L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
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      1. Les enseignants

Le corps enseignant est l’élément central du développement de l’éducation : tout le monde s’accorde à dire que l’enseignant est le symbole de l’école ; la qualité de l’éducation et la volonté de préparer les enfants à suivre un cursus scolaire aussi long que possible dépendent en grande partie d’abord de l’intérêt que l’enseignant lui même attache à l’éducation puis du soutien de tous (communauté de base, gouvernement et bailleurs de fonds) dans le processus de transformation des écoles en véritables forces motrices du développement.

Deux indicateurs sont retenus pour mesurer la qualité de l’enseignement :

  1. Le pourcentage des enseignants des écoles primaires ayant le niveau minimum requis pour enseigner qui mesure la proportion des enseignants du primaire satisfaisant à la réglementation fixée par le Ministère de l’éducation nationale.
  2. Le pourcentage des enseignants des écoles primaires certifiés pour enseigner selon les normes nationales qui mesure la proportion des enseignants du primaire formés à la pédagogie pour enseigner effectivement selon les normes en utilisant les matériels d’enseignement disponibles.

Les pourcentages élevés de ces indicateurs complétés par des facteurs tels que l’expérience, le statut, la motivation et la valorisation des enseignants, les méthodes et les matériels d’enseignement et les conditions de travail en classe, reflètent la qualité de l’enseignement reçu par les élèves.

        1. Evolution des effectifs d’enseignants par sexe selon l’île
        2. Le nombre d’enseignants augmente en moyenne par an de 1,2 %. Le nombre de femmes enseignantes augmente plus vite que celui des hommes. Chaque année l’effectif des institutrices croît de 1,4% contre 1,1% pour les instituteurs.

          Tableau 1 : Evolution des effectifs enseignants par sexe selon les îles et les milieux rural et urbain

          Année

          1988/89

          1998/99

          ? moyen/an

          Région

          MF

          M

          F

          F/M

          MF

          M

          F

          F/M

          M

          F

          Ngazidja

          866

          640

          226

          0.4

          998

          736

          262

          0.4

          1,4

          1.5

          Mwali

          119

          92

          27

          0.3

          156

          121

          35

          0.3

          2.8

          2.6

          Ndzuani

          779

          576

          203

          0.4

          824

          597

          227

          0.4

          0.4

          1.1

          Comores

          1764

          1308

          456

          0.3

          1978

          1454

          524

          0.4

          1.1

          1.4

          Urbaine

          -

          -

          -

          -

          594

          351

          243

          0.7

          -

          -

          Rurale

          -

          -

          -

          -

          1384

          1103

          281

          0.3

          -

          -

          Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de l’éducation nationale

          Le taux annuel moyen des enseignants est la moitié de celui des élèves. Quand les effectifs d’élèves au primaire augmente au taux annuel de 2,4% en dix ans, celui des enseignants varie de moitié. La représentativité des femmes par rapport aux hommes est très faible. Les femmes sont encore en nombre insuffisant. La parité Femmes/Hommes varie de 0,3 à 0,4 en 1988/89 et de 0,3 à 0,7 en 1998/99.

        3. Pourcentage des enseignants ayant les titres académiques requis
        4. Le niveau d’instruction des hommes est plus élevé que celui des femmes. Le nombre d’enseignants ayant un niveau supérieur ou égal au BAC diminue pendant que ceux des enseignants du niveau BEPC prend de forte proportion. L’augmentation des enseignants de niveau BEPC serait liée aux efforts sous-jacents de perfectionnement des anciens instituteurs peu qualifiés qui ne pourraient pas postuler à un examen professionnel sans le brevet. Mais il faut ajouter à ceux-là les instituteurs contractuels qui se sont joints chaque année aux enseignants de la Fonction Publique depuis de la rentrée scolaire 1994/95 pour combler le déficit créé, surtout à Ngazidja, par les mesures du Programme d’Ajustement Structurel (PAS).

