L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
   Koweït
Sommaire du rapport Page d'accueil des rapports des pays Rapports des pays en ordre alphabetique Rapports des pays par régions



Page précédent Page suivant



DEUXIEME PARTIE: LES ASPECTS ANALYTIQUES

SEPTIEMEMENT: VERS LA REALISATION DES OBJECTIFS

DE LEDUCATION POUR TOUS

Les bases du travail dans les aspects analytiques :

Cette partie comprend un exposé analytique des informations réunies, pour montrer les progrès du Koweït dans la réalisation des objectifs de l’éducation pour tous, et ce depuis la conférence de Jomtien, tenue en 1990 jusqu’aujourd’hui.

Les résultats de l’analyse contribueront, sans doute, à fournir la base réelle de l’évaluation et à prendre les décisions adéquates pour la réalisation des objectifs de l’éducation pour tous.

L’analyse statistique des principaux indicateurs de l’éducation pour tous, sera exposée dans le cadre des six dimensions comprises dans le rapport de la structure du travail, afin d’assurer les principaux besoins de l’éducation, inspirés de la déclaration mondiale sur l’éducation pour tous. Ces besoins sont :

  1. Elargir le système des activités concernant la protection et le développement de l’enfance.
  2. Généraliser l’enseignement primaire.
  3. Améliorer les résultats de l’éducation.
  4. Baisser le niveau de l’analphabétisme chez les adultes.
  5. Assurer l’éducation de base et former les élèves aux compétences de base.
  6. Augmenter chez les individus l’acquisition en matière de connaissances, compétences et valeurs.

Il convient de signaler que les tableaux statistiques comparent entre deux périodes : celle de 1990/91 qui n’est pas assez précise à cause de l’occupation irakienne, et celle de 1992/93 suite à la libération du pays et à la stabilité de la vie scolaire.

Ainsi, on se basa sur les tableaux statistiques de l’année 97/98, surtout en ce qui concerne les sessions de passage de classe. Pour ce qui est de l’année 98/99, il faudrait attendre septembre 1999 pour évaluer les résultats des bilans définitifs de cette année scolaire.

La principale terminologie utilisée dans l’analyse :

  1. L’Etat du Koweït est considéré comme une zone égale où on ne distingue pas régions urbaines de régions rurales.
  2. Il n’existe pas une répartition régionale à l’intérieur de l’Etat du Koweït, mais une division administrative. Le pays est divisé en cinq départements : la capitale, Hawli, Al-Ferwaniyah, Al-Ahmadi et Al-Jahra.

Tous les milieux et les institutions adoptent ces divisions. Ainsi le ministère de l’éducation appelle-t-il chaque département «zone académique ».

Les tableaux statistiques repartissent en cinq zones la vie académique au Koweït, comme suit :

Zone académique de la capitale.

Zone académique de Hawli.

Zone académique de Al-Ferwaniyah.

Zone académique de Al-Ahmadi.

Zone académique de Al-Jahra.

Pour l’Etat, l’âge officiel des programmes du développement de l’enfance précoce est de 4 - 5 ans.

Le cycle primaire comprend quatre classes où l’âge des enfants est entre 6 et 9 ans.

L’échelle de l’éducation de base au Koweït comprend les deux premiers cycles : le primaire (4ans) et le complémentaire (4 ans). Cette échelle de l’éducation commence à l’âge de 6ans et se termine à l’âge de 13 ans.

Premièrement: l’élargissement des activités d’aide et de développement consacrées à l’enfance précoce, entre autres, les interventions des familles et de la société, tout spécialement, en ce qui concerne les enfants pauvres et les handicapés.

Les indicateurs (1) et (2)

Le ministère de l’éducation accorde une importance majeure aux jardins d’enfants, vu les répercussions positives montrées par les différentes études au sujet de l’acquisition de savoir-faire à un âge précoce. Il a été remarqué que les enfants qui ont fréquenté les jardins d’enfants, montrent une supériorité sur ceux de leurs camarades qui n’ont pas fait ce genre de classes.

Les données des tableaux 1 et 11 montrent le taux global des inscriptions (1er indicateur) aux programmes du développement de l’enfance précoce dans les écoles publiques et privées.

Le nombre des enfants inscrits aux jardins d’enfants pour l’année 97/98 s’élève à 42878, soit une augmentation de 4180 inscrits par rapport à l’année 92/93, ce qui équivaut à 2,2% d’augmentation annuelle.

La baisse du taux de croissance revient au régime d’inscription dans les jardins d’enfants. En effet, l’Etat encourageait à inscrire les enfants de moins de 4 ans comme auditeurs au premier niveau. Le nombre de ces derniers avait atteint en 92/93 le nombre de 5886, ce qui équivaut à 14,8% du nombre global des inscrits dans les jardins d’enfants.

Mais l’affluence accrue aux jardins d’enfants obligea le ministère de l’éducation à annuler le premier niveau dans les jardins et à se limiter à deux niveaux seulement : le premier pour les 4 ans et le second pour les 5 ans. Cette mesure a été prise pour deux raisons : le manque de terrains dans certaines régions ou le manque de crédits.

Les enfants aux besoins particuliers :

Le Koweït attache beaucoup d’importance à l’aide apportée aux enfants nécessitant des soins particuliers. Le nombre de ces enfants pour l’année scolaire 98/99 était comme suit :

Les enfants du centre Daoun :

    Le nombre des enfants dans ce centre a atteint dans les jardins d’enfants le nombre de 43 en 98/99, répartis sur six classes en moyenne de 7 élèves par classe. Treize institutrices s’occupent d’eux, ce qui revient à 3,3 enfants par institutrice.

