L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
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AVANT-PROPOS

Le Rapport Bilan de la décennie de l’Education Pour Tous a été élaboré par une équipe placée sous la supervision générale de Son Excellence Monsieur Charles ETOUNDI, Ministre d’Etat chargé de l’Education Nationale et composée de :

Quinze indicateurs sur dix-huit ont pu être calculés. Les trois autres n’ont pu l’être en raison de l’inexistance des données sur les âges des élèves, et des informations sur l’éducation non formelle et la petite enfance.

Ce rapport reste un document de travail susceptible d’être amélioré avant la tenue du forum de l’Education Pour Tous de la décennie prévu en avril 2 000 à Dakar au Sénégal.

Introduction

Depuis leur accession à l’indépendance dans les années 60, les Etats africains ont accordé une primauté absolue à l’éducation, parce que condition sine qua non de tout développement. Les rencontres et réunions organisées à cet effet en font foi. Citons au passage :

Malgré de multiples rencontres des Ministres africains de l’éducation et nonobstant les efforts consentis par nos gouvernements et nos partenaires techniques et financiers dans la recherche des solutions idoines aux multiples problèmes qui entravent le développement de l’éducation en général et de l’Education de base en particulier, le constat fait après un quart de siècle de parcours reste sombre : des millions d’enfants n’ont toujours pas accès à l’éducation. Par ailleurs, des phénomènes tels que la crise économique, l’accroissement de la dette extérieure, la croissance démographique galopante et les guerres civiles continuent de freiner l’accès à l’éducation à un grand nombre d’enfants.

C’est pourquoi, la communauté internationale, réunie du 5 au 9 mars 1990 à Jomtien en Thaïlande, a pris l’engagement de répondre en dix ans aux besoins éducatifs fondamentaux de tout individu (enfant en âge scolaire, adulte, adolescent sans distinction de sexe ou d’origine sociale) à travers une éducation de base pertinente (adaptée à chaque environnement) et de qualité : L’Education Pour Tous (EPT).

Le présent rapport que nous soumettons à l’appréciation de la communauté internationale est un bilan permettant de :

Il est structuré ainsi qu’il suit :

PREMIERE PARTIE : CONTEXTE ET FONDEMENTS DE L’EVALUATION DE L’EDUCATION POUR TOUS

I/ Rappel des objectifs et buts de l’EPT découlant des différentes déclarations politiques ;

II/ Stratégies et Plans d’actions mis en œuvre pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement ;

III/ Prise de décision et gestion de l’EPT;

IV/ Evènements majeurs et actions en faveur de l’EPT au Cameroun depuis 1990;

V/ Coopération dans le cadre de l’EPT ;

VI/ Investissements faits au profit de l’EPT au cours de la décennie ;

DEUXIEME PARTIE :IMPACT DE LA DECENNIE

VII/ Progrès réalisés au cours de la décennie ;

TROISIEME PARTIE : Propositions de quelques mesures de redressement ET PERSPECTIVES D’AVENIR

VIII/ Propositions de quelques mesures de redressement

IX/ PERSPECTIVES D’AVENIR

I - OBJECTIFS ET BUTS DE L’EPT

Le gouvernement camerounais ayant souscrit aux plan et cadre d’action de Jomtien a engagé des réflexions susceptibles de déboucher sur des actions devant lui permettre d’atteindre le noble objectif fixé à Jomtien.

Ainsi, se situant dans le cadre de l’engagement pris par la communauté internationale à Jomtien en mars 1990 d’une part, et faisant leurs les principes fondamentaux en matière d’éducation de base adoptés par la 42è session de la Conférence Internationale de l’Education à genève le 07 septembre 1990 d’autre part, les experts camerounais en matière d’éducation, réunis à Yaoundé du 21 au 25 janvier 1991 dans le cadre d’une table ronde sur l’Education de Base pour Tous organisée par le gouvernement camerounais avec l’appui de l’UNESCO et divers organismes internationaux (Banque Mondiale, PNUD, UNICEF), ont adopté la Déclaration de Politique Générale d’Education de Base Pour Tous au Cameroun.

