L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
   Koweït
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I Partie: Section Descriptive

Résumé

Le rapport national de l’Etat du Koweït sur l’éducation pour tous –évaluation de l’an 2000– a abordé la question des objectifs éducatifs visés par l’Etat depuis la maternelle jusqu’aux classes complémentaires. Ainsi qu’il a précisé que l’échelle éducative de ces objectifs est différente de celle existant dans les autres pays arabes, parce que le système scolaire est sous la forme 4 - 4 - 4, et parce que l’Etat n’a pas établi une stratégie propre à l’éducation pour tous. La raison en est, les hostilités irakiennes qui ont produit un effet extrêmement négatif sur l’opération éducative à cause de la destruction qu’elles ont causée. Cependant, l’Etat a continué à exécuter des plans à court terme qu’il avait établis d’une manière adéquate pour limiter les effets négatifs des hostilités.

Ainsi, le ministère de l’éducation a continué à exécuter des opérations de renouvellement et de développement sur son système éducatif qui existait déjà avant les hostilités irakiennes. De plus, plusieurs expériences propres à la direction scolaire furent exécutées dans le but de la développer. En revanche, une grande importance fut accordée aux matières scolaires, comme les opérations d’évaluation de l’acquisition scolaire chez les élèves, notamment en langue arabe, mathématiques et langue anglaise, surtout après leur application au cycle primaire.

L’Etat s’est aussi intéressé à l’application de la nouvelle technologie. Ainsi, il introduisit l’ordinateur dans les jardins d’enfants et le cycle complémentaire, et vise à faire pareil dans le cycle primaire.

Ajoutons à cela l’importance que l’Etat a accordé aux jardins d’enfants, aux élèves surdoués et à ceux ayant des besoins particuliers. De même, l’Etat a effectué plusieurs rectifications et améliorations dans le domaine de l’éducation des adultes et de l’alphabétisation. En outre, la solidarité des milieux privés avec le ministère de l’éducation pour soutenir l’éducation pour tous, est devenue manifeste et évidente sur les plans civils et gouvernementaux.

Les réalisations quantitatives viennent aussi compléter les réalisations qualitatives qui n’en sont pas moins importantes. Elles montrent le degré du développement quantitatif de l’opération éducative durant les dernières années et reflètent l’importance accordée par l’Etat à l’éducation de base et à son expansion. Certes, la comparaison et l’observation des indices de changement, entre la situation dans le passé et la situation présente, montrent des augmentations régulières des chiffres en ce qui concerne les éléments de l’opération éducative (étudiants- instituteurs- classes- écoles). Ceci montre évidement le degré d’amélioration et d’évolution dans les services de ce genre d’éducation sur tous les niveaux et dans toutes les étapes.

Introduction

Le Koweït est l’un des pays du monde à avoir accordé à l’éducation de base une grande importance et à l’avoir considéré comme clé de voûte dans l’évolution et le développement de son système éducatif.

Le Koweït a aussi participé avec les autres pays à la conférence de Jomtien qui fut tenue en mars 1990 au Royaume de Thaïlande. De même, il a établi un plan afin d’appliquer les recommandations qui ont découlé de cette conférence, concernant l’établissement d’une stratégie particulière pour l’éducation de base, afin d’évaluer le développement et l’évolution que le Koweït a réalisés dans ce domaine pendant 10 ans. Ceci étant la pierre d’achoppement dans l’établissement de plans, de programmes et d’une stratégie future qui se caractérise par son réalisme.

Cependant, le Koweït fut surpris la nuit du 2 août de la même année par les brutales hostilités irakiennes. Ces dernières ont revêtu la forme d’une occupation territoriale qui a duré 7 mois et qui s’est marquée par la destruction, la ruine, le pillage et le saccage. Il est inutile d’exagérer en parlant des répercussions de cette invasion sur tous les aspects de la vie au Koweït. Cette invasion fut décrite par le monde entier comme étant le crime du siècle. De ce fait, les forces internationales, désirant la paix et la sécurité internationales et croyant aux droits de l’homme pour libérer le Koweït, se sont unies.

Après ce choc sans fin, provoqué par les effets négatifs de l’invasion, le pays s’est trouvé face à un défi dépassant toute énergie humaine : le défi de la reconstruction, y compris celle du système éducatif. Les plans et les programmes de travail ne se sont pas limités seulement à l’éducation de base, mais ils ont touché à toutes les étapes de l’éducation.

