L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
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I Partie: Section Descriptive

Introduction

Pour préserver les objectifs humains de l’éducation, les tendances actuelles des politiques éducatives cherchent, de plus en plus, à surmonter les obstacles des politiques locales qui prennent souvent un caractère idéologique ou se cantonnent dans des moules rigides les empéchant de traiter avec les nouvelles idées qui orientent le développement actuel.

C’est pourquoi, les organisations internationales, et notamment l’Unesco, ont cherché à unifier les normes et à les généraliser aux Gouvernements et aux associations, espérant ainsi inciter les responsables à faire une évaluation objective de leurs politiques locales et voir si les buts humanitaires et sociaux du système éducatif, et partiulièrement l’enseignement pour tous, sont atteints et de quelle façon.

Or ce rapport, conformément aux résolutions de l’Unesco, cherche à :

  1. Brosser un schéma du progrès qui a été réalisé au Liban depuis la Conférence de Jomtien en 1990 ;
  2. Définir les stratégies susceptibles de débalayer le terrain et d’accélérer le progrès ;
  3. Réexaminer les plans d’action.

A cet effet, le rapport traitera, dans une première partie, de l’enseignement pour tous et des politiques adoptées pour atteindre cet objectif. Ces politiques comprennent les plans d’action, les centres décisions, les différentes activités, la collaboration et l’investissement dans le domaine de l’enseignement de base.

Dans une deuxième partie, il évaluera l’efficacité du système éducatif quant à la réalisation des objectifs de l’enseignement pour tous, à travers l’examen des différents aspects du progrès réalisé dans ce domaine, l’évaluation des plans d’action et les difficultés qui y font obstacle.

Enfin, dans une troisième partie, le rapport présentera quelques perspectives d’avenir au niveau des domaines de base avec un exposé de projets pilotes et de programmes de collaboration dans le but de développer le secteur éducatif dans le sens de l’enseignement pour tous.

L’enseignement pour tous et les politiques adoptées pour atteindre cet objectif

I- L’enseignement pour tous, objectif des politiques éducatives

Toutes les politiques éducatives, quelque soient leurs obédiences, considèrent "l’enseignement pour tous" comme objectif fondamental de leurs actions. C’est pourquoi, les Gouvernements des différents pays ont pris les dispositions nécessaires pour atteindre cet aobjectif. Et l’Unesco, pour aider à mieux cerner les résultats de ces politiques, a proposé quelques domaines (champs d’évaluation) dans lesquels se concrétisent les objectifs de "l’enseignement pour tous".

Nous exposerons par la suite et pour chaque domaine à part, l’objectif et les indicateurs correspondants qui montrent le niveau du progrès réalisé dans ce domaine.

1- Soin et développement de la première enfance

Objectif: Promouvoir les activités de soin et de développement de la première enfance, y compris les interventions des parents et de la société en faveur des enfants pauvres, des démunis et des handicapés.

Indicateur 1: Taux brut d’inscription aux programmes de la première enfance (exprimé en pourcentage de la population agée de 3 à 5 ans)

Indicateur 2: Pourcentage des nouveaux inscrits en première année du cycle primaire et qui ont suivi (pendant un an au minimum) l’un des programmes d’enseignement destiné au développement de la première enfance

2- L’enseignement primaire

Objectif : Généraliser l’enseignement primaire/de base à l’aube de l’an 2000

  1. La scolarisation
  2. Indicateur 3: Taux brut d’admission : le nombre total de nouveaux entrants en première année de l’enseignement primaire, sans distiction d’âge, exprimé en pourcentage de la population ayant l’âge officiel d’admission

    Indicateur 4: Taux net d’admission: le nombre de nouveaux entrants en première année de l’enseignement primaire, ayant l’âge légal d’admission, exprimé en pourcentage de la population du même âge.

