L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
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VII Progrès vers les objectifs et les buts

L’objectif défini par l’EPT est l’expansion des activités de protection et d’éveil de la petite enfance, y compris les interventions au niveau de la famille ou de la communauté, particulièrement en faveur des enfants pauvres, défavorisés et handicapés.

VII.- 1.- 1 Politique Nationale

Au Cameroun, la petite enfance constituée par les enfants de 0 à 8 ans représente environ 30 % des enfants sur une population estimée à 14297617 en 1997.

Sur cette tranche, environ 2,14 % des enfants sont pris en charge dans les structures formelles de l’enseignement préscolaire et le reste évolue dans le cadre familial, dans les structures non formelles et informelles.

Dans l’optique de sensibiliser la population à la protection et à l’éveil de la petite enfance au sein des structures formelles, des séminaires de sensibilisation et ateliers sont organisés sur les soins de santé primaires et sur la gestion des programmes en faveur de la petite enfance. Les structures d’encadrement et de protection de la petite enfance sont nombreuses et sont réparties dans le secteur étatique, para-étatique ( écoles maternelles de la Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale, etc), privé confessionnel et laïc, informel et associatif (ONG).

VII.- 1.- 2 Taux Brut de Scolarisation dans les Programme d’Eveil et de la petite Efance (PEE)

Tableau 1 : Evolution des effectifs des élèves du Préscolaire par ordre d'enseignement

 

1989/90

1990/91

1991/92

1992/93

1993/94

1994/95

1995/96

1996/97

1997/98

Public

57793

59715

58797

56727

45955

42280

42687

45580

41981

Privé

35173

34056

35147

35956

27465

27922

36713

41738

49727

Total

92966

93771

93944

92683

73420

70602

79400

87318

91708

SOURCE : MINEDUC/DPRD/SDP

Graphique 1 : EVOLUTION DES EFFECTIFS DES ELEVES DU PRESCOLAIRE PAR ORDRE D’NSEIGNEMENT.

SOURCE : MINEDUC/DPRD/SDP

Tableau 2 : Evolution des Taux Bruts de Préscolarisation ( en % )

Provinces

1989

1990

1996

1997

G

F

T

G

F

T

G

F

T

G

F

T

Adamaoua

5,1

4,8

5,0

5,3

5,1

5,2

3,1

3,4

3,2

5,3

5,3

5,3

Centre

34,9

35,2

35,1

36,7

37,7

37,2

24,6

23,8

24,2

29,1

30,1

29,6

Est

13,1

14,1

13,5

9,3

9,6

9,4

10,4

10,9

10,6

9,1

9,0

9,1

Extrême-Nord

1,0

0,9

1,0

1,1

1,0

1,0

2,2

1,4

1,8

0,7

0,7

0,7

Littoral

30,1

30,1

30,1

26,0

26,8

26,4

24,2

26,3

25,3

21,0

20,4

20,7

Nord

3,9

3,5

3,7

4,0

3,8

3,9

2,9

3,7

3,3

3,3

3,1

3,2

Nord-Ouest

2,6

2,5

2,6

3,2

3,2

3,2

3,1

3,3

3,2

4,5

4,6

4,5

Ouest

10,2

10,1

10,1

10,0

9,9

10,0

9,6

9,5

9,5

11,3

10,8

11,1

Sud

17,4

19,1

18,2

18,1

18,8

18,4

16,6

19,0

17,8

16,9

17,8

17,3

Sud-Ouest

5,7

6,5

6,1

6,1

6,5

6,3

7,0

7,8

7,4

7,4

7,5

7,4

Cameroun

12,2

12,3

12,3

12,0

12,2

12,1

10,2

10,3

10,2

10,6

10,6

10,6

SOURCE : MINEDUC/DPRD/SDP

Graphique 2 : Evolution des Taux Bruts de Préscolarisation par province

 Source : MINEDUC /DPRD/SDP

Graphique 3 : Evolution des taux bruts de préscolarisation par sexe

Source : MINEDUC/DPRD/SDP

Les effectifs des élèves inscrits aux programmes d'éveil et de la petite enfance ont décru au cours de la décennie passant respectivement de 93771 élèves en 1990/91, 87318 élèves en 1996/97 à 91708 élèves en 1997/98.

