L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
   Burundi
Sommaire du rapport Page d'accueil des rapports des pays Rapports des pays en ordre alphabetique Rapports des pays par régions



Page précédent Page suivant



III. PRISE DE DECISION ET GESTION DE L’EPT

Plusieurs Ministères techniques ont mené des actions qui ont contribué à la réalisation des objectifs de l’Education pour tous. Il s’agit de :

Outre, ces différentes structures gouvernementales, il convient de signaler que différentes ONG et institutions religieuses ont contribué à l’Education pour tous, chacune dans son secteur d’intervention.

Malheureusement, la mise en place d’un comité de coordination et de suivi des actions en rapport avec l’éducation pour tous n’a jamais été concrétisé bien que les différents intervenants aient exprimé la nécessité de sa mise en place au lendemain de la conférence de Jomtien. Chaque Ministère impliqué dans l’éducation pour tous a donc contribué à la réalisation de ces objectifs par l’élaboration d’une politique sectorielle intégrant des orientations qui s’inspirent des recommandations de la Conférence de Jomtien et par la préparation et l’exécution des plans d’action y relatifs.

Il implique de signaler que c’est le Ministère ayant en charge l’éducation qui a toujours été le principal acteur dans la réalisation des objectifs de l’éducation pour tous. La procédure de prise de décision et de gestion de l’éducation pour tous au sein de ce ministère se présente comme suit :

L’élaboration de la politique générale en matière d’éducation a toujours été du ressort du Gouvernement. C’est celui-ci qui en effet, indique les grandes orientations sur base desquelles le Ministère ayant en charge l’éducation, en concertation avec les différents partenaires éducatifs, élabore un projet de politique sectorielle qui est soumis au Gouvernement pour adoption. Les objectifs à atteindre et les actions à mener dans le cadre de l’Education pour tous se retrouvent dans la politique sectorielle de l’éducation. Ainsi par exemple, depuis les années 1990 et même bien avant, l’objectif de scolarisation primaire universelle, a toujours figuré en bonne place dans tous les documents de politique sectorielle du Ministère ayant en charge l’Education de Base. Une fois adoptée, ladite politique sectorielle est mise en application par le Ministère grâce aux budgets votés par l’Etat et l’appui financier des différents partenaires au développement du secteur de l’Education.

Dans la mise en application de la politique sectorielle adoptée, toutes les décisions importantes passent par des lois votées par l’Assemblée Nationale. Les actions relatives au programme d’éducation pour tous sont coordonnées par le Ministère ayant en charge l’Education, par le biais des services de l’Administration centrale du Ministère. Des groupes de travail temporaires sont mis en place en cas de besoin pour réfléchir sur certaines questions spécifiques ayant trait au programme d’éducation pour tous telles que la scolarisation universelle, la scolarisation des filles, l’organisation de l’enseignement préscolaire etc. …

L’évaluation de cette mise en application revient au gouvernement et à l’Assemblée Nationale.

Dans le cadre de l’évaluation de l’EPT 2000, un Comité National d’évaluation composé de hauts cadres du Ministère de l’Education Nationale, auquel sont associés les représentants des organismes parrains de la conférence de Jomtien a été mis en place en décembre 1998.

Bref, dans notre pays, il n’existe pas de « mécanisme EPT »  comme tel ; le programme d’Education pour Tous se trouve intégré dans les politiques sectorielles des différents ministères intervenant dans ce domaine et il est mis en application par les services techniques des Ministères. Toutes les grandes questions concernant l’éducation pour tous sont débattues au cours des tables rondes ou d’autres séances de concertation organisées à l’intention des différents partenaires au niveau National ou provincial.

IV. LA COOPERATION DANS LE DOMAINE DE L’E.P.T.

Les services de l’éducation fondamentale sont fournis principalement par le Gouvernement, les collectivités locales et les parents ainsi que les promoteurs privés dans ce secteur. Parallèlement, le Gouvernement a tout fait pour préserver l’esprit de coopération bilatérale et multilatérale.

IV.1 Partenariat entre l’Etat et les institutions religieuses

Les institutions religieuses ont apporté leur appui à l’E.P.T. à travers le volet formel mais également par le volet non formel essentiellement à travers les centres YAGA MUKAMA de l’Eglise Catholique, les centres UMUTWENZI de la Communauté des Eglises de Pentecôte du Burundi.

