| L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays | ||
| Comores |
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Tableau 1 : Evolution des effectifs scolaires par sexe selon lîle et le milieu rural et urbain
1988/89 |
1998/99 |
?/an |
?/an |
?/an |
|||||
Région |
Effectifs MF |
Effectifs F |
% F |
Effectifs MF |
Effectifs F |
% F |
effectifs MF |
M |
F |
Ngazidja |
36 035 |
17 220 |
47,8% |
42 615 |
20 895 |
49,0% |
1.7% |
1.4% |
2.0% |
Mwali |
4 039 |
1 845 |
45,7% |
4 894 |
2 091 |
42,7% |
1.9% |
2.5% |
1.3% |
Ndzuani |
26 252 |
10 235 |
39,0% |
35 280 |
14 552 |
41,2% |
3.0% |
2.6% |
3.6% |
Comores |
66 326 |
29 300 |
44,2% |
82 789 |
37 538 |
45,3% |
2.2% |
2.0% |
2.5% |
Urbaine |
... |
... |
. |
22 991 |
10 706 |
46,6% |
. |
. |
. |
Rurale |
... |
... |
. |
59 798 |
26 832 |
44,9% |
. |
. |
. |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Le système denseignement public accueille presque 90% des élèves scolarisés dans lensemble des écoles primaires du pays. Il y a cinq ans la part de lenseignement privé était de 3,5% au niveau national ; elle arrive actuellement à 12,9%. Cet accroissement démontre un élargissement des services éducatifs privées.
Le développement de lenseignement privé sétend rapidement vers les milieux ruraux en particulier à Ndzuani et Ngazidja. Le rythme de laccroissement est de 67.5% en moyenne annuel. Limplantation et lorganisation des écoles privées notamment en milieu rural doivent être encouragées ; ce qui pourrait atténuer les pressions de la demande déducation dans les villes fortement surchargées denfants en âge scolaire. Dautant plus que les familles à revenu élevé des villages font inscrire leurs enfants dans les écoles urbaines pour leur garantir une éducation de qualité. On peut constater dailleurs un dépeuplement des établissements denseignement public au profit de ceux du privé en ce sens que les taux daccroissement moyen annuel de lensemble des effectifs scolarisés sont nettement plus faibles que ceux du privé pris isolément dans toutes les régions du pays.
1993/94 |
1998/99 |
?/an |
?/an |
|||||
Région |
Effectifs Pu + Pr |
Effectifs Privé |
% Privé |
Effectifs Pu + Pr |
Effectifs Privé |
% Privé |
Effectifs Pu + Pr |
Effectifs Privé |
Ngazidja |
42 295 |
1 747 |
4,1% |
42 615 |
6 988 |
16,4% |
0.2% |
32.0% |
Mwali |
4 942 |
214 |
4,3% |
4 894 |
383 |
7,8% |
- 0.2% |
12.3% |
Ndzuani |
30 682 |
766 |
2,5% |
35 280 |
3 338 |
9,5% |
2.8% |
34.2% |
Comores |
77 919 |
2 727 |
3,5% |
82 789 |
10 709 |
12,9% |
1.2% |
31.5% |
Urbaine |
23 576 |
2 482 |
10,5% |
22 991 |
7 483 |
32,5% |
-0.5% |
24.7% |
Rurale |
54 343 |
245 |
0,5% |
59 798 |
3 226 |
5,4% |
1.9% |
67.5% |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
On a observé que le secteur privé sest développé plus rapidement que le secteur public, surtout dans le milieu urbain. Mais le privé naccueille quune infime partie des effectifs scolaires. On remarque aussi que leffectif dans le secteur privé ne connaît pas une évolution favorable puisquil enregistre une variation annuelle négative. Ce phénomène pourrait sexpliquer par les grèves scolaires : dès quil y a normalisation de lannée scolaire dans le public, les élèves ont tendance à quitter le privé pour le public. A commencer par la population du milieu rural où linscription à lécole privée des enfants est multipliée par 13 en lespace de cinq ans. Cest une prise de conscience énorme des parents qui sexpliquerait aussi par la déstabilisation quasi permanente des années scolaires dans le public. Au niveau de chaque île, la part des effectifs des élèves réellement inscrits varie entre 2 et 10%, à lexception de la Grande Comore qui enregistre une variation de 16%. Laccroissement des effectifs dans le privé à Mwali représente la moitié de lévolution nationale qui avoisine celle de Ndzuani et de Ngazidja.
