L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
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1.2 Education primaire

Le but assigné à cet ordre d'enseignement est de préparer l'enfant à la vie en lui donnant notamment les connaissances nécessaires pour son intégration à la vie socio-économique nationale en lui garantissant par ailleurs la poursuite de ses études dans le cycle secondaire.

Les actions éducatives prévues seront menées aussi bien dans le secteur formel que non formel.

1.2.1 Concernant le système formel

1.2.2 Concernant le système non formel

1.3 Alphabétisation des adultes

L’alphabétisation des adultes comme stratégie devant contribuer à éradiquer l’illettrisme a constitué en 1990 un des défis que le Niger s’est fixé de réaliser.

But :

Réduire de manière significative le taux d'analphabétisme des adultes et particulièrement celui des femmes et leur assurer une formation en vue d'un épanouissement personnel garanti par l'amélioration des conditions de vie des individus et de leurs familles.

Objectifs opérationnels (spécifiques)

Il s’agit de :

1.4 Education des Nomades

La population nomade étant par essence très mobile, l'éducation de ses enfants s'effectue à travers des structures particulières appelées écoles nomades.

L'objectif est, malgré la grande mobilité des nomades, d'améliorer significativement le taux de scolarisation des populations mobiles de 15% en 1991 à 27% en 1996.

1.5 Education spéciale et réinsertion sociale

L’objectif est d’assurer la prise en charge des enfants en situation difficile, des enfants handicapés, des enfants caractériels et des enfants de la rue en faisant passer le taux d'encadrement de 0,7 % en 1990 à 2 % en 1995 et 8% en l'an 2000.

2. Stratégie et/ou plan d’actions élaborés dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Actions National

Les stratégies adoptées et le plan d'actions élaboré et à mettre en œuvre dans le cadre de l'Education Pour tous visent comme objectifs majeurs la réduction du taux d'analphabétisme avec un accent particulier sur celui des femmes, l'amélioration du taux de scolarisation notamment celui des filles, un meilleur encadrement et une meilleure prise en charge de la petite enfance.

2.1 Encadrement et protection de la petite enfance

Stratégie :

La mise en œuvre des actions et programmes visant la satisfaction des besoins éducatifs fondamentaux de la petite enfance sous-tend la détermination et l'utilisation de stratégies appropriées pour donner à cette entreprise de meilleures chances de succès. Les stratégies consistent à :

Plan d’Action :

Le Plan d'Action prévoit l'encadrement de 7,5% des enfants de 3 à 6 ans dans les structures de la maternelle et de la pré maternelle en l’an 2000 avec un taux intermédiaire de 3,25 % en 1996.

Pour la réalisation de cet objectif pendant la décennie 1990/2000, il est prévu La construction de 2 238 classes pour 119 jardins d'enfants et 400 garderies communautaires ;

2.2 Pour l'enseignement primaire

Stratégie :

Pour dispenser une éducation de base à tous, le Plan d’Action National du Niger a élaboré et adopté un programme de large sensibilisation de l'opinion nationale ainsi qu'un programme de mobilisation de ressources et de développement de partenariat en faveur de l'éducation de base. Pour garantir la réussite des actions à mettre en œuvre, des stratégies ont été développées, notamment :

Plan d’Action :

Le Plan d’Action prévoit pour l’an 2000 :

2.3 Développement de l’éducation des jeunes et des adultes (Formation à des Compétences Essentielles)

Stratégie :

Les stratégies adoptées dans le cadre de la décennie 1991 / 2000 pour promouvoir un développement harmonieux de l’éducation des adultes et des jeunes déscolarisés et / ou non scolarisés se basent sur la mise en place de structure d’accueil et de formation et sur une professionnalisation des apprentissages.

Le public cible étant les jeunes déscolarisés et non scolarisés de 15 à 25 ans ainsi que les adultes analphabètes de 25 ans et plus, la formation devrait être axée sur des apprentissages à des métiers porteurs. Ces apprentissages sont organisés dans des centres de formation qui seraient ouverts dans toutes les régions du pays mais aussi dans les ateliers pour les stages intensifs.

