| L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays | ||
| Guinée |
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Indicateur 13 : Taux de survie en 5ème année
Taux de survie en 5éme année |
Coefficient defficacité en 5éme |
Coefficient defficacité du primaire |
|||||||
Total |
Garçons |
Filles |
Total |
Garçons |
Filles |
Total |
Garçons |
Filles |
|
Boké |
95,5 % |
96,6 % |
84,8 % |
56,4 % |
51,8 % |
47,2 % |
27,9 % |
18,2 % |
24,3 % |
Conakry |
114,4 % |
110,8 % |
109,6 % |
58,7 % |
46,4 % |
59,0 % |
30,9 % |
15,9 % |
24,5 % |
Farnah |
63,9 % |
67,9 % |
51,5 % |
44,5 % |
44,0 % |
31,2 % |
21,2 % |
14,7 % |
13,1 % |
Kankan |
69,9 % |
75,7 % |
57,6 % |
57 ,8 % |
59,1 % |
46,2 % |
34,4 % |
27,9 % |
26,5 % |
Kindia |
70,5 % |
76,4 % |
56,1 % |
47,2 % |
46,0 % |
37,6 % |
42,1 % |
27,7 % |
29,8 % |
Labé |
64,1 % |
66,5 % |
60,3 % |
52,0 % |
52,0 % |
52,0 % |
58,8 % |
49,2 % |
60,8 % |
Mamou |
69,4 % |
71,9 % |
64,0 % |
49,9 % |
50,3 % |
43,0 % |
48,0 % |
38,9 % |
37,2 % |
Nzérékoré |
61,9 % |
66,0 % |
52,4 % |
50,5 % |
48,7 % |
41,4 % |
34,8 % |
24,1 % |
24,4 % |
National |
77,6 % |
79,8 % |
70,7 % |
53,1 % |
50,0 % |
47,7 % |
35,7 % |
24,3 % |
28,4 % |
N.B. : Les taux de survie dépassent les 100 % parce que des enfants du préscolaire sont parfois directement inscrits en 2ème année et aussi, par le fait que des élèves qui viennent de lintérieur et de lextérieur du pays se retrouvent à des niveaux supérieurs (3ème, 4ème et 5ème années).
Le taux de survie en 5éme année du primaire en 1998 pour 1ensemble du pays est de77,6%, avec 79,8% chez les garçons et 70,71% chez les filles. Ces taux indiquent la proportion des é1èves de la même cohorte ayant réussi à atteindre la classe de 5ème année. On constate en même temps quau moins 22% des é1éves nont pas réussi à accéder à ce niveau pour cause de redoublement ou dabandon. Cela traduit aussi, le faible rendement interne du système qui éprouve énormément de difficultés à maintenir 1ensemble des é1èves à 1école. Les principales raisons ont été évoquées plus haut.
La situation est nettement positive à Conakry, avec 114,4 % (pour 110,8 % de garçons et 109,6% de filles).Elle est par contre, très critique pour la région de NZérékoré où le taux global de survie en 5ème année est de 61,9%, avec 66% chez les garçons et 52,4% chez les filles. Dans toutes les régions, les filles sont les plus concernées par les abandons scolaires et dont le pourcentage danalphabètes est le plus élevé. Le cas le plus frappant est celui de Faranah, avec 51,5% de taux de survie des filles en 5ème année.
Indicateur 14 : Coefflcient defficacté du primaire
Le coefficient defficacité du primaire est très faible, compte tenu de 1existence de plusieurs facteurs négatifs dont notamment, limportance des taux élevés de redoublement ou dabandon, mais aussi, une utilisation insuffisante des ressources disponibles.
En effet, pour 1ensemble du pays, le taux defficacité est de 35,7 %. II est de 24,3 % chez les garçons et 28,4% chez les filles. Ce qui signifie que plus de la moitié des é1èves inscrits dans une cohorte pour une période donnée natteignent pas les plus grandes classes du primaire, donc, nacquièrent pas les connaissances de base nécessaires à 1éradication de lanalphabétisme et à une participation efficace au développement de la société.
L'examen de la situation au niveau national montre que le coefficient d'efficacité le plus bas est de 27,9 % (région de Boké), contre 58,8% dans la région de Labé. Le coefficient d'efficacité le plus faible au niveau des filles, est celui de la région de Faranah (13,1%) et le plus élevé est de 60,8% (région de Labé).