          Tableau 2 : Evolution du pourcentage des enseignants ayant les titres académiques requis par sexe selon l’île

           

          1988/89

          1998/99

          Région

          BEPC

          BAC et +

          BEPC

          BAC et +

           

          %MF

          %F

          %MF

          %F

          %MF

          %F

          %MF

          %F

          Ngazidja

          16,11%

          11,50%

          .

          .

          27,56

          22,52

          22,85

          19,85

          Mwali

          10,92%

          14,81%

          .

          .

          7,69

          2,86

          3,21

          0,00

          Ndzuani

          26,70%

          28,08%

          .

          .

          24,27

          20,70

          5,10

          4,85

          Comores

          18,71%

          19,08%

          .

          .

          24,62

          20,42

          13,90

          12,02

          Urbaine

          .

          .

          .

          .

          18,52

          13,99

          6,73

          4,53

          Rurale

          .

          .

          .

          .

          27,24

          25,98

          16,98

          18,51

          Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de l’éducation nationale

          Il est à noter que l’éducation nationale emploie toujours des maîtres auxiliaires qui ne possèdent aucun titre académique requis, mais souvent leur expérience en la matière peut aller jusqu’à dix ans et plus. Les recrutements systématiques des élèves-maîtres, après trois ans de formation à l’Ecole Normale Nationale des Instituteurs (ENNI), ont permis au Ministère de suivre le rythme de développement de l’enseignement primaire dans les années 80.

        5. Pourcentage des enseignants ayant le diplôme pédagogique requis
        6. Le nombre d’enseignants ayant un diplôme pédagogique requis augmente plus vite chez les hommes que chez les femmes. Pourtant en 1988/89, les institutrices ayant les capacités du métier (32,89%) dépassaient largement les hommes (28,90%). En 1998/99, les effectifs sont presque égaux. La parité est égale à 1.

          Tableau 3 : Evolution des pourcentages des enseignants ayant le diplôme pédagogique requis par sexe selon l’île

           

          1988/89

          1998/99

          Région

          %MF

          %M

          %F

          F/M

          %MF

          %M

          %F

          F/M

          Ngazidja

          25,06

          24,38

          26,99

          1.1

          35,67

          35,33

          36,64

          1.0

          Mwali

          27,73

          23,91

          40,74

          1.1

          48,08

          47,11

          51,43

          1.1

          Ndzuani

          35,69

          34,72

          38,42

          1.1

          62,01

          63,32

          58,59

          0.9

          Comores

          29,93

          28,90

          32,89

          1.1

          47,62

          47,80

          47,14

          1.0

          Urbaine

          .

          .

          .

          .

          62,96

          60,97

          65,84

          1.1

          Rurale

          .

          .

          .

          .

          41,04

          43,61

          30,96

          0.7

          Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de l’éducation nationale

          Le nombre de femmes enseignantes par rapport au nombre d’hommes est identique en 1988/89 sur l’ensemble du territoire national. Par contre, en 1998/99, la parité varie de 0,7 à 1,1.

          La qualification du corps enseignant résulte tout d’abord des formations dispensées dans les écoles de formation des enseignants (l’ENNI de 1982 à 1995 et les IFERE à partir de 1996), ensuite des sessions d’examens professionnels organisées annuellement pour permettre aux enseignants de niveau inférieur d’améliorer leur de qualification.

        7. Nombre d’élèves par maître

Le nombre moyen d’élèves par maître diminue faiblement entre 1988/89 et 1998/99. La diminution annuelle du nombre d’élèves par maître est de 0,24%.

