| L'évaluation de
l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays |
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| Liban |
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I Partie: Section Descriptive
Introduction
Pour préserver les objectifs humains de léducation, les
tendances actuelles des politiques éducatives cherchent, de plus en plus, à surmonter
les obstacles des politiques locales qui prennent souvent un caractère idéologique ou se
cantonnent dans des moules rigides les empéchant de traiter avec les nouvelles idées qui
orientent le développement actuel.
Cest pourquoi, les organisations internationales, et notamment
lUnesco, ont cherché à unifier les normes et à les généraliser aux
Gouvernements et aux associations, espérant ainsi inciter les responsables à faire une
évaluation objective de leurs politiques locales et voir si les buts humanitaires et
sociaux du système éducatif, et partiulièrement lenseignement pour tous, sont
atteints et de quelle façon.
Or ce rapport, conformément aux résolutions de lUnesco, cherche
à :
- Brosser un schéma du progrès qui a été réalisé au Liban depuis la Conférence de
Jomtien en 1990 ;
- Définir les stratégies susceptibles de débalayer le terrain et daccélérer le
progrès ;
- Réexaminer les plans daction.
A cet effet, le rapport traitera, dans une première partie, de
lenseignement pour tous et des politiques adoptées pour atteindre cet objectif. Ces
politiques comprennent les plans daction, les centres décisions, les différentes
activités, la collaboration et linvestissement dans le domaine de
lenseignement de base.
Dans une deuxième partie, il évaluera lefficacité du système
éducatif quant à la réalisation des objectifs de lenseignement pour tous, à
travers lexamen des différents aspects du progrès réalisé dans ce domaine,
lévaluation des plans daction et les difficultés qui y font obstacle.
Enfin, dans une troisième partie, le rapport présentera quelques
perspectives davenir au niveau des domaines de base avec un exposé de projets
pilotes et de programmes de collaboration dans le but de développer le secteur éducatif
dans le sens de lenseignement pour tous.
Lenseignement pour tous et les politiques adoptées pour
atteindre cet objectif
I- Lenseignement pour tous, objectif des politiques éducatives
Toutes les politiques éducatives, quelque soient leurs obédiences,
considèrent "lenseignement pour tous" comme objectif fondamental de leurs
actions. Cest pourquoi, les Gouvernements des différents pays ont pris les
dispositions nécessaires pour atteindre cet aobjectif. Et lUnesco, pour aider à
mieux cerner les résultats de ces politiques, a proposé quelques domaines (champs
dévaluation) dans lesquels se concrétisent les objectifs de
"lenseignement pour tous".
Nous exposerons par la suite et pour chaque domaine à part,
lobjectif et les indicateurs correspondants qui montrent le niveau du progrès
réalisé dans ce domaine.
1- Soin et développement de la première enfance
Objectif: Promouvoir les activités de soin et de développement de
la première enfance, y compris les interventions des parents et de la société en faveur
des enfants pauvres, des démunis et des handicapés.
Indicateur 1: Taux brut dinscription aux programmes de la
première enfance (exprimé en pourcentage de la population agée de 3 à 5 ans)
Indicateur 2: Pourcentage des nouveaux inscrits en première année
du cycle primaire et qui ont suivi (pendant un an au minimum) lun des programmes
denseignement destiné au développement de la première enfance
2- Lenseignement primaire
Objectif : Généraliser lenseignement primaire/de base à
laube de lan 2000
- La scolarisation
Indicateur 3: Taux brut dadmission : le nombre total de
nouveaux entrants en première année de lenseignement primaire, sans distiction
dâge, exprimé en pourcentage de la population ayant lâge officiel
dadmission
Indicateur 4: Taux net dadmission: le nombre de nouveaux
entrants en première année de lenseignement primaire, ayant lâge légal
dadmission, exprimé en pourcentage de la population du même âge.
