| L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays | ||
| Liban |
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3- Lapprentissage et ses résultats
Objectif : Améliorer le niveau dacquisitions des élèves
Indicateur 15: Pourcentage des élèves de la quatrième année du cycle primaire qui maîtrisent un certain nombre de compétences de base reconnues comme telles sur le plan national.
Nous relatons par la suite les résultats de deux études effectuées par le CRDP sur le rendement des élèves de la quatrième année primaire et ceux de la quatrième année du cycle moyen (qui constitue la dernière année de lenseignement de base tel quil est proposé par le Plan du redressement pédagogique en 1994).
Tableau 27: Le rendement éducatif des élèves de la quatrième année du cycle primaire selon le secteur, les régions, le sexe et le milieu (rural, urbain), pour lannée 1994-1995
Arabe |
Français |
Maths |
Compétences de vie |
Rendement global |
||
Niveau/maîtrise |
>50 % |
>60 % |
>50 % |
>50 % |
>55 % |
|
Le Liban |
71,4 |
65,4 |
60,6 |
93,0 |
65,7 |
|
Secteur |
Publique |
56,0 |
32,1 |
46,9 |
92,4 |
51,4 |
Privé Gratuit |
72,0 |
70,5 |
67,6 |
91,6 |
64,8 |
|
Privé Payant |
82,0 |
94,6 |
70,2 |
93,5 |
77,1 |
|
Régions |
Beyrouth |
78,8 |
77,6 |
67,5 |
95,7 |
76,1 |
Mont-Liban |
79,0 |
87,2 |
66,4 |
92,9 |
72,9 |
|
Nord |
61,0 |
48,5 |
50,2 |
91,2 |
57,9 |
|
Békaa |
64,0 |
58,1 |
56,3 |
92,7 |
57,5 |
|
Sud |
73,5 |
51,1 |
63,7 |
92,2 |
64,3 |
|
Sexe |
Garçons |
68,0 |
64,2 |
63,3 |
92,4 |
63,7 |
Filles |
76,0 |
67,7 |
59,5 |
93,5 |
69,1 |
|
Milieu |
Rural |
69,0 |
57,3 |
59,6 |
97,0 |
63,0 |
Urbain |
74,0 |
73,6 |
61,6 |
92,5 |
68,2 |
Source: CRDP, Mesure de lapprentissage au Liban, au niveau de la 4ème année primaire, pour lannée 1994-1995, Rapport général 1996, p. 153-160
Le bas niveau de réussite dans le secteur public est inquiétant. Il creuse encore le fossé entre les catégories sociales puisquil prive celles qui ont été obligées à choisir ce secteur dune égalité de chances de réussite et par conséquent il décide à lavance de leur position sociale et économique. Lenseignement pour tous exige avant tout une équité éducative qui passe par lécole primaire.
On remarque aussi des différences de réussite entre garçons et filles. Les premiers ont plus davance en mathématiques (3,8 %) et les secondes sont meilleures en langues (+3,5 % en français et +8 % en arabe). Quant au rendement global, il est plutôt du côté des filles (+5,4 %). A ce niveau, on peut dire que les différences ont été presque anéanties. Mais léquation risque dêtre inversée en faveur des filles si les garçons de certaines catégories défavorisées désertent lécole pour intégrer très tôt le marché du travail.
En outre, les différences entre les milieux, rural et urbain, se situent autour de 5 %; elles sélèvent jusquà 16,3 % en langue française en faveur de la ville. Mais ces résultats varient dune région à lautre. Cest ainsi que Beyrouth et le Mont-Liban enregistrent les taux les plus élevés avec 76,1 et 72,9 %, quant au Nord et la Békaa ne dépassent pas 58 %.