Les enfants du centre Al-Tawahod :

Le nombre de ces enfants a atteint les 48 en 98/99. 24 institutrices s’occupent d’eux, ce qui revient à deux enfants par institutrice. Six écoles privées offrent leurs services aux enfants nécessitant des soins particuliers. Elles s’occupèrent de 479 en 98/99 dont 393 koweïtiens, c’est à dire 82% du nombre global. Une augmentation a été remarquée dans le nombre global des enfants, soient-ils koweïtiens ou non-koweïtiens, ce nombre atteint les 333 enfants, 70% du nombre global.

Tableau no 1/2 : le nombre des enfants nécessitant des soins particuliers *

   

Nombre de classes

Nombre d’enfants

Nombre d’institutrices

Enseignement public

Centre Daoun

8

59

13

Ecoles privées (6) écoles

Cas divers

 

393 koweïtiens

86 non-koweïtiens

total 479

 

Référence : Secrétariat Général de l’Education Spéciale – Direction générale de l’enseignement privée.

Indicateur no 1 : le taux des inscriptions dans les programmes du développement de l’enfance précoce.

Cet indicateur montre la proportion du progrès réalisé au Koweït dans ce domaine. En effet, le taux des enfants inscrits avait atteint une moyenne de 93,8% en 92/93, et 99,2% en 97/98. C’est une proportion élevée due aux efforts de l’Etat du Koweït. Il est à remarquer également, que l’indicateur d’égalité entre les deux sexes montre qu’il n’existe pas de distinction entre garçons et filles dans les jardins d’enfants.

La comparaison entre 92/93 et 97/98 dans les différentes zones académiques nous donne le résultat suivant :

Tableau 1/1 : l’augmentation des inscriptions

aux jardins d’enfants dans les zones académiques

Année scolaire

Total

La capitale

Hawli

Al-Farawaniyah

Al-Ahmadi

Al-Jahra

92/93

93,8

98,9

103,2

97,2

80,6

89,7

97/98

99,2

76,9

105,7

84

81,8

83,9

On remarque une différence dans les taux d’inscription d’une zone académique à l’autre. Dans l’absolu, ces chiffres ne montrent pas véritablement le degré d’évolution dans les diverses zones académiques, les raisons en sont :

L’inscription d’enfants de moins de 4 ans ou de plus de 5 ans, ce qui fait monter la moyenne à plus de 100%.

La concentration des écoles privées étrangères dans la région de Hawli, en particulier, ce qui conduisit au transfert de beaucoup d’enfants d’autres régions pour étudier à Hawli, spécialement les enfants de la capitale.

L’inscription d’enfants hors de leurs zones académiques, ce qui crée une différence au niveau des zones. Il y a beaucoup d’élèves inscrits hors de leurs zones académiques, vu que certaines régions connaissent des projets de construction énormes et modernes.

TABLEAU 1: Indicateur 1 –Le taux brut des inscriptions dans les programmes du développement de l'enfance précoce.(Non disponible)

1- On désigne là par «Programmes du développement de l'enfance précoce», tous les programmes éducatifs organisés pour les enfants ayant entre 3 et 5 ans ou la catégorie d’âge officielle dans le pays concerné. Ces programmes doivent comprendre les données concernant les enfants inscrits à l’école avant le primaire ou dans d’autres institutions éducatives suivant des programmes similaires.

Prière de mentionner la catégorie d’âge officielle correspondant aux programmes du développement de l’enfance précoce si elle ne se situe pas entre 3-5 ans.

    Uniquement des koweïtiens.

    L’âge au début : L’âge à la fin :5

    Références des données : Statistique générale de l’enseignement général public / Statistique de l’enseignement privé et de tout autre genre d’enseignement / Statistique de la population.

Indicateur no 2 : le pourcentage des nouveaux inscrits en première année du cycle primaire, ayant déjà participé à l’un des programmes organisés pour le développement de l’enfance précoce.

Les tableaux no 2 et 21 montrent le pourcentage des nouveaux inscrits en première année du cycle primaire, qui ont déjà participé à l’un des programmes organisés pour le développement de l’enfance précoce.

Cet indicateur confirme la constatation selon laquelle l’enfant ayant fréquenté les jardins d’enfants finit par jouir de capacités lui permettant d’acquérir des savoir-faire surtout sociaux.

Les résultats de l’analyse de ces deux tableaux montrent le progrès réalisé par le Koweït dans ce domaine. En effet, le pourcentage est passé de 78,5 en 92/93 à 92,5 en 97/98. Cela indique clairement que les parents se sont rendu compte de l’importance des jardins d’enfants.

Le pourcentage dans les écoles publiques s’élève à 94,3% en 97/98, alors qu’il est de 74,6% dans les écoles privées pour la même année.

Il est prévu que cet indicateur augmente avec le temps afin de pouvoir réaliser les objectifs en vue.

De même, l’indicateur indique clairement l’absence de distinction entre garçons et filles parmi ceux qui suivent le programme du développement de l’enfance précoce.

A l’exception de la région d’Al-Jahra, les proportions dans les autres régions se rapprochent. Vu que les mères ne travaillent pas dans la région d’Al-Jahra, il serait normal que les enfants soient gardés à la maison. Cependant, la moyenne dans cette région a connu aussi un progrès en 97/98 par rapport à 92/93, comme le montre le tableau traitant ce sujet.

TABLEAU 2: Indicateur 2 - Pourcentage des nouveaux inscrits en 1ère année du primaire, ayant participé à l'un des programmes organisés pour le développement ( non disponible)
  1. On désigne ici, par «Programmes du développement de l'enfance précoce», tous les programmes éducatifs organisés pour les enfants ayant entre 3 et 5 ans ou la catégorie d’âge officielle dans le pays concerné. Ces programmes doivent comprendre les données concernant les enfants inscrits à l’école avant le primaire ou dans d’autres institutions éducatives suivant des programmes similaires.

