L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
   Mali
Sommaire du rapport Page d'accueil des rapports des pays Rapports des pays en ordre alphabetique Rapports des pays par régions



Page précédent Page suivant



Taux net de scolarisation par sexe

Effectifs du premier cycle Population de 7-12 ans Taux net au 1er cycle
Années Garçons Filles Total Garçons Filles Total Garçons Filles Total

1993/94

343435

213627

557062

765305

766008

1531313

44,9%

27,9%

36,4%

1994/95

275474

191744

467218

782477

783512

1565989

35,2%

24,5%

29,8%

1995/96

41899

60537

1024280

807828

805560

1613388

39,7%

26,2%

32,9%

1996/97

320485

218176

538661

829769

838321

1668090

47,5%

32,2%

35,1%

1997/98

394345

269975

664320

869398

869901

1739299

45,4%

31,0%

38,2%

 

N.B. : Les données par âge de 1989 à 1992 ne sont pas disponibles.

Le taux net de scolarisation évolue en dents de scie. Bien que ce taux culmine à 38,2% en 1997/98, il reste bien en deçà de la scolarisation universelle. Par ailleurs, Il existe toujours une disparité entre le taux net de scolarisation des garçons 45,4% et celui des filles 31%.

Dépenses publiques ordinaires pour l’enseignement primaire (a) en pourcentage du PIB ; (b) par élève en pourcentage du PIB par habitant.

Année

1993

1994

1995

1996

1997

Dépenses

10 208 000

21834000

21592000

27480000

27300000

Effectifs

509 164

576049

628187

698899

799810

Part d’un élève

20016

37841

34328

39313

34125

PIB par habitant

826628

1137209

1381047

1535581

1664070

Population

8600000

8800000

9000000

9200000

9400000

% PIB

41,30

30,05

40,23

39,06

48,76

Les dépenses publiques ordinaires pour l’enseignement primaire exprimées en pourcentage du PIB varient en dents de scie entre 1993 et 1997.

Dépenses publiques de l’enseignement primaire en % d’éducation

Période

1993

1994

1995

1996

1997

EDUC.NATION

19889

32606

34473

48608

401

EDUC.DE BASE

10208

21834

21592

2748

273

Part EDB/ED

51,32

66,96

62,63

56,53

68,08

Les dépenses publiques pour l’enseignement primaire dépasse celles des deux ordres d’enseignement (secondaire, supérieur). Ce qui dénote la volonté manifeste de développer l’éducation de base.

Enseignants du primaire certifiés en % du total des enseignants du primaire

 

Hommes

1990/91

1991/92

1992/93

1993/94

1994/95

1995/96

1996/97

1997/98

98,36

96,36

97,35

93,90

88,27

86,11

79,66

72,58

Femmes

99,71

98,80

9884

89,91

89,29

87,88

83,56

76,12

Total

98,66

96,95

97,67

88,59

87,90

86,51

80,54

73,39

Il est important de signaler que plus de ¾ des enseignants du primaire sont certifiés (qualifiés). Cependant on assiste de plus en plus à une diminution de taux du taux d’enseignants certifiés en raison de la mise en œuvre de la politique de vacatariat et de volontariat dans le domaine de l’éducation. Cette politique pourrait négativement jouer sur la qualité de l’enseignement si des mesures sérieuses d’accompagnement ne sont pas mises en œuvre.

Ratio élèves/maître

Année scolaire

1990/91

1991/92

1992/93

1993/94

1994/95

1995/96

1996/97

1997/98

Ratio élèves/maître

90

47

50

60

66

70

72

72

 

On constate une discontinuité dans le ratio élèves/Maître d’une année à une autre. Malgré un recrutement soutenu des enseignants (fonction publique, vacataires et volontaires) le nombre d’élèves moyen par maître reste élevé. Ce ratio a tendance à augmenter au fil des années. Cette situation peut s’expliquer par le fait que le rythme de recrutement des maîtres ne suit pas celui de l’évolution des effectifs et de la création de nouvelles écoles. Des efforts doivent être toujours déployés dans ce sens afin d’absorber les flux et d’avoir un meilleur taux d’encadrement.

RENDEMENT INTERNE en 1996/97 (Cohorte) de 1000 élèves garçons et filles

Sur 1000 élèves inscrits en 1ère année du primaire et en maintenant les différents taux de rendement de 1996/97, 270 arrivent en 6ème sans redoubler. 409 redoublent au moins une fois soit 679 élèves sur 1 000 élèves équivalent à un taux de survie de 67,9%.

Toujours dans la même foulée le coefficient d’efficacité basé sur le nombre d’élèves achevant la 5ème année et du nombre d’années élèves consommées serait de 52,91%.

7.3 – Acquis et Résultats de l’apprentissage

S’agissant des rendements scolaires, il convient de préciser que les évaluations menées dans ce domaine ont en général comparé le niveau d’acquisition des élèves par rapport à certaines disciplines fondamentales (le français et le calcul).