1 ) Objectifs de l’EPT découlant de la Déclaration de Politique Générale adoptée en janvier 1991

Tout en faisant siens les objectifs de l’EPT adoptés à Jomtien, le Cameroun, tenant compte de ses spécificités, s’est fixé les objectifs suivants :

    1. Tout Camerounais, enfant, adolescent ou adulte, doit pouvoir bénéficier d’une formation conçue pour répondre à ses besoins éducatifs fondamentaux. Ces besoins concernent aussi bien les outils d’apprentissage ( lecture, écriture, expression orale, calcul, résolution des problèmes ) que les contenus éducatifs fondamentaux ( connaissances, aptitudes, attitudes, valeurs ) dont l’être humain a besoin pour survivre, pour développer toutes ses facultés, pour vivre et travailler dans la dignité, pour participer pleinement au développement, prendre des décisions éclairées et pour continuer à apprendre.
    2. L’éducation de base doit conférer à tous les Camerounais la capacité ainsi que la responsabilité correspondante de respecter et de fructifier le patrimoine culturel linguistique et spirituel commun, de promouvoir l’éducation d’autrui, de défendre la cause de la justice sociale, de protéger l’environnement, de se montrer tolérants envers les systèmes sociaux, politiques et religieux différents du leur, en veillant que les droits de l’homme et les valeurs humanistes communément admises seraient sauvegardés et en œuvrant pour la paix et la solidarité internationale.
    3. L’Education de Base pour Tous doit assurer aux Camerounais la transmission et l’enrichissement des valeurs culturelles et morales communes, la canalisation de tous les efforts vers le renforcement de la production économique des secteurs tant formel qu’informel, la recherche de l’efficacité par l’économie du temps et des moyens, l’amélioration de la qualité des produits par une grande compétitivité nationale et internationale, la promotion de la créativité et de l’originalité ainsi que la modernisation des techniques agraires, artisanales, sanitaires, etc.
    4. L’Education de Base Pour Tous doit être pour chaque Camerounais l’assise d’une formation et d’un développement de l’être humain sur laquelle peuvent s’édifier de manière systématique d’autres niveaux, d’autres types d’éducation et de formation, notamment dans la recherche d’une compétence toujours plus accrue, le renforcement de l’unité nationale, la redynamisation de la vie communautaire et associative, l’ouverture au monde.

2) Objectifs de l’EPT découlant des Etats Généraux de l’Education ( mai 1995 )

La crise économique qui a secoué le Cameroun depuis la fin des années 80 n’a pas permis au gouvernement de réaliser pleinement les objectifs de l’EPT qu’il s’est fixés en 1991. Néanmoins, entre 1989/90 et 1996/97, le taux brut de scolarisation des garçons a connu une baisse de 11 points et celui des filles une chute de 9 points pour la même période. Face à cette situation alarmante, le Chef de l’Etat a prescrit la tenue des Etats Généraux de l’Education pour identifier à travers un diagnostic les maux qui minent le système et proposer des solutions pour les pallier. D’où les objectifs suivants :

    1. Cultiver chez l’enfant camerounais l’esprit de partenariat, d’amour de l’effort et la quête de l’excellence ;
    2. Offrir une éducation à l’élève avec un accent particulier mis sur les méthodes actives et interactives en vue de favoriser le succès d’un grand nombre et réduire, voire éradiquer à terme les redoublements et les déperditions ;
    1. Former à l’amour de la patrie de citoyens cultivés, enracinés dans leur culture, mais ouverts au monde, respectueux de l’intérêt général et du bien commun.
    2. Initier l’élève à la culture et à la pratique de la démocratie, au respect des droits de l’homme et des libertés, de la justice et de la tolérance, au combat contre toutes les formes de discrimination, à l’amour de la paix et du dialogue, à la responsabilité civique et à la promotion de l’intégration sous-régionale.
    3. Former les enfants camerounais de manière à leur permettre de devenir, à terme, capables de créativité, d’auto-emploi, et à même de s’adapter à tout moment à l’évolution de la science, de la technologie et de la technique.

