L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
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I Partie: Section Descriptive

  1. PRESENTATION DU TCHAD
    1. Caractéristiques géographiques et climatiques
    2. Le Tchad est situé entre les 7eme et 24eme degrés de latitude nord et les 13eme et 24eme degrés de longitude est. Par sa superficie de 1 284 000 km², il occupe le cinquième rang des pays les plus vastes d’Afrique. Du nord au sud, il s’étend sur 1700 km et, de l’ouest à l’est, sur 1 000 km. Marqué par une très forte continentalité ( à plus de 1 000 km de la mer), le Tchad est limité au nord par la Libye, et à l’est par le Soudan, au sud par la République Central Africaine, et à l’ouest par le Cameroun, le Nigéria et le Niger. Sur le plan climatique, on note, du nord au sud, trois zones dominantes: la zone saharienne qui s’étend sur environ 780 000 km², avec une pluviomètre très basse de moins de 300 mm par an, la zone sahélienne qui couvre une superficie d’environ 374 00 km² - les pluies n’y sont abondantes qu’au sud et durent deux à trois mois avec 200 à 500 mm par an – et dépassent 500 mm par an et atteignent 1200 mm dans les régions de Sarh et Moundou.

    3. Aspects démographiques et culturels
    4. Selon le recensement général de la population de l’habitat d’avril 1993, le pays comptait 6.27 millions d’habitants dont 48,4% hommes et 51,6% femmes. En 1999, la population est estimée à 7,10 millions d’habitants dont 48% ont moins de 15 ans et 3,5% sont âgés de plus de 64 ans. Le taux d’accroissement moyen annuel est de 2,4%. Environ la moitié de la population est concentrée sur seulement 10% de la superficie. La densité moyenne de la population est de 4,9 hbts/km². Le Tchad est constitué d’une mosaïque d’ethnies réparties en douze groupes linguistiques. Environ cent vingt langues sont pratiquées dans le pays et chaque tchadien parle au moins deux langues. Mais pour permettre aux différentes groupes de communiquer, le pays s’est doté de deux langues officielles: le français et l’arabe. Il existe trois grandes religions au Tchad: l’animisme, l’islam et le christianisme.

    5. Situation politique et administrative
    6. Le Tchad a accédé à l’indépendance le 11 août 1960. Moins de quatre ans aprèsl’indépendance, son développement a été compromis par une succession de crises politico-militaires qui ont eu un effet désastreux sur son potentiel économique, social et culturel. La présente décennie constitue un tournant important pour le Tchad avec l’amorce du processus démocratique qui a conduit à la Conférence nationale souveraine en 1993, à l’adoption d’une nouvelle constitution en 1996, puis à la tenue récente d’élections présidentielles et législatives libres en 1997. Sur le plan administratif, le pays est divisé en : 14 préfectures, 1001 sous-préfectures, 48 postes administratifs, 115 communes, 12 sultanats, et 446 cantons. La nouvelle constitution prévoit une forte décentralisation en vue de permettre à l’administration de se rapprocher davantage des populations et surtout d’aider celles-ci à prendre en main leur développement. Un nouveau découpage administratif portant sur 28 départements et 8 régions a été annoncé.

    7. Cadre général économique
      1. Cadre de politique économique

Avec un revenu de US$ 264,5 par habitant en 1998 par rapport à environ 550 $ en moyenne en Afrique subsaharienne, le Tchad fait partie des pays les plus pauvres du monde. Selon l’Indice de Développement Humain (IDH) fixé par le PNUD en 1999, il est classé au 163eme rang sur 173. Au vu des résultats de l’Enquête sur les Conditions de Vie des Ménages, réalisée en 1995, plus de 52 de la population vit en dessous du du seuil de pauvreté. Le Tchad est confronté, pour son développement au cours des prochaines années, à trois défis principaux: écologique, politique et social, économique et financier. Face à ces défis, le Gouvernement du Tchad a axé la politique et la stratégie de vie des Tchadiens. Dans cette perspective, les grandes options ci-après ont été retenue: i) consolider la stabilisation financière et les réformes économiques; ii) développer les secteurs de croissance et promouvoir le développment des opérateurs privés; iii) désenclaver le pays et corriger les déséquilibres régionaux et iv) réformer les structures de l’Etat en approfondissant les bases d’une bonne gouvernance.