Plan d’Action 1991 / 2000 :

Création de 20 centres de documentation et d’information pour les jeunes adolescents ;

Augmentation des centres d’alphabétisation de 1443 en 1990 à 3146 en l’an 2000.

Mettre en place 330 radios clubs et télé clubs ;

Promouvoir la création des centres de formation de jeunes agriculteurs et d’auto encadrement villageois ;

Promouvoir la lecture publique par la mise en place de 120 centres de lecture et d’animation culturelle pour un maintien des acquis des jeunes formés ;

L’implantation de 245 bibliothèques villageoises au niveau des centres de post alphabétisation.

A travers le Plan d’Action National, le Niger entendait, en 1991, exprimer son adhésion totale aux recommandations de la conférence de Jomtien (Thaïlande, 1990) et faire ainsi de l’éducation de base pour tous à l’an 2000 un des objectifs majeurs en matière d’éducation.

Au terme de la réalisation du plan, les résultats alors atteints auront permis une réduction significative du taux d’analphabétisme et d’ignorance à travers le développement d’un savoir, d’un savoir faire et d’un savoir être au sein de tous les groupes de population composant la communauté nationale.

Il est évident que la réalisation du plan devrait faire appel à des moyens que l’Etat Nigérien ne serait pas en mesure de fournir en totalité. Au delà d’une utilisation rationnelle des ressources existantes, il a été nécessaire d’explorer la possibilité de création de nouvelles ressources de financement (faire appel aux initiatives privées et développer un partenariat à tous les niveaux).

C’est dans cet esprit que des mesures législatives et réglementaires ont été préconisées dans les domaines de la fiscalité et de l’exécution budgétaire :

- exonération de taxes sur tout matériel destiné à un usage éducatif,

- la taxation de produits de luxe au profit du budget de l’Education Nationale.

3. Prise de décision et gestion de l’EPT

Au lendemain de la Conférence de Jomtien, un Comité National chargé d’élaborer le plan d’action a été mis en place. Ce Comité a élaboré tous les documents relatifs à la mise en œuvre des recommandations de Jomtien et a soumis ces documents pour adoption à la Conférence Nationale Souveraine en 1991.

Pour le suivi permanent de la mise en œuvre du plan, une cellule supervisée par le Ministère de l’Education Nationale a été mise en place pour :

Aussi, des réunions périodiques et des missions conjointes sont prévues par les membres de cette cellule de coordination aux fins d’informer et sensibiliser tous les acteurs de façon à garantir la réussite du projet.

Il a été prévu l’identification et la collecte régulière d’indicateurs en vue d’une évaluation à mi-parcours (en 1994) de la mise en œuvre du projet mais surtout d’évaluer l’impact du projet dans tous les domaines concernés.

Un fonds national alimenté par une souscription nationale volontaire a été institué pour soutenir les actions de l’Etat en matière d’éducation et permettre le fonctionnement de la Cellule Nationale de suivi des résolutions de Jomtien.

Mais l’instabilité permanente des régimes politiques qui se sont succédé depuis la Conférence Nationale Souveraine n’a pas facilité le fonctionnement régulier des mécanismes prévus pour soutenir la mise en œuvre du Plan National et l’Education de Base Pour Tous. Les ressources financières n’ont pas pu être mobilisées comme prévu.

C’est alors que les structures classiques de gestion des différents aspects et domaines liés à l’éducation de base ont pris la relève de cette "défunte" Cellule pour exécuter autant que faire se peut, les actions prévues dans le cadre du plan.

Signalons que la table ronde des bailleurs de fonds destinés à l’EPT, prévue pour 1992, n’a jamais eu lieu.

Une tentative de résurrection du Comité de Suivi de Jomtien a été faite sans succès à la veille de la revue à mi-parcours d’Aman (Jordanie, 1996).

