L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation  
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Tableau 43 : Les facteurs influant sur les acquis scolaires des élèves de 4ème année

Facteurs

Coefficient (influences)

Significativité

1. Contexte familial

Nutrition

14,717

0,001

2. Caractéristiques individuelles des élèves

Disponibilité par l'élève d'un manuel de Calcul

-1,355

0,000

Redoublement en 8ème

2,728

0,013

3. Caractéristiques de la classe

Cellule Pédagogique

-5,312

0,000

Caractéristiques de la classe (suite)

Appartenance sexuelle du maître

8,447

0,000

Disponibilité d'un Guide de Calcul

11,110

0,000

Conditions d'ens. dures dues aux effectifs

-9,144

0,000

Diplôme académique du maître

8,509

0,000

Statut Professionnel des enseignants

7,463

0,000

Manque d'encouragement des maîtres

6,680

0,001

Chaise pour le maître

-6,337

0,000

Nombre de jours d'absences des maîtres

-0,687

0,000

Résidence des maîtres

2,504

0,001

Inspection d'un enseignant

15,873

0,000

Classe à simple flux

10,845

0,000

Corriger au tableau les devoirs-maison

-7,775

0,000

4. Caractéristiques de l'école

Diplôme académique du Directeur

-12,851

0,000

Appartenance sexuelle du Directeur

6,456

0,000

Zone

-11,196

0,000

Le tableau ci-dessus montre que l'accessibilité de l'école n'influe pas sur le niveau de compétence des élèves ; celle liée au contexte familial est réduite à la Nutrition. Par contre, sur les 19 variables significatives retenues, 13 sont liées aux caractéristiques de la classe, 3 à celles de l'école et 2 aux caractéristiques de l'élève. Ainsi, les performances scolaires des élèves dépendent d'abord de l'enseignant et de la classe, puis de l'école et du Directeur et enfin de l'élève et de la famille.

Les facteurs ayant des influences positives sur les résultats des élèves sont: la nutrition, le redoublement, le fait d'avoir une femme comme enseignante, la possession d'un guide pédagogique pour les enseignants, le diplôme académique des enseignants, le statut professionnel de l'enseignant, le lieu de résidence de l'enseignant, l'encadrement de l'enseignement, le type de classe, le fait d'avoir une femme comme directrice.

Les facteurs ayant des influences négatives sur les résultats des élèves sont les suivants: la disponibilité d'un manuel de calcul pour les élèves, le ratio élèves/maître, l'existence d'une chaise pour l'enseignant, le fait de corriger en classe les devoirs de maison avec les élèves, le diplôme académique du directeur, la zone d'implantation de l'école.

1.2.5. L'alphabétisation des adultes.

En 1997, la population malgache était estimée à 14 357 261 habitants, et le taux d’accroissement de 3% est plutôt élevé. Environ 44% de cette population ont moins de 15 ans. La densité moyenne de cette population est de 25 hab/km². Néanmoins, elle est inégalement répartie sur l’étendue du territoire.

Tableau 44 : Distribution de la population malgache en 1997 par zone, par sexe et par province

FARITANY

URBAINE

RURALE

TOTAL

(PROVINCE)

Masculin

Féminin

Masculin

Féminin

Masculin

Féminin

Antananarivo

468 779

467 375

1 549 791

1 545 158

2 018 570

2 012 533

Antsiranana

32 336

33 165

490 560

503 139

522 896

536 304

Fianarantsoa

58 369

59 621

1 303 978

1 331 961

1 362 347

1 391 582

Mahajanga

59 729

59 848

703 678

705 092

763 407

764 940

Toamasina

77 261

77 572

1 041 143

1 045 323

1 118 404

1 122 895

Toliara

44 909

46 203

940 002

967 082

984 911

1 013 285

MADAGASCAR

741 384

743 785

6 029 155

6 097 758

6 770 539

6 841 543

Source : Institut National de la Statistique ( recensement 1993 )

Graphique 33 : Distribution de la population par zone

Source : DDSS Instat.

Environ 89% de la population malgache habitent les zones rurales.

Presque 50% de cette population habitent les hautes terres d’Antananarivo ( 29,61% ) et Fianarantsoa ( 20,23% ). 9% seulement se trouvent dans la province d’Antsiranana (au Nord.

La Politique Nationale de Population élaborée par le gouvernement préconise d’augmenter le taux d’alphabétisme de la population jusqu’à plus de 50% vers l’an 2000, et cela indépendamment des sexes, zones et provinces.

Graphique 34 : Distribution de la population par province

Source : DDSS Instat.

La structure de la population analphabète suit-elle cette structure de la population totale ? L'analyse portera surtout sur le groupe d’âge 15 ans et plus, et aussi celui de 15 à 24 ans.

En 1993, le Bureau National de Recensement à Antananarivo avait entrepris un recensement au niveau national. Le tableau suivant montre les principaux indicateurs.