Indicateur 15 : Acquis et résultats de l'apprentissage
Résultats aux examens dentrée en 7ème Année par région et par sexe 1997/98
Régions |
Filles |
Garçons |
Total |
Boké |
40,3 % |
45,8 % |
44,3 % |
Conakry |
25,8 % |
35 ,7% |
31,9 % |
Faranah |
37,6 % |
44,4 % |
42,9 % |
Kankan |
51,8 % |
58,8 % |
57,2 % |
Kindia |
44 ,6 % |
49,0 % |
47,9 % |
Labé |
57,6 % |
60,8 % |
59,8 % |
Mamou |
29, 1 % |
32,6 % |
31,7 % |
NZérékoré |
26, 9 % |
39,5 % |
36,6 % |
National |
34,9 % |
44,2 % |
41,5 % |
De ce Tableau dévaluation, il ressort que les résultats de la régions de Labé restent les meilleurs au niveau des 2 sexes : (Filles et Garçons), cest à dire (57,6 % et 60,8 %). Le plus faible pourcentage dadmis chez les filles se situe à NZérékoré avec 26,9 % , tandis que chez les garçons, cela est noté à Mamou qui enregistre 32,6 %.
La moyenne nationale est en dessous de 50 %, cela veut dire que le taux de redoublement est élevé.
Indicateur 16 : Taux danalphabétisme des sujets de 15 à 24 ans (selon les résultats du recensement de 1996)
Comme lindique le tableau suivant le niveau de lanalphabétisme de lensemble du pays varie considérablement selon lâge et le sexe.
Taux danalphabétisme (en %) de la population de 10 ans et plus selon le sexe et lâge.
Groupe dâge |
Taux danalphabétisme |
||
Masculin |
Féminin |
Ensemble |
|
10-14 |
44,2 |
60,0 |
53,4 |
15-19 |
52,7 |
80,0 |
67,0 |
20-24 |
60,2 |
84,9 |
73,7 |
25-29 |
67,6 |
88,7 |
79,6 |
30-34 |
66,5 |
88,4 |
78,7 |
35-39 |
68,2 |
89,8 |
79,8 |
40-44 |
62,6 |
89,9 |
76,5 |
45-49 |
72,2 |
94,3 |
83,1 |
50-54 |
78,2 |
96,8 |
87,9 |
55-59 |
81,5 |
97,4 |
88,9 |
60-64 |
84,8 |
98,1 |
92,0 |
65 et + |
85,1 |
97,7 |
91,4 |
Source : Ministère du Plan : RGPH, 1996.
Le taux danalphabétisme augmente avec lâge pour lensemble, il varie de 53,4 % pour les 10 - 14 ans à 91,4 % pour les 65 ans et plus. IL apparaît aussi un effet de génération en matière danalphabétisme. En effet, les anciennes générations dans leur quasi-totalité sont analphabètes par contre, les jeunes générations le sont moins. Par exemple, à 10-14 ans le taux danalphabétisme est 53,4 % Pour lensemble. Dans ce groupe dâges aussi, le taux varie considérablement selon le sexe : 60,0 % pour le sexe féminin et 44,2 % pour les hommes. Les données du recensement montrent en outre que quel que soit lâge, les femmes sont toujours défavorisées par rapport aux hommes. En effet, ceux-ci, natteignent un taux danalphabétisme de 81,5 % quentre 55-59 ans, malheureusement, le taux danalphabétisme des femmes atteint déjà 80 % entre 15 et 20 ans et, à 65 ans et plus, presque aucune femme ne sait lire et écrire. Selon le milieu de résidence et quel que soit le sexe, lanalphabétisme reste une fonction croissante de lâge. En effet, pour les personnes dont lâge se situe entre 60-64 ans pour 100 femmes analphabètes, correspondent 82 hommes. Par contre, à 10-14 ans pour le même effectif de femmes, sont associées 46 hommes analphabètes.
En milieu rural,lanalphabétisme reste encore très élevé. En effet, pour les deux sexes, le taux varie de 66,2 % (10-14 ans ) à 92,7 % pour les personnes âgées de 65 ans et plus.
Dune manière générale les femmes sont dans leur quasi-totalité analphabètes en milieu rural En effet, le phénomène touche de la même manière aussi bien les jeunes générations que les anciennes. A titre dillustration, à partir 20 ans déjà, sur 100 femmes de ce milieu plus de 95 sont analphabètes. Le niveau du phénomène bien quimportant chez les hommes, lon observe cependant des variations à la baisse dans les groupes dâge 30-44 ans, qui correspondent aux personnes nées entre 1951 et 1966. Celles-ci, en effet, bien que nayant pas été scolarisées, ont dû bénéficier de lavantage des campagnes danalphabétisme lancées par la première République en 1968. Ce qui na été le cas dune part chez les jeunes générations qui nont profité que de la scolarisation et dautre part, chez les anciennes qui nont profité probablement que de lenseignement coranique.
Indépendamment de lâge, les femmes rurales sont aussi plus analphabètes que les hommes. Ceci malgré les efforts consentis par les différents intervenants dans les activités visant une plus grande scolarisation des filles. Par ailleurs, les femmes du groupe dâge 30-44 ans nont pas beaucoup saisi les multiples opportunités que leurs offrait la révolution culturelle socialiste.