    Indicateur 5: Taux brut de scolarisation au cycle primaire

    Indicateur 6: Taux net de scolarisation au cycle primaire

  3. L’investissement humain, matériel et financier

Indicateur 7.1: Dépenses publiques sur l’enseignement primaire en pourcentage du Produit National Brut (PNB)

Indicateur 7.2: Dépenses publiques par élève inscrit dans l’enseignement primaire en pourcentage du PNB par habitant

Indicateur 8.1: Dépenses publiques sur l’enseignement primaire en pourcentage des dépenses totales sur l’enseignement

Indicateur 8.2: Dépenses publiques par éléve inscrit dans l’enseignement primaire

Indicateur 9: Pourcentage des enseignants au cycle primaire qui ont les qualifications requises

Indicateur 10: Pourcentage des enseignants au cycle primaire autorisés d’exercer le métier selon des normes nationales (c’est-à-dire ceux qui ont reçu un minimum d’entrainement à l’enseignement)

Indicateur 11: Ratio élèves/maitre

L’efficacité éducative

Indicateur 12: Pourcentage des redoublants selon les niveaux

Indicateur 13: Taux de survie scolaire jusqu’à la cinquième année du cycle primaire (pourcentage d’élèves d’une cohorte donnée qui arrivent en cinquième année)

Indicateur 14: Coefficient d’efficacité (C’est le nombre idéal (optimal) d’années-élèves nécessaires pour un groupe d’une cohorte donnée pour termier le cycle primaire en pourcentage du nombre d’années-élèves effectivement utilisé à cette fin).

3- L’apprentissage et ses résultats

Objectif : Améliorer le niveau d’acquisitions des élèves

Indicateur 15: Pourcentage des élèves de la quatrième année du cycle primaire qui maîtrisent un certain nombre de compétences de base reconnues comme telles sur le plan national.

Indicateur 16: Taux d’alphabétisme des jeunes de 15 à 24 ans

4- L’alphabétisme des adultes

Objectif: Baisser le taux d’analphabétisme chez les adultes, à l’aube de l’an 2000, jusqu’à la moitié de ce qu’il était en 1990, tout en déployant les efforts pour réduire les écarts entre hommes et femmes.

Indicateur 17: Taux d’alphabétisme chez les adultes défini comme le pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus, capable de lire et écrire.

Indicateur 18: Egalisation des taux d’alphabétisation chez les deux sexes: pourcentage du taux d’alphébétisation des femmes sur celui des hommes

5- L’entrainement aux compétences de base

Objectif: Développer les domaines de l’enseignement de base, faire acquérir aux jeunes et aux adultes les compétences fondamentales dont ils ont besoin. Evaluer l’efficacité des programmes à travers les changements souhaités au niveau du comportement et étudier leur influence sur la santé, l’emploi et la productivité.

6- L’éducation pour une vie meilleure

Objectif: Augmenter les acquisitions des individus et des familles en matière d’informations, de compétences et de valeurs, nécessaires pour un niveau de vie meilleur et un bon développement, sain et profond.

II- Les plans d’action

Les efforts déployés, ces dernières années, au Liban par les instances éducatives, privées et publiques, se sont concentrés particulièrement sur la plupart des objectifs contenus dans la Déclaration universelle sur l’enseignement pour tous. Mais les moments difficiles qu’a connus le Liban durant dix-sept ans (1975-1992) n’ont pas aidé à réaliser de grands progrès dans ce domaine.

Après la Conférence de Jomtien (1990), l’enseignement pour tous est devenu l’une des priorités dans les plans de reforme et de développemnt éducatifs. Ainsi, en 1994, le Parlement libanais a approuvé le "Plan de redressement pédagogique" et en 1995, la nouvelle structure de système éducatif. Des études sur le rendement des élèves dans les cycles, primaire et moyen, ont accompagné ces réformes et ont fait des propositions importantes concernant le système d’évaluation et les examens de contrôle. En même temps, la Commission Nationale pour l’Alphabétisation a été créée (1995). Les nouveaux programmes de l’enseignement général ont été approuvés en 1997 et l’obligation scolaire en 1998. Voici par la suite un bref exposé des principales réalisations.