IISTRATEGIES ET PLANS D’ACTION

1 ) Plan d’action décennal (1991-2000) découlant de la Table Ronde de 1991

A l’issue de la Table Ronde Nationale sur l’EPT organisée du 21 au 25 janvier 1991, les participants ont proposé au Gouvernement camerounais, après aval des élus du peuple, un plan d’action décennal (1991-2000) de l’EPT dont les grandes articulations sont les suivantes :

2) Plan d’action découlant des recommandations des Etats Généraux de l’Education (1995)

Pour atteindre les objectifs fixés par les Etats Généraux de l’Education de 1995, l’Etat s’efforcera de :

La lutte contre l’exclusion scolaire

L’école ne devra négliger aucun élève. La lutte contre les inégalités d’origine sociale passe par le dépistage des handicapés d’origines diverses (économiques, physiques, sensoriels, d’encadrement, etc). Les sciences sociales et les centres psycho-médicaux, en liaison avec les services d’orientation seront mis à contribution, sinon valorisés au niveau de l’école.

La réduction des inégalités d’origine géographique

Il existe encore de fortes disparités locales, départementales ou régionales dans les résultats scolaires, dans l’allocation des ressources et dans la répartition de l’offre d’éducation.

La lutte contre les inégalités d’origine géographique passe par une égalisation de l’offre de formation sur tout le territoire national. Les politiques d’affectation des personnes, des structures d’accueil, des équipements scolaires et d’accès aux ressources éducatives devront refléter cette préoccupation.

L’éradication des obstacles à l’éducation des filles

Au Cameroun, l’influence conjuguée des facteurs historiques, religieux, économiques et socio-culturels entravent considérablement le développement de l’éducation des filles. C’est ainsi qu’on a enregistré dans certaines régions du Cameroun en 1996/97 des taux bruts de scolarisation féminins de l’ordre 22,2% pour la province de l’Extrême – Nord, 36 % pour le Nord et 40,2% pour l’Adamaoua, la moyenne nationale pour la même année se situant autour de 71,1%.

Parmi les freins au développement de l’éducation des filles, l’on note :

Pour lever ces différents obstacles à l’éducation des filles, une vaste campagne de sensibilisation de toutes les couches de la population a été menée par l’Etat. L'importance de l'éducation des filles a été réaffirmée et des actions concrètes prises avec la contribution des différents partenaires ; en effet les femmes qui représentent environ 52 % de la population camerounaise sont en charge de l’éducation des enfants au foyer et assurent la plupart des activités domestiques et agricoles. D’où l’importance de leur éducation.

La professionnalisation de l’éducation

Le système éducatif camerounais est resté tributaire des orientations de l’époque coloniale qui formait des clercs pour les besoins de l’administration et les sociétés privées existantes.

Aujourd’hui, ce système éducatif forme en grande partie des consommateurs, des demandeurs et non des créateurs d’emploi. Le contexte socio-économique actuel exige la professionnalisation des enseignements. Il s’agit à travers les programmes scolaires d’assurer une pré-préparation à l’insertion socio-économique des produits de l’école.

Pour ce faire, l’Etat veille à :

3) Plan d’action triennal découlant du diagnostic fait en 1998

Les plans d’action découlant de la Table Ronde Nationale sur l’EPT organisée en janvier 1991 et des recommandations des Etats Généraux de l’Education qui se sont tenus en mai 1995 sont en fait des activités programmées au profit de l’EPT. C’est le diagnostic du système éducatif fait en 1998 qui a réellement abouti à un plan d’action triennal qui définit de façon claire les objectifs poursuivis, les activités programmées, le chronogramme, les intervenants, les coûts, les indicateurs de réussite, les programmes potentiels et les solutions de secours.