Le niveau de développement de léducation est appréciable aussi bien à Ngazidja quà Mwali en raison des taux bruts de scolarisation élevés qui se situent au-dessus de 80% quel que soit le sexe. Toutefois, à Mwali, les écarts se creusent, inconsciemment mais sûrement, au détriment des filles. A Ndzuani, la participation globale des filles à léducation primaire est faiblement distincte par rapport à celle des garçons de la même île occupant quelquefois dailleurs un niveau semblable à celui des autres îles. En effet, pendant les dix années écoulées, le taux brut de scolarisation des filles dans cette île se maintient en-deçà de 80% ; il en résulte un écart moyen annuel de plus de 20% par rapport à celui des garçons. Cela dénote le fait que les circonscriptions les plus fortement peuplées subissent un marasme de la scolarisation des filles.
Graphique 1 : Evolution des taux bruts de scolarisation par sexe selon le île

Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Tableau 3 : Evolution des taux bruts de scolarisation par sexe selon le île
1988/89 |
1998/99 |
|||||||
Région |
Taux bruts de scolarisation |
Indice parité |
Taux bruts de scolarisation |
Indice parité |
||||
MF |
M |
F |
F/M |
MF |
M |
F |
F/M |
|
Ngazidja |
91,1 |
92,3 |
89,7 |
1.0 |
94,7 |
94,6 |
94,8 |
1.0 |
Mwali |
100,5 |
103,6 |
95,3 |
0.9 |
109,6 |
122,7 |
95,9 |
0.8 |
Ndzuani |
74,1 |
89,0 |
58,7 |
0.7 |
87,1 |
101,4 |
72,6 |
0.7 |
Comores |
84,0 |
92,1 |
75,5 |
0.8 |
92,0 |
99,1 |
84,8 |
0.9 |
Zone rurale |
. |
. |
. |
. |
100,0 |
108,1 |
91,6 |
0.8 |
Zone urbaine |
. |
. |
. |
. |
76,1 |
81,0 |
71,2 |
0.9 |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Les taux bruts de scolarisation varient selon lannée, dune île à lautre :100,5% en 1993/94 et 109,6% en 1998/99 à Mwali contre 74,1% et 87,1% à Ndzuani par les mêmes périodes. Durant cette période, lécart entre les filles et les garçons est presque nul avec un indice de parité égal à 1, à Ngazidja. Mais des progrès restent à faire pour maintenir cet équilibre.
Le taux net de scolarisation rapporte les inscrits dans lenseignement primaire ayant lâge officiel de scolarisation (6-11 ans), exprimé en pourcentage de la population correspondante. Il mesure, à cet effet, la couverture effective de la scolarisation des enfants en âge scolaire réellement admis à lenseignement primaire.
Lanalyse de lévolution des taux nets de scolarisation donne, à première vue, une tendance quasiment stable au niveau du pays. Durant les trois premières années qui suivent la mise en application de la Loi dOrientation sur léducation, le TNS stagne à 65% pour les garçons et à 55% pour les filles après une petite faille en 1996.
Tableau 4 : Evolution des taux nets de scolarisation par sexe au niveau national
1988/89 |
1989/90 |
1990/91 |
1991/92 |
1992/93 |
1993/94 |
1994/95 |
1995/96 |
1996/97 |
1997/98 |
1998/99 |
|
MF |
62,0 |
63,6 |
63,2 |
64,5 |
66,2 |
63.9 |
65,9 |
51,2 |
60,4 |
60,3 |
60,2 |
M |
67,5 |
73,4 |
69,1 |
70,2 |
71,5 |
70.3 |
71,0 |
55,7 |
65,1 |
65,1 |
64,9 |
F |
56,2 |
53,2 |
57,0 |
58,5 |
60,6 |
57.4 |
60,5 |
46,6 |
55,3 |
55,3 |
55,4 |
F/M |
0.8 |
0.7 |
0.8 |
0.8 |
0.8 |
0.8 |
0.9 |
0.8 |
0.8 |
0.8 |
0.9 |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Lévolution des taux nets de scolarisation des garçons est plus importante que lévolution nationale qui reste cependant supérieure à celle des filles. La tendance des deux taux (garçons et filles) est la même sauf en 1989/90 où le taux net de scolarisation des garçons augmente et celui des filles baisse. Lannée scolaire 1995/96 enregistre les taux nets de scolarisation les plus faibles. Les trois dernières années ont connu une stagnation des taux.