Par conséquent, le rapport comportera un exposé sur les parties concernant l’éducation de base, en les dégageant d’une façon générale des programmes de travail même si les responsables de l’éducation ont accordé la plus grande importance aux systèmes de l’éducation de base, et ceci à travers la révision et l’évaluation des méthodes, des plans scolaires et des programmes de réforme et de renouvellement. L’éducation de base a été aussi le point capital de plusieurs études de réforme visant à bien connaître sa situation pour pouvoir établir une stratégie de travail ayant comme base une grande véracité.

En outre, il existe des particularités qui caractérisent le système éducatif au Koweït, les unes résultants des effets négatifs produits par les hostilités irakiennes, les autres reflétant une philosophie particulière de la société au Koweït et ses besoins. Ces particularités peuvent être définies comme suit :

    1. La gratuité de l’enseignement :
    2. Prenant conscience de l’importance de l’éducation et de son rôle actif dans le développement de la société, son évolution et sa prospérité, le Koweït offre gratuitement tous les services éducatifs dans toutes les étapes de l’éducation.

    3. L’année de base (1992-1993) :
    4. Toutes les statistiques et les données sur lesquelles porte le rapport prennent l’année scolaire 92/93 comme année de base, parce que les années 90/91 et 91/92 manquaient de stabilité à cause des fatales hostilités irakiennes qui ont engendré une destruction totale.

      De même, il faut prendre en considération que les statistiques et les données adoptées à partir de l’année scolaire 92/93, en ce qui concerne la véritable situation de l’opération éducative avant les hostilités, ne sont pas très authentiques.

    5. L’échelle éducative au Koweït :
    6. L’échelle éducative au Koweït est différente de celle qui existe dans les autres pays de la région. La raison en est sa forme (4 - 4 - 4) : un cycle primaire de 4 ans, un cycle complémentaire de 4 ans, ainsi qu’un cycle secondaire de 4 ans. Un cycle de 2 ans de jardins d’enfants intervient au début de l’échelle éducative générale.

    7. Le plan de travail de l’Education Pour Tous :

Vu la situation particulière de l’éducation au Koweït à cause des fatales hostilités irakiennes, le ministère de l’éducation a continué à exécuter quelques recommandations que la stratégie pédagogique de l’éducation a comportées et qui ont été établies avant les hostilités irakiennes.

Le ministère de l’éducation a aussi établit des plans transitoires pour la réforme, visant à accélérer l’opération de reconstruction et à limiter la destruction causée par la guerre.

* L’élaboration du rapport et la formation d’une équipe de travail :

Suite aux décisions de l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, et afin de poursuivre les décisions promulguées pour faire face au siècle à venir, en élaborant un rapport national sur l’éducation pour tous, une équipe de travail fut formée pour élaborer ce rapport -évaluation de l’an 2000- comme suit :

Premièrement :

Une équipe de travail fut formée. Elle se composait de :

    1. Me Souleimane Al-Ounaizi/ Coordinateur

Secrétaire général de la commission nationale du Koweït auprès de l’UNESCO

2- Me Abdallah Abdel-Latif Al-Rajib / Membre

Commissionnaire-assistant pour les recherches pédagogiques et les programmes

3- Dr Abdel Mohsen Hamada/ Membre

Faculté de l’éducation / Université du Koweït

4- Dr Zeinab Ali Al-Jaber/ Membre

Faculté de l’éducation / Université du Koweït

5- Dr Ghanem Al-Sultan/ Membre

Département des études sociales – Faculté de l’éducation de base.

Comité général pour l’enseignement appliqué et la formation.

    1. Dr Fahed Al-Rouayched/ Membre

Département de l’actif et de l’administration – Faculté de l’éducation de base.

Faculté de l’éducation / Université du Koweït

7- Mme Mounira Al-Mouchan/ Membre

Conseillère générale pour les jardins d’enfants.

8- M. Hammoud Ben Thany/ Membre

Secrétaire général du conseil consultatif pour l’éducation des adultes et l’alphabétisation.

9- Mme Dalal Al-Mouchan/ Membre

Secrétaire général de l’éducation privée.

10- Me Mounira Al-Saneh/ Membre

Conseillère générale pour les mondanités.