III – PRISE DE DECISION ET GESTION DE L’EPT

Après la nomination en novembre 1998 du Coordonnateur National EPT par son Excellence Monsieur le Ministre d’Etat chargé de l’Education Nationale, Président de la Commission Nationale pour l’UNESCO, le Comité Consultatif National et le Comité Technique National ont été constitués en avril 1999.

Le Comité Consultatif National dont le rôle essentiel est de valider les travaux des 6 sous-comités techniques donne également des orientations au Coordonnateur National et veille au respect du calendrier des opérations. En dehors du chef du département de l’Education Nationale et de ses principaux collaborateurs, le Comité Consultatif National compte dans ses rangs tous les représentants des Ministères s’occupant de l’Education (jeunesse et sports, enseignement supérieur, recherche scientifique, culture, information, affaires sociales, condition féminine) et les représentants locaux des parrains de la conférence de Jomtien (PNUD, UNICEF, UNESCO, FNUAP, BM).

Le Comité Technique National comprend 6 sous-commissions :

Il compte dans ses rangs des professionnels de l’Education, des ONG (ROCARE, FAWE), des représentants des ministères qui œuvrent pour l’Education de Base, des syndicats d’enseignants et des mutuelles.

Toute collecte des données tient compte des attributions des différents départements ministériels impliqués dans la réalisation du BILAN EPT 2000 / CAMEROUN.

Ainsi les responsabilités dans ces domaines sont réparties de la manière suivante :

IV EVENEMENTS MAJEURS ET ACTIONS EN FAVEUR DE L’EPT AU CAMEROUN DEPUIS 1990

1) Evènements majeurs

Du 21 au 25 janvier 1991 : Table Ronde Nationale sur l’Education de Base Pour Tous ;

Ces assises se sont soldées par l’adoption d’une Déclaration de Politique Générale. Ce document qui tient lieu de plaidoyer en faveur de l’EPT rappelle les principes fondamentaux de l’EPT, en fixe les objectifs et les conditions de réussite en insistant particulièrement sur la mobilisation des ressources.

    1. Du 25 au 27 mai 1995 : Etats Généraux de l’Education. Il en est résulté des recommandations relatives aux nouvelles missions et finalités de l’Ecole Camerounaise, à l’offre conséquente d’éducation et à la gestion du système éducatif sur le triple plan pédagogique, administratif et financier.
    2. 14 avril 1998 : Promulgation de la Nouvelle Loi d’Orientation de l’Education au Cameroun, loi qui fait de l’Education une grande priorité nationale, assurée par l’Etat et les partenaires privés, obligatoire au niveau primaire et consacrant le bilinguisme à tous les niveaux d’enseignement.
    3. En 1998 : Rachat du Centre d’Editions et de Production pour l’Enseignemt et la Recherche (CEPER) par la Mutuelle des Personnels de l’Enseignement du Cameroun (MUPEC) ; et une révision profonde de la politique du livre scolaire, dans la perspective de démocratiser l’accès aux manuels scolaires pour toutes les couches sociales de la population.

2) Actions en faveur de l’EPT

Le gouvernement camerounais, déterminé à redresser son système éducatif en général et l’enseignement de base en particulier, a entrepris avec l’aide des partenaires bilatéraux et multilatéraux de réaliser des actions visant :

2.1 L’amélioration de la qualité de l’éducation

Ce volet s’est traduit par :

2.2 La promotion de l’équité

Ce volet s’est traduit par :

2.3 Le pilotage institutionnel

Les actions de remédiation relatives à l’accès, à la qualité et à l’équité ne peuvent valablement produire les effets escomptés sans une bonne gestion du système qui se traduit par :

V COOPERATION DANS LE CADRE DE L’EPT

Devant l’ampleur des besoins à satisfaire et compte tenu des difficultés diverses issues du contexte actuel de récession économique, la mise en place de l’EPT exige plus que jamais la recherche et le développement des partenaires aux niveaux étatique, local, non gouvernemental et international.