Tableau 28: Niveau dacquisition générale en quatrième année du cycle primaire selon le niveau dinstruction du père, pour lannée 1994-1995
| Acquisition
de lélève>>
Instruction du père |
Bas |
Moyen |
élevé |
Très élevé |
Total |
Illetré |
11 % |
53 % |
34 % |
2 % |
100 % |
Primaire |
9 % |
50 % |
39 % |
2 % |
100 % |
Moyen |
7 % |
40 % |
49 % |
4 % |
100 % |
Secondaire |
5 % |
32 % |
58 % |
5 % |
100 % |
Universitaire |
3 % |
26 % |
60 % |
11 % |
100 % |
Source: CRDP, Mesure de lapprentissage au Liban, au niveau de la 4ème année primaire, pour lannée 1994-1995, Rapport général 1996, p. 153-160
Tableau 29: Niveau dacquisition générale en quatrième année du cycle primaire selon le métier du père, pour lannée 1994-1995
| Acquisition
de lélève>>
Métier du père |
Bas |
Moyen |
élevé |
Très élevé |
Total |
Profes. Libérales & cadres sup. |
6 % |
36 % |
51 % |
7 % |
100 (866) |
Cadres moyens et employés |
7 % |
34 % |
53 % |
6 % |
100 (1079) |
Commer. et métiers non agricoles |
7 % |
39 % |
48 % |
6 % |
100 (458) |
Ouvriers et agriculteurs |
7 % |
47 % |
43 % |
3 % |
100 (661) |
Source: CRDP, Mesure de lapprentissage au Liban, au niveau de la 4ème année primaire, pour lannée 1994-1995, Rapport général 1996, p. 153-160
Le niveau des acquisitions de lélève au cycle primaire est étroitement lié au niveau dinstruction du père où les chances du fils dun universitaire, de réussir avec un score élevé ou très élevé sont deux fois plus grandes que celle du fils dun père illétré (71 contre 36 %). Ce lien montre clairement que le bon niveau dinstruction des parents est un facteur déterminant pour la réussite des enfants. Encore une fois, pour assurer lenseignement pour tous il faut casser ce cercle vicieux.
Quant au métier, il est moins déterminant: la réussite des enfants des professions libérales et des cadres supérieurs est égale à celle des enfants des cadres moyens et des employés et un peu plus élevée que celle des enfants des commerçants (+4 %) et encore plus que celles des enfants des ouvriers et des agriculteurs (+12 %).
A ce stade, nous nous posons la question: jusquà quelle classe ces facteurs continuent à influencer la réussite des enfants? Quel est le rendement du système éducatif à la fin du cycle moyen (ou de lenseignement de base) ?
Les taux de réussite au brevet donnent une cetaine idée du rendement du système durant 20 ans.
Tableau 30: Taux de réussite au brevet, de 1968 à 1998
| Année | 1968 |
1969 |
1970 |
1991 |
1992 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
Taux |
52 |
67 |
72 |
34 |
62 |
48 |
67 |
61 |
62 |
61 |
Source: CRDP, Statistiques élémentaires, de 1968 à 1970 et de 1991 à 1998
La baisse des taux de réussite jusquà 34 % en 1991 peut être imputée au phénomène de la guerre qui a affecté tous les secteurs. Mais les chiffres de 1994 (48 %) posent le problème du système dévaluation qui règle les flux de réussite et déchec, dune année à lautre, au sein du système éducatif. Y a-t-il une certaine politique de sélection qui baisse ou augmente les taux selon les besoins du marché du travail
Pour mieux connaître cette politique, nous relatons dans les tableaux qui suivent les résultats "officiels" du brevet comparés aux résultats "réels"(sans les points de rachat) que nous avons calculés à partir dun échantillon tiré au hasard et qui correspond à 5 % de lensemble des candidats, pour les années 1995, 1996 et 1997.
