| L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays | ||
| Comores |
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PARTIE : IMPACT DE LA DECENNIE DE LEDUCATION POUR TOUS (EPT)
7. Progrès réalisés par rapport aux buts et les objectifs
7.1 Protection et éveil de la petite enfance (PEE)
Objectif : Expansion des activités de protection et déveil de la petite enfance, y compris les interventions au niveau de la famille ou de la communauté, particulièrement en faveur des enfants pauvres, défavorisés et handicapés.
Les activités de protection et déveil de la petite enfance se développent en grande partie au niveau de lenseignement traditionnel de type communautaire. Elles sont dispensées dans des centres appelés communément les écoles coraniques. Ces écoles sont dispersées dans toutes les localités du pays sous la responsabilité totale du maître coranique.
Les établissements denseignement coranique accueillent des enfants à partir de lâge de 3 ans. En 1999, 95440 enfants y sont inscrits dans lensemble du pays. Les filles représentent 49% des effectifs inscrits à lenseignement coranique. Les maîtres coraniques jouent un rôle dinitiateur à la lecture et à lécriture de la langue arabe pour la transmission de la foi et lapprentissage du Coran à lenfant.
Des écoles modernes de type privé ont vu le jour dans les années 80 et continuent de proliférer particulièrement dans les milieux urbains. Le rythme de lévolution des effectifs est très lent de telle sorte quon compte dans les maternelles 1312 élèves, dont 51% de filles, âgés de moins de 6 ans. Calquées sur le modèle français, ces écoles organisent des activités déveil de la petite enfance nettement variées, qui vont généralement de la garderie (2 ans) aux apprentissages psychomoteurs (5 ans). Quelquefois, certains enfants en âge du préscolaire fréquentent en même temps les deux types denseignement préscolaire.
En 1979, au lendemain de lindépendance des Comores, le Ministère de l'Education Nationale entreprenait déjà avec lUNICEF une série de réflexions visant à restructurer le système d'enseignement coranique dans la mesure où cet enseignement accueille l'ensemble des enfants des deux sexes dès l'âge du préscolaire. Cette volonté de politique éducative sest traduite par :
- L'expérimentation du programme d'activités préscolaires de 1982 à 1987, regroupant 24 écoles coraniques réparties au niveau des 3 îles ;
- La relance du projet «préscolaire » en 1988, en tenant parfaitement compte des insuffisances et des lacunes dues aux manques de soutien effectif de la part des responsables de léducation ;
- L'introduction des classes charnières, entre lenseignement coranique et primaire, appelées "classes d'éveil", de 1990 à 1994, renforcées par dautres aspects complémentaires tels que la santé, l'hygiène... Cela a marqué la volonté de lUNICEF de poursuivre lexpérimentation des activités de protection et déveil de la petite enfance. Lors des assises des Etats Généraux, la commission technique chargée des enseignements coranique et préscolaire a recommandé que le préscolaire coranique soit conçu comme étant un enseignement de base où les enfants seraient admis à l'âge de 3 ans pour une période de 3 années.
En conséquence, les dispositions prises dans le cadre du Plan Directeur de l'éducation et de la formation, qui constitue la plate-forme du système éducatif comorien, tiennent compte de cette recommandation et se fixent comme objectifs linstitutionnalisation des écoles coraniques et lintroduction de programmes élaborés en langue maternelle, le shikomori, selon une méthode participative.
Le Taux brut de scolarisation est le nombre total des inscrits aux programmes déveil de la petite enfance, dans les secteurs public, privé et communautaire, exprimé en pourcentage du groupe dâge officiel concerné, sil en existe un, sinon, du groupe dâge de 3 à 5 ans. Cet indicateur mesure le niveau général de participation des jeunes enfants aux programmes déveil de la petite enfance.
La scolarisation de la petite enfance est faible. On constate toutefois une surestimation de la proportion effectivement inscrite à lécole. Les résultats de 1999 donnent des taux supérieurs à 100 %, ce qui indique nécessairement que le nombre denfants de 3-5 ans inscrits dans des programmes déveil et de protection de la petite enfance, y compris des programmes privés ou communautaires (école coranique), est supérieur aux effectifs du groupe dâge. Cette surestimation est plus importante au niveau des filles que des garçons. Cette situation est due à la présence des écoles coraniques qui ne tiennent pas compte de l'âge légal.
Le niveau de participation des jeunes enfants dans le système d'enseignement préscolaire coranique est nettement élevé pour les deux sexes dès lâge de 3 ans. Le taux brut de scolarisation (TBS), du fait quil établit le rapport de lensemble des effectifs inscrits dans les écoles coraniques sur les enfants en âge du préscolaire (3 à 5 ans), dépasse largement 100% dans les 3 îles. Il est de 180,3% pour les garçons et 177,7% pour les filles au niveau national.