Tableau 4 : Evolution du nombre d’élèves par maître selon l’île dans le public

 

1988/89

1998/99

Région

Nbre total élèves

Nbre maîtres

Nbre élèves

/ maître

Nre total élèves

Nbre maîtres

Nbre élèves

/ maître

Ngazidja

36 035

866

41,6

35 694

998

35,8

Mwali

4 039

119

33,9

4 511

156

28,9

Ndzuani

26 252

779

33,7

34 252

824

41,6

Comores

66 326

1764

37,6

72 522

1978

36,7

Urbaine

     

16 668

594

28,1

Rurale

     

55 854

1384

40,4

Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de l’éducation nationale

Pendant 10 ans, on a eu une augmentation de 6196 élèves soit en moyenne 600 élèves par an. Parallèlement, les enseignants augmentent à raison de 21 par an. Valablement, on peut conclure que les recrutements se font à raison de 30 élèves par maître. Ce nombre, notons-le, est à peu près égal au nombre d’élèves par maître. Mais il faut comprendre qu’il n’y a pas en ce sens de mesures officielles de réglementation instaurées pour limiter le nombre d’élèves par maître.

Le développement de l’enseignement privé entraîne des répercussions sérieuses en ce qui concerne l’utilisation des ressources humaines au niveau de l’enseignement primaire. Près de 400 maîtres dont 48% ont un diplôme professionnel (CAE ou CAP) exercent dans ces établissements. Ces enseignants dans leur majorité, pour ne pas dire la totalité, proviennent du personnel du Ministère de l’éducation nationale. La note de service interdisant formellement aux instituteurs exerçant dans le public d’enseigner dans le privé, est loin d’être appliquée en ce sens que les irrégularités de paiement des salaires poussent les enseignants à chercher un salaire de subsistance dans le privé sans pour autant avoir l’autorisation expresse du Ministère de tutelle.

Résumé

L’utilisation rationnelle et optimale des ressources de l’éducation nationale est le fondement de toute action en faveur du développement quantitatif et qualitatif de l’enseignement primaire. Le volume de la masse salariale de l’enseignement primaire doit correspondre à un niveau donné des effectifs scolarisés dans la mesure où le salaire moyen par maître et le nombre d’élèves par maître sont deux facteurs qui sont fortement liés aux salaires des enseignants et aux effectifs des élèves. Il serait possible d’augmenter le nombre des élèves sans augmenter proportionnellement le nombre des enseignants.

Par contre, la maîtrise des coûts unitaires implique des efforts de conciliation des différents intérêts en étudiant les divergences qui existent. On ne peut que faire allusion d’abord aux «rapports de force» qui ne cessent de rendre rigoureusement conservateurs les syndicats des enseignants. Il est clair que le corps enseignant peut faire obstacle au changement. La grande leçon tirée de cette décennie est que le syndicat peut réussir à canaliser les énergies des enseignants vers des objectifs aussi bien constructifs qu’obstructifs ; aussi, du coté du Ministère de l’éducation nationale, l’inefficacité de l’enseignement est-elle un message assez clair pour associer tous les groupes d’intérêt afin de mener à bien les changements jugés souhaitables.

Enfin, la planification de l’offre et de la demande des enseignants mérite d’être soulignée en raison du fait que le Ministère de l’éducation n’a que très peu de mainmise sur le contrôle effectif de l’ensemble des enseignants gérés par la Fonction Publique. Pour espérer atteindre les objectifs de généralisation de l’enseignement primaire, le Ministère de l’éducation nationale et la Fonction Publique doivent faire preuve de pragmatisme pour une utilisation optimale des ressources aussi bien humaines que financières ; il est certain que le maintien des mécanismes actuels de gestion du personnel enseignant ne laisserait aucune chance de garantir l’efficacité du Plan Directeur de l’éducation et de la formation.