Tableau 31: Taux officiels de réussite au brevet selon les régions, de 1996 à 1998
| Régions Année >> | 1996 |
1997 |
1998 |
Beyrouth |
64 % |
67 % |
65 % |
Nord |
56 % |
59 % |
60 % |
Békaa |
58 % |
64 % |
64 % |
Sud |
66 % |
63 % |
64 % |
Mont-Liban |
63 % |
65 % |
61 % |
Nabatieh |
64 % |
58 % |
60 % |
Moyenne générale |
62 % |
64 % |
62 % |
Source: CRDP, Statistiques élémentaires, pour les années 1996-1997-1998
Tableau 32: Taux réels de réussite au brevet (sans les points de rachat) selon les régions, de 1996 à 1998
| Régions Année >> | 1995 |
1996 |
1997 |
Beyrouth |
64 % |
40 % |
60 % |
Mont-Liban |
46 % |
33 % |
43 % |
Nord |
54 % |
46 % |
52 % |
Békaa |
57 % |
50 % |
52 % |
Sud |
51 % |
51 % |
54 % |
Moyenne générale |
52 % |
42 % |
50 % |
Source: Dépouillement dun échantillon qui correspond à 5 % de lensemble des candidats au brevet, pour les années 1995, 1996 et 1997.
Selon les résultats officiels, il y a peu de différence entre les régions. En 1996, les taux sécartaient de la moyenne générale (62 %) de 4 à 6 %. Mais si on retranche les points de rachat, les écarts saccentuent (+9 % au Sud et 9 % au Mont-Liban) et la moyenne tombe à 42 %.
En accordant les points de rachat, y a-t-il une certaine politique pour "égaliser" les résultats entre les régions? ou bien pour "corriger" les failles qui pourraient glisser dans le système dévaluation?
Si la première hypothèse est confirmée, légalisation ne serait que provisoire et les différences reportées, soit au cycle secondaire, soit au marché du travail, qui feront le tri en choisissant les meilleurs pour les postes de commandement et condamneront les déclassés à se contenter des métiers subalternes ou manuels.
Et si la deuxième hypothèse se confirme, cela veut dire quil nexiste pas de normes objectives pour mesurer lefficacité du système éducatif et par conséquent tout le rendement du système est remis en cause.
Tableau 33: Taux officiels de réussite au brevet selon le sexe, de 1996 à 1998
| Sexe Année>> | 1996 |
1997 |
1998 |
Garçons |
61 % |
64 % |
61 % |
Filles |
62 % |
63 % |
63 % |
Moyenne générale |
62 % |
64 % |
62 % |
Source: CRDP, Statistiques élémentaires, pour les années 1996-1997-1998
Tableau 34: Taux réels de réussite au brevet (sans les points de rachat) selon le sexe, de 1996 à 1998
| Sexe Année>> | 1995 |
1996 |
1997 |
Garçons |
54 % |
41 % |
52 % |
Filles |
51 % |
42 % |
49 % |
Source: Dépouillement dun échantillon qui correspond à 5 % de lensemble des candidats au brevet, pour les années 1995, 1996 et 1997.
Les différences entre garçons et filles tendent à sévanouir, quelque soient les taux, officiels ou réels. Peut-on conclure que lenseignement primaire est devenu effectivement pour tous? Que deviennent les différences à la fin du cycle moyen? Le tableau qui suit détaille les résultats selon certaines variables de base.