Pour ce qui est de l'enseignement moderne, la maternelle, le niveau de scolarisation est très faible, de lordre de 2,4% dans lensemble du pays. Cet enseignement moderne est spécifique aux milieux urbains avec un taux brut de scolarisation de 7,2% contre 0,3% dans les milieux ruraux.
Il faut noter que le pays na pas de programme préscolaire officiel pour la petite enfance. Aucune école publique nexiste à nos jours pour accueillir les enfants de bas âge. Les établissements dont le pays dispose actuellement sont ceux de lécole privée. Il ny a par conséquent aucune structure publique qui prépare les jeunes enfants à lenseignement primaire.
Région |
Taux brut de scolarisation dans les PEE privés et communautaires |
Indice parité |
Taux brut de scolarisation dans les PEE privés |
Indice parité |
||||
MF |
M |
F |
F/M |
MF |
M |
F |
F/M |
|
Ngazidja |
224,7 |
222,5 |
227,1 |
1.0 |
2,9 |
2,9 |
2,9 |
1.0 |
Mwali |
144,2 |
158,4 |
129,6 |
0.8 |
1,3 |
1,1 |
1,4 |
1.2 |
Ndzuani |
141,2 |
144,0 |
138,2 |
1.0 |
2,2 |
2,0 |
2,3 |
1.1 |
Comores |
179,0 |
180,3 |
177,7 |
1.0 |
2,4 |
2,3 |
2,5 |
1.1 |
Zone rurale |
209,9 |
212,9 |
206,9 |
1.0 |
0,3 |
0,1 |
0,5 |
3.9 |
Zone urbaine |
108,2 |
108,5 |
107,8 |
1.0 |
7,2 |
7,3 |
7,1 |
1.1 |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Lécole coranique est très archaïque et mobilise une large majorité des comoriens ayant le souci de transmettre à leurs enfants la culture musulmane par l'apprentissage du Coran et des préceptes de l'Islam. Etant donné que ce système échappe totalement au contrôle des autorités compétentes du Ministère de léducation nationale, l'évolution des effectifs des inscrits est difficilement maîtrisable. Il y a lieu de noter que le Ministère n'a jamais pu disposer de données aussi complètes que systématiques des écoles coraniques. Les données brutes recueillies donnent un taux de scolarisation global qui passe de 156% en 1989 à 179% en 1999. Ce taux élevé sexplique par le fait que lécole coranique accueille également des enfants de plus de 5 ans. Ce qui signifie que lenfant peut continuer à fréquenter lécole coranique même sil est inscrit à lécole primaire.
Quel que soit le type denseignement préscolaire, coranique ou maternel «moderne », la demande déducation tant pour les filles que pour les garçons est manifestée selon des préférences liées aux facteurs coûts de scolarisation. Dans les écoles coraniques les coûts sont négligeables. Les familles à revenus faibles inscrivent leurs enfants durant toute lannée à lécole coranique. A contrario, les familles à revenus élevés envoient leurs enfants suivre les activités déveil dans les maternelles pendant lannée scolaire et, au moment des vacances, suivre lenseignement coranique.
Les effectifs réellement inscrits dans les PEE montrent la négligence manifeste des autorités face à cette tranche de la population comorienne. Lenseignement obligatoire commence pour les Comores avec le primaire. Le secteur privé sest investi dans un domaine jusqualors inexploité. Depuis environ dix ans que lécole maternelle existe aux Comores, elle reste toujours laffaire des villes. Le taux dinscription en ville est cinq fois supérieur à celui du milieu rural. Ceci résulte de plusieurs facteurs. Dans les villes, résident la plupart des intellectuels et des cadres du pays qui sont appelés à servir dans ladministration centrale, doù les possibilités de soffrir les moyens dinscription de lenfant à lécole maternelle. La pauvreté étant atténuée dans les grandes agglomérations, les promoteurs sy implantent vu la prédisposition de la demande.
1998/99 |
|||
Région |
Effectifs coraniq.+Pr |
Effectifs Privé |
% privé |
Ngazidja |
54 787 |
701 |
1,28 |
Mwali |
4 459 |
39 |
0,81 |
Ndzuani |
37 506 |
572 |
1,53 |
Comores |
96 752 |
1312 |
1,36 |
Zone rurale |
78 717 |
107 |
0,14 |
Zone urbaine |
18 035 |
1205 |
6,68 |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Toutefois, lécole privée coûte chère. Et puisquil ny a pas de politique officielle denseignement dans le préscolaire, les parents ne voient pas la nécessité dy engager des dépenses de scolarisation. Le gain de temps et de connaissances de lenfant pour sa formation primaire, en fréquentant lécole maternelle, nest pas appréhendé par les parents.