11- Mme Nadia Al-Saneh/ Membre

Directrice de la direction de planification.

12- Dr Ibrahim Abdel Jawad Ahmad/Membre

Expert auprès de la commission nationale du Koweït pour l’éducation, la science et la culture.

13- Mme Farida Al-Zahem/ Membre

Directeur – assistant de l’unité de comparaison et d’évaluation.

La présidence des réunions de cette équipe fut attribuée à Dr Zeinab Al-Jaber, et les travaux de l’arrêté à M. Hammoud Ben Thany et Dr Ibrahim Abdel Jawad.

Deuxièmement :

Les fonctions de l’équipe de travail furent définies comme suit :

  1. Regrouper les milieux concernés par l’éducation, les données demandées pour l’élaboration du rapport, et mettre l’accent sur les mouvements sociaux.
  2. Limiter les objectifs éducatifs à ceux qui ont été réalisés à partir de l’année 1990.
  3. Montrer les difficultés rencontrées par le processus éducatif et comment les surmonter.
  4. Elaborer le rapport national dans la lumière des indices fondamentaux de l’éducation pour tous, comme ils ont figuré dans les principes directifs techniques.

Troisièmement :

Trois sous-équipes de travail furent formées comme suit :

Première sous-équipe :

Dr Abdel Mohsen Hamada

Dr Ibrahim Abdel Jawad

Me Dalal Al-Mouchan

Me Mounira Al-Mouchan

Deuxième sous-équipe :

Dr Zeinab Al-Jaber

Me Hammoud Ben Thany

Me Nadia Al-Saneh

Me Farida Al-Zahem

Troisième sous-équipe :

Dr Ghanem Sultan

Dr Fahed Al-Rouayched

Me Mounira Al-Saneh

Quatrièmement :

Une équipe-assistante fut formée afin de regrouper et intégrer les données, et de poursuivre administrativement les travaux de l’équipe de travail. Cette équipe se composait de :

  1. Me Dalal Ahmad Al-Baloul
  2. Me Salama Abdel-Rahim Ammar
  3. Me Wael Abbas Al-Kallaf
  4. Me Anwar Mal-Allah Ismaël
  5. Me Ilham Abdel-Hamid Hajji
  6. Me Fadila Mohammed Al-Mohsen
  7. Me Nadia Mohammed Al-Tarkit
  8. Me Fadel Mahmoud Abdel-Latif
  9. Me Dalal Haydar Saoud
  10. Mme Samiha Abdel-Latif Al-Farhoud

Cinquièmement :

La commission de formulation a pris en charge l’élaboration du rapport de clôture des travaux de l’équipe. Cette commission comprenait :

  1. Dr Zeinab Ali Al-Jaber
  2. Dr Ghanem Sultan
  3. Dr Fahed Al-Rouayched
  4. Me Mounira Al-Saneh
  5. Me Nadia Al-Saneh
  6. Me Hammoud Ben Thany

PREMIEREMENT: LES OBJECTIFS DE L’EDUCATION POUR TOUS

  1. Les objectifs généraux de l’éducation au Koweït :

Le ministère de l’éducation a publié en 1976 l’acte des objectifs généraux de l’éducation. Cet acte a défini le point de départ des buts éducatifs, de leurs domaines d’activité et de leurs contenus par un équilibre entre la culture de la société et les exigences du siècle, tout en tenant compte des particularités qui permettent l’évolution des personnes instruites et des méthodes adoptées par les tendances éducatives d’aujourd’hui. A partir de ceci, l’acte a déterminé l’objectif global de l’éducation au Koweït comme suit : 

« Aider les personnes instruites à évoluer, par tous les moyens que leurs capacités et compétences leur permettent, et sur tous les plans : spirituel, intellectuel, social, psychologique et physique, pour pouvoir par la suite se réaliser et participer au développement de la société koweïtienne en particulier, du monde arabe et islamique et de l'humanité entière, ainsi que de prouver leur allégeance à la patrie et à l'émir ».