Tableau 35: Le rendement éducatif des élèves de la quatrième année du cycle moyen selon le secteur, les régions, le sexe et le milieu (rural, urbain), pour lannée 1995-1996
Arabe |
Français |
Maths |
Compétences de vie |
Rendement global |
||
Niveau/maîtrise |
>60 % |
>55 % |
>60 % |
>60 % |
>60 % |
|
Le Liban |
89,7 |
41,9 |
44,8 |
60,9 |
55,6 |
|
Secteur |
Public |
86,3 |
11,5 |
21,6 |
61,2 |
27,8 |
Privé Payant |
91,6 |
56,5 |
58,3 |
60,7 |
77,8 |
|
Régions |
Beyrouth |
93,3 |
69,4 |
65,7 |
64,0 |
76,0 |
Mont-Liban |
86,8 |
44,7 |
32,8 |
56,7 |
49,7 |
|
Nord |
92,2 |
35,4 |
53,1 |
62,5 |
58,5 |
|
Békaa |
86,5 |
21,5 |
40,0 |
55,2 |
39,0 |
|
Sud |
91,4 |
29,0 |
41,3 |
69,2 |
54,6 |
|
Sexe |
Garçons |
86,6 |
34,5 |
46,9 |
57,1 |
51,5 |
Filles |
91,9 |
47,0 |
43,3 |
63,6 |
58,4 |
|
Milieu |
Rural |
89,8 |
37,3 |
38,4 |
59,8 |
51,3 |
Urbain |
89,6 |
45,4 |
49,3 |
61,6 |
58,6 |
Source: CRDP (en collaboration avec lUnesco, lUnicef, lInspection pédagogique, la Direction Générale du Ministère de lEducation et les Institutions denseignement publique et privé), Mesure de lapprentissage au Liban, au niveau de la 4ème année du cycle moyen, pour lannée 1995-1996, Rapport général 1997, p. 174-180
Les taux de réussite dans le secteur privé dépassent de loin ceux du secteur publc: la différence atteint 50 points au niveau du rendement global, et elle est cinq fois plus importante en langue française.
Quant aux résultats des garçons et des filles, ils se rapprochent en arabe et en mathématiques (3 à 5 %) et diffèrent bien en faveur des filles, en langue française (+12 %) et au niveau du rendement global (7 %).
Ces résultats correspondent globalement à ceux de la quatrième année primaire. Mais les différences selon les secteurs et selon le sexe se creusent davantage. Et le secteur public nest pas encore arrivé à rattraper le retard quil a accusé au cycle primaire. Ceci nencourage pas, même les plus optimistes, à espérer que lenseignement pour tous pourra franchir, dans le futur proche, le seuil du cycle primaire.
La consécration des différences en faveur des filles confirme notre hypothèse concernant les jeunes garçons qui ont abandonné le système éducatif pour intégrer très tôt le marché du travail en labsence de toute forme de protection sociale et juridique réelle et de toute aide économique efficace.
Quant aux différences régionales, elles suivent la même tendance où Beyrouth occupe la première place avec 76 % de taux de réussite contre 39 % pour la Békaa. Ces différences (avec un taux moindre) se confirment entre villes et villages, soit au niveau du rendement global (7,3 %) soit au niveau de la langue française (8,1 %) ou des mathématiques (11,1 %).
Ces résulats posent beaucoup de problèmes qui se rapportent à différents facteurs. Mais, nous ne possédons pas dinformations suffisantes pour y répondre; cest pourquoi nous laissons la porte ouverte à dautres recherches qui puissent expliquer cette situation et proposer les solutions adéquates. Mais déjà le problème est posé et cest aux responsables politiques et pédagogiques dy faire face avec tout le sérieux quil faut.
Indicateur 16: Taux dalphabétisme des jeunes de 15 à 24 ans
De 1995/1996 à 1996/1997 le taux dalphabétisme a évolué comme suit :
Tableau 36: Nombre et pourcentage des jeunes (15-24 ans) qui savent lire et écrire, selon le sexe
Mascul En nb |
Fémin en nb |
Total en nb |
Mascul en % |
Fémin en % |
Total en % |
|
95-96 (1) |
||||||
Population (15-24) |
302792 |
289802 |
592594 |
|||
Alphabètes du même âge |
291804 |
278130 |
569934 |
96,37 |
95,97 |
96,18 |
96-97 (2) |
||||||
Alphabètes du même âge |
97,45 |
96,95 |
97,22 |
(1) Ministère des Affaires Sociales, en collaboration avec la Caisse des Nations Unies pour la Population, Tableaux statistiques des données sur la population et les habitations, décembre 1995, Mai 1996, 2ème édition, Tome I, Mars 1997, p.76, 150-156, 184-185.
(2) Direction Centrale des Statistiques, Conditions de Vie des ménages en 1997, Beyrouth, 1998, p.128-129
Lanalphabétisme chez les jeunes tend à disparaître, ainsi que les différences entre hommes et femmes. Mais la difficulté réside encore dans la définition du contenu de lalphabétisme et si ce contenu est suffisant pour permettre à ces jeunes de sintégrer dans la société et de trouver un emploi.