La population scolarisable non scolarisée regroupe deux catégories dindividus : dune part, on compte les enfants en âge daller à lécole n'ayant jamais eu la chance de sy inscrire et, dautre part, ceux ayant brièvement fréquenté léducation avant de labandonner. Lévolution de cette population est remarquablement menaçante en ce sens que lensemble des enfants non scolarisés dans le pays correspond, en guise de comparaison, à lensemble des effectifs des élèves scolarisés dans lîle de Ndzuani. Ainsi, pour arriver à une scolarisation universelle, il faudrait dès à présent consentir les efforts déducation de ces jeunes a priori futurs analphabètes.
Tableau 5 : Evolution de la population scolaire non scolarisée par sexe au niveau national
1988/89 |
1989/90 |
1990/91 |
1991/92 |
1992/93 |
1993/94 |
1994/95 |
1995/96 |
1996/97 |
1997/98 |
1998/99 |
|
MF |
29 986 |
28 203 |
27 913 |
27 592 |
26 863 |
28 064 |
28 311 |
41 312 |
34 181 |
35 006 |
35 805 |
M |
12 911 |
10 552 |
12 037 |
11 885 |
11 621 |
11 614 |
12 364 |
19 043 |
15 171 |
15 171 |
16 039 |
F |
17 075 |
17 651 |
15 876 |
15 707 |
15 242 |
16 450 |
15 974 |
22 269 |
19 010 |
19 010 |
19 766 |
F/M |
1.3 |
1.7 |
1.3 |
1.3 |
1.3 |
1.4 |
1.3 |
1.2 |
1.3 |
1.3 |
1.2 |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Le taux daccroissement moyen annuel de la population en âge scolaire non scolarisée est de 1,8% entre 1988/89 et 1998/99. Mais dans la première période 1988/89-1992/93, on a observé une baisse annuelle du taux daccroissement de 2,7%. Le nombre denfants restant à scolariser est non négligeable. Il est presque égal au nombre des filles scolarisées. Ce phénomène de non scolarisation prend de lampleur en 1994/95 et en 1996/97.
Toutefois, ces enfants non scolarisés se répartissent différemment entre les îles et selon les circonscriptions scolaires. Dans tous les cas, les filles lemportent en cette fin de décennie en raison des faibles accès et participation de celles-ci à léducation.
Sur le graphique qui suit, on peut lire, 1) par la position du centre de la bulle par rapport à la verticale (axe des ordonnées), lensemble de la population totale non scolarisée, 2) par la taille de chacune des bulles le poids des filles non inscrites à lécole et 3) par les étiquettes la désignation des circonscriptions scolaires. Du coup, parmi les CIPR de Ndzuani, celles de Domoni et de Nyumakele se distinguent par leur forte demande déducation non solvable et/ou leur faible performance en matière de rétention à lenseignement primaire. La CIPR de Nyumakele, même si elle compte encore un pourcentage assez élevé de filles dépourvues dune éducation de base, a vu son volume, en chiffre absolu des enfants totaux non scolarisés, réduit grâce aux efforts menés, entre autres, par lUNICEF, dans cette région pendant les deux dernières années. Les taux de scolarisation des filles se sont améliorés de 7 points pour le taux brut et de 4 points pour le taux net ; il en résulte un accroissement moyen des effectifs de lordre de 7,5% par rapport à lannée 1993/94. Toutefois, on remarque que chez les catégories du sexe opposé, ces indicateurs sont en baisse.

Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Les facteurs socio-économiques jouent un rôle très déterminant dans lorganisation scolaire des circonscriptions scolaires. Certaines CIPR présentent une homogénéité de comportement et de mentalité eu égard à lintérêt que les familles accordent à léducation. En raison de lacadémisme du système denseignement actuel, souvent les parents ne voient pas dintérêt à ce que leurs enfants continuent daller à lécole du fait surtout que les perspectives de trouver un emploi dans la région sont les mêmes, que lenfant abandonne lenseignement dans les premières années de la scolarité ou quil le fasse à la fin du cycle primaire. Dans dautres lieux, le découpage des circonscriptions scolaires nest pas adaptée aux réalités spécifiques des différentes localités concernées. Il existe dans ces circonscriptions un décalage énorme entre les possibilités déducation offertes aux enfants de nombreuses localités à caractère rural et les performances enregistrées dans quelques villes urbaines de la même région. Cela dénote le regroupement non homogène des localités qui, souvent, ne tient pas compte des réalités accablantes en matière dabandons scolaires.
La population scolarisable croît de manière très lente par rapport à la population comorienne (2.1% contre 2.7%). Par contre, le fait que la croissance de la population scolarisable évolue plus rapidement que celle des effectifs scolarisés de même groupe dâge, pose un problème de couverture suffisante de lenseignement primaire au niveau du pays. Les efforts permettant de généraliser la scolarisation ne sont pas moindres pour autant. On constate que les filles en âge scolaire scolarisées augmentent plus vite que les garçons, avec un taux daccroissement moyen annuel de 1.5% contre 1.2% pour les garçons.
V 80/81-90/91 |
V 90/91-98/99 |
|||
Population scolarisable |
Effectifs élèves en âge scolaire |
Population scolarisable |
Effectifs élèves en âge scolaire |
|
MF |
1.5 |
. |
2.1 |
1.4 |
M |
1.4 |
. |
2.0 |
1.2 |
F |
2.1 |
. |
2.2 |
1.5 |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
La situation est différente au niveau des îles. Les effectifs des élèves en âge normal est en baisse de 0.2%, à Ngazidja. Dans cette île, lévolution des filles est quasiment stable pour un taux daccroissement égal à 0.0%. Une augmentation des effectifs, quel que soit le sexe, est observée à Mwali et à Ndzuani. La plus remarquable est lexpansion des effectifs des élèves en âge scolaire, particulièrement des filles, enregistrée à Ndzuani. Le taux daccroissement est de 4.0% alors que celui de la population scolarisable demeure à 2.0% pour les enfants du sexe féminin de cette île.
Entre 1988/89 et 1998/99, la parité filles/garçons reste constante à Ngazidja et Ndzuani. Elle a baissé de 0.9 à 0.8 à Mwali. Par rapport aux trois îles, Ndzuani présente la parité la plus faible. Ainsi, la parité supérieure ou égale à 1 indique une présence aussi importante des filles que des garçons dans lenseignement.
Le taux net de scolarisation diminue dans la même période à Ngazidja et dans la zone urbaine. Il augmente partout ailleurs.
1988/89 |
1998/99 |
||||||||
Région |
Taux nets de scolarisation |
Indice parité |
Taux nets de scolarisation |
Indice parité |
|||||
MF |
M |
F |
F/M |
MF |
M |
F |
F/M |
||
Ngazidja |
65,5 |
66,1 |
65,0 |
1.0 |
58,6 |
58,8 |
58,4 |
1.0 |
|
Mwali |
72,4 |
75,6 |
69,0 |
0.9 |
73,3 |
80,7 |
65,6 |
0.8 |
|
Ndzouani |
56,8 |
68,1 |
45,2 |
0.7 |
60,5 |
70,0 |
51,0 |
0.7 |
|
| Comores | 62,0 |
68,1 |
55,7 |
0.8 |
60,2 |
64,9 |
55,4 |
0.8 |
|
Zone rurale |
. |
. |
. |
. |
67,2 |
72,9 |
61,2 |
0.8 |
|
Zone urbaine |
. |
. |
. |
. |
46,4 |
48,8 |
41,3 |
0,9 |
|
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Les taux nets de scolarisation présentent selon les îles quelques petites failles qui expliquent une baisse des taux que ce soit pour les filles ou pour les garçons. Celles de ces failles qui trouvent une explication rapide correspondent dabord à lannée scolaire invalide de 1993/94 et ensuite à lannée de la mise en application de la nouvelle Loi dOrientation sur léducation.