La question que lon pourrait se poser est de savoir quand sera conçu un programme de lécole maternelle. Ceci a pourtant des conséquences sur la scolarité future de lenfant. Si les parents décident denvoyer les enfants à lécole publique après plusieurs années passées dans le privé, certaines difficultés se font sentir : un comportement de défiance envers le nouveau milieu scolaire, un niveau détudes en décalage par rapport au privé.
Le pourcentage des nouveaux élèves de première année de lenseignement primaire ayant suivi un type quelconque de programme organisé déveil de la petite enfance est lindicateur qui permet de se faire une idée de la proportion des nouveaux élèves de première année qui ont bénéficié dune préparation à la scolarité primaire grâce à des programmes déveil de la petite enfance.
La quasi totalité des enfants nouvellement inscrits en 1ère année du primaire ont fréquenté et fréquentent toujours les établissements d'enseignement coranique dans la mesure où, à 6 ans, âge légal d'admission à l'enseignement primaire, l'enfant doit déjà savoir agir selon les rituels de la culture comorienne fortement imprégnée de lislam, fortement marquée par la religion musulmane.
Le pourcentage des nouveaux entrants au CP1 (public et privé) ayant suivi un enseignement d'éveil dans les écoles maternelles est très faible. Par contre, si on ne prend en compte que les enfants du secteur privé, lindicateur se présente ainsi :
1998/99 |
|||
Région |
Nouveaux entrants 1ère année |
Effectifs avec expérience PEE |
% nouveaux entrants avec expérience PEE |
Ngazidja |
850 |
245 |
28,8 |
Mwali |
55 |
0 |
0,0 |
Ndzuani |
638 |
277 |
43,4 |
Comores |
1543 |
522 |
33,8 |
Zone rurale |
742 |
35 |
4,7 |
Zone urbaine |
801 |
488 |
60,9 |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
On a tendance à axer linterprétation du PEE comme lapanage des écoles maternelles seulement et faire abstraction de lécole coranique. La considération au niveau des parents et des enfants nest pas la même. Malgré les moyens limités, certaines considérations de classes sociales obligent des parents à inscrire leurs enfants à la maternelle. Ensuite le transfert à lécole publique simpose :
Il faut souligner dabord le manque de sensibilisation des parents sur le rôle de lenseignement préscolaire moderne. Les parents ne choisissent souvent cet enseignement que pour satisfaire les enfants ou pour répondre à des considérations sociales.
La deuxième leçon à tirer est que le Ministère de léducation nationale na jamais inscrit le programme préscolaire comme étant une de ses priorités. Pour lEtat, lécole commence au CP1.
Il est aussi à noter que le coût de scolarisation dans l'enseignement coranique est faible ; les écoles coraniques obtiennent en plus le respect et le soutien de la communauté à tel point que les maîtres coraniques jouissent dune certaine considération et dun prestige socialement reconnu.
Enfin, le défi majeur à relever serait de pouvoir harmoniser les méthodes pédagogiques pour le système d'enseignement préscolaire lui-même, mais aussi de créer une dynamique entre l'école coranique et l'école primaire. Une réflexion dans ce sens est en cours, réunissant le Ministère de léducation nationale et lUNICEF.
Le taux brut dadmission donne le nombre total de nouveaux admis en première année détudes primaires exprimé en pourcentage des enfants ayant lâge officiel dentrer à lécole primaire. Il indique pour cela le niveau global daccès à lenseignement primaire et le degré dinteraction entre loffre du système éducatif et la demande déducation.
Les inscrits en première année ont progressé annuellement de 10.6% entre 1988/89 et 1991/92 . Ce taux est inférieur à celle des filles qui est de 11.2%.
Les filles ont beaucoup plus accès à lécole que les garçons, au cours de la même période. Au-delà de cette période, les taux bruts dadmission à lécole primaire sinversent. Le TBA fluctue dune année à lautre. Les taux bruts dadmission sont presque égaux , celui des filles et celui des garçons, en 1996/97 et en 1998/99.