Les objectifs des étapes éducatives :

Vu les objectifs généraux de l’éducation qui exigent une application au niveau des étapes éducatives et des domaines scolaires, et dans le but d’atteindre des objectifs exécutoires se réalisant à travers une relation directe entre les instituteurs et les élèves en classe, le travail pour déterminer le niveau des objectifs fut poursuivi et les objectifs des étapes éducatives virent le jour en 1983. Les fonctions de chacune furent déterminées comme suit :

Les objectifs des jardins d’enfants :

Les jardins d’enfants visent à préparer des conditions convenables pour le développement des enfants. Celui-ci étant global, il comprend les aspects physiques, intellectuels, émotionnels, spirituels et sociaux, tout en tenant compte des capacités de ces enfants, des exigences de leur développement et de l’évolution des facultés de compréhension et de communication chez eux, pour les aider à s’épanouir et s’ouvrir à leur environnement et à grandir dans un climat convenable qui leur permet en premier lieu de bouger et de jouer, et qui vise les sens, l’esprit, la personnalité et le comportement.

Les objectifs du cycle primaire :

  1. Donner une assise forte à l’esprit et à la pensée de l’enfant pour faire développer sa personnalité suivant les principes et les pensées de l’Islam.
  2. Assurer une base de connaissances pour les trois habiletés : la lecture, l’écriture et le calcul.
  3. Encourager l’enfant à participer à l’art et l’artisanat.
  4. Aider l’enfant à développer ses compétences sociales, en particulier dans le domaine de la collaboration et l’acquisition du sens de la responsabilité.
  5. Former la personnalité de l’enfant selon des principes patriotiques à travers les cours d’histoire nationale.

Les objectifs du cycle complémentaire :

  1. Permettre aux élèves de comprendre et connaître la personnalité nationale dans les domaines scolaires suivants : la langue arabe, les sciences sociales, les sciences humaines, les mathématiques et la langue anglaise.
  2. Orienter les capacités des élèves pour les préparer au cycle secondaire.
  3. Procurer des opportunités aux élèves pour profiter de leurs compétences techniques et leurs expériences dans la vie active.
  4. Développer la capacité de l’apprenti à réfléchir d’une façon scientifique afin de faire développer ses capacités de création.
  1. L’autorité qui exécute ces objectifs :

Le ministère de l’éducation est considéré comme étant l’exécutant des objectifs éducatifs au Koweït. Par conséquent, ce ministère publia en 1976 l’acte des objectifs généraux de l’éducation, et en 1983 l’acte des objectifs des étapes éducatives.

DEUXIEMEMENT:LE PLAN DE TRAVAILDE L’EDUCATION POUR TOUS

Les besoins principaux de l’éducation et leur définition :

Dans le but de réaliser la volonté des responsables au ministère de l’éducation, à leur tête le ministre de l’éducation, à connaître les problèmes qui font souffrir le système éducatif, et croyant que le travail éducatif n’est pas une décision individuelle mais un travail institutionnel et solidaire, fondé sur la planification consciente. On s’adressa à 48 surveillantes et surveillants dans tous les cycles de l’éducation et dans 9 écoles maternelles, pour connaître les problèmes qu’ils rencontrent et les suggestions et recommandations qu’ils considèrent convenables afin de limiter ces problèmes. En outre, les résultats de ces études ont montré les besoins majeurs dans les jardins d’enfants, le cycle primaire et le cycle complémentaire. Ces besoins sont les suivants :