2- on désigne ici, par "Privé" toutes les institutions éducatives non-dirigées par une autorité publique, reçoivent-elles ou pas un soutien financier d'une autorité publique.

euxièmement: généralisation de l’enseignement primaire et son accomplissement Les indicateurs de 3 à 14

Les tableaux no 3 et 31 indiquent clairement le progrès dans la moyenne des inscrits dans l’enseignement primaire.

Indicateur no 3 : la moyenne des inscrits en première année du cycle primaire.

Cet indicateur indique le nombre des inscrits en première année du cycle primaire, sans qu’il soit tenu compte de leur âge. Ce nombre représente le pourcentage des personnes inscrites en primaire soit dans le public, soit dans le privé. Cet indicateur montre également les efforts du Koweït, de permettre à ces enfants à s’inscrire en primaire dans le cadre de l’enseignement obligatoire. En 97/98, 98,3% des enfants étaient inscrits en première année du cycle primaire. Par contre, ce nombre était de 101,6% en 92/93, et ce pourcentage supérieur à 100% est dû au nombre de personnes inscrites, âgées de moins de 6 ans. En outre, il n’existe pas de distinction entre garçons et filles.

En 97/98 toutes les zones académiques ont connu une augmentation dans le nombre des inscrits en primaire, avec une proportion d’âge assez satisfaisante par rapport à l’année 92/93, sauf dans les régions de Hawli et de Al-Jahra.

Indicateur no 4 : la moyenne des inscrits en première année du cycle primaire.

Cet indicateur montre la moyenne des élèves inscrits en première année du cycle primaire et qui ont atteint l’âge officiel d’entrée en cette classe (6 ans). Il permet également de constater les efforts déployés par l’Etat pour permettre à tous de suivre l’éducation de base.

En suivant le tableau des chiffres dans les indicateurs 3 et 31, on constate une hausse de la moyenne en 97/98 où elle avait atteint 62,7% alors qu’elle était de 57% en 92/93. Cela montre le développement de l’éveil chez les habitants et l’importance accordée par l’Etat à l’éducation de base.

Il convient de signaler qu’il n’existe point de distinction remarquable entre garçons et filles en première année du cycle primaire, qu’il soit du point de vue de la qualité des écoles ou de la conviction des parents à envoyer leurs enfants, garçons et filles, à l’école.

Pour ce qui est de l’augmentation de la moyenne des inscrits en première année du cycle primaire, on constate une nette amélioration dans les proportions de l’année 97/98 par rapport à l’année 92/93, ainsi qu’un rapprochement des pourcentages dans les différentes zones académiques.

TABLEAU 3: Indicateurs 3 et 4 - Moyenne apparente (brute) et moyenne nette des inscrits dans l'enseignement primaire (non disponible)

  1. On désigne ici, par "Privé" toutes les institutions éducatives non-dirigées par une autorité publique, reçoivent-elles ou pas un soutien financier d'une autorité publique.
  2. L’âge officiel pour s’inscrire en primaire 6
  3. Uniquement pour les koweïtiens.

Indicateur no 5 : la moyenne des inscriptions dans l’enseignement primaire.

Cet indicateur montre le nombre des inscrits en primaire parmi les enfants koweïtiens sans qu’il soit tenu compte de leur âge. Cette moyenne représente le pourcentage des habitants koweïtiens inscrits en primaire, ayant entre 6 et 9 ans.

Il est à rappeler que l’enseignement primaire au Koweït est formé de 4 classes ou années. Les indicateurs 4 et 41 montrent l’évolution des inscriptions en primaire. Le pourcentage a atteint 99% en 97/98 alors qu’il était de 105% en 92/93, vu qu’on ne respectait pas l’âge canonique d’inscription. Cela montre que le Koweït est capable de prendre en charge cette catégorie d’âge dans l’enseignement primaire. Par conséquent, il existe de cas où l’âge des inscrits est supérieur ou inférieur à l’âge normal.

La baisse du taux des inscriptions de 100% provient du fait que les enfants souffrants de handicaps fréquentent des écoles spécialisées, en dehors du cadre de l’enseignement public ou privé.

En outre, les pourcentages des inscriptions dans les zones académiques dépassent toujours les 100%, à l’exception de la zone de la capitale et de celle d’Al-Farwaniyah, vu que les enfants vivant dans ces deux régions fréquentent les écoles des régions voisines.

TABLEAU 4: Indicateurs 5 et 6 - Taux brut et taux net des inscrits dans le cycle primaire (non disponible)

Indicateur no 6 : le taux des inscriptions dans l’enseignement primaire.

Cet indicateur représente le nombre des inscrits en primaire parmi ceux qui ont entre 6 et 9 ans qui est la catégorie officielle d’âge au Koweït. Le nombre d’habitants qui rentrent dans cette catégorie est exprimé en pourcentage.

Les tableaux des indicateurs 4 et 41 montrent l’évolution du taux des élèves inscrits en primaire. On remarque que la moyenne a atteint 86,7% en 97/98 alors qu’elle était de 81% en 92/93, ce qui montre une nette amélioration grâce aux efforts de l’Etat. Aucune distinction entre garçons et filles ne fut remarquée.

Si la moyenne de 100% n’est pas atteinte, cela revient au fait que les enfants qui suivent une éducation spéciale ou qui étudient à l’étranger, ne sont pas comptés. Ajoutons à ceux là les enfants dont l’âge ne correspond pas à l’âge officiel d’entrée en primaire.

