-gnants qualifiés
ATACORA 1573 1057 67,20% 1522 1371 90,08% 1610 1394 86,58%
ATLANTIQUE 3305 2278 68,93% 3368 2583 76,69% 3594 2524 70,23%
BORGOU 1548 846 54,65% 1453 1320 90,85% 1646 1390 84,45%
MONO 1929 1179 61,12% 1763 1617 91,72% 1888 1691 89,57%
OUEME 2772 2137 77,09% 2679 2502 93,39% 2736 2443 89,29%
ZOU 2566 1635 63,72% 2399 2256 94,04% 2415 2123 87,91%
TOTAL 13693 9132 66,69% 13184 11649 88,36% 13889 11565 83,27%

Les enseignants sortent des écoles de formation professionnelle avec le Certificat Elémentaire d’Aptitude Pédagogique (CEAP) et poursuivent sur le terrain le reste de leur formation professionnelle pour obtenir le Certificat d’Aptitude Pédagogique (CAP).

Au niveau national, le nombre d’enseignants ayant le diplôme pédagogique requis c’est-à-dire le CEAP, est passé de 9132 en 1990 à 11649 en 1993 avant de légèrement fléchir en 1996 (11565 enseignants).

Dans le même temps, le pourcentage d’enseignants qualifiés s’est beaucoup amélioré en 1993 par rapport à celui de 1990. Il est de 66,69% en 1990 et de 88,36% en 1993. Le fléchissement connu en 1996 (83,27%) est lié au recrutement de contractuels sans qualification professionnelle pour compenser le déficit en enseignants qualifiés.

Des disparités s’observent au niveau régional. Le département de l’Atlantique a enregistré le plus faible pourcentage d’enseignants qualifiés en 1996 (70,23%). Cela peut s’expliquer par le fait que c’est ce département qui compte le plus grand nombre d’établissements privés recrutant beaucoup plus de contractuels.

8.5.6 Nombre d’élèves par maître dans l’enseignement primaire

8.5.6.1 Evolution du nombre d’élèves par maître selon le type d’établissement

 

1989/90

1990/91

1991/92

1992/93

1993/94

1994/95

1995/96

1996/97

1997/98

Pu+Pr

31

36

40

45

48

50

52

50

53

Public

30

36

40

46

49

51

53

51

55

Privé

50

43

44

30

40

36

37

36

35

Le nombre d’élèves par maître est l’indicateur permettant d’apprécier le niveau d’encadrement des élèves.

Au niveau du secteur public, le nombre d’élèves par maître n’a cessé d’augmenter d’une année à l’autre avec un léger fléchissement en 1997. Ce ratio élèves/maître est passé de 30 en 1990 à 55 en 1998, soit une augmentation de 25 élèves pour un maître. Cette situation dégradante observée est essentiellement due aux contraintes du Programme d’Ajustement Structurel en cours au Bénin qui limite le recrutement dans la Fonction Publique.

Par contre au niveau du secteur privé, c’est l’effet contraire qui s’est produit. Il a été enregistré pour la même période, une nette amélioration du ratio élèves/maître. Il est passé de 50 en 1990 à 35 en 1998, soit une diminution de 15 élèves par maître.

Le ratio élèves/maître tous secteurs confondus est de 53 au niveau national en 1998. Ce ratio est supérieur à la norme officielle fixée à 50 élèves par maître pour un établissement de l’enseignement primaire. Une action doit être donc entreprise pour son amélioration.

8.5.6.2.Nombre d’élèves par maître selon la localisation géographique en 1989/90 et 1997/98

Année

1989/90

1997/98

Région Effectif d’élèves Nombre maîtres Nbre Elèves/ Nbre Maîtres Effectif d’élèves Nombre maîtres Nbre Elèves/ Nbre Maîtres
ATACORA 40690 1573 26 93290 1830 51
ATLANTIQUE 127805 3305 39 209200 4486 47
BORGOU 43178 1548 28 104820 1877 56
MONO 49631 1929 26 134307 2081 65
OUEME 87489 2772 32 167052 3156 53
ZOU 69479 2566 27 134671 2613 52
TOTAL NATIONAL 418272 13693 31 843340 16043 53

Le constat peu enviable fait au niveau du ratio élèves/maître tous secteurs confondus sur le plan national, connaît des disparités importantes au niveau régional.

L’Atlantique est le seul département à enregistrer un ratio acceptable de 47 élèves par maître en 1998. Tous les autres départements ont enregistré des ratios élèves/maître dépassant la norme officielle fixée à 50 élèves par maître.

Le plus faible écart entre les ratios enregistrés sur la période de 1990 à 1998, est réalisé par le département de l’Atlantique.

Le département du Mono a enregistré le ratio élèves/maître le plus élevé, soit 65 élèves par maître.

8.6 – Evaluation du rendement interne du système éducatif

8.6.1 - Analyse du taux de redoublement par année d’étude

Le taux de redoublement est la proportion d’élèves inscrits dans une classe au cours d’une année scolaire donnée qui étudient dans la même classe au cours de l’année scolaire suivante. Cet indicateur mesure le phénomène du redoublement et constitue l’un des moyens de juger de l’efficacité interne du cycle de l’enseignement primaire.

8.6.1.1 - Evolution du taux de redoublement selon le sexe

 

1990

1994

1997

Total

25.17

26.54

25.50

M

25.05

26.10

25.06

F

25.42

27.33

26.24

Source : SSGI / DPP

Les redoublants représentent en moyenne 25.17% des effectifs d’élèves en 1990 ; contre 26.54 en 1994 et 25.50% en 1997. Après avoir augmenté en 1994, ce taux a donc baissé en 1997 pour ne plus atteindre son niveau de 1990.

En moyenne pour chacune des trois années, le pourcentage de filles redoublantes est plus élevé que celui des garçons.

8.6.1.2 -Evolution du taux de redoublement selon les départements et le sexe

Départe-

Ments

Sexes 1990 1994 1997
Atacora Total 26.26 26.72 25.70
M 25.82 26.09 24.70
F 27.41 28.16 27.71
Atlantique Total 21.88 23.90 24.32
M 22.36 23.66 24.37
F 21.18 24.25 24.26
Borgou Total 26.01 29.37 26.60
M 25.74 28.86 25.98
F 26.54 30.29 27.64
Mono Total 25.13 25.85 24.11
M 23.78 24.90 23.15
F 29.11 28.13 26.00
Ouémé Total 29.52 29.42 28.52
M 29.33 29.09 28.27
F 29.92 30.04 28.94
Zou Total 24.63 25.79 23.93
M 24.11 25.29 23.55
F 25.71 26.75 24.57
Total Total 25.17 26.54 25.50
M 25.05 26.10 25.06
F 25.42 27.33 26.24

L’ évolution du taux de redoublement dans les départements de l’Atacora, du Borgou, du Mono et du Zou est semblable à celle observée pour les taux nationaux. Dans le département de l’Atlantique par contre ces taux progressent et régressent dans celui de l’Ouémé qui connaît d’ailleurs les plus forts taux de redoublement : 29.52% en 1990 et 28.52% en 1997 tous sexes confondus.

Comme à l’accoutumée, les taux de redoublement des filles sont supérieurs à ceux des garçons dans tous les départements sauf dans l’Atlantique pour les années 1990 et 1997 .


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