L’installation du Comité  National EPT 2000 et l’engagement dans le processus

d’établissement du bilan à l’an 2000

Un Comité National EPT 2000 a été créé par arrêté ministériel en 1998 et un coordonnateur national a été nommé.

La mise en place officielle du Comité Consultatif National EPT 2000 a donné l’occasion aux responsables politiques du Ministère de l’Education Nationale et au Coordonnateur National d’expliquer à tous les acteurs de l’EPT les objectifs poursuivis par cette évaluation.

Un Comité Technique National, formé d’éducateurs, de planificateurs et de représentants de bailleurs de fonds a été mis en place et s’attelle à la réalisation du bilan.

En effet, pour chacun des six aspects (domaines) qui doivent faire l’objet d’évaluation, un sous comité technique national a été formé. Ces sous-comités sont chargés de conduire toutes les investigations, chacun dans son domaine, pour collecter les données nécessaires à l’établissement du bilan et dégager les perspectives d’avenir.

4. Principaux événements et actions en faveur de l’EPT depuis 1990

Au lendemain de la Conférence de Jomtien et après que le Niger ait élaboré et adopté son Plan d’Action National pour l’éducation de base pour tous, des actions concrètes avaient été initiées et même mises en œuvre.

Il s’agit notamment :

5. Coopération dans le cadre de l’EPT

Malgré le manque de ressources suffisantes, Le Gouvernement Nigérien appuie substantiellement les services d’éducation de base, surtout au niveau des collectivités territoriales.

Les associations oeuvrant dans le domaine de l’éducation s’investissent fortement dans la construction des écoles primaires, la réhabilitation des infrastructures et l’initiation d’expériences innovantes.

Les organismes de développement tels que l’UNICEF, la Banque Mondiale, s’impliquent à travers plusieurs projets, dans la promotion de l’éducation de base. Des ONG telles que Aide et Action et SOS enfants abandonnés ainsi que la coopération bilatérale (Lux Développement, Coopération Japonaise, Coopération Française, ACDI, etc.) collaborent fortement avec le Gouvernement pour promouvoir l’éducation de base notamment en élargissant l’accès et en contribuant à l’amélioration de sa qualité.

Récemment encore, au vu des maux qui minent l’école nigérienne et pour faire face aux contraintes majeures qui freinent le développement du secteur, certains partenaires du Niger dans le domaine de l’éducation (Aide et Action, AFVP, Banque Mondiale, CARE International, GTZ, Plan International, Unicef et SNV) ont senti la nécessité de créer un cadre de concertation et conjuguer leurs efforts pour que leurs interventions aient un meilleur impact sur le secteur.

Dans le cadre de cette concertation les organismes ci-dessus cités se sont mis d’accord sur l’idée que l’école communautaire est une réponse appropriée aux maux de l’éducation au Niger. Aussi ont-ils décidé de mettre en place un projet commun avec l’implication du MEN et basé sur l’expérience des écoles communautaires des pays de la sous-région et des écoles expérimentales du Niger.

L’aide extérieure.

L’aide extérieure couvre de nombreux domaines : assistance technique, offre de bourses de formation sur place ou à l’étranger, financement des programmes d’études et de recherche, construction et équipement de locaux scolaires, etc.

Tableau N°  : Evolution du financement bilatéral et multilatéral.