En matière d’éducation formelle, le partenariat entre l’Etat et les institutions religieuses est régi par un système de convention scolaire qui définit les règles

de coopération en matière d’appui à l’Education. Au cours de la décennie l’Etat a signé des conventions scolaires avec les institutions religieuses ci-après :

IV.2. La coopération avec les organismes internationaux

  1. L’intervention de l’UNESCO
  2. Dans le cadre du suivi de la conférence de Jomtien et en vue de dégager les stratégies de mise en œuvre du plan d’action de la conférence de Jomtien, l’UNESCO a financé un séminaire national en mars 1991.

    A travers son programme d’éducation d’urgence de reconstruction, l’UNESCO-PEER a lancé une série d’activités depuis juillet 1997. L’aide de l’UNESCO –PEER en direction des écoliers sinistrés notamment, a porté sur 6 provinces les plus durement touchées par la crise d’octobre 1993 où l’on trouve un nombre très important de déplacés de guerre et de regroupés dont les enfants.

    Dans le secteur non formel, l’UNESCO –PEER a démarré en juin 1998, un projet d’éducation pour un montant de 220.000 $ US et qui porte essentiellement sur la production des manuels d’alphabétisation et la formation des alphabétiseurs. Bref, le projet a dépassé le domaine de la simple alphabétisation pour s’occuper de la promotion des ressources humaines et des équipements.

  3. L’intervention de l’UNICEF

Déjà en février 1990, l’UNICEF a organisé un colloque national multisectoriel dans la perspective de l’Education de base pour tous au Burundi à l’an 2000.

Depuis lors, l’UNICEF a déployé un effort constant pour renforcer la dimension de l’éducation pour tous par l’appui aux activités post-Jomtien ainsi que la mise en place d’un programme national d’alphabétisation depuis 1990. C’est ainsi que 200 professeurs des lycées pédagogiques, 70 conseillers pédagogiques, 56 inspecteurs, 400 directeurs et 3000 instituteurs ont bénéficié des sessions de formation et de recyclage.

Deux plans d’action ont été mis en œuvre en 1992 pour un montant de 362.506 $ US pour financer l'éducation pour tous sous le volet amélioration de l'accès, de la qualité et de l'équité dans l'enseignement primaire, ainsi que le programme d’alphabétisation.

Le Programme de coopération BURUNDI-UNICEF de 1993 à 1997 a focalisé son attention sur trois aspects importants du système éducatifs burundais, dans le cadre de la réalisation des objectifs de l’ « Education Pour tous ». Il s’agit des aspects ci-après :

L’UNICEF avait prévu de contribuer à l’exécution de ce programme pour un apport estimé à 4,500,000 $ US.

Dans son programme de 1995, l’UNICEF a poursuivi ses activités relatives à l’amélioration qualitative de l’enseignement primaire, la réduction de l’analphabétisme. Un élément nouveau c’est l’éducation à la paix. Il a fallu former 2.600 enseignants de 5ème et 6ème primaire à l’usage du manuel d’éducation à la paix qui allaient à leur tour enseigner la paix dans les écoles primaires car la crise d’octobre 1993 était à son paroxysme. Dans le secteur non formel le Service National d’Alphabétisation a également bénéficié de la formation en éducation à la paix car les alphabétiseurs devaient également enseigner la paix dans les centres d’alphabétisation.

Le programme d’éducation à la paix a porté sur 200.000 élèves en 1996 tandis que en même temps le matériel didactique y relatif était produit par l’UNICEF.

L’action de formation a été poursuivie et a porté sur 5.500 enseignants non qualifiés.

Encore une nouveauté dans le système éducatif burundais, c’est l’apparition de classes temporaires en 1996 qui ont été utilisées par 2.900 jeunes des camps de déplacés. Au cours de l’année suivante, 146 classes temporaires ont été construites, 14.600 élèves déplacés ont été assistés, 298 enseignants non qualifiés ont bénéficié d’une formation.

  1. La Banque Mondiale
  2. Dans le cadre du IVe Projet d’Education, (IVe Projet IDA), 82 écoles primaires ont été construites et 65 écoles primaires ont été réhabilitées pour un montant de 719.100.000 FBU.

    Dans le même cadre et en vue d’améliorer la qualité de l’enseignement primaire, 3.929 enseignants du primaire ont bénéficié d’un stage de perfectionnement en cours d’emploi.

    Quant au Programme « Twitezimbere » qui intervient sur fonds de la Banque Mondiale, il a fait 161 interventions dans les écoles primaires du pays. Ces interventions portaient sur les travaux de réhabilitation, de construction, d’équipement, d’extension et de reconstruction.

  3. L’A.C.C.T.

En guise d’appui à la réalisation de l’objectif d’éducation pour tous, l’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT) a fourni des équipements en bancs pupitres des écoles dans trois provinces du pays pour un montant de 1 million F.F.