Indicateur 5: Taux brut de scolarisation au cycle primaire
Indicateur 6: Taux net de scolarisation au cycle primaire
- Linvestissement humain, matériel et financier
Indicateur 7.1: Dépenses publiques sur lenseignement
primaire en pourcentage du Produit National Brut (PNB)
Indicateur 7.2: Dépenses publiques par élève inscrit dans
lenseignement primaire en pourcentage du PNB par habitant
Indicateur 8.1: Dépenses publiques sur lenseignement
primaire en pourcentage des dépenses totales sur lenseignement
Indicateur 8.2: Dépenses publiques par éléve inscrit dans
lenseignement primaire
Indicateur 9: Pourcentage des enseignants au cycle primaire qui ont
les qualifications requises
Indicateur 10: Pourcentage des enseignants au cycle primaire
autorisés dexercer le métier selon des normes nationales (cest-à-dire ceux
qui ont reçu un minimum dentrainement à lenseignement)
Indicateur 11: Ratio élèves/maitre
Lefficacité éducative
Indicateur 12: Pourcentage des redoublants selon les niveaux
Indicateur 13: Taux de survie scolaire jusquà la cinquième
année du cycle primaire (pourcentage délèves dune cohorte donnée qui
arrivent en cinquième année)
Indicateur 14: Coefficient defficacité (Cest le nombre
idéal (optimal) dannées-élèves nécessaires pour un groupe dune cohorte
donnée pour termier le cycle primaire en pourcentage du nombre dannées-élèves
effectivement utilisé à cette fin).
3- Lapprentissage et ses résultats
Objectif : Améliorer le niveau dacquisitions des élèves
Indicateur 15: Pourcentage des élèves de la quatrième année du
cycle primaire qui maîtrisent un certain nombre de compétences de base reconnues comme
telles sur le plan national.
Indicateur 16: Taux dalphabétisme des jeunes de 15 à 24 ans
4- Lalphabétisme des adultes
Objectif: Baisser le taux danalphabétisme chez les adultes,
à laube de lan 2000, jusquà la moitié de ce quil était en
1990, tout en déployant les efforts pour réduire les écarts entre hommes et femmes.
Indicateur 17: Taux dalphabétisme chez les adultes défini
comme le pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus, capable de lire et
écrire.
Indicateur 18: Egalisation des taux dalphabétisation chez
les deux sexes: pourcentage du taux dalphébétisation des femmes sur celui des
hommes
5- Lentrainement aux compétences de base
Objectif: Développer les domaines de lenseignement de base,
faire acquérir aux jeunes et aux adultes les compétences fondamentales dont ils ont
besoin. Evaluer lefficacité des programmes à travers les changements souhaités au
niveau du comportement et étudier leur influence sur la santé, lemploi et la
productivité.
6- Léducation pour une vie meilleure
Objectif: Augmenter les acquisitions des individus et des familles
en matière dinformations, de compétences et de valeurs, nécessaires pour un
niveau de vie meilleur et un bon développement, sain et profond.
II- Les plans daction
Les efforts déployés, ces dernières années, au Liban par les
instances éducatives, privées et publiques, se sont concentrés particulièrement sur la
plupart des objectifs contenus dans la Déclaration universelle sur lenseignement
pour tous. Mais les moments difficiles qua connus le Liban durant dix-sept ans
(1975-1992) nont pas aidé à réaliser de grands progrès dans ce domaine.
Après la Conférence de Jomtien (1990), lenseignement pour tous
est devenu lune des priorités dans les plans de reforme et de développemnt
éducatifs. Ainsi, en 1994, le Parlement libanais a approuvé le "Plan de
redressement pédagogique" et en 1995, la nouvelle structure de système éducatif.
Des études sur le rendement des élèves dans les cycles, primaire et moyen, ont
accompagné ces réformes et ont fait des propositions importantes concernant le système
dévaluation et les examens de contrôle. En même temps, la Commission Nationale
pour lAlphabétisation a été créée (1995). Les nouveaux programmes de
lenseignement général ont été approuvés en 1997 et lobligation scolaire
en 1998. Voici par la suite un bref exposé des principales réalisations.