      1. Rendement interne du système éducatif

On entend par rendement éducatif la capacité d’un système d’enseignement à donner aux enfants ainsi scolarisés, des connaissances et compétences qui leur serviraient réellement dans la vie socio-professionnelle, mais aussi qui soient plus utiles à la vitalité et au développement du pays. Quant à l’efficacité du système, il s’agit de sa capacité à scolariser des enfants pour un coût raisonnable. Tenant compte de ce complexe analytique, on examinera trois indicateurs qui décrivent en terme usuel le contexte de l’éducation :

  1. Taux de redoublement par année d’études qui constitue l’un des moyens pour juger de l’efficacité interne du cycle d’enseignement primaire, en ce sens que le phénomène du redoublement élevé peut être interprété comme étant l’indice d’un niveau d’instruction médiocre.
  2. Taux de survie en 5e année d’études qui donne, par le modèle de cohorte reconstitutée, la probabilité des élèves d’une génération inscrite en première année d’études qui parviennent jusqu’en 5e année d’études primaires. Cet indicateur est utile en raison du fait que l’achèvement des quatre premières années de scolarité primaire est généralement considéré comme une condition préalable d’un niveau d’alphabétisation durable.
  3. Coefficient d’efficacité qui indique synthétiquement les répercussions des redoublements et des abandons sur la capacité à former des diplômés de l’enseignement primaire. L’utilisation des ressources de l’éducation est optimale lorsque la plupart des élèves achèvent leur scolarité après avoir accompli le nombre d’années normales du primaire c’est-à-dire six pour chaque élève inscrit en première année d’études primaires.
        1. Evolution du taux de redoublement

Entre 1989 et 1992, le taux de redoublement fluctue autour de 40% aussi bien pour les filles que pour les garçons. Les années suivantes, l’évolution est à la baisse. En 1988/89 et 1989/90, le taux de redoublement des garçons est plus important que celui des filles. Tandis que les deux années suivantes (1990/91 et 1991/92), on a observé un taux de redoublement des filles supérieur à celui des garçons. L’évolution du taux de redoublement est à la baisse. La parité est presque égale à 1.

Tableau 5 : Evolution des taux de redoublement par sexe au niveau national

   

1988/89

1989/90

1990/91

1991/92

1992/93

1993/94

1994/95

1995/96

1996/97

1997/98

1998/99

Taux de

MF

38,8

43,9

35,3

43,0

31,3

26,9

29,1

25,4

28,4

27,2

25,3

redouble-

M

39,3

46,9

33,9

42,9

32,5

28,1

28,7

26,7

29,8

27,5

25,8

ment

F

38,3

40,1

37,3

43,0

29,8

25,3

30,1

23,7

26,8

26,8

24,6

 

F/M

1.0

0.9

1.1

1.0

0.9

0.9

1.0

0.9

0.9

1.0

1.0

Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de l’éducation nationale

L’évolution du taux des redoublements dans les îles montre une tendance à la baisse. Mais, quelques cas de redoublement observés en 1989/90, 1991/92 et 1994/95 méritent bien d’être soulignés :

Les trois situations mentionnées ci-dessus correspondent aux années scolaires non validées décrétées «années blanches» dans l’ensemble du pays. Ce qu’il est important à souligner est le fait que, malgré les redoublements généraux attendus, quelques passages en classe supérieure sont effectués. De ce point de vue, on peut se demander si la baisse des redoublements n’est pas liée à des motifs sociaux de satisfaction pour apaiser les esprits des parents ou des élèves. Elle pourrait s’expliquer en partie par la plus grande mobilité des élèves entre les établissements scolaires publics et privés, qui ne tiennent pas compte parfois des résultats antérieurs de l’élève.

Graphique 1 : Evolution des taux de redoublement par sexe selon l’île

Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de l’éducation nationale

        1. Evolution des taux de rendement interne

L’analyse du rendement interne du système d’enseignement primaire doit mettre en exergue le déroulement des années scolaires qui ont permis de traduire méthodiquement les passages, les redoublements et les abandons. Pour cette raison, il convient d’étudier différents aspects qui ont affecté considérablement l’année scolaire 1998/99, mais aussi les évolutions enregistrées au cours de la décennie.