IV.3. La coopération bilatérale

Dans le domaine de la coopération bilatérale, la France et la Belgique ont apporté leur contribution dans le domaine des équipements, du matériel didactique, des manuels scolaires et de la formation des enseignants non qualifiés.

V. INVESTISSEMENTS DANS L’EPT DEPUIS 1990

Le Gouvernement du Burundi, en souscrivant aux recommandations de la Conférence de Jomtien (1990), a réaffirmé sa détermination de réaliser la pleine scolarisation des enfants en âge scolarisable d’ici l’an 2000.

Cet objectif principal a déjà eu comme mesures d’accompagnement la création de nouvelles classes chaque année pour recevoir le plus d’enfants possibles. Parallèlement, il a été décidé d’augmenter le nombre d’enseignants du primaire en créant progressivement dans chaque lycée une section pédagogique.

Le système de double vacation en vigueur et qui a déjà produit ses effets a été poursuivi pour augmenter le nombre d’enfants qui vont au primaire.

Dans ce sens, l’encouragement des initiatives privées dans la création des établissements d’enseignement primaire s’est poursuivies.

V.1. Stratégies de financement dans l’E.P.T

Jusqu’aujourd’hui, le financement du secteur éducation est assuré par l’Etat et les bailleurs de fonds extérieurs dans une large mesure, ainsi que par les collectivités locales, les confessions religieuses, les ONGs locales et les parents.

Le Gouvernement consacre actuellement environ 20% du budget national au secteur-éducation (sans compter l’éducation non-formelle). Malgré l’ajustement structurel, le secteur éducation a toujours bénéficié des possibilités de recrutements du personnel enseignant. Le Gouvernement a poursuivi le programme de formation des enseignants, ainsi que la fourniture des manuels scolaires.

Parallèlement des efforts supplémentaires sont sollicités auprès des collectivités locales, des ONG locales et des parents pour la construction et l’équipement des classes du primaire. L’aide extérieure est sollicitée pour des travaux de grande envergure : implantation et équipement des écoles primaires dans les régions où le taux de scolarisation est encore bas. A cet effet, la carte scolaire de l’enseignement primaire sera actualisée chaque année pour réduire les disparités régionales en matière de scolarisation. Une augmentation du minerval est envisagée à partir de l’an 1999-2000. Une partie sera réservée à la dotation en manuels scolaires et au fonctionnement des écoles primaires et des inspections scolaires.

Tableau 3 : Evolution du Budget de Fonctionnement alloué au Secteur de l’Education (en milliards FBU).

Année

Budget total

Budget Education

Pourcentage

1990

35,696

6,174

17,3

1991

36,883

6,774

18,3

1992

41,333

7,762

18,7

1993

44,631

9,538

21,4

1994

46,837

9,974

21,3

1995

54,768

10,572

20,9

1996

51,523

10,437

20,2

1997

56,955

12,041

21,2

1998

     

Source : Ministère des Finances.

Le budget ordinaire dans ce secteur est distribué comme suit sur les trois paliers de l’enseignement :

40% pour l’enseignement de base, 30,6% pour l’enseignement secondaire général, pédagogique, communal et technique, 29,4% pour l’enseignement supérieur.

Ces dépenses qui représentaient plus de 25% dans les années 80, tendent à la baisse depuis 1993 et se rapprochent de 20% comme on peut le constater au tableau précédent.

En raison de la crise socio-politique et des difficultés budgétaires conséquentes à cette crise, le gouvernement du Burundi à travers le Ministère des Finances a constamment donné des instructions dans le sens de réduction des prévisions budgétaires. Seuls les crédits alloués aux charges du personnel en service sont acceptés sur toute la période. Ainsi par exemple, sur toute la période, le Gouvernement a autorisé au Ministère ayant en charge l’Education de recruter 500 nouveaux enseignants. Le recrutement n’est accepté qu’en cas de remplacement et la Santé Publique et suivant les urgences constatées par le Ministère des Finances et de la Fonction Publique sauf pour les ministères ayant en charge l’éducation.

Tableau 4 : Dépenses de Fonctionnement de l’Enseignement de Base sur base des engagements (montant en millions de FBU).

Libellé

1994

1995

1996

1997

Salaires

3980,8

95%

4.306,2 94,4% 3.718,3 94,5% 40751 96%
Dépenses non salariales

17

0,4%

113,4 2,5% 37,4 1% 43,1 0,9%
Contributions des parents

193,4

4,6%

142 3,1% 161 4,1% 156,1 3,1%
Total

4.191,2

100%

4.562 100% 3,917 100% 4.959,7 100%

Source : Ministère des Finances.