Tableau 45 : Taux estimatif de l’alphabétisme des adultes par groupe d’âge, sexe et province en 1993

Provinces

Taux d’alphabétisme 15 ans et plus

Taux d’alphabétisme 15 à 24 ans

Indice de parité

 

MF

M

F

MF

M

F

(1)

(2)

Antananarivo

Fianarantsoa

Toamasina

Mahajanga

Antsiranana

Toliara

Madagascar

Zone urbaine

Zone rurale

67,8

39,2

48,2

35,8

48,2

23,0

47,2

69,6

39,9

70,0

42,9

52,2

40,6

52,6

25,2

50,7

72,4

43,8

65,5

35,7

44,3

31,1

43,9

20,8

43,9

67,1

36,1

70,6

41,0

54,7

42,1

57,3

26,6

51,6

73,9

44,4

 

 

 

 

 

52,1

73,9

45,2

 

 

 

 

 

51,2

73,9

43,6

0,9

0,8

0,8

0,8

0,8

0,8

0,9

0,9

0,8

 

 

 

 

 

1

1

0,9

Source : Bureau National de Recensement/INSTAT Antananarivo Madagascar

Le taux estimatif de l’alphabétisme des adultes suivant par groupe d’âge, par sexe et par province en 1997, fourni par le même Bureau National de Recensement nous montre qu’en général le taux d’alphabétisme des adultes malgaches tend à diminuer . Le problème de disparité selon les zones et les sexes est toujours aigu.

Tableau 46 : Taux estimatif de l’alphabétisme des adultes par groupe d’âge, sexe et province en 1998

Provinces

Taux d’alphabétisme 15 ans et plus

Taux d’alphabétisme 15 à 24 ans

Indice de parité

 

MF

M

F

MF

M

F

(1)

(2)

Antananarivo

Fianarantsoa

Toamasina

Mahajanga

Antsiranana

Toliara

Madagascar

Zone urbaine

Zone rurale

59,8

33,5

55,3

44,4

42,4

32,4

46,6

69,5

39,8

62,3

36,3

58,6

48,9

46,2

34,8

49,8

72,4

43,8

57,4

30,4

52,2

40

38,8

30

43,6

66,9

35,9

70,8

39,4

51,9

39

54,3

24,8

49,7

74,0

44,6

73,9

41,9

54,4

42,1

56,4

25,3

50,2

74,0

45,4

68,1

37,2

49,7

36,2

52,5

24,4

47,5

74,0

43,7

0,9

0,9

0,9

0,8

0,8

0,9

0,9

0,9

0,8

0,9

0,8

0,9

0,9

0,9

1

0,9

1

0,9

Source : Bureau National de Recensement/INSTAT Antananarivo Madagascar

- Groupe d’âge des 15 ans et plus

Graphique 35 : Taux d’alphabétisme par sexe ( 15 ans et plus )

Source : Bureau National de Recensement/INSTAT Antananarivo Madagascar

D’après le graphique ci-dessus, l’analphabétisme touche davantage les femmes que les hommes. Les données des tableaux ci-dessus confirment cette remarque.

Le taux d’alphabétisme des hommes est relativement élevé par rapport à celui des femmes. Près de 56 % des femmes sont analphabètes en 1993 contre 49,3% des hommes. Dans l'ensemble, les taux d’alphabétisme de 1998 n’atteignent pas leur niveau de 1993 et la diminution est plus accentuée chez les hommes que chez les femmes.

Graphique 36 : Taux d’alphabétisme par sexe ( 15 à 24 ans )

Source : Bureau National de Recensement/INSTAT Antananarivo Madagascar

En 1993, l’écart des taux n’est pas trop accentué entre les deux sexes, même si les hommes sont plus scolarisés que les femmes. Mais au lieu d’augmenter, les taux d’alphabétisme diminuent en 1998, toujours au détriment des femmes. Autrement dit, près de 52,5 % des femmes sont restées analphabètes contre 49,8 % des hommes.

Graphique 37 : Taux d’alphabétisme par zone ( 15 ans et plus )

Source : Bureau National de Recensement/INSTAT Antananarivo Madagascar

Dans l’ensemble, le taux d’alphabétisme est beaucoup plus élevé en zone urbaine qu’en zone rurale au cours de la période considérée. Les taux restent presque stationnaires pour les deux zones. L’écart n’est pas très sensible entre les zones.

Graphique 38 : Taux d’alphabétisme par zone ( 15 à 24 ans )

Source : Bureau National de Recensement/INSTAT Antananarivo Madagascar

Pour les 15 à 24 ans, il y a eu une amélioration des taux d’alphabétisme en 1998 pour les deux milieux ( urbain et rural ). Mais les écarts sont encore considérables entre les deux zones. Les femmes restent toujours désavantagées devant l’alphabétisme.

Graphique 39 : Taux d’alphabétisme par Provinces ( 15 ans et plus )

Source : Bureau National de Recensement/INSTAT Antananarivo Madagascar

Les taux sont disparates entre les Provinces. En 1993, ils vont de 23 % à 67,8 % et en 1998 de 32;4 % à 59,8 %. Toliara et Fianarantsoa sont parmi les Provinces qui ont peu d’alphabètes face à Antananarivo, Toamasina, Antsiranana et Mahajanga.