1- Le Plan de redressement pédagogique

Le Conseil des Ministres a approuvé, le 17/8/1994 (decrét N° 95/15) le Plan de redressement pédagogique, préparé par le Centre de Recherches pour le Développement Pédagogique (CRDP).

a- Les finalités du Plan

  1. Renforcer les sentiments d’appartenance nationale, d’intégration sociale et d’ouverture culturelle, à travers la révision et le développement des programmes d’enseignement.
  2. Dispenser à la nouvelle génération les connaissances, les comptences et le savoir-faire nécessaires et notamment les valeurs authentiques, telle la liberté, la démocratie, la tolérance, la non-violence, la saine procréation, la protection de l’environnement et le développement durable.
  3. Améliorer le niveau de l’enseignement et de la formation dans tous les cycles pré-universitaires.
  4. Assurer un équilibre entre l’enseignement général, et l’enseignement technique et professionnel, et renforcer leurs liens avec l’enseignement supérieur.
  5. Assurer une correspondance et une complémentarité entre l’éducation et la formation, d’un côté, et les besoins de la société et du marché de l’emploi, de l’autre.
  6. Accompagner le progrès scientifique et le développement technologique et renforcer les échanges avec les autres cultures du monde.
  7. b- Les objectifs sociaux

  8. Considérer l’éducation comme une priorité nationale. C’est une nécessité sociale et une action globale, variée et évoluée. Elle est planifiée par l’Etat dans le cadre d’un plan d’ensemble de développement social et économique (qui cherche actuellement à mettre en oeuvre l’obligation scolaire jusqu’à l’âge de 15 ans).
  9. Admettre que l’éducation est un droit pour tout citoyen et l’Etat se porte garant de ce droit qui n’est pas réservé uniquement aux élèves ou étudiants, mais en jouissent également les personnes de tous les âges et de toutes les catégories sociales et professionneles.
  10. Considérer que la participation de tous les citoyens aux actions de formation, à travers les institutions éducatives, humanitaires, politiques, économiques et sociales, dans lesquelles ils travaillent, est un devoir national et dans l’intérêt de tous.
  11. c- La politique éducative

  12. Assurer les moyens susceptibles de redresser l’enseignement dans le secteur public, sur tout le territoire et notamment dans les régions éloingnées.
  13. Renforcer le métier d’enseignant et soutenir les maîtres, moralement et matériellement pour améliorer la qualité de leur travail.
  14. Augmenter le rendement de l’enseignement à tous les échelons et dans les deux secteurs, privé et public, en adaptant les programmes de formation et d’entrainement des maîtres aux nouvelles exigences méthodologiques et scientifiques.
  15. Améliorer la formation des directeurs d’écoles, les réhabiliter régulièrement et leur accorder les prérogatives administratives et financières nécessaires à l’exercice de leur métier.
  16. Adapter les établissements scolaires à la nouvelle conception de "l’Ecole globale" et faire place à l’éducation spécialisée.
  17. Accorder à l’éducation préscolaire le soin et l’intérêt qu’il faut, en équipant les institutions éducatives du matériel pédagogique nécessaire, en définissant les normes techniques des bâtiments scolaires et en élevant le niveau de qualification (scientifique et professionnelle) des éducatrices.
  18. Aider et coordonner les actions des institutions bénévoles en matière d’alphabétisation des adultes.

d- Les actions pratiques selon les domaines éducatifs

- La gestion éducative et l’administration scolaire

  1. Créer une administration propre pour le pré-scolaire
  2. Elaborer un nouveau protocole qui définit la particapation des parents et des municipalités au développement des écoles locales, et au soutien de l’enseignement public.
  3. - Les manuels scolaires

  4. Préparer le matériel pédagogique pour le préscolaire afin de mieux développer les capacités de l’enfant.
  5. Elaborer le dossier technique relatif au soutien du manuel scolaire national
  6. - Le matériel pédagogique

  7. Fournier aux écoles, primaires et moyennes, des laboratoires mobiles là où c’est difficile d’installer du matériel fixe.
  8. Produire du matériel pédagogique (des enregistrements audio-visuels, des diapositives, des transparents, des affiches, des bulletins, des imprimés…) à l’appui des programmes d’enseignement et du manuel scolaire.
  9. - L’enseignant