Nous constatons que les salaires du personnel représentent ± 95% des dépenses.

Dans le secteur de l’enseignement, les dépenses non salariales sont très limitées. Le gouvernement n’assure que la fourniture du matériel de Bureau pour les services de l’administration centrale. La contribution des parents sert à l’achat des matériels de bureau pour les inspections provinciales(18), les inspections

cantonales (72) et les directions scolaires (747) d’une part et à la fourniture de la craie aux écoles primaires d’autre part.

La contribution des parents est en fait en sous-estimée car elle ne tient pas compte des dépenses pour l’habillement et l’achat des effets scolaires comme les cahiers, les bics, gomme, colle (etc.) qui sont estimées à 10.000 FBU par enfant et par an.

Tableau 5 : Evolution des apports extérieurs dans le financement de l’Education (en milliers des $.)

Année 1990 1991 1992 1993 1994 1995
1. Politiques et planification sectorielles 6.871 5.413 10.299 1.618 7.390 1.087
2. Enseignement Primaire 461 286 9 365 1.120 622
3. Enseignement secondaire 3.593 6.622 7.617 9.198 5.614 3.453
4. Enseignement technique 15.572 12.929 13.659 12.487 5.345 2.597
5. Enseignement non-formel 2.204 1.165 1.489 1.332 376 140
Total 34.031 31.681 36.887 28.386 23.060 9.368
Aide global 253.036 271.147 318.297 228.699 353.008 193.681
  13,4 11,6 11,5 12,4 6,5 4,8

Source : Rapports sur le développement Economique, PNUD 1992-95.

L’aide extérieure au secteur de l’Education représente 13,4% du total en 1990. Plus de 78% de l’aide à l’Education de 1990 à 1997 était octroyée sous forme de coopération technique.

Seulement 21,8% finançait l’investissement.

L’Enseignement Supérieur absorbait 44% de cette aide, alors que l’enseignement primaire n’en recevait que 1,3%.

Cette aide s’est maintenue à un niveau supérieur à 11% jusqu’en 1993 pour ensuite s’effondrer à partir de 1994 où elle ne représentait que 6,5% du total.

En 1997, le secteur éducation recevait 1,15% de l’aide extérieure.

A partir de l’exercice 1994, et plus particulièrement en 1997, l’on assiste au retrait de la coopération bilatérale et Internationale et le secteur de l’Education n’a pas était épargné.

L’aide octroyée en 1997 représente 3,9% de celle de 1990.

Tout au long de la crise, le gouvernement a tout fait pour allouer des financements suffisants au secteur de l’enseignement, qui ont servi essentiellement au paiement des salaires et beaucoup moins à l’achat d’équipements et matériels scolaires. Par contre les aides extérieures destinées à l’éducation ont diminué de 72,5% de 1990-1997 ce qui a affecté considérablement son développement.

Les autres sources de financement de l’éducation sont les contributions des parents et des collectivités locales : avec la persistance de la crise, leurs revenus ont fortement diminué et leur participation au fonctionnement des écoles a chuté, ce qui a obligé le gouvernement à voter un budget supplémentaire pour suppléer à l’insuffisance des financements locaux au cours de l’année scolaire 94-95. Il a dû également supporter les frais de scolarisation pour les enfants indigents ou orphelins du primaire.

L’embargo imposé par les pays voisins a aggravé les effets négatifs de la crise socio-économique en réduisant les ressources publiques et les revenus des populations. L’importation de matériel scolaire a été rendue impossible, tandis que le coût du matériel local ou de celui qui est importé par des voies parallèles est hors de portée des moyens financiers des parents. En outre.

Avec l’instauration de l’embargo, les derniers bailleurs de fonds qui intervenaient dans l’éducation se sont retirés, ce qui a quelque peu perturbé l’organisation de l’enseignement.

V.2. Les investissements nouveaux

Alors que l’investissement de l’Etat représentait en moyenne 14% des dépenses totales, la part des investissements revenant au niveau primaire est restée quasi-nulle, provenant à 100% de l’aide extérieure.

Les tendances observées au cours des 10 dernières années montrent que l’enseignement supérieur a reçu une proportion croissante des ressources publiques et ce, au détriment de l’enseignement primaire dont la part se réduisait constamment.

Les importants investissements au niveau de l’enseignement primaire concernent la construction, la réhabilitation et les équipements qui sont essentiellement supportés par le financement extérieur qui représentent 14,8% de 1994-1996.

Dans ce cadre on citerait notamment :

Il faut également noter la participation des collectivités locales et des parents des élèves dans la réhabilitation des infrastructures, dans la construction de nouvelles classes et dans la fourniture des matériaux locaux. La valeur exacte de cette contribution n’est pas bien maîtrisée.