De l’évaluation comparée du niveau d’acquisition des élèves des écoles situées en zones projet et non projet, on est passé progressivement à des évaluations comparant le niveau d’acquisition des élèves des écoles publiques à celui de leurs homologues des « écoles de base », privées et des médersas. Aujourd’hui, les évaluations menées comparent le niveau d’acquisition des élèves des écoles publiques à celui de leurs camarades des écoles à méthodologie convergente.

Il ressort de ces différentes évaluations que les élèves des zones ciblées par les projets de l’éducation sont plus performants que leurs homologues des zones hors projet eu égard aux efforts déployés par les projets dans la formation initiale et continue des maîtres, la dotation en matériel didactique, la construction et l’équipement des salles de classes, etc. Les évaluations, ont par ailleurs, montré que le type d’école fréquenté influence le niveau d’acquisitions des élèves. On a constaté que les élèves des écoles publiques sont en retard sur leurs homologues des écoles privées, des écoles de base et des écoles communautaires. Ces résultats montrent que des efforts restent à faire au niveau des écoles publiques pour remonter le niveau d’acquisition de leurs élèves.

Par rapport à la zone d’éducation des élèves, les résultats observés, en dépit des efforts déployés depuis la conférence de Jomtien, montrent un retard des élèves des écoles rurales sur leurs homologues des écoles urbaines. La décentralisation des activités d’éducation en cours dans le pays contribuerait certainement à établir l’équité entre les zones.

En ce qui concerne le genre, les résultats des évaluations semblent souvent controversés. Certains résultats montrent une avance des garçons sur les filles tandis que d’autres attestent que les garçons ne se distinguent pas significativement des filles toutes choses étant égales par ailleurs. Sur ce point précis, certaines stratégies comme l’accroissement du pourcentage de femmes enseignantes dans le primaire, la conception et l’adaptation des programmes répondant aux besoins des filles, etc. sont mises en œuvre par le département de l’éducation pour réduire la déperdition notamment chez les filles.

Les redoublants ne se distinguent pas significativement des non redoublants. Ces résultats ont sans doute amené le département de l’Education de Base à autoriser 80% des élèves d’une classe à accéder automatiquement à la classe supérieure.

Au delà de ces quelques indicateurs de performance, observons à présent l’évolution des résultats des élèves à certains tests de connaissance.

Tableau n°1 : Comparaison du rendement des élèves de 2ème année en français de 1992 à 1997

Domaine de compétence

1992

taux de réussite

1993

taux de réussite

 

1995

taux de réussite

1997

taux de réussite

Visuo-Visuel

67

71.5

73.4

74.2

Audio-visuel

60

61.3

66.5

67.3

Visuo-sémantique

13

37.6

43.7

45.6

Audio-visuo sémantico-graphique

-

20.5

23.8

28.2

Visuo graphique

93

96.6

97.1

97.3

Mots-phrases

75

86.0

89.2

90.1

Audio-graphique

8.0

48.6

50.3

52.3

Les données laissent apparaître une amélioration du niveau d’acquisition des élèves. Les résultats de 1997 sont meilleurs à ceux de 1992. Cette amélioration serait liée à un meilleur ancrage des compétences des maîtres suite aux formations reçues et à une plus grande utilisation du matériel didactique distribué par le IV ème projet Education.

Tableau n°2 : Comparaison du rendement des élèves de 2ème année en calcul de 1992 à  1997

Domaine de compétence

1992

taux de réussite

1993

taux de réussite

 

1995

taux de réussite

1997

taux de réussite

Opérations de comptage

35.6

61.5

58.4

60.3

Formes géométriques

63.0

56.0

60.2

55.1

Système métrique

47.0

52.0

48.1

58.2

Problèmes simples

46.6

32.3

45.8

47.4

Classification

61.6

65.0

60.1

67.8

Identification des dizaines et unités

-

49.0

47.8

50.1

 Si en français une évolution à l’amélioration du rendement des élèves a été constatée, les résultats en calcul apparaissent assez mitigés. De 1992 à 1997, on observe une tendance à l’amélioration du niveau d’acquisition par rapport à certains domaines de compétence et une baisse dans d’autres.

 Tableau n°3 : Comparaison du rendement des élèves de 5ème année en Français en 1992 et 1997

 Domaine de compétence

1992

taux de réussite

1993

taux de réussite

 

1995

taux de réussite

1997

taux de réussite

 

Grammaire et terminologie

52.16

57.2

58.1

59.0

Vocabulaire

42.5

54.0

55.2

56.7

Compr. De lecture (texte narratif)

20.0

52.0

56.0

58.1

Compr. Lecture (texte fonctionnel)

40.0

47.5

49.8

50.2

Grammaire et Orthographe

-

45.5

48.3

49.1

Conjugaison

-

28.0

30.0

35.7

Si les résultats laissent apparaître un taux de réussite souvent inférieur à 50% en 1992 et 1993, l’évolution à l’amélioration est cependant constatée en français dans les classes de 5ème année en 1995 et 1997.