  1. Au niveau étatique, il s’est agi de favoriser les partenaires entre diverses structures d’éducation controlées par l’Etat, en tenant compte du rôle spécifique de chacune et des possibilités de complémentarité offertes. A cet effet, le partenariat entre le Ministère de l’Education et d’autres départements ministériels offrant des formations (Santé Publique, Agriculture, Elevage et Industries Animales, Information, Culture, Affaires sociales, Condition Féminine, Emploi, Travail et Prévoyance Sociale) a été renforcé aux fins de la mise en commun des moyens et structures, de l’élaboration multisectorielle des contenus et des programmes, de l’organisation conjointe et concertée des établissements en fonction des types de formation recherchés et des spécificités des publics à accueillir.
  2. Au niveau local, l’Etat a toujours sollicité et continuera à solliciter des communautés, des collectivités territoriales décentralisées, des associations, des congrégations religieuses ou laïques, des leaders traditionnels, des syndicats, des élites, etc leurs contributions à l’élaboration des programmes éducatifs.
  3. Au plan non gouvernemental, le secteur privé dans son ensemble a été et sera invité à participer à la mise en place des structures d’éducation de base. On y parviendra grâce à une législation libérale et attractive, grâce aussi à une large place laissée aux initiatives les plus diverses, aucune ne devant être négligée tant qu’elle respecte les normes objectives élaborées en la matière.
  4. Au niveau international, l’appel a été lancé en direction des pays amis, des organisations internationales, des ONG, des associations de volontaires, etc.
  5. A un an de la fin de la décennie EPT, le Gouvernement camerounais est encore en négociation avec la Banque Mondiale pour démarrer un projet d’appui logistique au secteur de l’Education dont 60 % de l’enveloppe iront à l’enseignement de base. Dans le même ordre d’idées, un projet dénommé EDUCATION II est en négociation avec la Banque Africaine de Développement. La composante « Enseignement Primaire » du projet en question est la plus importante. Par ailleurs, l’ONG dénommée « PLAN INTERNATIONAL » se propose de renforcer les infrastructures scolaires en construisant des salles de classe avec les matériaux locaux dans quatre provinces.

    La Banque Islamique de Développement (BID) exécute un projet de construction de 48 écoles primaires tandis que le Japon, sur aide non remboursable, construit et équipe 48 écoles primaires dans les villes de Douala et de Yaoundé.

    Dans tous les cas l’élaboration, la signature des conventions et des contrats de partenariat sont indispensables pour définir le cadre des activités envisagées et préciser le domaine d’intervention de chaque partenaire.

    Un accent particulier sera mis sur les procédures visant à promouvoir la planification, la gestion et l’évaluation des programmes d’éducation de base.

  6. L’UNICEF, dans le cadre d’une convention qui la lie au gouvernement camerounais, exécute un projet à plusieurs volets. Le volet « Education de Base » est de loin le plus important. Ce projet, financé par le gouvernement norvégien couvre la période 1998-2000 et met l’accent sur l’éducation des filles et l’éducation non-formelle.
  7. En appui à l’action de l’UNICEF qui œuvre pour la scolarisation des filles dans les provinces les plus sous-scolarisées (Adamaoua, Nord, Extrême-Nord, Est), le Programme Alimentaire Mondial (PAM) offre des rations alimentaires complètes aux élèves et aide les parents qui acceptent d’inscrire tous leurs enfants à l’école. (Cf chiffres 25 les 3 dernières années).

Pour conclure, si les deux projets en cours de négociation (Banque Mondiale et Banque Africaine de Développement) venaient à connaître un aboutissement heureux, ils apporteraient des changements notables dans les domaines de l’offre et de la qualité de l’EPT.

VI INVESTISSEMENT DE L’EPT DEPUIS 1990

Ce volet s’est traduit par :

La situation de l’EPT au Cameroun ne peut mieux s’illustrer qu’à travers le calcul, l’analyse et l’interprétation de certains indicateurs de couverture, d’efficacité interne et de qualité du système éducatif que nous examinerons dans la 2ème partie de ce rapport.


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