  10. Réviser les législations éducatives relatives à la formation et à l’entraînement des enseignants
  11. Lancer le projet de formation continue et lui assurer toutes les chances de réussite.
  12. Réexaminer la répartition des enseignants selon leurs spécialisations et en fonction des besions des différentes régions.
  13. Ensourager les enseignants à choisir les régions éloignées, en leur accordant des avantages matériels et sociaux. Les encourager aussi à poursuivre des sessions de formation.
  14. -L’éducation spécialisée

  15. Assurer le métériel pédagogique nécessaire à l’éducation spécialisée
  16. Promulguer les lois qui garantissent le droit des personnes handicapées à fréquenter les écoles ordinaires ou spécialisées.
  17. Préparer le milieu social pour l’intégration des personnes handicapées.
  18. Organiser des campagnes de sensibilisation et d’information sur les capacités productives des personnes handicapées.

e- Les résultats convoités du Plan de redressement

  1. Elever la qualité du rendement de l’administration éducative.
  2. Améliorer le niveau de qualification et la formation des maîtres.
  3. Augmenter l’efficacité du système éducatif (en réduisant les taux d’abandon et de redouublement scolaires).
  4. Améliorer le niveau économique et social de l’individu et de la collectivité.

2- Les programmes d’alphabétisation et leurs résultats

  1. Création de la Commission Nationale d’Alphabétisation
  2. La Commission (créée en 1995) comprend 14 délégués des ministères, des associations communautaires et des organisations internationales qui s’occupent des programmes d’alphabétisation.

  3. Fonctions de la Commission
  1. Eliminer l’analphabétisme en élaborant des programmes scientifiques, souples, évolués et liés aux projets de développement social.
  2. Faire des études et des recherches sociales.
  3. Changer les préjugés défavorables vis-à-vis de la femme.
  4. Diffuser et activer les actions d’alphabétisation dans les centres de développement qui relèvent du Ministère des Affaires sociales ou des associations communautaires.
  5. Lutter pour promulguer des lois en faveur des plans et des programmes d’alphabétisation telle la formation professionnelle, l’enseignement obligatoire jusqu’à 15 ans et des programmes de rattrapage scolaire pour les enfants qui abandonnent avant cet âge.
  1. Le plan national d’alphabétisation

Le Ministère des affaires sociales a créé en mai 1997 un Bureau exécutif dont la fonction est la mise en oeuvre d’activités d’alphabétisation et de formation d’adultes. Le Bureau a établi un Programme d’alphabétisation sur 42 mois (du 1/7/1998 au 31/12/2001), après l’étude effectuée en 1996 (1) et qui a montré que le taux d’analphabètes dans la population de 10 ans et plus est de13,6 % (17,8 % chez les femmes et 9,3 % chez les hommes. Cf. annexe N°1)

Le Budget du Programme d’alphabétisation est de 1,71 billions de L.L. (ou 1,14 millions $US) auquel participe le Ministère des affaires sociales avec 0,8 billions et les organisations internationales avec 0,91 billions.

  1. Les finalités du Programme
  1. Permettre aux analphabètes d’apprendre des métiers qui demandent à la base des acquisitions en lecture, écriture et calcul.
  2. Devenir autonome au niveau de la vie quotidienne.
  3. Renforcer le sentiment de dignité et de confiance en soi.
  4. Améliorer la qualité de vie et mieux adapter le comportement individuel et social.

(1) Ministère des Affaires Sociales, en collaboration avec la Caisse des Nations Unies pour la Population, Tableaux statistiques des données sur la population et les habitations, décembre 1995, Mai 1996, 2ème édition, Tome I, Mars 1997, p.174-179.