1- Le Plan de redressement pédagogique
Le Conseil des Ministres a approuvé, le 17/8/1994 (decrét N° 95/15)
le Plan de redressement pédagogique, préparé par le Centre de Recherches pour le
Développement Pédagogique (CRDP).
a- Les finalités du Plan
- Renforcer les sentiments dappartenance nationale, dintégration sociale et
douverture culturelle, à travers la révision et le développement des programmes
denseignement.
- Dispenser à la nouvelle génération les connaissances, les comptences et le
savoir-faire nécessaires et notamment les valeurs authentiques, telle la liberté, la
démocratie, la tolérance, la non-violence, la saine procréation, la protection de
lenvironnement et le développement durable.
- Améliorer le niveau de lenseignement et de la formation dans tous les cycles
pré-universitaires.
- Assurer un équilibre entre lenseignement général, et lenseignement
technique et professionnel, et renforcer leurs liens avec lenseignement supérieur.
- Assurer une correspondance et une complémentarité entre léducation et la
formation, dun côté, et les besoins de la société et du marché de
lemploi, de lautre.
- Accompagner le progrès scientifique et le développement technologique et renforcer les
échanges avec les autres cultures du monde.
b- Les objectifs sociaux
- Considérer léducation comme une priorité nationale. Cest une nécessité
sociale et une action globale, variée et évoluée. Elle est planifiée par lEtat
dans le cadre dun plan densemble de développement social et économique (qui
cherche actuellement à mettre en oeuvre lobligation scolaire jusquà
lâge de 15 ans).
- Admettre que léducation est un droit pour tout citoyen et lEtat se porte
garant de ce droit qui nest pas réservé uniquement aux élèves ou étudiants,
mais en jouissent également les personnes de tous les âges et de toutes les catégories
sociales et professionneles.
- Considérer que la participation de tous les citoyens aux actions de formation, à
travers les institutions éducatives, humanitaires, politiques, économiques et sociales,
dans lesquelles ils travaillent, est un devoir national et dans lintérêt de tous.
c- La politique éducative
- Assurer les moyens susceptibles de redresser lenseignement dans le secteur public,
sur tout le territoire et notamment dans les régions éloingnées.
- Renforcer le métier denseignant et soutenir les maîtres, moralement et
matériellement pour améliorer la qualité de leur travail.
- Augmenter le rendement de lenseignement à tous les échelons et dans les deux
secteurs, privé et public, en adaptant les programmes de formation et dentrainement
des maîtres aux nouvelles exigences méthodologiques et scientifiques.
- Améliorer la formation des directeurs décoles, les réhabiliter régulièrement
et leur accorder les prérogatives administratives et financières nécessaires à
lexercice de leur métier.
- Adapter les établissements scolaires à la nouvelle conception de "lEcole
globale" et faire place à léducation spécialisée.
- Accorder à léducation préscolaire le soin et lintérêt quil faut,
en équipant les institutions éducatives du matériel pédagogique nécessaire, en
définissant les normes techniques des bâtiments scolaires et en élevant le niveau de
qualification (scientifique et professionnelle) des éducatrices.
- Aider et coordonner les actions des institutions bénévoles en matière
dalphabétisation des adultes.
d- Les actions pratiques selon les domaines éducatifs
- La gestion éducative et ladministration scolaire
- Créer une administration propre pour le pré-scolaire
- Elaborer un nouveau protocole qui définit la particapation des parents et des
municipalités au développement des écoles locales, et au soutien de lenseignement
public.
- Les manuels scolaires
- Préparer le matériel pédagogique pour le préscolaire afin de mieux développer les
capacités de lenfant.
- Elaborer le dossier technique relatif au soutien du manuel scolaire national
- Le matériel pédagogique
- Fournier aux écoles, primaires et moyennes, des laboratoires mobiles là où cest
difficile dinstaller du matériel fixe.
- Produire du matériel pédagogique (des enregistrements audio-visuels, des diapositives,
des transparents, des affiches, des bulletins, des imprimés
) à lappui des
programmes denseignement et du manuel scolaire.