La réussite de ces options passe par l’atteinte de plusieurs objectifs macro-économiques. Il s’agit, entre autres, de rétablir les grands équilibres macro-économiques et réaliser une croissance économique soutenue conduisant à l’emploi et à l’augmentation des revenues. La lutte contre la pauvreté est perçue ici à la fois comme objectif ultime du développement économique et social et comme stratégie pour le moyen terme. Elle doit être considérée comme un ensemble d’actions concourant à l’amélioration des conditions de vie des couches de la population à fiable revenu et celles qui sont les plus vulnérables (jeunes, femmes et enfants en particulier). Pour celle-ci, l’accent sera mis sur l’enseignement de base, les soins de santé primaire, l’accès à l’eau potable et à l’emploi. Si une croissance rapide de l’économie est le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté, elle ne peut en constituer l’unique réponse. La redistribution équitable des revenus apparaît aussi comme une nécessité. La valorisation du capital humain passe aussi par l’accroissement des revenus de la population. En effet, dans le secteur rural, de nombreuses personnes ont une activité que ne procure qu’un fiable revenu, et, très souvent aucun revenu monétaire. En zones urbaines, l’insuffisance des emplois salariés condamne une masse importante de la population (jeunes diplômés) au chômage et a l’inactivité. L’enquête sur les diplômés sans emploi effectués en 1997 révèle que 3722 jeunes diplômés sont sans emploi, ce qui représente 7,6% et 12,8% respectivement des travailleurs du secteur moderne et de la Fonction Publique.

Conscient que la poursuite d’une telle situation maintiendrait durablement les Tchadiens dans la pauvreté, le Gouvernement oriente ses interventions vers l’incitation à la création d’emplois productifs. Le développement de l’emploi est ciblé à moyen terme sur les jeunes diplômés afin de rentabiliser l’important investissement consacré par la nation à leur formation. La combinaison de solutions préconisées passe notammment par: i) la Direction de la Formation et de l’Action pédagogique, la Direction des Projets éducation et la Direction de l’Administration et des ressources humaines et cinq (5) services communs (le Secretariat, le service des études, de la Réglementation de la Documentation et des Archives, la Cellule de Coordination de la Stratégie de l’EFE, le Bureau d’Appui pédagogique et la Division du Bilinguisme). L’organigramme du ministère comporte, en outre, une (1) Inspection Générale des Services placée sous l’autorité directe du Ministre, une (1) Commission nationale pour l’UNESCO rattachée à la Direction du cabinet et duex (2) organes de concertation et de régulation, au niveau central (La Commission nationale d’Affectation et de Mutation et le Comité national pour l’Elimination de l’Analpahabétisme au Tchad).

Au niveau déconcentré, on dénombre quatorze (14) Délégations préfectorales de

l’Education nationale relevant de l’autorité directe du Directeur général du ministre et implantées à raison d’une par chef lieu de préfecture.

Le niveau local comprend:

Le Ministère de l’Enseigment Supérieur et de la Recherche Scientifique dispose, de cinq (5) institutions autonomes sous-tutelle (Université de n’Djamena, centre national d’Appui à la Recherche, l’Institut Supérieur des sciences de l’Education, Institut universitaire des Sciences Agronomiques et de l’Environnement, Institut Universitaire des Sciences et Techniques), deux (2) directions techniques: Direction de la recherche scientifique et technique et la Direction de l’enseignement supérieur et des Bourses, trois services communs rattachés à la Direction générale et trois (3) organes de concertation et de régulation (Commission nationale des Bourses, Comité national de la Recherche.