  1. L’importance de reconsidérer les moyens de formation des instituteurs au Koweït.
  2. Protéger l’instituteur et sauvegarder sa dignité.
  3. Reconsidérer les moyens et les horaires des programmes de formation durant le service.
  4. L’importance d’une juste distribution quantitative et qualitative des instituteurs.
  5. Offrir des motifs convenables aux instituteurs.
  6. Diminuer les grandes charges administratives qui incombent aux instituteurs.
  7. Fournir aux instituteurs tout ce qui a été renouvelé dans l’opération éducative.
  8. Faire participer les instituteurs brillants dans les commissions d’évolution des programmes scolaires.
  9. L’importance d’adapter les programmes aux évolutions scientifiques et technologiques.
  10. Essayer les nouveaux programmes avant de les diffuser.
  11. Evaluer la compétence de l’instituteur.
  12. Rendre le rôle des conseils des parents plus actif et leur accorder plus de droits.
  13. Renforcer le rôle de l’orientation technique dans les écoles.
  14. S’occuper des élèves surdoués et de ceux qui sont lents à éduquer.
  15. Diminuer le nombre des élèves en classe, de sorte qu’il ne dépasse pas les 25 élèves par classe.
  16. Augmenter les sorties scientifiques pour relier l’élève à son environnement, afin qu’il en profite dans ses études.
  17. Varier le genre de compétitions auxquelles participent les écoles et organiser leurs dates.
  18. Offrir des sessions de recyclage pour les dirigeants et les instituteurs dans toutes les étapes de l’éducation.
  19. S’occuper des méthodes de sélection des dirigeants pédagogiques.
  20. Diminuer les charges administratives qui incombent aux dirigeants pédagogiques.
  21. Inclure l’ordinateur parmi les activités pédagogiques dans les jardins d’enfants, de sorte qu’il soit un élément principal en classe.
  22. Augmenter le nombre des clubs scientifiques dans les jardins d’enfants et moderniser les jeux de terrain et les autres jeux pédagogiques.
  23. Introduire l’enseignement de la langue anglaise simplifiée dans les jardins d’enfants.
  24. Assurer des crèches rattachées au ministère de l’éducation pour accueillir les enfants des éducatrices.
  25. L’importance d’assurer des plats complets et équilibrés aux enfants des jardins d’enfants.
  26. Œuvrer pour rendre la maternelle plus reliée à la vie de l’enfant afin de satisfaire ses besoins essentiels.

La supervision du Progrès

La supervision du progrès réalisé par les plans éducatifs est faite à travers une évaluation globale que le ministère de l’éducation effectue avec la coordination des milieux concernés à travers leurs plans quinquennaux et la collaboration du ministère de planification. De même, des rapports semestriels viennent illustrer le cours du plan, ce qui mène à placer les solutions recherchées dans leur cadre approprié.

TROISIEMEMENT:LE MECANISME DE LA PRISE DE DECISION

ET LE SYSTEME DE DIRECTION DANS L’EDUCATION POUR TOUS

La décision concernant les questions majeures de la politique de l’éducation pour tous, passe par les voies suivantes :

  1. Elle commence par une initiative du ministre de l’éducation.
  2. La suggestion est présentée au conseil des ministres.
  3. Elle est proposée au conseil de la nation.
  4. Elle est de nouveau présentée au conseil des ministres.
  5. Un décret princier est promulgué.

* La direction du domaine de l’éducation pour tous :

L’Etat du Koweït suit le système décentralisé dans la direction de l’éducation. Ainsi existent 5 régions éducatives, chacune desquelles joue un rôle efficace dans la direction, l’organisation et la coordination des efforts concernant l’éducation de base.

* Les conseils consultatifs de l’éducation au Koweït :

Il existe 4 conseils consultatifs bien liés à l’éducation de base. Ces conseils sont les suivants :

1- Le conseil supérieur de l’éducation :

Les compétences du conseil supérieur de l’éducation concernant l’éducation générale, furent définies dans l’article 6 du décret de la loi numéro (4), de l’année (1987), comme suit :

  1. Emettre son avis sur les politiques éducatives, les plans et les programmes pédagogiques de l’enseignement.
  2. Poursuivre l’exécution des politiques générales et des différentes questions pédagogiques.
  3. Suggérer des politiques et des plans éducatifs.
  4. Préparer un mécanisme pour l’exécution des politiques générales de l’éducation.

Le conseil se compose des membres suivants :

  1. Le ministre de l’éducation (président).
  2. Le commissionnaire du ministère de l’éducation.
  3. Le directeur de l’université.
  4. 17 membres concernés par les questions de l’éducation et provenant des institutions éducatives.

2- Le conseil des commissionnaires :

Le conseil se compose des personnes suivantes :

1- Le ministre de l’éducation / Président

2- Le commissionnaire du ministère de l’éducation / vice- président.

  1. Les commissionnaires-assistants/ membres
  2. Le directeur du bureau du ministre / rapporteur

Les compétences du conseil :

Le conseil est qualifié pour effectuer les études, prendre les recommandations et déterminer l’acheminement général de la politique éducative générale, de la politique de l’enseignement public et religieux et de l’éducation privée à travers ce qui suit :

  1. L’échelle éducative.
  2. Les plans scolaires et les programmes, les conditions d’admission et les établissements scolaires.
  3. Suggérer les plans et les programmes exécutifs et poursuivre leur application.
  4. Les projets de loi et les règlements avant de les renvoyer à l’autorité compétente qui adopte des préliminaires pour leur promulgation.
  5. Les sujets renvoyés par le conseil des ministres ou le pouvoir législatif.
  6. Les problèmes qui peuvent empêcher l’exécution des plans pédagogiques.
  7. Le projet du budget du ministère.
  8. Les plans de formation et de délégation.
  9. Les sujets que le ministre propose au conseil.

