L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
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2. ANALYSE DES INDICATEURS

Indicateur 1 : Taux brut d’inscription aux programmes d’éveil de la petite enfance, dans les secteurs publics, privés et communautaires exprimés en pourcentage du groupe d’âge officiel concerné s’il en existe un, ou sinon, du groupe d’âge de 3 à 5 ans (données non disponibles)

Indicateur 2 : Pourcentage des nouveaux élèves de première année de l’enseignement primaire ayant suivi un type quelconque de programme organisé d’éveil de la petite enfance. (données disponibles uniquement pour une région).

Une enquête portant sur la situation des effectifs ayant suivi une formation pré-primaire dans l’enseignement élémentaire en région forestière a donné les résultats suivants :

Préfectures

Effectif Total Primaire

Effectif ayant suivi une formation

%

Yomou

11.567

179

1,54 %

Guekèdou

28.512

603

2,11 %

Lola

16.216

39

0,24 %

Macenta

20.454

279

1,36 %

N’Zérékoré

40.591

1875

4,61 %

Beyla

10.092

0

0

Total

127.432

2975

2,33 %

Source SSP/IRE/N’Zérékoré,

D’une manière générale presque, il existe le pré-primaire dans tous les centres urbains du pays. Pour cette région, les élèves ayant suivi le pré-primaire représentent 2,33 % de l’effectif Régional en 1998/99.

indicateur 3 : Taux brut d'admission :

Calculé sur la base des nouveaux élèves de première année tout âge confondu de 1'enseignement primaire en pourcentage de la population ayant l'âge officiel d'admission de 7 ans dans cet enseignement, le taux brut d'admission (garçons et filles) pour l'année 1998 était de 40,3 %. Ce pourcentage est en évolution par rapport aux années précédentes et indique une amélioration des conditions d'accès à 1'école. Mais ce résultat bien qu'encourageant est encore faible par rapport aux besoins de scolarisation du pays, notamment en ce qui concerne les filles, dont le taux d'admission au niveau national est de 33,8 %.

Des disparités remarquables caractérisent les taux d'admission entre la capitale et les autres régions administratives du pays. Ainsi, à Conakry, le taux brut d'admission(TBA) est de 70,9% tandis qu'il varie respectivement de 28,7%, 29,90%, de 48,70% pour les régions de Kindia, de Mamou et de N'zérékoré. Pour cette dernière elle dépasse de plus de 8% la moyenne actuelle.

Le faible taux d'admission peut être attribué à la persistance d'un certain nombre de facteurs qui influencent négativement la scolarisation.

I1 s'agit entre autres, de l'insuffisance des infrastructures et des matériels didactiques, de l'inadaptation des programmes d'enseignement, etc.

Tableau : Taux brut (TBA) et Taux net d’admission (TNA) dans l’enseignement primaire

Régions

GENRE

TBA (Taux brut d’admission)

TNA (Taux net d’admission)

National

(tout le pays)

TOTAL

Garçons

FILLES

40 ,3%

47,1%

33,8%

17,4%

20,0%

14,8%

BOKE

TOTAL

Garçons

FILLES

35,5%

42,6%

28,7%

14,9%

18,5%

11,5%

CONAKRY

TOTAL

Garçons

FILLES

70,9%

71,5%

70,3%

34,9%

35,3%

34,5%

FARANAH

 

TOTAL

Garçons

FILLES

35,2%

43,8%

27,0%

14,3%

17,1%

11,5%

KANKAN

TOTAL

Garçons

FILLES

36,9%

46,6%

27,7%

18,2%

22,5%

14,2%

KINDIA

TOTAL

Garçons

FILLES

28,7%

34,4%

23,3%

12,1%

13,8%

10,4%

LABE

TOTAL

Garçons

FILLES

31,2%

36,7%

26,0%

12,7%

14,9%

10,7%

MAMOU

TOTAL

Garçons

FILLES

29,9%

36,4%

23,7%

11,4%

13,5%

9,4%

N’ZEREKORE

TOTAL

Garçons

FILLES

48,7%

58,8%

39,0%

18,0%

21,7%

14,5%

Indicateur 4 :Taux net d’admission Calculé sur la base des nouveaux é1èves de première année de 1'enseignement primaire ayant l'âge officiel d'admission de 7 ans dans cet enseignement en pourcentage de la population correspondante âgée de 7 ans, le taux net d'admission à 1'école é1émentaire était de 17,4% pour

1'ensemble du pays, 20% pour les garçons et 14,8 % pour les filles. Cette moyenne nationale est révélatrice de la faiblesse de l’accès à 1'école, des enfants en âge de scolarisation, aussi bien pour les filles que les garçons. On note également des disparités entre les régions du pays par rapport au sexe.