- Lenseignant
- Réviser les législations éducatives relatives à la formation et à
lentraînement des enseignants
- Lancer le projet de formation continue et lui assurer toutes les chances de réussite.
- Réexaminer la répartition des enseignants selon leurs spécialisations et en fonction
des besions des différentes régions.
- Ensourager les enseignants à choisir les régions éloignées, en leur accordant des
avantages matériels et sociaux. Les encourager aussi à poursuivre des sessions de
formation.
-Léducation spécialisée
- Assurer le métériel pédagogique nécessaire à léducation spécialisée
- Promulguer les lois qui garantissent le droit des personnes handicapées à fréquenter
les écoles ordinaires ou spécialisées.
- Préparer le milieu social pour lintégration des personnes handicapées.
- Organiser des campagnes de sensibilisation et dinformation sur les capacités
productives des personnes handicapées.
e- Les résultats convoités du Plan de redressement
- Elever la qualité du rendement de ladministration éducative.
- Améliorer le niveau de qualification et la formation des maîtres.
- Augmenter lefficacité du système éducatif (en réduisant les taux
dabandon et de redouublement scolaires).
- Améliorer le niveau économique et social de lindividu et de la collectivité.
2- Les programmes dalphabétisation et leurs résultats
- Création de la Commission Nationale dAlphabétisation
La Commission (créée en 1995) comprend 14 délégués des
ministères, des associations communautaires et des organisations internationales qui
soccupent des programmes dalphabétisation.
- Fonctions de la Commission
- Eliminer lanalphabétisme en élaborant des programmes scientifiques, souples,
évolués et liés aux projets de développement social.
- Faire des études et des recherches sociales.
- Changer les préjugés défavorables vis-à-vis de la femme.
- Diffuser et activer les actions dalphabétisation dans les centres de
développement qui relèvent du Ministère des Affaires sociales ou des associations
communautaires.
- Lutter pour promulguer des lois en faveur des plans et des programmes
dalphabétisation telle la formation professionnelle, lenseignement
obligatoire jusquà 15 ans et des programmes de rattrapage scolaire pour les enfants
qui abandonnent avant cet âge.
- Le plan national dalphabétisation
Le Ministère des affaires sociales a créé en mai 1997 un Bureau
exécutif dont la fonction est la mise en oeuvre dactivités dalphabétisation
et de formation dadultes. Le Bureau a établi un Programme
dalphabétisation sur 42 mois (du 1/7/1998 au 31/12/2001), après létude
effectuée en 1996 (1) et qui a montré que le taux danalphabètes dans la
population de 10 ans et plus est de13,6 % (17,8 % chez les femmes et 9,3 % chez les
hommes. Cf. annexe N°1)
Le Budget du Programme dalphabétisation est de 1,71 billions de
L.L. (ou 1,14 millions $US) auquel participe le Ministère des affaires sociales avec 0,8
billions et les organisations internationales avec 0,91 billions.
- Les finalités du Programme
- Permettre aux analphabètes dapprendre des métiers qui demandent à la base des
acquisitions en lecture, écriture et calcul.
- Devenir autonome au niveau de la vie quotidienne.
- Renforcer le sentiment de dignité et de confiance en soi.
- Améliorer la qualité de vie et mieux adapter le comportement individuel et social.
(1) Ministère des Affaires Sociales, en collaboration avec la Caisse
des Nations Unies pour la Population, Tableaux statistiques des données sur la population
et les habitations, décembre 1995, Mai 1996, 2ème édition, Tome I, Mars 1997,
p.174-179.