Même si la volonté politique de relance de la scolarisation jusqu’à concurrence de 70% d’ici l’an 2001 ne se traduit pas par la fourniture des moyens pour la construction, la réhabilitation et les équipements, l’administration s’emploie à sensibiliser les collectivités locales et la population pour la mise en place des infrastructures.

Par ailleurs, pour ce qui est de la production des matériels didactiques, spécialement les manuels scolaires, il y a lieu de noter que même si ce secteur reste largement tributaire des apports extérieurs, la création et le soutien d’une Régie des Productions Pédagogiques traduisent l’engagement du Gouvernement à promouvoir l’enseignement primaire. La création de cette Régie des Productions Pédagogiques a permis de produire tous les fichiers du maître pour toutes les branches et les manuels des élèves pour le français et les manuels des élèves pour le Français et le Kirundi. Les parents contribuent à la production de ces manuels pour une somme de 150 F par élève et par an.

Entre 1994 et 1997, le budget des dépenses de la RPP a évolué comme l’indique le tableau ci-après :

Tableau  6 : Budget des dépenses de la RPP

Rubriques budgétaires

1994

1995

1996

1997
  Prévu. Exéc. Prévu. Exéc. Prévu. Exéc. Prévu.
Budget de fonctionnement 63.400.000 - 65.550.000 77.410.270 89.553.229 93.093.825 165.035.352
Budget de production 58.700.000 - 148.000.000 52.581.165 133.671.544 124.905.656 54.000.000
Budget d’investissement 181.614.122 - 370.250.000 10.446.104 204.438.299 185.680.000 82.532.382
Total 303.714.122 - 583.800.000 140.437.539 436.663.071 299.067.411 304.583.411

Même si la RPP a, au cours de ces dernières années, accompli convenablement sa mission de produire les manuels scolaires dont l’enseignement primaire a besoin, il importe de noter que dans son budget, la part des dons reste prépondérante (40% en 1995, 37% en 1996, 27% en 1997).

Tableau  7 : Recettes de la RPP

RUBRIQUES 1995 1996 1997 (Prévisions)
1. Clients 22.658.082 67.433.695 100.000.000
2. Ventes des manuels

aux privés

23.032.904 18.685.202 20.000.000
3. Divers imprimés pour

privés

41.851.026 84.156.100 120.000.000
4. Didactique

(coopération don)

98.100.000 173.129.000 105.000.000
5. Revenus locatifs 150.000 475.000 750.000
6. Contribution des

parents

64.050.114 41.616.788 40.000.000
7. Don Papier   65.000.000 65.000.000
8. Intérêts sur placement 8.608.750 11.306.848 15.000.000
9. Ventes des

immobilisations

  5.025.000 3.800.000
Total 258.452.876 467.427.633 469.550.000

Source : Régie des Productions Pédagogiques.

Tableau 8 : Evolution du budget d’investissement alloué au secteur de l’Education (en milion de FBU).

ANNEE

BUDGET TOTAL

BUDGET EDUCATION

%

1987

3.160

183

5,7

1988

4.192

117

2,8

1989

5.500

138

2,5

1990

6.053

177

2,9

1991

6.500

169

2,6

1992

6.866

237

3,4

1993

7.988

242

3,0

1994

6.755

235

3,4

1995

5.326

213

4,0

1996

4.020

160

3,9

1997

3.936

157

3,9

Source : Ministère des Finances.

Le budget d’investissement alloué au secteur de l’Education représente en moyenne 4% du total du Budget d’investissement.

Ce budget est utilisé pour financer l’équipement des écoles secondaires général et techniques et Universitaire, l’achat du matériel didactique et le financement des contreparties nationales au financement extérieur.

Tableau 9 : Evolution des apports extérieurs dans le financement de l’Education. (en million de FBU)

Année

1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997
1. Politique et planification sectorielles                
2. Enseignement primaire 461 286 9 365 1120 622 1818 746
3. Enseignement Secondaire 3593 6622 7617 9198 5614 3453 1521 411
4. Enseignement supérieur 15.572 12929 13659 12487 5345 2597 694 132
5. Enseignement technique 5350 5266 5251 3386 321 5719 1794 -
6. Enseignement non formel 2204 1165 1489 1332 376 140 125 40
Total 34.031 31681 36887 28386 23060 9368 6438 1329
Aide globale 253036 271417 318297 228699 353008 193681 146.050 11517
% 13,4 11,6 11,5 12,4 6,5 4,8 4,4 1,15


Page précédent Page suivant