L’indicateur no 7 comprend :

  1. Les dépenses publiques sur l’enseignement primaire, qui constituent un certain pourcentage du produit national brut.
  2. Les dépenses publiques par enfant, qui constituent un certain pourcentage du produit national brut.

Le tableau no 5 montre clairement les dépenses sur l’enseignement primaire au Koweït, de l’année 92/93 à l’année 97/98. Le tableau de l’année 98/99 n’est pas encore achevé. De même, on remarque que ces dépenses constituent 18,3% de l’ensemble du budget de l’éducation dans tous les cycles au Koweït.

Ce budget comprend : les jardins d’enfants, le primaire, le complémentaire, le secondaire, l’universitaire, ainsi que les salaires, l’achat de matériels, les autres services et les virements courants.

En ce qui concerne la moyenne des dépenses sur l’éducation, elle est stable à l’exception de la baisse remarquée en 95/96 à cause de la baisse des achats et des autres services.

L’indicateur B indique le coût par élève par rapport à la part de chaque citoyen dans le produit national brut.

L’indicateur no 5 montre que ce pourcentage a atteint à peu près, 12,5% en 92/93 et en 97/98. Cet indicateur fait la liaison entre la moyenne des dépenses par élève dans le primaire et la moyenne théorique du revenu d’un koweïtien. La baisse de cette moyenne en 95/96 et en 96/97 indique l’augmentation de la part de l’individu dans le produit national brut au Koweït, durant ces années.

Indicateur no 8 : le pourcentage des dépenses publiques sur le cycle primaire par rapport aux dépenses publiques sur l’éducation au Koweït.

*Cet indicateur indique la part des dépenses sur le primaire par rapport aux dépenses publiques sur l’éducation au Koweït. Cet indicateur peut être calculé comme suit :

Total des dépenses publiques sur l’éducation × 100

Total des dépenses publiques sur l’enseignement primaire

Le tableau no 5 indique que les dépenses sur le primaire ont constitué 5,7% en 92/93 et 5,1% en 97/98 de l’ensemble des dépenses sur l’éducation. Ceci montre que les dépenses sur le primaire sont en baisse par rapport aux dépenses effectuées sur les différentes formes de l’éducation au Koweït.

D’une manière générale, la moyenne des dépenses sur le primaire durant cette période a constitué 5% du produit national brut au Koweït.

TABLEAU 5: Indicateurs 7 et 8 - Les dépenses publiques sur l'enseignement primaire qui constituent un pourcentage du PNB et un pourcentage du total des dépenses publiques sur l'éducation (tous les niveaux) non disponible

Indicateur no 9 : le pourcentage des instituteurs jouissant des compétences scolaires requises, dans les écoles primaires :

Les tableaux no 6 et 61 montrent le pourcentage des instituteurs jouissant des compétences scolaires requises dans les écoles primaires et le pourcentage des instituteurs autorisés à enseigner dans le même cycle, selon des critères nationaux.

Il convient de signaler que l’Etat du Koweït tient à nommer des instituteurs dans le cycle primaire, conformément aux conditions principales qui doivent exister chez l’instituteur quant à sa compétence scientifique. C’est la raison pour laquelle, on peut constater à partir du tableau déjà mentionné, que le pourcentage en 92/93 et en 97/98, a atteint 100%.

Indicateur no 10 : le pourcentage des instituteurs autorisés à enseigner dans les écoles primaires, selon des critères nationaux.

Ce paragraphe ne s’applique pas sur l’Etat du Koweït parce que tous les instituteurs des écoles primaires jouissent de compétences scolaires pédagogiques.

TABLEAU 6 : Indicateurs 9 et 10 - Pourcentage des instituteurs des écoles primaires, possédant les compétences scolaires requises (non disponible)

Indicateur no 11 : la proportion des élèves par rapport aux instituteurs.

Les tableaux no 7 et 71 montrent la proportion des élèves par rapport aux instituteurs dans l’enseignement primaire, soit-il public ou privé. On remarque que la moyenne globale a atteint en 92/93 environ 16,2 élèves par instituteurs. Cette moyenne baissa jusqu’à 12,9 élèves par instituteurs en 97/98. De même, on remarque que la moyenne augmente plus dans l’enseignement privé que dans l’enseignement public. Ainsi, elle atteignit dans le privé en 92/93 environ 25,1 élèves / instituteur, et baissa jusqu’à 17,1 élèves / instituteur en 97/98, ce qui montre l’augmentation du nombre des instituteurs dans ce cycle.

Puisque la moyenne dans l’enseignement public était de 14,5 élèves / instituteur en 92/93 et baissa jusqu’à 11,7 élèves / instituteur en 97/98, cette différence de moyenne signifie une augmentation optimale de l’acquisition chez les élèves en matière de connaissances et de compétences.

TABLEAU 7 : Indicateur 11 - Proportion des élèves par rapport aux instituteurs (non disponible)

HUITIEMEMENT : L’EFFICACITE DE LA STRATEGIE DE L’EDUCATION POUR TOUS,

LE PLAN DE TRAVAIL ET LES PROGRAMMES

On remarque du précédent exposé que le plan de travail dans le domaine de l’éducation de base est ambitieux, et compte marquer un progrès continu dans les services éducatifs et pédagogiques.

De même, on remarque que les ressources nécessaires au développement et à l’amélioration de l’enseignement de base sont disponibles. Les résultats ont été fructueux, ont réalisé les objectifs espérés et ont répondu aux efforts déployés.

