| L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays | ||
| République démocratique du Congo |
Page suivant
I Partie: Section Descriptive
DESCRIPTION DU PROCESSUS DEVALUATION
Le Ministère de lEducation Nationale a organisé, du 23 au 27 août 1999, un atelier national sur létablissement du bilan de lEducation Pour Tous (EPT), grâce à lappui financier et matériel du Bureau de lUNICEF-KINSHASA.
Cet atelier a regroupé aussi bien les cadres nationaux de différents ministères du gouvernement que les représentants des institutions privées, nationales et internationales.
Il sagit des ministères de lEducation Nationale, des Affaires Sociales et Famille, du Plan , de la Coopération Internationale, des Finances et du Budget, de la Santé Publique, de la Jeunesse et de lInformation, Presse et Tourisme.
En ce qui concerne les institutions, signalons particulièrement, les ONG, les Associations féminines, lAssociation Nationale des Ecoles Privées, les confessions religieuses, la Commission Nationale pour lUNESCO et des agences du système des Nations Unies (UNICEF, FNUAP). Latelier a fait appel aussi à des personnes ressources.
Sous la supervision du Secrétaire Général à lEPSP, assisté du Coordonnateur Technique, les travaux du bilan ont été effectués en six groupes correspondant aux six aspects-clés de lEducation pour tous.
LEquipe Technique chargée de la préparation de latelier, a distribué aux participants quelques documents et matériels de travail ainsi que des données statistiques. Chaque groupe a produit son rapport qui a été enrichi et adopté en plénière.
Les rapports de différents groupes ont ainsi servi à lélaboration du rapport national ; celui-ci a été soumis à la critique des personnes ressources.
Il convient aussi de signaler, à ce niveau, que le Gouvernement congolais avait recouru aux compétences de quelques experts congolais du Centre dEtudes et de Recherches Scientifiques sur les Relations entre lEducation et la Population pour la réalisation dune enquête nationale sur léducation afin daider léquipe technique à disposer dinformations récentes dans le domaine de la demande sociale, de loffre éducative et des acquis scolaires. Néanmoins, pour des raisons indépendantes de leur volonté, les résultats de cette enquête ne pourront être disponibles avant la fin de lannée.
COMPOSITION DE LEQUIPE TECHNIQUE
1. LWAMBA LWA NEMBA: Superviseur
2. LAHEMA OTEPA: Coordonnateur Technique
3. NKOYO a NZOLA: Statisticien démographe
4. KOVUNGBO NZINGA: Pédagogue
5. KAYOYO UMBELA : Psychologue et Planificateur de LEducation.
6. TSHUMAKUNGA WELO: Gestionnaire du Personnel enseignant
7. YAPANU MBOMBO: Rapporteur
1ère PARTIE : CONTEXTE ET FONDEMENTS DE LEVALUATION EPT
INTRODUCTION
Le présent rapport, élaboré par le ministère de lEducation Nationale, sous la direction du Secrétariat Général à lEnseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, est un bilan des actions menées par lEtat congolais dans la réalisation des objectifs et buts de lEducation Pour Tous. Il sagit concrètement dun examen minutieux des six domaines clés définis dans le plan cadre de lEPT et visant à satisfaire les besoins éducatifs fondamentaux. Il donne des informations permettant de mesurer les efforts fournis par la communauté nationale au cours des dix dernières années dans la voie de lEducation Pour Tous, tout en cherchant à expliquer les causes des résultats obtenus. Lobjectif recherché dans cet exercice demeure celui de définir de nouvelles orientations politiques et des stratégies pouvant permettre de rendre lEducation Pour Tous une réalité au Congo.