Notons quà Ngazidja les taux nets de scolarisation des filles et des garçons baissent lentement depuis 1990 alors quà Ndzuani les écarts entre la participation effective des filles et des garçons se manifestent encore très fortement (environ 20%). La situation à Mwali est difficilement explicable en ce sens que, pour deux années scolaires successives (1990/91 et 1991/92), la fréquentation scolaire des élèves filles en âge scolaire a subi une forte dépression mais est revenue à la normale lannée suivante (1992/93). Il y a lieu de souligner que cette île offre très souvent une scolarisation meilleure des enfants bien que ces derniers demeurent les plus menacés par les maladies infantiles telles que, principalement, le paludisme. Il faut aussi noter les acquis en matière dautosuffisance alimentaire dans lîle.
Graphique 3 : Evolution des taux nets de scolarisation par sexe selon les îles

Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Les âges des élèves à lécole primaire vont de 6 ans à 14 ans, selon la Loi dOrientation sur léducation. A partir de 12 ans, les taux de scolarisation par âge doivent être ajustés pour la simple raison que beaucoup denfants âgés de 12 ans et plus se trouvent dans le secondaire.
Le niveau maximal du taux denfants scolarisés est atteint à 10 ans. Il est de 85.4% pour les garçons et de 75% pour les filles. On peut dire que lenseignement primaire touche un grand nombre dindividus âgés de 10 ans. Autrement dit, dans certains endroits du pays, presque tous les enfants de cet âge sont scolarisés. Par contre, à lâge de 6 ans, le taux de scolarisation des enfants est très faible. Ce qui accuse une déficience de laccès à léducation.
Tableau 8 : Taux de scolarisation par âge spécifique
Age |
6 ans |
7 ans |
8 ans |
9 ans |
10 ans |
11 ans |
6-11 ans |
MF |
24,8 |
54,4 |
65,5 |
69,0 |
82,1 |
74,7 |
60,2 |
M |
25,5 |
59,1 |
70,9 |
76,1 |
87,1 |
80,7 |
64,9 |
F |
24,0 |
43,4 |
60,0 |
62,5 |
77,0 |
68,3 |
55,4 |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
La différence entre la valeur du taux par âge et le taux de 100% donne la part de la population de cet âge non scolarisée. On se rend compte, à cet effet, des efforts à consentir pour rendre accessible la scolarisation à un grand nombre denfants. Lécart entre les filles et les garçons scolarisés pour un âge donné est presque le même sur la tranche dâge 8-11 ans. Cela peut sexpliquer théoriquement du fait par le fait que les risques dabandons scolaires en ce moment de la vie scolaire des enfants sont minimes.
Considérant les taux spécifiques par années détudes, on relève une diminution progressive des valeurs suivant les niveaux détudes. Le taux brut de scolarisation par année détudes étant plus élevé que le taux net résultant des écarts énormes, Ces derniers dénotent des retards de scolarisation à chaque niveau détudes.
Tableau 9 : Taux de scolarisation par année détudes et par sexe
CP1 |
CP2 |
CE1 |
CE2 |
CM1 |
CM2 |
||
Taux brut |
MF |
116,5 |
102,3 |
97,1 |
76,8 |
79,0 |
72,0 |
par année |
M |
126,3 |
111,4 |
105,4 |
82,9 |
83,8 |
74,9 |
détudes |
F |
106,3 |
93,0 |
88,6 |
705 |
741 |
690 |
Taux net |
MF |
21,2 |
15,0 |
8,4 |
6,4 |
6,2 |
5,4 |
par année |
M |
21,7 |
16,1 |
9,3 |
6,3 |
6,9 |
5,5 |
détudes |
F |
20,7 |
14,0 |
7,6 |
6,4 |
5,5 |
5,3 |
Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de léducation nationale
Inversement aux taux de scolarisation spécifique par âge, les proportions des élèves plus âgés par année détudes augmentent régulièrement jusquen cinquième année détudes où elles se maintiennent, alors que celles des moins âgés diminuent selon le même rythme. La part des élèves plus âgés est très significative quel que soit le sexe. Ce phénomène démontre la présence de plus en plus importante des élèves qui dépassent la tranche dâge normal dans le système denseignement primaire.
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