Les réalisations les plus importantes :

  1. L’introduction de l’ordinateur au cycle complémentaire. Il sera généralisé en 2002 et introduit également aux jardins d’enfants.
  2. La signature d’un accord avec le programme GLOB pour la protection de l’environnement mondial.
  3. La réalisation du programme des indicateurs pédagogiques et la formation des potentialités nationales.
  4. L’élargissement du champ d’aide financière aux étudiants à travers le projet de la caisse des étudiants.
  5. La création d’un nouveau cadre pour le professeur, qui contribua à élever son rang social et économique.
  6. Le commencement d’un nouveau projet de stratégie pédagogique nationale en 2025.
  7. L’application du projet du registre de l’étudiant.
  8. L’exécution du nouveau programme pour les écoles affiliées à l’UNESCO.
  9. La formation d’équipes d’intervention rapide en cas de crise dans les écoles.
  10. L’introduction de l’anglais en primaire.
  11. L’application de l’expérience de la direction scolaire évoluée.
  12. L’application du projet Internet dans la 4ème classe du cycle complémentaire.
  13. L’introduction de la matière qui consiste à chanter et apprendre le Coran par cœur, dans le primaire.
  14. Le projet de mise en garde contre les drogues partout dans les écoles et les zones académiques.
  15. La baisse de l’analphabétisme de 2% chez les hommes et de 10% chez les femmes.
  16. La préparation d’un guide de protection des bâtiments scolaires.
  17. L’élargissement du champ de compétence des zones académiques dans le domaine de la réparation et l’entretient des bâtiments scolaires.
  18. L’exécution du projet d’initiation à la nage pour les enfants de la deuxième année de la maternelle.
  19. La préparation des institutrices des jardins d’enfants.
  20. L’exécution des programmes des olympiades pour les matières des sciences et des mathématiques.
  21. L’ouverture de centres de scoutisme dans toutes les zones académiques.
  22. La composition de manuels d’éducation islamique, de langue arabe et d’éducation civile.
  23. L’exécution du projet de la carte de suivi de l’étudiant.
  24. La composition de manuels de sociologie en langue arabe et du guide du professeur pour les instituteurs étrangers.
  25. La généralisation du programme de la langue arabe développée en primaire.
  26. La composition de livres d’informatique pour le complémentaire.
  27. Le développement des programmes d’alphabétisation.
  28. La participation du secteur privé dans l’amélioration des services pédagogiques.
  29. Le projet des enfants du centre Daoun dans les jardins d’enfant.
  30. L’exécution du projet « ma mère, mon institutrice » pour renforcer les relations familiales.
  31. La préparation des cartes de spécifications de toutes les fonctions générales administratives dans les écoles et le ministère de l’éducation.
  32. L’élargissement du champ des missions à l’étranger pour l’obtention du magistère et du doctorat, pour les fonctionnaires du ministère de l’éducation, surtout pour le français et l’audiovisuel.
  33. La planification des programmes des activités scolaires : surdoués, problèmes d’ouï, diagnostic des problèmes de lecture et classement des bibliothèques.
  34. L’étude des structures d’organisation des zones académiques et la définition des compétences des unités d’organisation qui lui sont rattachées.
  35. L’étude des structures d’organisation du secrétariat général pour l’éducation spéciale et du secrétariat général pour l’éducation des adultes et l’alphabétisation.
  36. Tenir des sessions d’entraînement pour les professeurs et le personnel de l’éducation de base, pour aider à leur développement professionnel continu.53 sessions furent tenues en 97/98 où 30,6% de ces personnes participèrent.
  37. Le développement du musée scientifique, en proportion avec la place qu’il occupe dans l’enseignement.
  38. L’informatisation des bibliothèques.
  39. L’évolution quantitative de l’enseignement.

Les réalisations quantitatives et qualitatives vont de pair dans les cycles de l’éducation de base, dans les jardins d’enfants et dans l’enseignement public, privé et autres formes d’enseignement.

  1. L’évolution quantitative dans les jardins d’enfants et les cycles de l’éducation de base
  2. Les bulletins statistiques dans les jardins d’enfants et les cycles de l’éducation de base (primaire et complémentaire), indiquent clairement l’existence d’une augmentation continue dans les éléments de l’opération éducative : 10,5% dans le nombre des écoles, ce nombre était de 162 en 92/93 et est passé à 179 en 97/98.

    Pour ce qui est des écoles du cycle complémentaire, l’augmentation a été de 16%. Le nombre des écoles étant 148 en 92/93, il devint 164 en 97/98.

    L’augmentation dans le nombre des écoles fait suite à la croissance de la population. Cette augmentation a pour fin également de sauvegarder le niveau des services et des indicateurs pédagogiques. La moyenne des élèves par classe était de 31 élèves en 92/93, et de 29,5 élèves en 97/98.

    Pour ce qui est du cycle complémentaire, la moyenne atteignit 31,9 élèves par classe en 92/93 et 11,7 en 97/98.

    Sur un autre plan, une moyenne de 14,5 élèves / professeur existait en 92/93, et de 11,7 élèves / professeur en 97/98. Pour le complémentaire, cette moyenne était de 11,3 élèves / professeur en 92/93 et de 10,8 en 97/98.

  3. L’évolution quantitative dans l’enseignement privé 

Les indicateurs quantitatifs constituent un bon critère pour mesurer le progrès des efforts déployés pour l’évolution de l’éducation. Ils reflètent également, la nette amélioration du système éducatif au Koweït.

On remarque une certaine amélioration dans les principaux éléments de l’opération éducative pour ce qui est de la densité des élèves par classe. Cette dernière a atteint en 92/93 une moyenne de 37 élèves / classe, en primaire, et une moyenne de 31,8 en 97/98.