Plusieurs sous-commissions techniques dérivées du conseil des commissionnaires sont compétentes pour examiner les suggestions, dans le but de faire évoluer le travail dans les domaines suivants :

  1. Les programmes scolaires.
  2. Le budget.
  3. L’organisation administrative.
  4. Le développement de la main-d’œuvre.

3- Le conseil consultatif pour l’éducation des adultes et l’alphabétisation :

Le conseil consultatif pour l’éducation des adultes et l’alphabétisation se forme par une décision du ministre de l’éducation. Il se compose du ministre comme président, du commissionnaire du ministère, des commissionnaires respectifs des ministères ; de la planification, des affaires sociales, de l’information, des biens religieux, de l’intérieur et de l’un des membres du comité d’enseignement à l’université du Koweït.

Les compétences du conseil peuvent être résumées comme suit :

  1. Etablir une politique générale pour l’éducation des adultes et l’alphabétisation, ainsi que surveiller son exécution.
  2. Ratifier les prévisions des coûts des plans adoptés pour l’éducation des adultes et l’alphabétisation.
  3. Conclure la question des études et des recherches que les milieux concernés présentent au conseil supérieur.
  4. Coordonner les efforts gouvernementaux et civils relatifs à la coordination des efforts visant à relever le niveau de performance, par les unités de l’éducation des adultes et l’alphabétisation.
  5. Etablir les règles du programme des prix et des récompenses pour encourager les élèves brillants dans les unités de l’éducation des adultes et de l’alphabétisation.
  6. Contacter en permanence les organes d’information ; mass média, radio et télévision, dans le but de continuer les campagnes d’éveil et d’attirer ceux qui ont besoin de ce service.

4- Le conseil de l’éducation privée :

Il est formé par suite d’un arrêté ministériel. Ce conseil est rattaché systématiquement au commissionnaire du ministère et comprend un représentant pour chacun des organismes suivants : la direction de l’éducation privée, le secteur des questions éducatives, le secteur du développement pédagogique, le ministère de la santé, le ministère des affaires sociales, le ministère de l’information, l’université du Koweït et le comité général pour l’enseignement appliqué.

Les compétences du conseil :

  1. Suggérer des plans relatifs au développement du niveau d’ambition et d’acquisition chez les élèves appartenant à toutes les catégories privées. De même, leur donner l’occasion pour atteindre le plus haut niveau que leurs capacités et leurs compétences le permettent.
  2. Etablir des stratégies, des plans et des politiques relatifs aux élèves talentueux et surdoués dans tous les domaines et les étapes scolaires.
  3. Tracer des plans et établir des politiques pour prendre soin des élèves dans les écoles de l’éducation privée.

Un bureau rattaché à ce conseil est créé pour s’occuper des catégories particulières (Les élèves surdoués et ceux qui sont lents à apprendre), et pour prendre en charge ce qui suit :

  1. Regrouper toutes les données et les informations demandées pour effectuer les recherches et les études requises par le projet de prise en charge des élèves surdoués et de ceux qui sont lents à apprendre.
  2. Etablir un ensemble de plans et de programmes substitutifs pour l’exécution du projet, dans le but de préparer leur étude.
  3. Déterminer les exigences pour l’exécution du projet sur le plan financier et le plan humain, ainsi que les moyens de les fournir.

QUATRIEMEMENT :LES ACTIVITES PRINCIPALESDE L’EDUCATION POUR TOUS

* Les campagnes d’information :

Le 4 novembre 1995 fut publié le décret ministériel No 60/95 au sujet de la formation d’une commission permanente d’information pour l’éducation des adultes et l’alphabétisation, qui a pour mission :

  1. La préparation d’un plan global d’information ayant pour objectif : attirer l’attention des citoyens sur la mission des centres d’éducation des adultes et d’alphabétisation afin de rendre ces derniers plus désireux et plus assidus à l’enseignement.
  2. La préparation d’une série de manuels et de publications.
  3. La mise en place d’un plan visant à publier de nouveau "La Revue pour l’Education des Adultes" et à superviser son exécution.