Tableau n°4 : Comparaison du rendement des élèves de 5ème année en calcul en 1992 et 1997

Domaine de compétence

1992

taux de réussite

1993

taux de réussite

 

1995

taux de réussite

1997

taux de réussite

 

Opérations de comptage

48.3

54.4

49.8

53.7

Sériation et classification

26.0

41.5

41.7

60.7

Problèmes simples

47.8

33.5

33.7

34.1

Système métrique

23.0

35.5

36.0

35.8

Figures géométriques

47.8

39.5

40.0

40.8

Nombres complexes

-

39.5

39.1

39.8

Caractères de divisibilité

-

32.0

33.7

33.8

Terminologie concept

-

34.0

35.3

35.6

 

Les difficultés semblent demeurer constantes en calcul dans les classes de 5ème. De 1992 à 1997, les taux de réussite n’ont pas sensiblement évolué. Ces résultats attestent que des efforts sont à réaliser pour amener les élèves des classes de 5ème année à améliorer leurs performances particulièrement en calcul.

Partant de ce constat, le département de l’éducation de base a opteé pour une généralisation de l’enseignement utilisant la langue maternelle de l’enfant comme médium d’enseignement durant les premières années de scolarité (1ère, 2ème et 3ème année).

Les résultats des récentes évaluations (1998) menées sur ces écoles utilisant la langue maternelle comme médium d'enseignement montrent une avance de ces élèves sur leurs homologues des écoles classiques.. L'avance de ces élèves est indéniable en calcul. Des efforts restent à faire s'agissant du français qu’ils apprennent à partir de leur 3ème année de scolarité.

A présent examinons l’évolution des taux de redoublement et rétention dans le primaire. Ces données apparaissent dans le tableau suivant.

Tableau n°5 : Taux de redoublement

Années

Taux de redoublement

1990

28.0

1993

25.4

1994

28.0

1995

18.1

1996

16.9

1997

19.1

L’observation du tableau montre l’évolution des taux de redoublement dans l’enseignement primaire de 1990 à 1997. De 28.0% en 1990, le taux de redoublement est tombé à 25.4% en 1993 pour remonter à 28.0% en 1994. De 1995 à 1997, on assiste à une baisse très sensible du taux de redoublement dans le primaire.

Ces taux laissent supposer une amélioration de l’efficacité interne du système.

En conclusion, on peut affirmer, depuis la conférence de Jomtien, que le Gouvernement du Mali consent de gros efforts pour améliorer la qualité des apprentissages. Toutefois les résultats obtenus ne sont pas à la dimension des efforts consentis eu égard à l’insuffisance de certaines mesures d’accompagnement comme la formation continue des enseignants et la dotation en matériel didactique. De ce fait un nombre important de compétences de base de la vie courante reste non maîtrisé en dépit de quelques améliorations constatées.

7.4 – Alphabétisation des adultes

Dans le domaine de l’alphabétisation, des projets et programmes d’alphabétisation des adultes, des femmes et enfants ont été élaborés et mis en œuvre avec le concours des partenaires au développement (coopération bilatérale et multilatérale, ONG).

On peut citer entre autres en :

En considérant les stratégies mises en place pour atteindre les objectifs, nous comptons aujourd'hui au Mali à la fin de la campagne d’alphabétisation 96-97 :

Les efforts déployés dans le domiane de l’alphabétisation ont permis au taux d’alphabétisation de passer de 14% en 1990 à plus de 35% en 1997.

Situation de l’alphabétisation de 1990 à 1997

 

Campagne

 

Villages

 

Centres

Animateurs Animatrice

Auditeurs-Auditrices

Néo Alpha H+F

 

Total

H

F

H

F

H

F

1990-91

4122

4429

7589

794

63271

30094

35482

4542

40024

7990-91

4774

5955

7981

874

72554

13650

40768

6906

47674

1991-92

5372

6197

8897

934

75317

17311

44603

7973

52576

1992-93

3772

3549

5716

798

50718

15252

26553

3507

30060

1993-94

4446

5732

6269

7338

69698

28217

25476

7171

35647

1994-95

5635

6385

7240

1527

81107

75450

35841

10644

46485

1995-96

5632

9335

8412

1788

83840

78749

38190

13028

51218

1996-97

6247

8046

11704

5777

88693

44970

47138

13110

60282

Situation des Centres d’Education pour le Développement

 

C.E.D.

 

Nombre

Educateurs

Auditeurs-Auditrices

 

Total

G

F

G

F

1993-94

20

19

1

450

350

800

1996-97

202

224

3

3284

2671

5955


Page précédent Page suivant