Cette situation serait due aux effets néfastes de la récession économique aigüe qui sévit au Cameroun depuis la fin des années 80, et qui a eu pour conséquence, la réduction drastique des budgets alloués au secteur de l'Education.

Le gouvernement a dû opérer un choix réaliste en concentrant davantage les moyens limités sur les autres niveaux d'enseignement notamment le Primaire, le Secondaire et le Supérieur.

La demande potentielle quant à elle reste importante et connaît une évolution de l'ordre de 1,7 % en moyenne par an. D'où les faibles taux bruts de préscolarisation enregistrés au cours de la période allant de 1989/90 (12,3 %) à 1997/98 (10,6 %) .

L'analyse par sexe révèle que l'écart entre le taux masculin et le taux féminin qui était de l'ordre de 0,1 point en 1989 s'est résorbé en 1997/98 puisque l'indice de parité F/M est égal à 1 en 1997/98. C'est le résultat d'une croissance soutenue des effectifs des filles ces dernières années. Ceci pourrait s’expliquer par la reprise économique observée ces dernières années qui aurait modifié le comportement des élites les amenant à envoyer leurs enfants à l’école maternelle sans discrimination de sexe. Une comparaison par ordre d'enseignement en 1997/98 montre que les effectifs des élèves du privé représentent 54,2 % des effectifs contre 45,8 % pour le public.

Par contre, les disparités régionales sont plus accentuées, dans la mesure où quatre provinces à savoir le Centre, le Littoral, le Sud et l'Ouest concentrent l'essentiel des effectifs avec des taux respectifs de 29,6 % , 20,7 %, 11,1 % et 17,3%

Les taux les plus faibles sont enregistrés dans les provinces de l'Adamaoua (5,3 %), de l'Extrême-Nord (0,7 %), du Nord (3,2 %) et le Nord-Ouest (4,5 %).

Dans ces provinces, les taux féminins peuvent atteindre des niveaux très faibles :

Extrême-Nord (0,7 %), Nord (3,1 %), Adamaoua (5,3 %) et Nord-Ouest (4,6 %).

De cette brève analyse, il y a lieu de noter que le préscolaire reste concentré dans les grands centres urbains de Yaoundé dans la province du Centre, Douala dans la province du Littoral, Bafoussam dans la province de l'Ouest. Ces régions regroupent à elles seules près de 79 % des effectifs et sont par ailleurs des centres d'activités économiques. L'offre des écoles maternelles due surtout à l’instigation du secteur privé en milieu urbain, est liée à l'urbanisation rapide du cameroun. Cette situation a accentué les disparités entre les couches sociales, les enfants du milieu rural n'ayant pas l'opportunité de bénéficier des programmes d'éveil et de la petite enfance offerts par ce niveau d'enseignement.

L'enseignement préscolaire reste un domaine réservé à une frange nantie de la population du fait de son coût élevé. Les frais de scolarisation sont passés dans le public de 2500 F CFA en 1990 à 7500 F CFA en 1996 et atteignent parfois 250 000 F CFA pour un élève dans le secteur privé. Ce niveau d'enseignement demeure élitiste au Cameroun.