A Conakry, le TNA est de 34,9% avec 35,3% de garçons contre 34,5% de filles. Ce sont les moyennes les plus élevées et où le taux net d'admission des filles se

rapproche nettement de celui des garçons. Tandis qu'à l'intérieur du pays, les indicateurs sont très variables et souvent très faibles ; allant de 18,2 % à Kankan

à 11,4% à Marnou. Le plus faible taux d'admission des filles se trouve dans la région de Mamou avec 9,4 %.La faiblesse du TNA indique le faible niveau de recrutement en 1ère année

Les taux de redoublement et d'abandon justifient aussi en partie le nombre élevé de jeunes déscolarisés, alors que malgré tout, la tendance est à la baisse grâce à l’approche multigrade et à l'accroissement de la construction des infrastructures scolaires. L'approche multigrade est une voie alternative pour une utilisation maximale des enseignants dans les zones (rurales et urbaines) où la faible densité des populations scolarisables et 1'état des infrastructures ne permettent pas le maintien et le fonctionnement des classes normales. Au cours de l’année scolaire 1997-1998, sur 1'ensemble du pays, 872 écoles étaient concernées par cette pratique avec 1298 salles de classes pour 40393 é1èves.

Indicateurs 5 et 6 –Taux brut (TBS) et Taux net de scolarisation (TNS) dans l’enseignement primaire

Régions

GENRE

TBS (Taux brut de scolarisation)

TNS (Taux net de scolarisation )

National

(tout le pays)

TOTAL

Garçons

FILLES

51,0%

65,7%

36,9%

39,2%

48,9%

29,9%

BOKE

TOTAL

Garçons

FILLES

49,3%

64,6%

34,6%

37,5%

47,8%

27,7%

CONAKRY

TOTAL

Garçons

FILLES

84,2%

94,3%

74,4%

65,8%

72,2%

59,7%

FARANAH

 

TOTAL

Garçons

FILLES

44,3%

61,6%

27,7%

33,9%

45,4%

22,9%

KANKAN

TOTAL

Garçons

FILLES

43,3%

60,2%

27,1%

35,6%

48,1%

23,7%

KINDIA

TOTAL

Garçons

FILLES

46,4%

62,5%

31,0%

35,1%

45,7%

24,8%

LABE

TOTAL

Garçons

FILLES

36,3%

45,8%

27,2%

27,4%

33,5%

21,6%

MAMOU

TOTAL

Garçons

FILLES

37,7%

51,3%

24,7%

27,4%

36,1%

19,2%

N’ZEREKORE

TOTAL

Garçons

FILLES

54,6%

73,5%

36,3%

41,0%

43,2%

29,4%

Calculé sur la base du rapport entre le nombre total d'é1èves scolarisés dans le primaire et le nombre d'enfants ayant l'âge 1’égal de scolarisation, c'est- à- dire la tranche d'âge de 7 à 12 ans, le taux brut de scolarisation en Guinée était de 51% en 1998. Ce taux, comparé à ceux des années précédentes indique une nette augmentation et aussi, un degré plus ou moins élevé de participation à 1'enseignement é1émentaire et de la capacité d'accueil de celui-ci. Pour les deux dernières années 1997 et 1998 l'accroissement du TBS reste faible, il varie de 50,66% à 51,04%. Cette situation pourrait s'expliquer par la fin de la première phase du programme d'ajustement du secteur de 1'éducation(PASEI) qui avait mis un accent particulier sur la construction des infrastructures scolaires et 1'équipement, et par un déficit en personnel enseignant. C'est dire que, l'atteinte de l'objectif de scolarisation de tous les enfants en âge de fréquenter 1'école devrait nécessairement être soutenue par des efforts sur l’amélioration aussi bien de la qualité que de la quantité des prestations scolaires.