4- Lalphabétisme des adultes
Objectif: Baisser le taux danalphabétisme chez les adultes, à laube de lan 2000, jusquà la moitié de ce quil était en 1990, tout en déployant les efforts pour réduire les écarts entre hommes et femmes.
Indicateur 17: Taux dalphabétisme chez les adultes défini comme le pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus, capable de lire et écrire.
De 1995/1996 à 1996/1997 le taux dalphabétisme des adultes a évolué comme suit :
Tableau 37: Nombre et pourcentage des adultes (15 ans et plus) qui savent lire et écrire, selon le sexe
Masculin En nb |
Féminin en nb |
Total en nombre |
Mas en % |
Fém en % |
Total en % |
|
95-96 (1) |
||||||
Population(15 ans et +) |
10300017 |
1086281 |
2116298 |
|||
Alphabètes du même âge |
901104 |
856820 |
1757924 |
87,49 |
78,88 |
83,07 |
96-97 (2) |
91,99 |
82,13 |
87,04 |
|||
Alphabètes du même âge |
(1) Ministère des Affaires Sociales, Op.cit., p.76, 150-156, 184-185.
(2) Direction Centrale des Statistiques, Op. Cit., p.128-129
Indicateur 18: Egalisation des taux dalphabétisation chez les deux sexes: pourcentage du taux dalphébétisation des femmes sur celui des hommes
| 1995-1996 | 1996-1997 |
90,16 |
89,28 |
Les données du tableau 37 montrent que près de 13 % de la population âgée de 15 ans et plus ne savent pas lire. Et la diférence entre les hommes et les femmes reste importante (10 %). Là, il est nécessaire de développer les programmes dalphabétisation au Liban pour quils touchent le plus grand nombre des adultes âgés de 40 ans et plus, et qui couvent encore un pourcentage élevé danalphabètes, surtout parmi les femmes, comme le montre le tableau suivant.
Tableau 38: Evolution des taux danalphabètes dans la population, de 70 à 97 (en %)
1970 (1) |
1997 (2) |
|||||
Ages |
Hommes |
Femmes |
Total |
Hommes |
Femmes |
Total |
10-14 |
6,1 |
15,3 |
10,7 |
1,4 |
1,7 |
1,6 |
15-19 |
8,5 |
20,7 |
14,6 |
2,4 |
2,3 |
2,4 |
20-24 |
11,0 |
28,6 |
19,8 |
2,7 |
3,9 |
3,2 |
25-29 |
15,2 |
37,8 |
26,5 |
2,8 |
5,7 |
4,3 |
30-39 |
25,0 |
51,3 |
38,2 |
4,2 |
9,2 |
6,8 |
40-49 |
31,2 |
59,8 |
45,5 |
6,0 |
20,2 |
13,5 |
50-59 |
35,4 |
66,8 |
51,1 |
12,2 |
36,4 |
24,2 |
60 et + |
53,9 |
79,4 |
66,6 |
28,2 |
57,3 |
42,4 |
Moyenne générale |
21,5 |
42,1 |
31,8 |
7,2 |
16,0 |
11,6 |
(1) Direction Centrale des Statistiques, Population active au Liban en 1970, Beyrouth, 1972, p.97.
(2) Direction Centrale des Statistiques, Conditions de vie des ménages en 1997, Beyrouth, 98, p.129.
Entre 1970 et 1997 les taux danalphabètes ont sensiblement baissé (4,3 % dans la catégorie 25-29 ans) et la différence entre hommes et femmes est devenue presque nulle dans la catégorie 15-19 ans.
Mais en même temps, le pourcentage de femmes analphabètes reste important. En moyenne générale, il est le double de celui des hommes. Dans la catégorie 40-49 ans, une femme sur cinq est analphabète et au delà de 60 ans, 57,3 % des femmes sont illétrées.