  1. Les objectifs directs
  1. Activer les actions de développement et prévoir des sessions d’alphabétisation dans 60 centres
  2. Elaborer un programme d’enseignement et de nouveaux manuels
  3. Former des enseignants et des entraineurs
  4. Soutenir les associations communautaires pour alphabétiser 1000 apprenants
  5. Augmenter le rendement des membres du Bureau exécutif d’alphabétisation
  6. Préparer le Plan global d’alphabétisation pour 2001-2010
  1. Activités d’alphabétisation

D’après les données disponibles à la Commission Nationale (de 1997 à 1999) le nombre d’analphabètes (de 10 ans et plus), qui ont suivi une session de formation, s’élève à 4465. Ils sont répartis comme suit :

Institution

Nombre

%

Centres de développement (Ministère des affaires sociales)

483

10,8 %

Associations communautaires

473

10,6 %

Associations Mohamed Khaled et Dar El-Aytam

467

10,5 %

Armée Libanaise

3042

68,1 %

Total

4465

100,0 %

A signaler qu’un programme spécial et un matériel pédagogique sont en préparation en collaboration avec l’Unicef pour les 10-18 ans.

3- La loi sur l’obligation scolaire

Le Parlement Libanais a promulgué la loi sur l’obligation scolaire (N° 686 du 16 mars 1998) de la façon suivante: "L’article 49 du décret loi N° 59/134 concernant le Ministère de l’Education Nationale sera modifié comme suit: l’enseignement est gratuit et obligatoire au cycle primaire. C’est un droit pour tout Libanais qui a l’âge du primaire. Les dispositions de mise en oeuvre de cette loi feront l’objet d’un décret du Conseil des Ministres".

4- Les études élaborées et les populations ciblées

Des études et des récherches ont accompagné les plans d’actions sus-mentionnés afin de déterminer les catégories qu’il faut cibler pour atteindre les objectifs de l’enseignement pour tous. Ont participé à ces efforts, à côté des organismes nationaux (officiels et privés) des organisations internationales et notamment l’Unesco, l’Unicef et le PNUD. Voici quelques études et recherches:

  1. Deux études sur La mesure de l’apprentissage au Liban, au niveau de la 4ème et de la 9ème années de l’enseignement de base (classes de 8ème et de 3ème), CRDP, 1995 et 1996.
  2. Les statistiques éducatives, diffusées périodiquement par le CRDP.
  3. Le recensement social au Liban. Le but de cette étude statistique et analytique est de fournir des informations sur la situation démographique, les conditions de vie des personnes handicapées, les professionnels analphabètes, les toxicomanes, les chômeurs et d’autres catégories sociales dont le cas nécessite une intervention rapide. Ces informations serviront de plate-forme pour les plans d’actions.
  4. Diagnostic de l’analphabétisme au Liban pour les 15-25 ans en vue d’un programme de formation. Cette étude du CRDP cherche à définir les besoins des analphabètes, la nature des programmes qu’il désirent suivre (enseignement, formation professionnelle, …).
  5. Etude des Besoins et problèmes de l’enfant. Cette étude examinera la situation de l’enfant au Liban, de 3 à 15 ans et l’influence de la guerre sur sa constitution physique et son comportement social et psycho-moteur; elle proposera les solutions adéquates dans le cadre pratique d’un programme d’intervention.
  6. Etude de La relation Ecole-Société (CRDP) dans le but de proposer un modèle de collaboration à l’action pédagogique, entre l’école, les parents, les municipalités et les associations communautaires.
  7. Etude de La situation de l’école publique et de l’administration éducative (CRDP, 1996-1997).
  8. Tableaux statistiques des données sur la population et les habitations, Ministère des affaires sociales, en collaboration avec la Caisse des Nations Unies pour la Population, décembre 1995, Mai 1996, 2ème édition, Tome I, Mars 1997.
  9. Définition des indicateurs du système éducatif libanais au niveau de l’enseignement de base (CRDP, 1998).
  10. L’obligation scolaire au Liban : besoin de l’enseignement public (CRDP, 1999).

A travers ces études, on a pu définir le nombre et le pourcentage des élèves qui ne fréquentent pas l’école (surtout à l’âge de 3-5 ans), la qualité de l’enseignement et les écarts qui séparent les secteurs éducatifs (public et privé), les régions et les lieux d’habitation. En même temps, on a pu constater le faible niveau d’acquisitions des compétences de vie (dans le domaine de la santé, de la protection de l’environnement et de la solution des problèmes) et des capacités intellectuelles supérieures (esprit critique et capacité d’analyse). Enfin le taux le plus élevé d’analphabètes a été signalé dans la région du Nord et notamment parmi les femmes.