- Les objectifs directs
- Activer les actions de développement et prévoir des sessions dalphabétisation
dans 60 centres
- Elaborer un programme denseignement et de nouveaux manuels
- Former des enseignants et des entraineurs
- Soutenir les associations communautaires pour alphabétiser 1000 apprenants
- Augmenter le rendement des membres du Bureau exécutif dalphabétisation
- Préparer le Plan global dalphabétisation pour 2001-2010
- Activités dalphabétisation
Daprès les données disponibles à la Commission Nationale (de
1997 à 1999) le nombre danalphabètes (de 10 ans et plus), qui ont suivi une
session de formation, sélève à 4465. Ils sont répartis comme suit :
Institution |
Nombre |
% |
Centres de
développement (Ministère des affaires sociales) |
483 |
10,8 % |
Associations
communautaires |
473 |
10,6 % |
Associations Mohamed
Khaled et Dar El-Aytam |
467 |
10,5 % |
Armée Libanaise |
3042 |
68,1 % |
Total |
4465 |
100,0 % |
A signaler quun programme spécial et un matériel pédagogique
sont en préparation en collaboration avec lUnicef pour les 10-18 ans.
3- La loi sur lobligation scolaire
Le Parlement Libanais a promulgué la loi sur lobligation
scolaire (N° 686 du 16 mars 1998) de la façon suivante: "Larticle 49 du
décret loi N° 59/134 concernant le Ministère de lEducation Nationale sera
modifié comme suit: lenseignement est gratuit et obligatoire au cycle primaire.
Cest un droit pour tout Libanais qui a lâge du primaire. Les dispositions de
mise en oeuvre de cette loi feront lobjet dun décret du Conseil des
Ministres".
4- Les études élaborées et les populations ciblées
Des études et des récherches ont accompagné les plans dactions
sus-mentionnés afin de déterminer les catégories quil faut cibler pour atteindre
les objectifs de lenseignement pour tous. Ont participé à ces efforts, à côté
des organismes nationaux (officiels et privés) des organisations internationales et
notamment lUnesco, lUnicef et le PNUD. Voici quelques études et recherches:
- Deux études sur La mesure de lapprentissage au Liban, au niveau
de la 4ème et de la 9ème années de lenseignement de base (classes de 8ème et
de 3ème), CRDP, 1995 et 1996.
- Les statistiques éducatives
, diffusées périodiquement par le CRDP.
- Le recensement social au Liban
. Le but de cette étude statistique et analytique est
de fournir des informations sur la situation démographique, les conditions de vie des
personnes handicapées, les professionnels analphabètes, les toxicomanes, les chômeurs
et dautres catégories sociales dont le cas nécessite une intervention rapide. Ces
informations serviront de plate-forme pour les plans dactions.
- Diagnostic de lanalphabétisme au Liban pour les 15-25 ans en vue dun
programme de formation.
Cette étude du CRDP cherche à définir les besoins des
analphabètes, la nature des programmes quil désirent suivre (enseignement,
formation professionnelle,
).
- Etude des Besoins et problèmes de lenfant. Cette étude examinera la
situation de lenfant au Liban, de 3 à 15 ans et linfluence de la guerre sur
sa constitution physique et son comportement social et psycho-moteur; elle proposera les
solutions adéquates dans le cadre pratique dun programme dintervention.
- Etude de La relation Ecole-Société (CRDP) dans le but de proposer un modèle de
collaboration à laction pédagogique, entre lécole, les parents, les
municipalités et les associations communautaires.
- Etude de La situation de lécole publique et de ladministration
éducative (CRDP, 1996-1997).
- Tableaux statistiques des données sur la population et les habitations
, Ministère
des affaires sociales, en collaboration avec la Caisse des Nations Unies pour la
Population, décembre 1995, Mai 1996, 2ème édition, Tome I, Mars 1997.
- Définition des indicateurs du système éducatif libanais au niveau de
lenseignement de base
(CRDP, 1998).
- Lobligation scolaire au Liban : besoin de lenseignement public
(CRDP,
1999).
A travers ces études, on a pu définir le nombre et le pourcentage des
élèves qui ne fréquentent pas lécole (surtout à lâge de 3-5 ans), la
qualité de lenseignement et les écarts qui séparent les secteurs éducatifs
(public et privé), les régions et les lieux dhabitation. En même temps, on a pu
constater le faible niveau dacquisitions des compétences de vie (dans le domaine de
la santé, de la protection de lenvironnement et de la solution des problèmes) et
des capacités intellectuelles supérieures (esprit critique et capacité danalyse).