Sources de financement

Montant des crédits (en milliers de FCFA)

Année ou Période

Objet du financement

Fonds d’Aide et de Coopération - FAC (A.N.R)

Fonds des Nations Unies pour la population F.N.U.A.P (A.N.R)

  • 25.410
  • 77.305
  • 51.880
  • 68.850
  • 71.850
  • 90.000
  • 52.000
  • 86.026
  • 103.550
  • 108.284
  • 229.085

 

  • 1987
  • 1989
  • 1987
  • 1989
  • 1990
  • 1991
  • 1992
  • 1993
  • 1994
  • 1995
  • 1996

 

 

  • Développement enseignement secondaire
  • Appui à l’école nigérienne
  • Appui au projet Education en matière de population et à la vie familiale à l’école
  • même objet
  • même objet
  • même objet
  • même objet
  • même objet
  • même objet
  • même objet
  • même objet

 

K.F.W (Allemagne) (A.N.R)

 

  • 300.000
  • 190.000
  • 300.000
  • 252.171
  • 100.000
  • 372.400
  • 354.050
  • 863.573
  • 1.256.75.
  • 1989
  • 1990
  • 1991
  • 1992
  • 1993
  • 1994
  • 1995
  • 1996
  • 1997
  • 2ème Projet éducation (construction réhabilitation et équipement des classes du 1er degré)
  • ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’
  • Projet sectoriel d’enseignement fondamental (PROSEF) avec comme objectifs :

. Construction, réhabilitation et équipement des classes du 1er degré

. Développement de la scolarisation des filles

. Amélioration de la qualité des programmes de formation des maîtres.

. Distribution de nouveaux manuels scolaires, etc.

 

Norvège (A.N.R)
  • 266.585
  • 280.239
  • 323.364
  • 500.000
  • 100.000
  • 482.487
  • 100.000
  • 575.715
  • 439.454
  • 1989
  • 1990
  • 1991
  • 1992
  • 1993
  • 1994
  • 1995
  • 1996
  • 1997

 

  • 2ème projet éducation (même objet que ci-dessus)
  • même objet
  • ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’
  • Projet sectoriel d’enseignement fondamentale (même objet que ci-dessus indiqué)
I.D.A – Banque Mondiale (Emprunt)
  • 652.733
  • 680.755
  • 1.147.802
  • 1.500.000
  • 1.085.773
  • 1.812.193
  • 400.000
  • 1.000.000
  • 908.100
  • 8.956.800
  • 2.750.367
  • 1989
  • 1990
  • 1991
  • 1992
  • 1993
  • 1994
  • 1994
  • 1995
  • 1995
  • 1996
  • 1997
  • 2ème Projet éducation
  • ‘’ ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’ ‘’
  • Education de base
  • 2e Projet éducation
  • Projet sectoriel primaire
  • 2e Projet éducation
  • Projet Sectoriel d’Enseignement Fondamental (PROSEF)

 

Banque Africaine de Développement – B.A.D (Emprunt)
  • 300.000
  • 199.500
  • 44.500
  • 315.271
  • 1993
  • 1994
  • 1995
  • 1996
  • Renforcement de l’enseignement secondaire
  • ‘’ ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’ ‘’

 

Banque Islamique de Développement B.I.D (Emprunt)
  • 325.000
  • 7.600.000
  • 230.000
  • 291.270
  • 1989
  • 1990
  • 1991
  • 1992
  • Construction des mini-C.E.G
  • ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’
  • ‘’ ‘’

 

Fonds de l’O.P.E.P (Emprunt)
  • 1.304.318
  • 199.500
  • 502.939
  • 1.106.000

 

  • 1989
  • 1994
  • 1997 à
  • 1999
  • 1997

 

  • Construction et équipement des lycées de Maradi et d’Agadez
  • ‘’ idem
  • Construction et équipement de 120 classes du primaire / an
  • Construction et équipement du lycée de Tessaoua et du C.E.G d’Iférouane

 

F.C. KOWEIT (A.N.R)
  • 300.000

 

  • 1989

 

  • Appui au Projet Education en matière de population et à la vie familiale à l’école

 

DANEMARK (A.N.R) Coopération Canadienne (A.N.R)
  • 45.220
  • 80.000
  • 792.620

 

  • 1994
  • 1993
  • 1994

 

  • Education environnement – Zinder
  • Equipement de 170 classes des premiers et second degrés en tables bancs, bureaux et chaises
  • Remplacement de 154 classes sous paillote + leurs équipements à Dosso et Diffa

