L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
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Tableau 17: Taux nets (%) de promotion, d’abandon et de redoublement, d’un niveau à l’autre et dans les deux secteurs, pour les années 1972/1973 et 1996/1997

 

Promotion

Abandon

Redoublement

Total

 

72-73

96-97

72-73

96-97

72-73

96-97

 

Après la 1ère année

74,4

92,9

4,6

1,1

21,1

6,0

100 %

Après la 2ème année

75,0

86,5

1,5

2,4

23,5

11,1

100 %

Après la 3ème année

74,2

82,7

0,7

2,2

25,1

15,1

100 %

Après la 4ème année

76,3

80,6

2,4

2,3

21,3

17,1

100 %

Après la 5ème année

64,9

81,9

21,5

3,4

13,6

14,7

100 %

Source: - CRDP, Rendement du système éducatif au Liban, 72-73, Beyrouth, 1975, p.154-155.

- CRDP, L’obligation scolaire au Liban, Beyrouth, 1999, graphique N° 1

Les taux relatés dans les tableaux précédents nous permettent de tirer les conclusions suivantes :

  1. Malgré l’amélioration nette des taux de promotions, de 1972/1973 à 1996/1997, il y a encore 8,4 % des élèves (tableau 16) qui abandonnent l’école, après la cinquième année, sans qualification suffisante pour affronter la vie. Ils viennent s’ajouter aux cohortes du même âge qui n’ont jamais intégré l’école (environ 2 %).
  2. 47,7 % (tableau 16) ont redoublé une classe ou plus durant leurs études primaires, en 1996-1997. Ces taux élevés montrent que "l’enseignement pour tous" doit surmonter encore beaucoup d’obstacles. C’est pourquoi il faut, d’un côté, modifier le système d’évaluation et de contrôle pour qu’il soit en congruence avec l’ouverture du système éducatif aux différentes catégories sociales, et d’un autre côté, réorganiser le métier d’enseignant quant à l’amélioration du niveau de qualification et du rendement pédagogique et la modernisation de la gestion éducative, pour mieux répondre aux besoins du développement.

Quant aux différences de rendement entre garçons et filles et selon les régions, nous les relatons dans les tableaux suivants, issus de la même étude sur "l’obligation scolaire au Liban".

Tableau 18: Taux de promotion, d’abandon et de redoublement (0/00), dans les deux secteurs, à la fin du cycle primaire, selon le sexe, pour l’ année 1996/1997

 

Promotion

Abandon

Redoublement

 

Garçons

Filles

Garçons

Filles

Garçons

Filles

Après 5 ans (requis pour arriver en 6ème année sans retard)

374

511

91

77

535

412

Après 6 ans (+1 an de retard)

657

781

126

99

217

120

Après 7 ans (+2 ans de retard)

788

867

139

104

73

29

Après 8 ans (+3 ans de retard)

836

889

142

105

22

6

Après 9 ans (+4 ans de retard)

851

894

143

105

6

1

Après 10 ans (+5 ans de retard)

855

895

143

105

2

0

Après 11 ans (+6 ans de retard)

857

 

143

 

0

 

Source: CRDP, L’obligation scolaire au Liban, Beyrouth, 1999.

Tableau 19: Taux cumulatifs (%) de promotion, d’abandon et de redoublement, d’un niveau à l’autre et dans les deux secteurs, selon le sexe, pour l’année 1996/1997

 

Promotion

Abandon

Redoublement

Total

 

Garçons

Filles

Garçons

Filles

Garçons

Filles

 

Après la 1ère année

92,2

93,1

1,6

0,6

5,7

6,3

100 %

Après la 2ème année

77,0

84,1

3,9

2,7

19,1

13,2

100 %

Après la 3ème année

61,2

72,2

5,8

4,4

33,0

23,4

100 %

Après la 4ème année

47,1

60,7

7,5

5,8

45,4

33,5

100 %

Après la 5ème année

37,4

51,1

9,1

7,7

53,5

41,2

100 %

Source: CRDP, L’obligation scolaire au Liban, Beyrouth, 1999.