Les efforts déployés ces dix dernières années pour généraliser lenseignement ont abouti, surtout auprès des plus jeunes (19 ans et moins). Mais, pour atteindre les plus âgés, il faut des programmes spéciaux et plus évolués pour leur permettre de sintégrer complètement dans la société et dinjecter dans léconomie une main doeuvre qualifiée.
Les statistiques détaillées, relatées dans les tableaux suivants donnent une image plus claire sur lévolution du niveau dinstruction de la population entre 1970 et 1997.
Tableau 39: Evolution du niveau dinstruction chez les résidents (25 ans et plus) entre 1970 et 1997 (en %)
| Niveau >> | Illétré |
< primaire |
Prim. |
Moyen |
Second |
Univ. |
Total |
1970 (1) |
45 |
29 |
11 |
7 |
5 |
3 |
100 |
1997 (2) |
18 |
10 |
27 |
19 |
15 |
11 |
100 |
(1) Direction Centrale des Statistiques, Population active au Liban en 1970, Beyrouth, 1972, p.100.
(2) Direction Centrale des Statistiques, Conditions de vie des ménages en 1997, Beyrouth, 98, p.131.
Tableau 40: Evolution du niveau dinstruction, selon le sexe, chez les résidents (25 ans et plus) entre 1970 et 1997 (en %)
| Niveau >> | Illétré |
< prim |
Prim. |
Moyen |
Secon |
Univ. |
Total |
|
1970 |
Hommes |
32 |
38 |
12 |
7 |
6 |
5 |
100 |
Femmes |
59 |
20 |
10 |
7 |
4 |
1 |
100 |
|
1997 |
Hommes |
11 |
12 |
29 |
20 |
15 |
13 |
100 |
Femmes |
24 |
8 |
25 |
19 |
15 |
9 |
100 |
Source: -Direction Centrale des Statistiques, Population active au Liban en 1970 Op.cit., p.100.
-Direction Centrale des Statistiques, Conditions de vie des ménages en 1997 Op.cit., p.130.
Tableau 41: Evolution du niveau dinstruction de la population active entre 1970 et 1997 (en %)
| Niveau >> | Illétré |
< primaire |
Prim. |
Moyen |
Second |
Univ. |
Total |
1970 |
29,4 |
35,2 |
15,2 |
9,5 |
6,3 |
4,3 |
100 |
1997 |
7,2 |
8,1 |
28,6 |
21,5 |
17,8 |
16,7 |
100 |
Source: -Direction Centrale des Statistiques, Population active au Liban en 1970 Op.cit., p.126.
-Direction Centrale des Statistiques, Conditions de vie des ménages en 1997 Op.cit., p.145.
La hausse du niveau dinstruction de la population active, de 6,3 à 17,8 %, chez les secondaires et de 4,3 à 16,7 % chez les universitaires témoigne du grand effort qui a été déployé dans ce domaine en vue dun développement global qui ouvre la voie aux adultes (insuffisamment instruits) pour améliorer leur rendement économique et à leurs enfants de pousser leur niveau dapprentissage au delà du cycle primaire (Cf. p. 26 de ce rapport) et déviter par là de retomber dans lillétrisme.
5- Lentraînement aux compétences de base
Objectif: Développer les domaines de lenseignement de base, faire acquérir aux jeunes et aux adultes les compétences fondamentales dont ils ont besoin. Evaluer lefficacité des programmes à travers les changements souhaités au niveau du comportement et étudier leur influence sur la santé, lemploi et la productivité.
Beaucoup defforts sont déployés pour mettre le savoir scientifique à la portée de tout le monde afin délever le niveau de productivité et améliorer la qualité du rendement. Les programmes de formation préconisés par lEtat (congrès, conférences, session de formation, bourses de longues durées, aides directes des organisations internationales) sajoutent aux initiatives du secteur privé dans les domaines de la santé, de léducation et du social. Parmi ces programmes et activités, nous citons :
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