 

Coopération Japonaise (A.N.R)

 

  • 3.040.000
  • 3.380.000

 

  • 1994
  • 1997

 

  • Construction et équipement de 90 classes du primaire, 12 classes du secondaire et un mini C.E.G complet dans le territoire de la Communauté Urbaine de Niamey
  • Remplacement de 137 classes en paillote + équipements et construction de 27 latrines dans le territoire de la Communauté Urbaine de Niamey et le Département de Tillabéri

Sources : - Etat d’exécution du Budget d’Investissement. Education – Formation : Gestion 1987 – 1997 (texte préparatoire à la revue des dépenses publiques)

D.E.P. – M.E.N.

A.N.R = Aide Non Remboursable

La liste du tableau ci dessus n’est pas limitative. En effet, il existe de nombreuses autres interventions de divers partenaires qui ne sont pas connues et/ou maîtrisées. Leur présentation normalisée s’avère difficile compte tenu d’un manque de coordination. On peut citer entre autres :

La coopération multilatérale

La Coopération bilatérale.

L’aide est principalement centrée sur le financement des dépenses courantes.

On peut citer :

Fondations et autres mécènes

La conférence des Ministres de l’Education des pays ayant en commun l’usage du français (CONFEMEN) : Le programme en cours concerne les activités dégagées lors de la tenue de sa 47ème session ministérielle (Avril 1996). Les axes prioritaires retenus sont : la réforme des curricula harmonisés, la production des matériels didactiques ; la formation des personnels de l’éducation ;

Les données disponibles concernant ces types de financement sont très parcellaires.

L’analyse du tableau fait ressortir qu’une grande partie de l’aide extérieure est consacrée au développement des infrastructures et des équipements. Cela peut traduire la volonté des autorités politiques (toute période confondue) de développer l’offre éducative et de mettre les enseignants et les élèves dans des meilleures conditions de travail et d’apprentissage; et c’est aussi la forme d’intervention qui nécessite beaucoup plus de moyens. En effet, le Niger a de tout temps eu des conventions, de programmes et des projets relatifs au développement de l’éducation avec ses partenaires extérieurs. Mais, le manque de coordination des actions, l’insuffisance de suivi et d’évaluation des interventions extérieures en matière d’éducation constituent un handicap sérieux dans la maîtrise de leurs activités.

Les collectivités territoriales et les populations.

Les collectivités territoriales apportent leur contribution à l’effort d’éducation notamment par la construction et l’équipement des classes (90% du total de leur contribution).

Cette contribution est toutefois très limitée et reste tributaire des ressources financières de la collectivité. Ainsi, durant la période 1990 – 1996, les dépenses annuelles des collectivités (fonctionnement et investissement) s’élèvent en moyenne à 7 milliards de F CFA soit 5 % du total des dépenses publiques (Budget d’Etat et collectivités). Mesurées par tête d’habitant, ces contributions sont dérisoires : environ 56 F CFA en matière d’éducation. De ce fait toute responsabilisation des autorités locales en matières de gestion et de financement de l’éducation doit s’accompagner de mesures appropriées de sensibilisation.

Quant à la population, sa participation reste ponctuelle et se limite à l’entretien des classes, de plus en plus à l’achat de matériel et fournitures scolaires, essentiellement au niveau des centres urbains. Notons toutefois que pendant la période d’exception (1974 – 1987), période où la ‘’Samaria’’ (sorte d’organisation de jeunesse) était mise à contribution dans les travaux communautaires, plus de 2.000 salles de classe avaient été construites par le truchement de l’investissement humain. Mais ces pratiques n’ont plus cours depuis la démocratisation du pays.

Le financement de l’enseignement privé.

Le financement des établissements privés s’effectue par l’intermédiaire des droits d’inscription acquittés par les familles d’une part et des subventions accordées par l’Etat d’autre part.


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