La commission a entrepris son travail sur deux voies : d’une part, l’émission de séries télévisées et radiodiffusées sur l’alphabétisation et la préparation de séries radiodiffusées. D’autre part, la publication d’articles dans la presse, la préparation de dépliants, de posters, d’interviews dans la presse avec les candidats en plus de la publication du livre documentaire "Quarante ans d’éducation pour adultes et d’alphabétisation au Koweït".

* Législations et décrets ayant trait à l’éducation de base :

  1. Le décret No 38714, du 23/5/1999 au sujet de l’ouverture d’une école pour les personnes nécessiteuses ayant un même comportement social.
  2. Le décret ministériel No 29719, du 14/2/1999 au sujet de la formation d’une commission qui mettra en place les exigences éducatives dans les plans des établissements scolaires destinés aux programmes étrangers dans l’enseignement privé.
  3. Le décret 67/98, du 29/7/1998 au sujet de l’institution d’une unité d’appui des décisions éducatives. C’est une unité d’organisation sous l’égide directe du ministre, elle assumera les missions suivantes :
  1. L’exécution d’études stratégiques sur les résultats escomptés des décisions relatives au régime éducatif.
  2. La préparation de rapports globaux concernant les changements et les innovations pouvant influer sur le régime de l’éducation.
  3. La préparation d’une analyse des problèmes de l’éducation et la suggestion de solutions et de rechanges s’adaptant aux politiques éducatives.
  1. Le décret No 20441, du 28/2/1998 au sujet de la supervision de l’activité préscolaire des institutrices dans les stages de formation, tenus par le ministère de l’éducation ou par d’autres organisations.
  2. Le décret ministériel No /97, du 21/11/1997 au sujet de la création d’un département qui s’occupera de l’enseignement privé et de l’enseignement de qualité, et qui supervisera l’enseignement privé, l’enseignement religieux et les écoles d’éducation spécialisée.
  3. Le décret ministériel No 78/97, du 14/10/1997 au sujet de la formation de commissions de travail éducatif dans le secteur de l’enseignement public au Koweït. Ces commissions composées d’éléments expérimentés et compétents pour couvrir l’ensemble de l’opération éducative.
  4. Le décret No 27070, du 18/5/1997 au sujet de sessions consacrées aux enfants du centre Daoun, dans cinq jardins d’enfants.
  5. Le décret No 329/264, du 16/4/1995, le décret No 7/97 du 9/12/1995 et le décret No 17869 du 5/2/1997 au sujet d’un projet pour les personnes lentes à apprendre, pour lesquelles on consacrerait des classes spéciales à l’intérieur des écoles.
  6. Le décret No 48/94, du 4/4/1994 au sujet de l’introduction de l’ordinateur dans le cycle complémentaire.
  7. Le décret No 178 pour l’année 1993 au sujet de la création d’un conseil pour l’éducation spéciale, qui s’occuperait des élèves ayant des besoins particuliers et des élèves surdoués.
  8. Le décret No 8868, du 25/11/1992 au sujet de la création de branches dans le département de physiothérapie et des services médicaux rattachés à la direction de l’éducation spéciale.

* Reconstruction pédagogique :

Suite a une conférence pédagogique tenue an Caire, un plan pédagogique intérimaire fut établi en 1990/1991 pour une reconstruction pédagogique dans l’étape qui suit la libération. Ce plan satisferait les exigences et les besoins des deux années scolaires 1990/1991 et 1991/1992, pour tous les élèves dans les différents cycles de l’enseignement, de sorte que les élèves qui n’ont pas pu poursuivre leurs études en 1990/1991 suite à l’occupation du pays, puissent rattraper le niveau de ceux qui ont eu l’occasion de s’inscrire dans des écoles à l’étranger.

Le ministère déploya de grands efforts dans l’équipement des écoles pour la nouvelle année scolaire. Parmi ces efforts, ceux qui ont été prodigués dans les domaines suivants :

  1. Les programmes scolaires.
  2. Les bâtiments scolaires.
  3. Les services.
  4. Les informations et les recherches pédagogiques.
  5. Les efforts administratifs et législatifs.