Toutefois, des efforts en terme d’amélioration de l'offre d'éducation de ce niveau d'enseignement sont faits ces dernières années par les pouvoirs publics soutenus par les différents partenaires dont :

-Les partenaires privés à travers la construction et l’équipement de nombreuses écoles dans les grands centres urbains ;

VII -2 : ENSEIGNEMENT PRIMAIRE

VII - 2 – 1 Evolution des taux bruts d'Admission

Tableau 3 : Evolution des Taux Bruts d'Admission de 1989/90 à 1995/96 ( En % )

1989/90

1992/93

1993/94

1994/95

1995/96

102,7

73,9

64,9

65,6

69,7

Source : MINEDUC/DPRD/SDP

Graphique 4 : EVOLUTION DES TAUX BRUTS D’ADMISION

 Source : MINEDUC /DPRD/SDP

  De l'analyse des données disponibles, il ressort que :

Les effectifs de nouveaux entrants en première année, après avoir atteint un record en 1989/90, ont régressé de 4,2 % en moyenne par an entre 1992/93 et 1995/96; soit un rythme supérieur à la croissance démographique de la population d'âge légal d'admission qui est de 6 ans (3,02 %). Il en résulte une régression du taux brut d'admission qui est passé de 102,7% en 1989/90 à 69,7% en 1995/96.

Cette situation s'expliquerait par les effets néfastes de la crise économique, accentuée par la dévaluation du franc CFA survenue en 1994. Le pouvoir d'achat des citoyens fortement éprouvé par ces phénomènes, les a amenés à opérer des choix au regard de leurs moyens limités, notamment dans les zones réputées peu favorables à la scolarisation des enfants.

Alors qu'en 1989/90, tous les enfants pouvaient accéder à l'Education (102,7%), en 1995/96, 30,7 % sont laissés pour compte.

En l'absence des données suffisantes, il n'a été possible de préciser l'origine de ces exclus du système par région et par genre.

VII – 2 - 2 : Taux Bruts de scolarisation

TABLEAU 5: Evolution des effectifs des élèves de l’enseignement Primaire

1989/90

1990/91

1995/96

Provinces

Garçons

Filles

Total

Garçons

Filles

Total

Garçons

Filles

Total

Adamaoua

34691

21995

56686

35022

22959

57981

34178

23062

57240

Centre

178574

172627

351201

187706

180120

367826

181289

173591

354880

Est

49038

39754

88792

49850

41212

91062

48434

41247

89681

Extrême-Nord

125816

56645

182461

118964

54581

173545

104615

49635

154250

Littoral

149975

148520

298495

150987

146615

297602

142454

132255

274709

Nord

60866

30270

91136

61721

30953

92674

56103

30149

86252

Nord-Ouest

130637

118533

249170

132729

120788

253517

118150

106220

224370

Ouest

180810

172722

353532

181654

172938

354592

150140

140550

290690

Sud

46473

43567

90040

47228

44243

91471

46868

43718

90586

Sud-Ouest

95010

89778

184788

94106

89770

183876

83937

79745

163682

Cameroun

1051890

894411

1946301

1059967

904179

1964146

966168

820172

1786340

1996/97

1997/98

1998/99

Provinces

Garçons

Filles

Total

Garçons

Filles

Total

Garçons

Filles

Total

Adamaoua

34129

22688

56817

33384

23348

56732

63025

Centre

197604

188062

385666

199012

195507

394519

425880

Est

49292

39038

88330

45172

37699

82871

89715

Extrême-Nord

102409

47204

149613

109231

53194

162425

233239

Littoral

151144

147839

298983

184258

133619

317877

329557

Nord

63320

32578

95898

68190

37625

105815

105275

Nord-Ouest

122093

113026

235119

135098

119510

254608

263754

Ouest

175341

169041

344382

198794

186847

385641

369002

Sud

51728

48294

100022

49519

46912

96431

95785

Sud-Ouest

85512

80844

166356

88137

78753

166890

158475

Cameroun

1032572

888614

1921186

1110795

913014

2023809

2133707

Source : MINEDUC /DPRD/SDP

Graphique 6 : EVOLUTION DES EFFECTIFS DES ELEVES DU PRIMAIRE PAR PROVINCE

Source : MINEDUC /DPRD/SDP


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