Le taux net de scolarisation(TNS) était de 39,21% en Guinée soit une différence de 11,8 % avec le taux brut de scolarisation de 51,04 %. Cette différence représente le nombre d'é1èves ayant 1'âge inférieur à 7 ans et supérieur à 12 ans. L'importance de ce taux pourrait être attribuée à la qualité des structures scolaires et à leur fonctionnement (déficit en enseignants, pratiques pédagogiques, redoublement...). Des mesures appropriées pourraient être prises pour réduire cet écart et libérer de la place pour des é1èves faisant partie du groupe d'âge officiel de fréquentation de 1'école é1émentaire.

Indicateurs 9 et 10: Pourcentage des enseignants des écoles primaires ayant les titres académiques requis et pourcentage d’enseignants du primaire ayant un certificat pédagogique conformément aux normes nationales

Régions

Total Enseignants

Ayant le niveau requis

% ayant le Niveau requis

% ayant un certificat pédagogique

Boké

1.275

1.125

88,2 %

77,0 %

Conakry

3.267

2.878

88,1 %

54,2 %

Faranah

1.213

982

81,0 %

84,3 %

Kankan

1.516

1401

92,4%

78,1 %

Kindia

1.760

1591

90,4 %

78,4 %

Labé

1.280

1146

89,5 %

85,3 %

Mamou

971

893

92,0 %

81,1 %

N’Zérékoré

2.601

2212

85,0 %

76,0 %

National

13.883

12.343

88,9 %

73,4 %

Le pourcentage de 88,9% d'enseignants ayant les titres académiques requis prouve la disponibilité dans les écoles en enseignants dûment formés et la qualité de 1'ensemble du corps enseignants. Cependant, il est à noter la différence dans les niveaux de recrutement de ces enseignants (Brevet, Bac 1, Bac2...) pour la formation professionnelle.

Le pourcentage de 73,4 % indique également que les enseignants sont formés et possèdent les compétences pédagogiques de base pour enseigner et utiliser efficacement les matériels d'enseignement disponibles.

En effet, la plupart des enseignants guinéens sont sortis des écoles normales primaires(ENP), des écoles normales d'instituteurs (ENI) et, depuis 1998 le Ministère de 1'enseignement technique et de la formation professionnelle met en œuvre un programme d'urgence pour la formation des maîtres. Ce programme de formation initiale de maîtres en Guinée (FIMG) doit livrer un total de 6 000 enseignants avant l'an 2001, pour combler le déficit à ce niveau. Ces effectifs qui sont généralement recrutés avec un niveau académique de base satisfaisant

(Baccalauréat 2ème partie), pourraient contribuer à rehausser le niveau de qualité des enseignements et des apprentissages dans les écoles.

Nombre d’élèves par maître dans 1’enseignement primaire (ind 11)

 

Effectifs totaux élèves

Nombre de maîtres

Nombre d’élèves par maître

Régions

Total

Public

Privé

Total

Public

Privé

Total

Public

Privé

Boké

69268

64060

5208

1275

1120

155

54

57

34

Conakry

169493

12251

4698

3267

1752

1515

52

70

31

Faranah

53796

53409

387

1213

1204

9

44

44

43

Kankan

74673

66474

8199

1516

1326

190

49

50

43

Kindia

77902

70692

7210

1760

1570

190

44

45

38

Labé

62192

59666

2526

1280

1222

58

49

49

44

Mamou

49189

46070

3119

971

896

75

51

51

42

N’Zérékoré

118219

106166

12053

2601

2276

325

45

47

37

National

674332

589049

85283

13883

11366

2517

49

52

34

Le ratio é1ève/maître, conformément à la norme officielle est de 40 en zone rurale et 50 en zone urbaine. En 1998, pour 1'ensemble du pays le nombre d'é1èves par maître observé est de 49 avec 52 dans les écoles publiques et 34 pour le privé . En zone urbaine on relève 52 é1èves/maître et en zone rurale 46 é1èves/maître. Sur le plan national, le ratio é1ève/maître est acceptable compte tenu de l'insuffisance de maîtres et par rapport aux normes établies.