III- Les centres de décision et de gestion éducatives

Les centres de décision et de gestion éducatives, concernés par la réalisation des objectifs de l’enseignement pour tous, se situent auprès des organismes d’Etat et dans les secteurs, privé et communautaire, appuyés par les organisations internationales qui oeuvrent dans ce domaine.

  1. Le soin de la première enfance

Les instances qui prennent soin de la première enfance sont :

  1. Le Ministère de l’Education qui forme des éducatrices pour le pré-scolaire et ouvrent des classes pilotes dans plusieurs écoles publiques.
  2. Le Conseil Supérieur de l’Enfance, présidé le Ministre du Travail et des affaires sociales et comprend des représentants des différents ministères (Travail, Education Nationale, Enseignement Technique et Professionnel, Santé, Information, Intérieur, Justice et Affaires étrangères) et du secteur communautaire (notamment les associations et les institutions qui s’occupent des enfants à besoins spécifiques)
  3. Les jardins d’enfants dans les centres de développement qui relèvent du Ministères des affaires sociales.
  4. 2- L’enseignement de base

    Cet enseignement relève de la responsabilité des organismes suivants:

  5. Le Ministère de l’Education Nationale et notamment les directions de l’enseignement primaire et secondaire, le CRDP, le département de l’enseignement privé au sein du Ministère.
  6. Les institutions privées (communautaires et individuelles)
  7. Le Ministère des affaires sociales qui prend à sa charge les frais de scolarisation de certains enfants démunis.

3- L’alphabétisation et l’acquisition des compétences de base

C’est la Commission Nationale d’alphabétisation qui s’occupe en premier de cette affaire. Puis, les associations communautaires jouent un rôle efficace et direct dans l’alphabétisation des adultes et la formation professionnelle. En même temps, des organisations intenationales, comme l’Unesco et l’Unicef, soutiennent ces activités à travers les aides financières et les expertises qu’elles offrent aux organismes nationaux.

4- L’enseignement pour une vie meilleure

Cet enseignement informel est diffusé par le truchement de plusieurs canaux :

  1. Les services d’informations dans les différents ministères (Education Nationale, Affaires sociales, Information, Santé).
  2. Les médias, privé et publiques.
  3. Les campagnes soutenues par les associations et les organismes privés et appuyées par les organisations internationales.

IV- Quelques activités propres à l’enseignement pour tous depuis 1990

La réalisation des onjectifs de l’enseignement pour tous s’est concrétisée par différentes activités (législations, congrès, séminaires, ateliers, sessions de formation, et campagnes d’information). En voici les principales.