Pour ce qui est du complémentaire, la moyenne était de 35 élèves / classe en 92/93, et de 30,8 en 97/98. Pour les écoles privées, arabes et étrangères, on compte un professeur pour 23 élèves en 92/93 et un professeur pour 19,7 élèves en 97/98, et ceci, dans le primaire et le complémentaire.

En ce qui concerne le cycle complémentaire seulement, on compte une moyenne de 19, 621 élèves / professeur pour 92/93 et 97/98.

En général, l’opération éducative connut une nette amélioration, surtout en ce qui concerne les écoles étrangères : américaines, anglaises, indiennes et françaises. Cela montre le nombre accru d’élèves et le désir des familles d’envoyer leurs enfants dans ces écoles.

C- L’évolution quantitative dans les centres d’éducation pour adultes et d’alphabétisation

D’après l’étude des changements quantitatifs, on remarque une évolution dans les centres d’éducation pour adultes et d’alphabétisation qui ont toujours été le souci majeur de l’opération éducative. Une analyse et une évaluation des changements quantitatifs sont d’une grande importance dans le domaine du développement et de l’évolution de l’éducation.

On remarque que le nombre des centres d’alphabétisation pour hommes et femmes était de 68 centres en 92/93 et de 71 en 97/98, c’est à dire 4,4% d’augmentation. Le nombre des élèves était de 11434 (hommes et femmes) en 92/93, et de 14677 en 97/98, d’où une augmentation de 28,4%.

L’augmentation du nombre d’élèves comme des centres, des classes et des professeurs, indique bien les efforts déployés par le ministère de l’éducation dans cet important secteur d’alphabétisation et d’éducation pour adultes.

  1. L’évolution quantitative dans l’enseignement religieux et dans le nombre des écoles de l’éducation spéciale

Il est connu que le nombre des classes est lié au nombre des élèves. L’évolution quantitative entre 92/93 et 97/98 a atteint un taux de 108,7%. Ainsi, en 92/93, il existait 46 classes dans l’enseignement religieux dont le nombre a atteint 96 classes en 97/98. En 92/93, il y avait 921 élèves en religion, 2214 en 97/98, d’où une hausse de 140%.

En ce qui concerne l’éducation spéciale, il y avait en 92/93, 31 écoles groupant 1516 élèves, le nombre atteint en 97/98, 32 écoles pour 1851 élèves, avec un taux d’augmentation du nombre des élèves de 22,1%.

41- des études ont été effectuées par le ministère de l’éducation, ayant trait aux problèmes de l’opération éducative. Nous en tirons :

  1. L’étude du phénomène des cours particuliers et la manière d’y traiter.
  2. L’évaluation de l’acquisition en mathématiques, en 4ème année du cycle complémentaire pour l’an 96/97.
  3. L’évaluation de l’acquisition en langue arabe, en 4ème année du cycle complémentaire pour l’an 96/97.
  4. L’évaluation de la féminisation de la direction et du corps enseignant dans les écoles primaires pour garçons, et l’impact psychologique qui en résulte.
  5. L’étude suivie durant 4 ans pour évaluer le niveau de l’anglais en primaire.
  6. L’étude sur le gaspillage pédagogique et son impact sur le niveau de l’enseignement et les chances de trouver du travail.
  7. La préparation d’une étude sur les programmes scolaires et les exigences de leur développement en primaire.
  8. L’étude autour de la vision des koweïtiens concernant le développement des programmes dans les différents cycles.
  9. L’étude effectuée sur l’équilibre personnel et social auprès des élèves du cycle complémentaire, à travers des tests de personnalité.
  10. L’évaluation des expériences pédagogiques relatives au cycle primaire, et l’opportunité de leur application dans les programmes de ce cycle.
  11. L’étude effectuée sur l’évaluation de l’acquisition des mathématiques en 4ème année du primaire.
  12. L’étude statistique diagnostiquant les réactions des élèves qui ont entre 7 et 17 ans, suite au choc de l’occupation irakienne du Koweït.
  13. La définition du système nutritif des enfants qui fréquentent les jardins d’enfants.
  14. La définition des modes relatifs à la santé des adolescents en 1993.
  15. L’étude effectuée sur la manière à attirer les enfants aux classes maternelles.
  16. L’étude du rôle des programmes dans l’approfondissement des orientations vers le travail.
  17. Les recherches et les études effectuées, en ce qui concerne les phénomènes négatifs apparaissant dans les milieux des étudiants : agressivité, tabac, drogue.

NEUVIEMEMENT:

LES PRINCIPAUX PROBLEMES ABORDES OU ATTENDUS

Les difficultés s’étant opposées aux ambitions des responsables pédagogiques koweïtiens et ayant influencé les plans établis.

Ces difficultés apparaissent dans plusieurs études effectuées dans le cadre de l’enseignement public. En voici les principales qui ont été rencontrées :

Premièrement : dans le cadre du professeur.

  1. Un déficit important dans le nombre des professeurs de certaines disciplines.
  2. Des professeurs pas assez préparés dans le cadre de l’éducation de base.
  3. Les charges administratives pesant sur les professeurs.

Deuxièmement : dans le cadre des programmes scolaires et des méthodes d’évaluation.

  1. Le refus de quelques programmes de développement scientifique et technologique.
  2. L’incapacité de certains programmes à fournir une formation aux compétences consacrées aux autodidactes.
  3. Le rôle des techniques pédagogiques dans la réalisation des programmes est assez limité.
  4. L’inefficacité des méthodes d’évaluation dans la découverte des potentialités et des disponibilités des élèves.

Troisièmement : dans le cadre des relations entre l’école, les parents et les élèves.