Dans le secteur public des problèmes subsistent malgré la pratique du système de classe à mi-temps et de la double vacation qui consiste à utiliser la même salle de classe par deux groupes pédagogiques et deux maîtres, particulièrement à Conakry, où le ratio est de 70 é1èves/maître. Dans certaines régions on observe, 57 é1èves/maître à Boké, 51 à Mamou. Le plus faible ratio est celui de la région de Faranah avec 44 é1èves/maître.

Dans le secteur privé, la moyenne nationale est de 34 é1èves/maîtres. La plus faible moyenne est celle de Conakry avec 31 é1èves/maîtres contre 44 à Labé. Les écoles privées recrutent généralement conformément au nombre de places disponibles et selon des coûts que beaucoup de parents d'é1èves ne peuvent pas payer comme frais de scolarisation pour leurs enfants. Il faut noter cependant, que le faible ratio, quel que soit le système de fonctionnement de 1'école est un facteur déterminant de qualification des enseignements et des apprentissages des é1èves. Le maître dispose dans ce cas, de plus de temps pour se consacrer à chaque é1ève. Ce qui n'est pas le cas actuellement dans les écoles publiques où on enregistre des effectifs pléthoriques, plus de 70 é1èves par classe et par maître. Pour parvenir à des ratios normalisés et à un enseignement de qualité, il faudra beaucoup plus de salles de classes et de maîtres dont l’augmentation sera

proportionnelle à celle de l'accroissement du taux brut de scolarisation. C'est dans ce sens qu'évoluent les nouvelles orientations du programme d'ajustement du secteur de 1'éducation(PASE) ; appelé PASE qualité.

Indicateur 12 : Taux de redoublement dans 1’enseignement primaire

Régions

 

Ière A

2èmeA

3èmeA

4èmeA

5èmeA

6ème A

Moyenne 1 - 5

 

Boké

Total

31,7 %

25,8 %

33,3 %

31,2 %

31,6 %

30,7 %

30,5 %

Filles

34,4 %

28,2 %

36,0 %

34,3 %

35,4 %

31,4 %

33, 3 %

Garçons

29,9 %

24,5 %

31,7 %

29,8 %

29,9 %

30,4 %

28,9 %

 

Conakry

Total

36,5 %

32,7 %

35,8 %

33,2 %

35,3 %

53,2 %

34,7 %

Filles

35,8 %

34,4 %

38,0 %

34,9 %

37,8 %

50,7 %

36,1 %

Garçons

37,1 %

31,3 %

34,0 %

32,0 %

33,6 %

54,6 %

33,6 %

 

Faranah

Total

24,6 %

27,7 %

29,5 %

29,2 %

30,7 %

44,1 %

28,0 %

Filles

27,1 %

30,3 %

34,9 %

38,2 %

36,7 %

47,8 %

32,1 %

Garçons

22,9 %

26,3 %

27,1 %

26,0 %

28,7 %

43,1 %

26,1 %

 

Kankan

Total

19,7 %

19,4 %

23,4 %

19,8 %

25,0 %

36,6 %

21,1 %

Filles

20,8 %

21,1 %

26,7 %

22,8 %

30,7 %

42,0 %

23,3 %

Garçons

19,0 %

18,6 %

21,9 %

18,6 %

23,2 %

35,0 %

20,0 %

 

Kindia

Total

26,0 %

34,4 %

28,0 %

24,6 %

23,0 %

50,6 %

27,9 %

Filles

26,4 %

37,8 %

30,9 %

28,1 %

25,9 %

55,8 %

30,5 %

Garçons

25,8 %

32,4 %

26,5 %

23,1 %

21,9 %

48,8 %

26,6 %

 

Labé

Total

14,9 %

15,9 %

18,4 %

17,5 %

17,1 %

31,9 %

16,7 %

Filles

15,9 %

17,4 %

21,1 %

19,3 %

22,2 %

36,8 %

18,6 %

Garçons

14,1 %

14,9 %

16,9 %

16,6%

14,9 %

29,9 %

15,5 %

 

Mamou

Total

13,7 %

19,3 %

23,1 %

20,5 %

24,0 %

41,2 %

19,8 %

Filles

15,4 %

19,4 %

25,9 %

25,3 %

28,0 %

47,9 %

21,8 %

Garçons

12,7 %

19,2 %

21,7 %

18,6 %

22,6 %

38,9 %

18,8 %

 