Il est à distinguer dans le cadre de la réforme pédagogique, la publication du document de la réforme pédagogique sur la base duquel fut établie une stratégie éducative reflétant la réalité et les ambitions futures. Les autorités compétentes au haut conseil de planification comptent réaliser cette stratégie en coopération avec l’UNESCO.

* Les principales réalisations dans le domaine de l’éducation pour tous :

Il existe plusieurs programmes et projets qui visent à rehausser le niveau de l’éducation de base au Koweït ; nous citons à titre d’exemple les projets suivants :

  1. Le projet d’introduction de l’ordinateur dans l’éducation générale :
  2. Un essai sur le cycle complémentaire dans quelques écoles eut lieu. En l’an 2002 le système de l’ordinateur sera généralisé. Le projet d’introduire l’ordinateur dans les jardins d’enfants exprime une certaine philosophie pédagogique à laquelle les responsables prêtent foi. Une philosophie qui dit que les jardins d’enfants constitue une étape importante dans l’éducation des enfants. De plus, la fonction des établissements scolaires est devenue l’alphabétisation technique autant que la simple alphabétisation. En outre, l’ordinateur joue un rôle efficace et complémentaire à côté des autres modes d’éducation.

    Le projet fut mis à exécution durant le deuxième trimestre de l’année scolaire 1997/1998 dans cinq jardins d’enfants. Ensuite on s’occupa à former des institutrices pour l’application du projet.

    Le projet sera élargi en 1999/2000 en l’appliquant sur 40 écoles maternelles.

  3. Signature d’une convention avec le programme américain GLOB pour la protection de l’environnement mondial.
  4. Le projet vise à faire connaître les indicateurs pédagogiques dans le cycle primaire comme reflétés par les résultats pratiques effectués auprès des élèves de la quatrième année du cycle primaire dans les écoles publiques au Koweït. Le projet est si important vu qu’il constitue une tentative visant à évaluer les résultats offerts par le cycle primaire considéré comme le premier maillon de la chaîne de l’éducation de base au Koweït. Le projet fut appliqué aux élèves ayant terminé la quatrième année du cycle primaire en 96/97, ainsi que sur les parents et les surveillants.

Les résultats de l’étude :

  1. La moyenne d’âge des élèves ayant terminé le cycle primaire est de 10 ans et 5 mois pour les garçons, et de 10 ans et 4 mois pour les filles.
  2. La moitié des élèves environ considère positivement cette étude. Leur nombre global étant 1766 élèves.
  3. La tendance des filles à l’éducation est bien plus élevée que celle des garçons.
  4. La tendance des élèves de la capitale à l’éducation est bien plus élevée proportionnellement que celle des élèves habitant les autres départements.
  5. La langue arabe est la préférée chez les élèves.
  6. 46% des élèves suivent des cours particuliers.
  7. Les élèves prennent des cours particuliers surtout en anglais.
  8. Toutes les écoles primaires jouissent de bibliothèques.
  9. Le tiers de l’échantillon d’élèves fréquente les bibliothèques des écoles uniquement.
  10. La plupart des écoles jouissent de stades de jeux, et la plupart des élèves fréquente ces stades.
  11. Environ 83% des élèves passe plus qu’une heure par jour à réviser leurs cours.
  1. La caisse des élèves.
  2. Effectuer une étude sur le phénomène répandu des cours particuliers au Koweït depuis les années soixante, et comment y remédier. Depuis 1961 le ministère de l’éducation tente d’interdire les cours particuliers. Il a émis plusieurs décisions en ce sens, comme il a effectué des études et formé plus d’une commission.

La commission chargée d’étudier le phénomène des cours particuliers en 1996, livra les résultats suivants :

  1. 88% des élèves koweïtiens suivent des cours particuliers.
  2. Ce phénomène est répandu tout particulièrement dans la région de Al-Jahra et celle de Al-Ahmadi.
  3. 10% en primaire et 16% en complémentaire prennent des cours particuliers.
  4. Les matières des cours particuliers : 53% pour les mathématiques, 50% pour l’anglais et 29% pour l’arabe.

Les principales raisons des cours particuliers :

  1. Le souci du professeur des cours privés à habituer les élèves aux questions des examens.
  2. La peur et l’inquiétude devant l’échec.
  3. Les difficultés de la matière.
  4. La densité des élèves dans la même classe dans certaines régions.


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