Tableau 4 : Evolution des taux bruts dadmission au niveau national par sexe
1988/89 |
1989/90 |
1990/91 |
1991/92 |
1992/93 |
1993/94 |
1994/95 |
1995/96 |
1996/97 |
1997/98 |
1998/99 |
|
MF |
66,3 |
67,3 |
76,1 |
90,2 |
78,6 |
79,1 |
81,4 |
95,3 |
78,4 |
92,4 |
78,7 |
M |
74,8 |
79,0 |
84,5 |
99,9 |
86,2 |
83,7 |
87,9 |
102,6 |
79,2 |
99,4 |
83,3 |
F |
58,3 |
55,3 |
67,5 |
80,2 |
70,8 |
74,3 |
74,8 |
87,8 |
77,6 |
85,4 |
73,9 |
F/M |
0.8 |
0.7 |
0.8 |
0.8 |
0.8 |
0.9 |
0.9 |
0.9 |
1.0 |
0.9 |
0.9 |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Le niveau daccès des filles à lécole reste toujours inférieur à celui des garçons. Les deux années 1996/97 et 1998/99 sont exceptionnelles : les TBA seraient presque égaux. Mais la sensibilisation sur la scolarisation des filles prend de lampleur dans le pays. Cette alternance des TBA élevés et des TBA bas résulte des années scolaires perturbées par des grèves permanentes. La plupart des années sont blanches et les garçons quittent lécole publique en début dannée au profit des écoles privées. Ceci expliquerait la variation des taux .
La tendance observée dans laccès à léducation sur lensemble du pays manifeste des mouvements périodiques qui tendent vers légalité daccès à lécole entre les filles et les garçons. Cela se voit dans la parité entre les sexes qui est équitable en fin de décennie 90 pendant que les garçons lemportaient en 1989.
Au niveau régional, laccès à lenseignement primaire présente des variations différentes dune île à lautre : à Ngazidja, le taux brut dadmission reste toujours supérieur à 80%, quel que soit le sexe, et les écarts daccès à léducation sont négligeables ; cependant, dans lîle de Mwali, ladmission des enfants à lécole primaire est faible à tel point que linégalité daccès à léducation entre les sexes se creuse au fur et mesure dans les cinq dernières années, après avoir atteint un niveau plus élevé que celui de Ngazidja ; enfin, la variation du taux brut dadmission dans lîle de Ndzuani suit une logique similaire à celle observée au niveau national, mais aggravée par linégalité daccès à léducation constante qui continue à persister toujours, même si les efforts de la fin de la décennie en faveur des filles, déployés principalement par lUNICEF dans la région de Nyumakele, semblent améliorer légèrement linscription de cette catégorie denfants à lenseignement de base.
Graphique 1 : Evolution des taux bruts dadmission par sexe selon les îles

Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Les Taux Bruts dAdmission sont souvent supérieurs à 100%, ce qui veut dire quil y a un nombre non négligeable denfants inscrits au CP1 et qui dépassent lâge légal. Mais ce phénomène disparaît progressivement. A la rentrée scolaire 1998/1999, cest uniquement à Mwali quon a inscrit des garçons qui dépassent lâge légal. Aux Comores lâge dentrée au CP1 est de six ans.
Lexamen des TBA montre une disparité régionale puisque Ngazidja et Mwali enregistrent des taux qui dépassent la moyenne nationale.
1988/89 |
1998/99 |
|||||||
Région |
Taux brut d'admission au CP1 |
Indice parité |
Taux brut d'admission au CP1 |
Indice parité |
||||
MF |
M |
F |
F/M |
MF |
M |
F |
F/M |
|
Ngazidja |
81,1 |
84,0 |
78,1 |
0.9 |
89,1 |
89,6 |
88,5 |
1.0 |
Mwali |
77,7 |
80,3 |
68,8 |
0.9 |
91,1 |
102,3 |
79,8 |
0.8 |
Ndzuani |
50,4 |
63,6 |
36,8 |
0.6 |
67,3 |
75,2 |
59,2 |
0.8 |
Comores |
66,3 |
76,5 |
55,9 |
0.7 |
78,7 |
83,3 |
73,9 |
0.9 |
Zone rurale |
... |
... |
... |
. |
89,9 |
95,3 |
84,0 |
0.9 |
Zone urbaine |
... |
... |
... |
. |
55,7 |
58,2 |
53,1 |
0.9 |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Si lon considère les quinze circonscriptions scolaires du pays, on saperçoit que celles de Domoni et de Nyumakele, toutes les deux situées à lEst de lîle de Ndzuani, sapparentent à la circonscription de Moroni, la plus grande ville du pays. Elles présentent un faible taux brut dadmission chez les filles par rapport au reste des CIPR.
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Il est à noter que, dans les milieux urbains, le taux brut dadmission a baissé. Les raisons avancées pour expliquer cette situation sont multiples. Mais ce qui est certain, cest que les phénomènes durbanisation font que loffre déducation sélargit à la privatisation pour alléger le poids des écoles publiques urbaines. On peut constater les surcharges des écoles publiques urbaines qui poussent à lémergence incontrôlable des écoles privées à cause dune carte scolaire difficilement maîtrisable. La part du secteur privé augmente plus rapidement à cause de linsuffisance de la capacité daccueil dans le public.
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