Indicateur 17 : Taux d'alphabétisme des adultes : Pourcentage de la population dâge de 15 ans et plus sachant lire et écrire
La Guinée s'est assignée les objectifs suivants en matière d'alphabétisation :
- réduire le taux d'analphabétisme à sa moitié, de 72% à 36% en l'an 2000 avec comme priorité les femmes,
Porter la moitié des alphabétisés au niveau de la post alphabétisation.
Avec lappui de quelques partenaires financiers et techniques, des résultats significatifs ont été obtenus entre 1990 et 1997, caractérisés par une réduction du taux d'analphabétisme de 72% à 65 %.
Ce résultat quoique satisfaisant, est très diffèrent des objectifs de départ. Cela est dû aux difficultés nombreuses que rencontre ce secteur de 1'éducation. Il s'agit notamment de:
- la faiblesse des ressources financières ;
- le manque de coordination et de concertation entre opérateurs ;
- l'insuffisance de personnels qualifiés ;
- l'insuffisance de bailleurs de fonds impliqués dans le secteur de
l'alphabétisation.
Cependant, des atouts très importants existent et qui pourraient permettre à ce secteur de connaître des transformations satisfaisantes conformément à ses objectifs qui sont entre autres :
- l'intérêt et 1'engouement des communautés,
- lémergence d'opérateurs évoluant dans le domaine de l'alphabétisation (ONG, Associations, projets de développement...),
Pour améliorer les résultats dans le cadre de lalphabétisation et conformément à la politique éducative, le MEPU-EC envisage la mise en uvre dune politique nationale dalphabétisation dont les orientations et stratégies sont les suivantes :
Au regard des orientations de la politique nationale dégagées ci-dessus, laccent devra être mis sur les stratégies suivantes :
La sensibilisation :
Pour susciter une prise de conscience de plus en plus accrue des autorités et des populations des effets positifs de lalphabétisation sur le développement socio-économique de la nation, il est indispensable de susciter et entretenir leur adhésion totale aux programmes dalphabétisation et de développement. Pour ce faire, il sagit alors de favoriser lémergence de nouvelles conditions de sensibilisation, dinformation et de mobilisation à travers une décentralisation et une implication des ONG et projets de développement.
Linformation et la communication :
La réussite du développement de lalphabétisation est liée au problème dinformation et de communication.
En effet, la participation efficace de tous les partenaires au développement des activités dalphabétisation suppose la mise en place dune nouvelle stratégie dinformation et de communication et le renforcement de la couverture médiatique.
A ce titre il sagit :
La mobilisation des ressources internes et externes :
Quoique la faiblesse des ressources matérielles et financières exige de nous une participation volontaire à luvre de réduction et délimination de lanalphabétisme, le temps et la conjoncture économique ne jouent pas en faveur de cet engagement. Par conséquent le bénévolat doit être supprimé et remplacé par une gratification en nature ou en espèce.
4- La méthode fonctionnelle sélective et intégrée :
Lalphabétisation fonctionnelle qui combine à la fois laccès au savoir et au savoir-faire avec les exigences locales du travail et le développement endogène,
vise lacquisition des mécanismes de lecture, lécriture et le calcul, et le perfectionnement professionnel. Elle doit être le véhicule de transmission et de réception de messages interpersonnels et/ ou professionnels en vue de lapplication des nouvelles technologies pour un accroissement et une amélioration de la production. Dans ce type de formation, le centre dalphabétisation coexiste avec le champ dexpérimentation et de démonstration où sont mises en pratique les connaissances, aptitudes et compétences acquises. On pourrait promouvoir cette méthode et envisager son institutionnalisation.
Le taux élevé danalphabétisme au niveau de la population 65 % et notamment les femmes 80 %, les contraintes budgétaires actuelles et futures du Gouvernement, le processus de décentralisation amorcé par lEtat et les enjeux de lEducation de base appellent un partenariat dynamique entre lEtat, les collectivités de base, les ONG, les partenaires techniques et financiers.
Il sagit :
Concrètement il est question :
La synergie et la complémentarité entre les programmes sectoriels de développement :
Au regard de la faiblesse des moyens humains et surtout financiers, la synergie et la complémentarité deviennent absolument nécessaires entre les programmes sectoriels de développement dune part, et entre les partenaires au développement dautre part.
A ce titre, la réalisation des programmes et campagnes dalphabétisation est largement renforcée par les autres programmes tels que le développement rural, la santé, lenvironnement, et léducation (formel) comme ils le sont également par elles.
Cette synergie et cette complémentarité se traduisent dans les structures organisationnelles et infrastructurelles, la politique de formation et dutilisation des personnels danimation, dencadrement, de suivi et dévaluation et à la production du matériel didactique.
Cet aspect de corrélation exerce un effet positif sur lensemble des acteurs et des bénéficiaires des actions dalphabétisation et de développement.
Il sagira alors :
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