  1. L’approbation du Plan de redressement pédagogique (1994), la nouvelle structure du système éducatif (1995), les programmes de l’enseignement général (1997) et l’obligation scolaire (1998).
  2. L’édition des manuels scolaires conformes aux nouveaux programmes, pour six niveaux, quitte à compléter cette oeuvre, l’année prochaine, pour les autres niveaux.
  3. La réalisation de plusieurs études relatives à l’enseignement pour tous (notamment les études sur la mesure de l’apprentissage et l’obligation scolaire).
  4. L’entrainement d’environ 28500 enseignants en 1998 (dans les deux secteurs), sur l’application des nouveaux programmes.
  5. Organisation et participation à quelques congrès et séminaires dont :
  1. Séminaire sur "L’enseignement des valeurs au Liban", Commission Nationale de l’Unesco, Liban, 12-13 février 1993.
  2. Atelier sur "Le niveau d’apprentissage", CRDP, Liban, 13-17 février 1995.
  3. VIIIème conférence consultative régionale du "Programme de renouvellement pédagogique pour le développement dans les pays arabes", Manama, 2-6 mai 1995.
  4. Atelier sur "L’apprentissage et la formation des compétences", Paris, 17-19 mai 1995.
  5. Atelier sur "La restructuration et le développement du secteur éducatif au Liban", 1-3 juin 1995.
  6. Table ronde sur le projet du "Développement des compétences de vie chez l’élève" à travers l’entraînement du personnel éducatif", Le Caire, 11-12 juillet 1995.
  7. Conférence sur "L’éducation de la démocratie et les droit de l’homme", CRDP, L’Union mondiale pour les recherches sur la paix, Liban, 19-25 juillet 1995.
  8. Atelier sur "La formation des enseignants sur l’éducation globale", Liban, 31 août 1995.
  9. Atelier régional sur "L’éducation sur la prévention et la lutte contre le Sida à l’école", 11-15 septembre 1995.
  10. Atelier sur "Le développement humain durable au Liban: concept, approches et définitions", Liban, 1995.
  11. Conférence internationale sur "Les enfants et l’environnement", Royaume Uni, 23-25 octobre 1995.
  12. Séminaire sur "L’enseignement des questions mondiales et le rôle des Nations Unies dans leur solution", Commission Nationale de l’Unesco, Liban, 20-22 mars 1996.
  13. Atelier sur "La formation des compétences nationales et l’inférence des indicateurs qualitatifs pour la la restructuration du secteur éducatif au Liban", CRDP, Unesco, Unicef, Liban, 17-19 février 1997.
  14. Atelier sur "L’image de la femme dans les programmes d’enseignement et les manuels scolaires", CRDP en collaboration avec l’Association du planing familial au Liban, 5 juin 1998.
  15. Atelier sur "L’inférence des indicateurs éducatifs au Liban", 3-4 octobre 1998.
  16. Conférence nationale sur "L’éducation des enfants à besoins spécifiques", Unesco, CRDP, Liban, 7-8 avril 1999.
  17. Séminaire sur "L’évaluation des programmes d’enseignement", Institution Hariri, Liban, 20-23 avril 1999.
  18. Atelier sur l’étude concernant "L’obligation scolaire : besoin de l’enseignement public", Unicef, Unesco, Banque Mondiale, CRDP, Liban, 15 mai 1999.
  19. Révision semi-périodique du Programme de collaboration entre l’Etat et l’Unicef pour les années 1997-2001, Liban, 25 mai 1999.
  20. Ateliers et sessions de formation des enseignants sur l’éducation globale, CRDP, Unicef, depuis 1992.
  21. Atelier régional sur "L’école, amie des enfants", Unicef, Amman, Octobre 1999.

V- La collaboration dans le domaine de l’enseignement pour tous

Les organismes officiels (ministères et commissions nationales) et le secteur privé (institutions éducatives et associations communautaires), cherchent à atteindre les objectifs de l’enseignement pour tous à travers les projets qu’ils élaborent en collaboration avec les organisations internationales (PNUD, OMS, Unesco, Unicef, Caisse des Nations Unies pour la Population, Organisations francophones) et avec l’appui de certains pays (comme la France et l’Allemagne). Parmi ces projets nous citons :

  1. Le projet de l’enseignement global qui a pour objectif l’amélioration des méthodes pédagogiques, l’intégration aux programmes d’enseignement des concepts de droits de l’enfant, de l’éducation à l’environnement et la préservation de la santé.
  2. Le programme de la Banque Mondiale à l’appui de l’enseignement technique, et le projet d’aide au développement de l’enseignement général.
  3. Le projet d’aide à la reconstruction du système éducatif, préparé par le CRDP, en collaboration avec le PNUD, l’Unicef et le Gouvernement japonais, avec la participation d’experts arabes et étrangers.
  4. La collaboration avec l’Unicef dans le domaine de l’orientation pédagogique et l’initiative de "L’école amie des enfants", la généralisation du manuel scolaire et la formation des chefs d’établissements.
  5. A signaler que la méthodologie de la mise en oeuvre des projets a eu un effet très positif sur la collaboration et la coordination des différents organismes du secteur public et des institutions privées.

VI- L’investissement dans l’enseignement de base depuis 1990.

Pour éviter les répétitions nous traiterons ce sujet dans le cadre de notre exposé sur les dépenses éducatives (Cf. la deuxième partie de ce rapport).


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