Tableau 20: Taux nets (%) de promotion, d’abandon et de redoublement, d’un niveau à l’autre et dans les deux secteurs, selon le sexe, pour l’année 1996/1997

 

Promotion

Abandon

Redoublement

Total

 

Garçons

Filles

Garçons

Filles

Garçons

Filles

 

Après la 1ère année

92,7

93,1

1,6

0,6

5,7

6,3

100 %

Après la 2ème année

83,1

90,3

2,5

2,3

14,4

7,4

100 %

Après la 3ème année

79,5

85,9

2,5

2,0

18,0

12,1

100 %

Après la 4ème année

77,0

84,1

2,8

1,9

20,2

14,0

100 %

Après la 5ème année

79,4

84,2

3,4

3,1

17,2

12,7

100 %

Source: CRDP, L’obligation scolaire au Liban, Beyrouth, 1999.

Les taux de promotion relatifs à l’année 1996-1997 varient nettement entre garçons et filles à la faveur de ces dernières où la différence s’élève à 13,7 %. Par conséquent, les taux d’abandon et de redoublement chez les garçons augmentent après deux ans de retard (139 contre 104 0/00 d’abandon et 14,4 contre 7,4 % de redoublement).

Nous ne possédons pas assez d’informations pour expliquer ce fait; mais l’hypothèse du travail des jeunes garçons après leur echec scolaire et vu les conditions misérables dans lesquelles ils vivent, reste la plus plausible. Là, il faut améliorer le niveau de vie de ces catégories sociales (de nouvelles opportunités de travail, bourses scolaires, aide matérielle et pédagogique,…) et préparer des climats favorables pour l’apprentissage, dans le but d’assurer un enseignement pour tous, juste et équitable.

Tableau 21: Taux de promotion, d’abandon et de redoublement (%), dans les deux secteurs, à la fin du cycle primaire, selon les régions, pour l’ année 1996/1997

 

Promotion

Abandon

Redoublement

Total

Beyrouth

62,8

10,0

27,2

100

Mont-Liban

61,8

6,3

31,9

100

Nord

31,7

8,0

60,3

100

Sud

44,7

9,0

46,3

100

Békaa

29,2

11,0

59,8

100

Moyenne générale

43,9

8,4

47,7

100

Source: CRDP, L’obligation scolaire au Liban, Beyrouth, 1999.

Tableau 22: Taux cumulatifs (%) d’abandon, d’un niveau à l’autre et dans les deux secteurs, selon les régions, pour l’année 1996/1997

 

Après la 1ère année

Après la 2ème

Après la 3ème

Après la 4ème

Après la 5ème

Beyrouth

1,2

6,0

8,4

8,4

10,0

Mont-Liban

0,9

2,7

3,0

4,5

6,3

Nord

1,1

3,1

5,2

6,1

8,0

Sud

1,1

2,5

5,2

7,8

9,0

Békaa

1,8

4,8

7,1

9,1

11,0

Source: CRDP, L’obligation scolaire au Liban, Beyrouth, 1999.

Tableau 23: Taux nets (%) de promotion, d’un niveau à l’autre et dans les deux secteurs, selon les régions, pour l’année 1996/1997

 

Après la 1ère année

Après la 2ème

Après la 3ème

Après la 4ème

Après la 5ème

Beyrouth

92,8

89,7

91,3

88,9

92,9

Mont-Liban

94,4

93,4

91,6

88,0

86,9

Nord

89,7

80,8

75,7

75,0

76,9

Sud

96,8

92,5

79,1

80,5

78,4

Békaa

90,3

74,4

78,0

72,7

76,6

Moyenne générale

92,9

86,5

82,7

80,6

81,9

Source: CRDP, L’obligation scolaire au Liban, Beyrouth, 1999.

Les disparités régionales restent importantes. Les taux de promotion à Beyrouth et au Mont-Liban sont deux fois plus élevés que ceux du Nord et de la Békaa (62,8 et 61,8 % contre 31,7 et 29,2 %). Dans le cas du redoublement, les rapports sont inversés. Le Sud occupe une position intermédiaire avec 44,7 % de promotion et 46,3 % de redoublement.