Graphique 40 : Taux d’alphabétisme par Provinces ( 15 à 24 ans )

Source : Bureau National de Recensement/INSTAT Antananarivo Madagascar

Les trois Provinces où la population est plus alphabétisée sont Antananarivo, Toamasina et Antsiranana. Les autres Provinces ont des taux d’alphabétisme beaucoup plus faibles : Toliara, Fianarantsoa et Mahajanga.

Graphique 41 : Distribution des pourcentages de la population âgée de 15 ans et plus sachant lire et écrire

Source : Bureau National de Recensement/INSTAT Antananarivo Madagascar

- Groupe d’âge de 15 ans et plus

Le pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus capable de lire et écrire est de 46,6 % au niveau national et pour les deux sexes confondus, (49,8 % pour les hommes contre 43,6 % pour les femmes).

Graphique 42 : Distribution des pourcentages de la population âgée de 15 ans et plus sachant lire et écrire

Source : Bureau National de Recensement/INSTAT Antananarivo Madagascar

Le taux d’alphabétisme de l’adulte accuse une disparité à la fois selon les sexes et les provinces. Le pourcentage de femmes âgées de 15 ans et plus capables de lire et écrire est inférieur à celui du sexe masculin pour les 6 provinces . La province de Mahajanga qui a une forte communauté musulmane présente le taux de parité le plus faible (0,8), ce qui veut dire que les femmes se trouvent très loin derrière.

- Groupe d’âge de 15 à 24 ans

Le taux d’alphabétisme des adultes âgés de 15 à 24 ans atteint 49,7% au niveau national en 1997. Les hommes sont beaucoup plus lettrés (52,2%) que les femmes (47,5%)

Pour les adultes productifs du groupe d’âge de 15 à 24 ans, les taux d’alphabétisme varient à la fois selon les sexes et les provinces. Ils sont assez élevés à Antananarivo et dans les deux principaux ports du pays - Antsiranana et Toamasina - La plupart de la population semi-nomade de la partie Sud de l’Ile est illettrée.

1.2.6. Les dépenses d'éducation.

Les dépenses d'éducation comportent plusieurs parties y compris la partie privée qui est difficile à saisir. L'analyse portera ici sur les seules dépenses du MINESEB. Les autres dépenses de l'Etat telles que les crédits alloués par les autres ministères (Ministère de l'Intérieur par l'intermédiaire des communes, Ministère de la population pour l'éducation non formelle, le Ministère du Budget par l'intermédiaire des communes, etc...) ne sont pas prises en compte faute de données disponibles. Il en est de même pour les dépenses des différents organismes gouvernementaux ou non.

En terme courant, le budget de l'Education Primaire est en augmentation sensible. Toutefois, en terme constant, ce budget est en baisse depuis 1991. Les calculs en terme constant au prix de 1993 montrent que le pourcentage du budget de l'éducation (enseignement primaire et secondaire + enseignement supérieur) par rapport au Produit Intérieur Brut passe de 2,30 % en 1991 à 1,4 % en 1997. Au cours de la même période, la variation du PIB est passé de 1,20 % à 3 %. De la même façon, le pourcentage du budget du primaire par rapport au budget de l'éducation diminue de 1991 à 1993 en passant de 31,49 % à 27,57 %, puis connaît un pic à 49,74 % en 1994 pour redescendre ensuite à 30,49 % en 1997.

Tableau 47 : Evolution du pourcentage du budget éducation par rapport au PIB et du pourcentage du

budget du primaire par rapport au budget éducation de 1991 à 1997.

Libellé

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999*

% Budget éducation/PIB

2,30%

2,20%

2,10%

1,50%

1,50%

1,50%

1,40%

1,40%

1,90%

Variation du PIB prix constants

1,20%

2,10%

1,80%

2,00%

3,00%

% Budget primaire / budget éducation prix constants

31,49%

29,34%

27,57%

49,74%

37,76%

32,99%

30,49%

36,86%

34,52%

* Loi de Finances

Source : Tableau 01

Graphique 43 : Evolution du pourcentage du budget éducation par rapport au PIB et du pourcentage du budget du primaire para rapport au budget éducation de 1991 à 1999

Source : PNAE II.

Cette baisse pourrait résulter de la détérioration de la situation économique à Madagascar.

La part de l'Education par rapport au PIB est en constante baisse depuis 1991 et est restée inférieure à 2,5 %. Aux fins de comparaisons internationales, pour les pays de l'OCDE, cette proportion a varié de 3,8 % à 6,4 %. Ceci montre la faiblesse de l'effort consenti par la nation à l'éducation.

Tableau 48 : Evolution des différentes proportions de dépenses publiques ordinaires de 1991 à 1999

Les dépenses publiques ordinaires d'éducation par élève sont en général de 5,7 % du PIB par habitant. Cette proportion est en hausse depuis 1997, après une baisse de 1994 à 1996.

Graphique 44 : Evolution des dépenses publiques ordinaires par élève du primaire en pourcentage du PIB par habitant.

Compte tenu de l'importance de l'effort à consentir, cette proportion doit encore remonter.



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