N’Zérékoré

Total

22,5 %

23,4 %

30,1 %

27,7 %

31,4 %

45,1 %

26,3 %

Filles

23,2 %

25,9 %

34,1 %

32,3 %

37,5 %

51,7 %

28,7 %

Garçons

22,0 %

21,9 %

28,1 %

25,8 %

29,3 %

43,2 %

25,1 %

 

National

Total

25,5 %

26,2%

29,0 %

26,5 %

28,7 %

44,3 %

27,0 %

Filles

26,8 %

28,6 %

32,5 %

30,4 %

33,5 %

47,2 %

29,7 %

Garçons

24,6 %

24,7 %

27,0 %

24,6 %

26,7 %

43,2 %

25,4 %

Le taux élevé de redoublement est le reflet d'une tendance de crise qui caractérise le rendement scolaire. En effet, sur le plan national, le taux de redoublement est de 27 %, alors que l'objectif visé pour cet indicateur par la politique éducative est de le faire baisser au plus bas niveau possible (entre 5 % et 10 %) en l’an 2000.On observe un taux de redoublement de 25,4 % chez les garçons, alors qu'il est de 29,7% chez les filles. Cette situation se reflète de la même manière au niveau des 8 inspections régionales de 1'éducation (IRE) et des 38 directions préfectorales et communales de 1'éducation(DPE/DCE).

A Conakry, il est de 34,7 % pour 1'ensemble des deux sexes ; 33,6 % chez les garçons et 36,1 % pour les filles. La différence de taux entre les niveaux de scolarité est très significative à Conakry, le taux de redoublement en 1ère année est de 36,5 % et de 53,2 % en 6ème année; soit une différence de 16,7 % entre les deux niveaux. Les 37,1% des garçons et 35,1 % des filles de la 1ère année redoublent contre 54,6 % de garçons et 50,7 % de filles, soit plus de la moitié des é1èves candidats aux examens de passage en 7ème année. Au niveau de L’IRE de Kindia, le taux moyen de redoublement est de 27,9 % (avec 26,6 % de garçons et 30,5 % de filles). Mais ces différents taux sont encore plus élevés d'une classe à une autre ; en 6ème année, il est de 50,6 % avec 48,8 % chez les garçons et 55,8 % de filles ; 26 % en 1ère année avec 25,8 % chez les garçons contre 26,4 % chez les filles.

Les taux de redoublement les plus faibles sont observés à Labé (l6,7 %) et Mamou (19,8%). Cependant, d'un cours à l'autre, le taux est très variable. A Labé, il est de 14,9% (14,1% de garçons et 15,9 % de filles) en première année et 31,9 % en 6ème année(29,9 % de garçons avec 36,8 % de filles). A Mamou on relève que 13,7 % redoublent la première année (12,7 % de garçons et 15,4 % de filles), alors que 41,2 % redoublent la 6ème année avec 38,9 % de garçons et 47,9 % de filles. Il apparaît que dans toutes les régions et au niveau national, le taux de redoublement des filles est plus élevé que celui des garçons avec cependant, une nette augmentation par rapport aux années précédentes.

Le taux élevé de redoublement scolaire compromet sérieusement la qualité de 1'école.

Malgré les efforts consentis pour l’améliorer, le phénomène demeure encore une préoccupation majeure pour 1'enseignement é1émentaire dont la qualité des enseignements et des apprentissages reste un souci pour le département de 1'éducation. Face à cette situation, un programme sur 1'école de qualité fondamentale est en cours d'exécution dans le cadre de la planification stratégique du ministère de 1'enseignement pré- universitaire et de 1'éducation civique, afin de révéler les principales causes de la persistance du faible rendement scolaire qui sont entre autres : Les effectifs pléthoriques, l'insuffisance des infrastructures et des équipements, 1'existence dans le système

d'un certain nombre d'enseignants n'ayant pas passé par des écoles de formation

spécialisées, l'insuffisance de manuels et de matériels didactiques, l'insuffisance d'encadrement des é1èves par les parents, la mauvaise évaluation des apprentissages, l'inadaptation des programmes d'enseignement...


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