Pour atteindre les objectifs de l’enseignement pour tous, il faut trouver un "équilibre régional"au niveau du rendement pédagogique , surtout dans les écoles publiques dont la majorité (74,4%) sont plantées dans les régions périphériques, et oeuvrer pour le développement social et économique de ces régions défavorisées.

Indicateur 14: Coefficient d’efficacité (C’est le nombre idéal (optimal) d’années-élèves nécessaires pour un groupe d’une cohorte donnée pour termier le cycle primaire en pourcentage du nombre d’années-élèves effectivement utilisé à cette fin).

Nous comparons par la suite le coefficient d’efficacité au cycle primaire pour les années 1972/1973 et 1996/1997

Les données du tableau 15 nous ont permis de calculer les coefficients suivants :

 

1996-1997

1972-1973

Coefficient d’efficacité

  1. X 100 = 40 %

5506

1025 X 100 = 17 %

5895

 Sans doute, le coefficient d’efficacité au cycle primaire a plus que doublé entre 1972/1973 et 1996/1997, mais il reste au dessous du niveau de rendement acceptable, surtout que ce coefficient cache des disparités importantes selon le sexe, le secteur et les régions, comme le montre le tableau suivant :

 

Secteur

Sexe

Régions

 

Publ.

Privé

G

F

Bey

M-Lib

Nord

Sud

Bék

Coeff. d’efficacité au cycle primaire

13,6

68,1

33,3

47,2

62,0

58,4

27,2

40,7

25,5

Quant à l’efficacité du système éducatif au niveau de l’enseignement de base (qui s’étend jusqu’à la 4ème année du cycle moyen), on l’a étudiée à travers une enquête qui a touché 4135 élèves ( sur 48266 inscrits en classe de 3ème ou 4ème année, selon les statistiques de 1997-1998 ), soit 8,6 % de l’ensemble, répartis sur 96 écoles privées et publiques, dans toutes les régions libanaises et particulièrement à Beyrouth et Mont-Liban qui accueillent près de la moitié des élèves du Liban (Cf en annexe le protocole du questionnaire adressé aux élèves avec les résultats de base).

Les tableaux suivants résument les résultats du retard scolaire en fonction du sexe et du niveau d’instruction du père.

Tableau 24: Répartition en % des élèves à la fin du cycle moyen, dans les deux secteurs, selon le sexe, pour l’année 1998-1999

Date de naissance

Sexe

1985

1984

(âge requis)

1983

1982

1981

et moins

Total

Garçons

6

42

30

16

6

100 %

Filles

8

44

26

15

7

100 %

Source: Enquête auprès de 4135 élèves en fin du cycle moyen, décembre 1998

Les résultats sont plutôt à l’avantage des filles où 52 % d’entre elles arrivent à la fin du cycle moyen sans retard, contre 48 % chez les garçons

Tableau 25: Répartition en % des élèves à la fin du cycle moyen, dans les deux secteurs, selon le niveau d’instruction du père, pour l’année 1998-1999

Date de naissance

Instruction/Père

1985

1984

(âge requis)

1983

1982

1981

et moins

Total

Primaire et moins

6

34

28

21

11

100 %

Moyen

7

40

30

17

6

100 %

Secondaire

8

46

28

14

4

100 %

Universitaire

8

58

24

8

2

100 %

Source: Enquête auprès de 4135 élèves en fin du cycle moyen, décembre 1998

Tableau 26: % des élèves à la fin du cycle moyen qui ont redoublé une classe ou plus, selon le niveau d’instruction du père, pour l’année 1998-1999

Instruction du père

N’ont redoublé aucune classe

Ont redoublé une classe ou plus

Total

Primaire et moins

40 %

60 %

100 %

Moyen

47 %

53 %

100 %

Secondaire

54 %

46 %

100 %

Universitaire

66 %

34 %

100 %

Moyenne

55 %

45 %

100 %

Source: Enquête auprès de 4135 élèves en fin du cycle moyen, décembre 1998

Le niveau d’instruction du père exerce une influence incontestable sur la réussite scolaire des enfants: le fils d’un universitaire a deux chances sur trois d’arriver en classe de 3ème sans retard, contre deux sur cinq pour le fils d’un père de niveau primaire ou moins.


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