Enfin le taux le plus élevé danalphabètes a été signalé dans la région du
Nord et notamment parmi les femmes.
III- Les centres de décision et de gestion éducatives
Les centres de décision et de gestion éducatives, concernés par la
réalisation des objectifs de lenseignement pour tous, se situent auprès des
organismes dEtat et dans les secteurs, privé et communautaire, appuyés par les
organisations internationales qui oeuvrent dans ce domaine.
- Le soin de la première enfance
Les instances qui prennent soin de la première enfance sont :
- Le Ministère de lEducation qui forme des éducatrices pour le pré-scolaire et
ouvrent des classes pilotes dans plusieurs écoles publiques.
- Le Conseil Supérieur de lEnfance, présidé le Ministre du Travail et des
affaires sociales et comprend des représentants des différents ministères (Travail,
Education Nationale, Enseignement Technique et Professionnel, Santé, Information,
Intérieur, Justice et Affaires étrangères) et du secteur communautaire (notamment les
associations et les institutions qui soccupent des enfants à besoins spécifiques)
- Les jardins denfants dans les centres de développement qui relèvent du
Ministères des affaires sociales.
2- Lenseignement de base
Cet enseignement relève de la responsabilité des organismes
suivants:
- Le Ministère de lEducation Nationale et notamment les directions de
lenseignement primaire et secondaire, le CRDP, le département de
lenseignement privé au sein du Ministère.
- Les institutions privées (communautaires et individuelles)
- Le Ministère des affaires sociales qui prend à sa charge les frais de scolarisation de
certains enfants démunis.
3- Lalphabétisation et lacquisition des compétences de
base
Cest la Commission Nationale dalphabétisation qui
soccupe en premier de cette affaire. Puis, les associations communautaires jouent un
rôle efficace et direct dans lalphabétisation des adultes et la formation
professionnelle. En même temps, des organisations intenationales, comme lUnesco et
lUnicef, soutiennent ces activités à travers les aides financières et les
expertises quelles offrent aux organismes nationaux.
4- Lenseignement pour une vie meilleure
Cet enseignement informel est diffusé par le truchement de plusieurs
canaux :
- Les services dinformations dans les différents ministères (Education Nationale,
Affaires sociales, Information, Santé).
- Les médias, privé et publiques.
- Les campagnes soutenues par les associations et les organismes privés et appuyées par
les organisations internationales.
IV- Quelques activités propres à lenseignement pour tous depuis
1990
La réalisation des onjectifs de lenseignement pour tous
sest concrétisée par différentes activités (législations, congrès,
séminaires, ateliers, sessions de formation, et campagnes dinformation). En voici
les principales.
- Lapprobation du Plan de redressement pédagogique (1994), la nouvelle structure du
système éducatif (1995), les programmes de lenseignement général (1997) et
lobligation scolaire (1998).
- Lédition des manuels scolaires conformes aux nouveaux programmes, pour six
niveaux, quitte à compléter cette oeuvre, lannée prochaine, pour les autres
niveaux.
- La réalisation de plusieurs études relatives à lenseignement pour tous
(notamment les études sur la mesure de lapprentissage et lobligation
scolaire).
- Lentrainement denviron 28500 enseignants en 1998 (dans les deux secteurs),
sur lapplication des nouveaux programmes.
- Organisation et participation à quelques congrès et séminaires dont :
- Séminaire sur "Lenseignement des valeurs au Liban", Commission
Nationale de lUnesco, Liban, 12-13 février 1993.
- Atelier sur "Le niveau dapprentissage", CRDP, Liban, 13-17 février
1995.
- VIIIème conférence consultative régionale du "Programme de renouvellement
pédagogique pour le développement dans les pays arabes", Manama, 2-6 mai 1995.
- Atelier sur "Lapprentissage et la formation des compétences", Paris,
17-19 mai 1995.