1. BUTS GENERAUX ET OBJECTIFS DE LEDUCATION POUR TOUS (EPT)
Dune manière générale, les objectifs de lEPT en RDC ont été définis comme suit :
- faire acquérir la maîtrise des outils dapprentissage (lecture, calcul et écriture) en
scolarisant au moins 80 % denfants de 6 à 15 ans jusquà lan 2000 ;
En rapport avec les six aspects cibles définis au paragraphe 8 du cadre daction, les objectifs spécifiques ont été définis en fonction de chaque groupe-cible identifié comme suit :
assurer lacquisition des valeurs culturelles Congolaises et des attitudes
conséquentes ;
développer les activités sensori-motrices et déveil afin de faciliter les apprentissages ultérieurs et la sensibilité ;
faire acquérir le savoir-faire et les aptitudes leur permettant dêtre opérationnels et productifs dans les divers secteurs dactivités structurelles et non structurées ; prévoir les possibilités de passerelle entre léducation non formelle et léducation formelle ;
améliorer la capacité, lefficacité et la productivité de travail ; renforcer la prise en charge de leur rôle des parents ; libérer les énergies créatrices des adultes ;
e) pour les filles et les femmes analphabètes des zones urbaines, périurbaines et rurales : développer lacquisition des connaissances, du savoir-faire et des attitudes positives, notamment en matière de santé, de nutrition, de vie familiale et de promotion culturelle ainsi que l, acquisition de compétences visant la régénération des revenus.
La réalisation des objectifs ainsi définis était échelonnée sur une période de 10 ans. Ils ont été décidés par le Gouvernement à lissue de la Table ronde Nationale sur lEducation pour Tous en 1991.
2. STRATEGIES DE LEPT
Les stratégies ont été définies en rapport avec les objectifs généraux et spécifiques.
Concernant les stratégies en rapport avec les objectifs généraux, il a été retenu ce qui suit :
Pour les stratégies en rapport avec les objectifs spécifiques, elles sont centrées sur les groupes-cibles suivants : la petite enfance, les jeunes déscolarisés, les filles et les femmes analphabètes.
La mise sur pied de cette stratégie a été décidée avec le concours du Gouvernement. Son contrôle a été confié au Comité de suivi de lEPT. Mais si ce dernier na pas été opérationnel, le contrôle sest fait néanmoins dune façon sectorielle, surtout avec laide de lUNICEF.
Les besoins éducatifs fondamentaux sont identifiés en fonction de chaque groupe-cible.
Depuis sa mise en uvre, la stratégie a fait lobjet de deux évaluations en 1994 et en 1995 par la Commission Nationale pour lUNESCO. Après ces évaluations, le Ministère de lEducation Nationale a élaboré un programme de revitalisation des écoles publiques avec lUNICEF.
3.PRISE DE DECISIONS ET GESTION DE LEPT
Habituellement, lorsquil sagit de grandes questions de politique générale relative à lEducation pour Tous, le Gouvernement consulte toute la communauté. Il sagit, par exemple, des ministères directement intéressés et de ceux qui organisent léducation dune manière ou dune autre, des ministères du Budget et des Finances engageant les moyens financiers, de la Présidence de la République, des Instituts Supérieurs et des Universités, des centres détudes et de recherches, des confessions religieuses ayant des activités dans le domaine de léducation, des organisations non gouvernementales, des organisations professionnelles, des personnalités du Bureau Africain des Sciences de lEducation (BASE), des agences du Système des Nations Unies, des élèves et étudiants.
Quant au mécanisme national spécial EPT, il a été institué par la décision n° 0124/91 du 13/02/1991 du Ministre de lEPSP portant mise en place dun Comité de suivi de la Table Ronde sur lEPT. Ce dernier est constitué de la manière suivante :
1.Président: Mgr TSHIBANGU TSHISHIKU
2.Vice-Président: R.P. EKWA BIS ISAL
3.Secrétaire Rapporteur: Prof. MASIALA ma SOLO
Membres :
(ANAPECO)
Sa mission principale était de coordonner toutes les initiatives en matière déducation pour tous. Malheureusement ce comité na pas pu être opérationnel pour diverses raisons.