  1. Le rôle faible de certains conseils des parents, et le manque de coopération de certains parents avec les directions des écoles de l’éducation de base, afin de réaliser les objectifs pédagogiques.
  2. L’incapacité des parents à aider leurs enfants dans leur travail scolaire.

Quatrièmement : dans le cadre de l’acquisition des sciences.

  1. La densité des élèves en classe dans certaines régions.
  2. Le manque de stimulants chez les élèves, à lecture et à la recherche dans le domaine des sciences.

Cinquièmement : dans le cadre des activités scolaires et des sessions d’été.

  1. L’absence d’activation du rôle des centres d’été pour attirer le plus grand nombre des élèves de l’éducation de base.
  2. Le manque de possibilités pour l’exercice des différentes activités d’une manière satisfaisante.

Sixièmement : dans le cadre des directions pédagogiques et scolaires.

  1. Le manque de programmes de formation satisfaisants durant le service.
  2. Les charges accrues des directions des écoles limitant ainsi leur rôle dans le développement du travail scolaire.
  3. Le manque de critères objectifs pour le choix des directeurs pédagogiques.

Le résumé des principaux problèmes qui peuvent se poursuivre ou surgir, et ralentir la réalisation de l’éducation pour tous dans un avenir proche, malgré les efforts déployés :

  1. L’insuffisance des programmes de formation des professeurs de l’éducation de base.
  2. Le refus continu des koweïtiens de sexe mâle, à entrer dans les écoles de formation des professeurs, ce qui entraîne un déficit dans la réalisation des objectifs pédagogiques dans certaines spécialisations.
  3. L’incapacité de certains programmes scolaires à traiter les compétences des autodidactes et à développer le haut niveau des connaissances : analyse, synthèse, application, critique, jugement à émettre et solutions aux problèmes.
  4. L’invariabilité et l’inefficacité des méthodes et de l’évaluation de l’acquisition scolaire, ne donnant pas ainsi une image précise des réalisations des objectifs pédagogiques.
  5. Le manque de révisions des objectifs généraux de l’éducation pour qu’ils accompagnent les innovations qui ont lieu sur la scène pédagogique.

DIXIEMEMENT: L’EVEIL GENERAL, LA DIRECTION POLITIQUE

ET LES POTENTIALITES NATIONALES

Sans doute, le soutien public accordé à l’éducation de base est assez puissant, et les lois et les législations établis par l’Etat en témoignent pour rendre cette éducation obligatoire, en plus des lois relatives à l’éducation des adultes et à l’alphabétisation, ainsi que les lois qui organisent l’opération éducative. De même, le ministère de l’éducation compte faire participer le secteur privé pour soutenir l’éducation.

Suite aux changements locaux, régionaux et internationaux influençant le budget de l’Etat, ce dernier recourut à une rationalisation des dépenses. Aussi certaines institutions et établissements collaborent-ils à soutenir l’éducation et à lui fournir ce dont elle a besoin en matière d’équipements et autres. Parmi ces institutions on peut citer :

  1. L’Institution koweïtienne pour le progrès scientifique qui participa à l’introduction de l’ordinateur dans le complémentaire et les jardins d’enfants.
  2. La commission des banques koweïtiennes (modernisation des laboratoires d’informatique dans 17 écoles).
  3. Le secrétariat général des biens religieux qui participa à la modernisation des laboratoires scientifiques dans 17 écoles et au développement des bibliothèques.

Les points faibles et les points forts du gouvernement, des autorités locales et des autres participants, à assurer l’éducation de base :

  1. La facilité à appliquer la loi de l’enseignement obligatoire vu la petite superficie du pays, l’arrivée facile à tous les coins du pays et le nombre restreint de la population.
  2. Le nombre satisfaisant des écoles et l’assurance des meilleurs services éducatifs.
  3. La grande quantité de comités et d’institutions privées appuyant les efforts pédagogiques et participant à leur développement, dont :

La commission nationale pour le soutien de l’éducation, l’institution koweïtienne pour le progrès scientifique, l’institut koweïtien pour la recherche scientifique, l’association koweïtienne pour le développement de l’enfance dans le monde arabe, l’association des professeurs, l’Université du Koweït, le comité général pour l’enseignement appliqué et la formation, les associations d’intérêt général, les banques, les sociétés privées et la caisse du secrétariat général des biens religieux.

  1. L’existence d’une quantité suffisante de lois et de législations relatives à l’éducation de base, à l’alphabétisation et à l’éducation des adultes.
  1. Les points faibles dans le cadre de la coopération des autorités locales et des autres partenaires, pour assurer l’éducation de base :
  1. Le manque de mécanisme clair pour organiser le soutien financier fourni par les autorités locales et les autres partenaires. Ce soutien est offert le plus souvent d’une façon spontanée ou suite à des efforts individuels.
  2. Le revenu national a été influencé par l’occupation irakienne du Koweït qui nécessita de grands efforts de reconstruction, ainsi que par la situation locale, régionale et internationale, qui a eu son influence sur le budget de l’éducation et sur son soutien.
  3. Le manque d’efforts de la part des autorités locales et des autres partenaires dans la définition des priorités de l’enseignement et dans l’exploitation du soutien financier.