- Atelier sur "La restructuration et le développement du secteur éducatif au
Liban", 1-3 juin 1995.
- Table ronde sur le projet du "Développement des compétences de vie chez
lélève" à travers lentraînement du personnel éducatif", Le
Caire, 11-12 juillet 1995.
- Conférence sur "Léducation de la démocratie et les droit de
lhomme", CRDP, LUnion mondiale pour les recherches sur la paix, Liban,
19-25 juillet 1995.
- Atelier sur "La formation des enseignants sur léducation globale",
Liban, 31 août 1995.
- Atelier régional sur "Léducation sur la prévention et la lutte contre le
Sida à lécole", 11-15 septembre 1995.
- Atelier sur "Le développement humain durable au Liban: concept, approches et
définitions", Liban, 1995.
- Conférence internationale sur "Les enfants et lenvironnement", Royaume
Uni, 23-25 octobre 1995.
- Séminaire sur "Lenseignement des questions mondiales et le rôle des Nations
Unies dans leur solution", Commission Nationale de lUnesco, Liban, 20-22 mars
1996.
- Atelier sur "La formation des compétences nationales et linférence des
indicateurs qualitatifs pour la la restructuration du secteur éducatif au Liban",
CRDP, Unesco, Unicef, Liban, 17-19 février 1997.
- Atelier sur "Limage de la femme dans les programmes denseignement et
les manuels scolaires", CRDP en collaboration avec lAssociation du planing
familial au Liban, 5 juin 1998.
- Atelier sur "Linférence des indicateurs éducatifs au Liban", 3-4
octobre 1998.
- Conférence nationale sur "Léducation des enfants à besoins
spécifiques", Unesco, CRDP, Liban, 7-8 avril 1999.
- Séminaire sur "Lévaluation des programmes denseignement",
Institution Hariri, Liban, 20-23 avril 1999.
- Atelier sur létude concernant "Lobligation scolaire : besoin de
lenseignement public", Unicef, Unesco, Banque Mondiale, CRDP, Liban, 15 mai
1999.
- Révision semi-périodique du Programme de collaboration entre lEtat et
lUnicef pour les années 1997-2001, Liban, 25 mai 1999.
- Ateliers et sessions de formation des enseignants sur léducation globale, CRDP,
Unicef, depuis 1992.
- Atelier régional sur "Lécole, amie des enfants", Unicef, Amman,
Octobre 1999.
V- La collaboration dans le domaine de lenseignement pour tous
Les organismes officiels (ministères et commissions nationales) et le
secteur privé (institutions éducatives et associations communautaires), cherchent à
atteindre les objectifs de lenseignement pour tous à travers les projets
quils élaborent en collaboration avec les organisations internationales (PNUD, OMS,
Unesco, Unicef, Caisse des Nations Unies pour la Population, Organisations francophones)
et avec lappui de certains pays (comme la France et lAllemagne). Parmi ces
projets nous citons :
- Le projet de lenseignement global qui a pour objectif lamélioration des
méthodes pédagogiques, lintégration aux programmes denseignement des
concepts de droits de lenfant, de léducation à lenvironnement et la
préservation de la santé.
- Le programme de la Banque Mondiale à lappui de lenseignement technique, et
le projet daide au développement de lenseignement général.
- Le projet daide à la reconstruction du système éducatif, préparé par le CRDP,
en collaboration avec le PNUD, lUnicef et le Gouvernement japonais, avec la
participation dexperts arabes et étrangers.
- La collaboration avec lUnicef dans le domaine de lorientation pédagogique
et linitiative de "Lécole amie des enfants", la généralisation du
manuel scolaire et la formation des chefs détablissements.
- A signaler que la méthodologie de la mise en oeuvre des projets a eu un effet très
positif sur la collaboration et la coordination des différents organismes du secteur
public et des institutions privées.
VI- Linvestissement dans lenseignement de base depuis 1990.
Pour éviter les répétitions nous traiterons ce sujet dans le cadre
de notre exposé sur les dépenses éducatives (Cf. la deuxième partie de ce rapport).