4. PRINCIPAUX EVENEMENTS ET MESURES INTERESSANT DE L'EPT DEPUIS 1990
Campagne dinformation et dalphabétisation.
4.2. Les actions entreprises en faveur de lEPT depuis 1990 sont :
_ Campagne de mobilisation sociale en faveur de léducation.
5.COOPERATION DANS LE DOMAINE DE LEPT
Le lancement du programme de lEducation Pour Tous en 1990 a coïncidé, en République Démocratique du Congo, avec le début du processus de démocratisation du pays. Celui-ci est encore caractérisé par des troubles divers et des guerres à répétition, dont les conséquences majeures ont été la perturbation et le ralentissement de léconomie ainsi que la suspension de la Coopération structurelle avec le monde extérieur ; à lexception des agences du Système des Nations Unies qui ont maintenu quelques programmes minimums durgence.
Au niveau national, les organisations suivantes collaborent plus étroitement avec le gouvernement. Il sagit des confessions religieuses, des promoteurs des écoles privées, des organisations non gouvernementales, des parents délèves et de quelques entreprises publiques.
Quant aux organismes extérieurs, il y a lieu de citer :
a) les agences des Nations Unies : lUNICEF; lUNESCO; le PNUD et OMS.
b)les organismes bilatéraux : USAID; La Belgique; La France; La Chine; La Grande Bretagne
Il faut noter que cette collaboration se situe dans le cadre du programme durgence ou daide humanitaire.
6.INVESTISSEMENTS REALISES DANS LE CADRE DE LEPT
Malgré ladhésion des autorités aux nobles objectifs de lEducation Pour Tous, les ressources financières nécessaires à leur réalisation nont jamais été mobilisées, tout au long de la décennie.
La part du budget de lEtat consacrée aux dépenses de lEducation, est restée toujours faible comme nous lindique bien le tableau ci-après :
Evolution en % des dépenses de lEducation (EPSP + ESURS)
par rapport aux dépenses totales de lEtat de 1991 à 1996.
CATEGORIE DES DEPENSES |
ANNEE |
|||||
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
|
% du budget prévisionnel de dépenses courantes accordé à lEducation Nationale |
1,03 |
0,45 |
7,03 |
0,77 |
0,22 |
0,77 |
% du budget exécuté des dépen- ses courantes de lEtat destiné à lEducation Nationale |
0,009 |
0,01 |
0,004 |
0,20 |
0,069 |
0,0073 |
% du budget exécuté des dépenses en capital de lEducation Nationale |
1,9 |
4,1 |
0,00038 |
0 |
2,06 |
1,49 |
Source : Rapport Annuel de la Banque Centrale du Congo 1996.
Cette situation a poussé les promoteurs privés à ouvrir des écoles maternelles et primaires, surtout en milieu urbain.
Tout le poids de léducation (salaire, fonctionnement, entretien) tant dans les écoles publiques que privées repose presque entièrement sur les parents.
Au sujet des actions majeures initiées par le Gouvernement avec lappui des agences extérieures ; lEtat Congolais a retenu ce qui suit :
A) PNUD/UNESCO
1° Revitalisation des écoles primaires a 4 volets.
2° Education à la vie, dont lobjet est de faire acquérir à lenfant, aux pré-adolescents et aux adolescents des comportements psychosociaux qui vont dans le sens du bien-être individuel et collectif (LIFE SKILLS).
Outre ces projets, lUNICEF a financé :
C. OMS
Impression du manuel du primaire intitulé « Paroles et images » et don des dictionnaires de français aux écoles.
Au plan bilatéral
La Belgique, la France et la Chine ont apporté leur collaboration au Gouvernement dans le cadre de lEducation pour tous.
La Belgique a réalisé les actions suivantes :
1° don des fournitures scolaires aux élèves et de matériels didactiques aux écoles
2° relecture et impression du programme national du primaire.
LA CHINE a fourni des matériels didactiques.
| Sommaire | Page suivant |