ONZIEMEMENT: EVALUATION GENERALE DU PROGRES

D’après les résultats des études qui ont porté sur l’avis de nombreux responsables dans le domaine de l’éducation de base, et d’après les avis de quelques responsables pédagogiques concernés par l’éducation de base, au ministère de l’éducation, à l’Université du Koweït et au comité général pour l’enseignement appliqué, on a pu déduire ce qui suit :

  1. La nécessité de se concentrer sur la continuité des opérations d’évolution et de modernisation des programmes scolaires et des autres programmes pédagogiques ayant trait à l’éducation de base, de sorte que ces méthodes soient compatibles avec les nouvelles tendances mondiales. Cela peut se réaliser en enrichissant les méthodes théoriques par des aspects pratiques, et en profitant du rôle des institutions de recherche scientifique pour faire évoluer les programmes et les méthodes d’enseignement dans l’éducation de base, et ceci en utilisant aussi la nouvelle technologie dans les méthodes d’enseignement. De même, il faut élaborer de nouveau les arrêtés scolaires et les liés plus à la vie de l’élève dans l’éducation de base, pour pouvoir assurer ses besoins, à titre d’exemple : la pédagogie relative à la vie, à la technologie et à la citoyenneté.
  2. L’évolution de l’environnement éducatif et pédagogique à l’intérieur des écoles de l’éducation de base, pour aider à fournir un climat pédagogique qui contribue, d’une façon effective, à augmenter la compétence productive des ces écoles. Et ce, en s’occupant des divers éléments de l’opération éducative qui comprend les élèves, les professeurs, les méthodes scolaires et la direction. Une importance est accordée à la nécessité d’assurer les conditions techniques et sanitaires dans l’établissement scolaire, ses classes, ses laboratoires et ses terrains de jeux. De même, il faut accorder une importance majeure aux bibliothèques scolaires, les équiper de nouveau et soutenir leur rôle dans l’autodidaxie chez l’élève, dans le cadre de l’éducation de base. De plus, il faut s’occuper des centres d’informations et les lier à l’Internet, vu son rôle efficace dans le développement des compétences de recherche chez l’élève, sans pour autant négliger la nécessité de baisser la densité des élèves dans les classes, de sorte que leur nombre ne dépasse pas les 25 par classe.
  3. S’occuper des élèves surdoués, ayant des capacités et des potentialités particulières, et améliorer la qualité des services éducatifs et pédagogiques qui leur sont offerts, et qui sont compatibles avec les nouvelles tendances pédagogiques dans ce domaine.
  4. S’occuper des élèves ayant des besoins particuliers et leur offrir des services éducatifs et pédagogiques qui aident à les intégrer dans la société d’une façon naturelle.
  5. Préparer toutes les possibilités et les moyens qui peuvent aider les élèves de l’éducation de base à se différencier dans tous les domaines : intellectuel, littéraire, scientifique et artistique, et à développer leurs potentialités, leurs talents et leurs capacités d’une façon optimale.
  6. Faire évoluer et enrichir les activités d’hiver pour les rendre plus liées à la vie de l’élève dans l’étape de l’éducation de base et pour qu’elles répondent à ses besoins. En revanche, il faut assurer le temps nécessaire pour l’exercice de ces activités à l’école, afin que l’élève puisse en bénéficier sur les deux plans : scientifique et pratique.
  7. Accorder de l’importance à la préparation et à la formation des instituteurs de l’éducation de base, avant et durant le service, et leur fournir des programmes de formation qui contribuent à faire évoluer leur performance, d’une façon continue, et selon les tendances pédagogiques mondiales qui dominent dans ce domaine. De même, établir des rapports de coopération entre le ministère de l’éducation et l’enseignement supérieur, ayant trait à la continuité de la formation de l’instituteur dans le cadre d’un plan national. En outre, il faut se concentrer sur l’importance d’élever le rang de l’instituteur sur le plan professionnel et social, et ainsi améliorer les conditions de son travail.
  8. Renforcer le rôle de la direction scolaire pour qu’elle ne soit pas passive et puisse évoluer. Ceci peut se réaliser en lui accordant une certaine indépendance dans la prise de décisions concernant le renouvellement et l’évolution pédagogique, et en l’aidant à prendre l’initiative pour effectuer des changements qu’elle trouve adéquats et compatibles avec l’esprit du siècle et les besoins de la société, suivant la politique générale du ministère de l’éducation. De même, aider la direction à créer des liens de coopération entre l’école et son entourage, et à accorder de l’importance à la qualité et la quantité des programmes de formation présentés à ces directions, et adaptés aux nouvelles tendances pédagogiques.
  9. Renforcer le rôle du secteur privé (associations d’intérêt général, clubs rattachés aux mosquées), dans le but de soutenir l’éducation de base, et profiter des occasions de coopération entre certaines institutions et les élèves de l’éducation de base, pour lier les sciences théoriques à la pratique. De plus, renforcer le rôle des médias pédagogiques pour lier les écoles de l’éducation de base aux différentes institutions.
  10. Accorder de l’importance aux programmes d’alphabétisation, en utilisant la nouvelle technologie pour les diffuser, et profiter de ces informations pour la réalisation de l’éveil culturel, sanitaire et pédagogique chez les adhérents.
  11. Œuvrer à limiter le gaspillage pédagogique dans l’éducation de base, soit-il causé par les échecs ou par les sessions de passage.
  12. Accorder de l’importance aux opérations d’évaluation pédagogique dans les domaines suivants :

Les débouchés de l’éducation de base.

-Les débouchés des facultés de l’éducation (l’Université du Koweït).

Le comité général pour l’enseignement appliqué.

Les méthodes scolaires.

Adopter des méthodes d’enseignement développées permettant la participation positive et active de l’élève, et par conséquent, son intégration dans les mouvements et les activités offerts, ce qui aide à limiter les côtés négatifs et à situer le rôle de l’éducation autour de l’instruction et de l’orientation.

Faciliter l’utilisation de l’ordinateur dans les écoles de l’éducation de base et ouvrir de nouveaux horizons afin d’utiliser la nouvelle technologie, comme l’Internet.


Page précédent Page suivant