Les taux de promotion ont augmenté de 1988/89 à 1998/99 dans tous les niveaux d’études jusqu’au CM1. Dans tous les cas, la progression des élèves dans l’enseignement primaire se fait de plus en plus rapide à mesure que l’enfant passe de classe. Le taux maximum est atteint au CM1. Toutefois, on a constaté de baisses négligeables au CE1, plus importantes pour les filles et que pour les garçons, aussi bien en 1988/89 qu’en 1998/99.

Tableau 6 : Evolution des taux de rendement interne par sexe et par niveau d’études au niveau national

   

Années 1987/88 - 1988/89

 

Années 1997/98 - 1998/99

 

Niveau d'études

CP1

CP2

CE1

CE2

CM1

CM2

 

CP1

CP2

CE1

CE2

CM1

CM2

 

Taux promotion

54,3

62,5

57,1

61,6

60,4

   

56,5

66,2

61,1

67,0

68,0

 

MF

Taux redoublement

35,6

32,4

36,1

33,3

34,8

60,9

 

29,3

25,5

25,3

20,1

19,7

24,9

 

Taux d'abandon

10,2

5,0

6,8

5,1

4,8

   

14,2

8,3

13,6

12,9

12,4

 
 

Taux promotion

53,7

60,9

57,0

60,4

56,9

   

55,8

65,8

59,1

64,5

68,4

 

M

Taux redoublement

35,7

32,4

38,5

34,1

34,4

60,6

 

30,7

26,8

26,5

21,6

21,7

26,4

 

Taux d'abandon

10,6

6,8

4,5

5,5

8,7

   

13,5

7,4

14,4

13,9

9,9

 
 

Taux promotion

55,0

64,7

57,1

63,2

65,0

   

57,3

66,8

63,5

70,1

67,5

 

F

Taux redoublement

35,4

32,5

33,2

32,1

35,3

61,2

 

27,6

23,9

23,9

18,3

17,4

23,2

 

Taux d'abandon

9,6

2,9

9,7

4,7

-0,4

   

15,1

9,3

12,6

11,6

15,1

 

Source : Enquête réalisée en 1999, Direction générale de la planification, Ministère de l’éducation nationale

Les taux de redoublement accusent une baisse régulière du CP1 au CM1 quelle que soit l’année. Entre 1988/89 et 1998/99, les taux diminuent en moyenne par an d’environ 2% au CP1 et 6% au CM1. Tandis que les taux d’abandon augmentent de 4% au CP1 et 10% au CM1.

Cette analyse globale du rendement interne de l’enseignement primaire, particulièrement en 1998/99, masque certaines réalités difficilement appréciables entre les îles d’abord, puis suivant les types d’enseignement, public ou privé. En considérant attentivement les colonnes des taux de promotion du tableau ci-dessous, on s’aperçoit que, si les passages se font de plus en plus faibles dans les écoles publiques, les établissements privés gagnent énormément effectifs supplémentaires. Autrement dit, les années scolaires mouvementées ou tronquées favorisent les transferts anarchiques des élèves du public vers le privé.

Les taux d’abandon confirment cet état des lieux en ce sens que, lorsque les taux du public sont positivement très élevés, ceux du privé le sont négativement. On peut constater qu’à Ndzuani et à Mwali, malgré les situations socio-politiques difficiles qui ont régné dans le pays pendant les deux années 1997/98 et 1998/99, les élèves ont suivi régulièrement les cours dans les écoles publiques. Contrairement à Ngazidja où beaucoup d’enseignants ont arrêté les cours dans certaines écoles primaires publiques en suivant un prétexte d’une « année blanche » qui ne touchait que les établissements d’enseignement secondaire.

Le gain excessif des élèves dans le privé à Ndzuani est dû au fait que, sur la côte Ouest de l’île (circonscription scolaire de Sima), plus de dix écoles primaires sont ouvertes, au cours des années scolaires 1997/98 et 1998/99, dans des localités sans école publique. Ces écoles sont gérées par une ONG italienne basée depuis plus d’une vingtaine d’années dans cette île.


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