Introduction

Le TCHAD a adopté dès Novembre (1990) en accord avec ses partenaires en développement une stratégie décennale «Education, Formation en liaison avec l’emploi » (EFE). Cette stratégie tire ses fondements du plan d’orientation adopté en Mai 1990 et qui définit les options de politique économique et sociale du Tchad à l’an 2000, ainsi que de la déclaration mondiale de Jomtien de Mars 1990.

Objectifs et buts généraux

I - Buts généraux

Dans le cadre de la réalisation de l’Education Pour Tous, les buts généraux tels que énoncés dans la stratégie nationale Education et Formation en liaison avec l’Emploi (EFE), sont :

  1. une stratégie à but qualitatif visant à l’amélioration du rendement du système par la
  2. rentabilisation des structures.

  3. une stratégie visant une expansion modérée des effectifs scolaires, qui assure en permanence

l’ajustement de la croissance des effectifs aux réalités démographiques, économiques et

socioculturelle du pays, des personnels et à une rénovation des moyens didactiques et

matériels mis à leurs dispositions.

II – Objectifs généraux

L’accent va être mis en particulier sur les options suivantes :

- L’Education de Base (Elémentaire et Alphabétisation) et sur la formation professionnelle.

- Les efforts particuliers en faveur des zones défavorisées.

- L’augmentation progressive de la part des dépenses de l’Education dans le budget de l’Etat (13,8% en 1990 à 20% à l’an 2000) et la diversification du financement vers le secteur privé.

III – Objectifs spécifiques

  1. Enseignement Elémentaire :
  2. Répondre à une demande éducative croissante et eu égard aux engagements internationaux souscrits, le Tchad a décidé d’élever l’objectif d’accès au CP1 à 72,4% à l’an 2000. Aussi le taux brut de scolarisation passera alors de 59,3% (1990 – 1991) à 72,4% à la fin de la décennie.

  3. Alphabétisation

L’objectif principal sera d’élargir les voies d’accès à la connaissance et de permettre ainsi aux populations, jusqu’ici privées d’instruction, de contribuer davantage aux efforts de développement du pays.

Là, il s’agit de porter progressivement l’effectif annuel des bénéficiaires de 6000

(1990-1991) à 35000 à l’an 2000.

IV – Plan d’action pour l’EPT 2000

  1. Enseignement Elémentaire
  1. Formation des Personnels
  2. Former 6734 instituteurs dont 40% d’instituteurs Bacheliers et 60% d’instituteurs Adjoints dans les Ecoles Normales d’Instituteurs Formation continue de 18000 Agents pour satisfaire les besoins de Perfectionnement et d’adaptation des enseignants aux nouveaux programmes.

  3. Les Programmes
  4. Les programmes d’enseignement seront révisés afin de rendre les apprentissages scolaires plus performants et mieux adaptés au projet de société de la Nation.

  5. Matériels didactiques
  6. La dotation des élèves et des maîtres en matériels scolaires et didactiques sera augmentée de manière significative ; un jeu de fournitures par enfant, un jeu de manuels scolaires pour 2 garçons, et un pour chaque fille, un jeu d’auxiliaires didactiques par classe et un lot d’ouvrages par établissement sont envisagés. Le choix des titres est coordonné avec la révision des programmes ; les parents d’élèves participeront au renouvellement, entreposage et acheminement des manuels.

  7. Infrastructures et équipements
  8. Construire ou réhabiliter 2 990 salles de classe dont 1 097 font partie d’une tranche déjà en cours d’exécution, sur divers financement en étroite collaboration avec les parents d’élèves et les communautés locales. Un accent particulier sera mis sur les zones défavorisées. Seront également réhabilités 30 Centre de Formation Continue des enseignants existants sur 34 ; 16 nouveaux Centre de Formation Continue seront construits, ainsi que 5 écoles d’application pour les Ecoles Normales d’Instituteurs.

  9. Appuis institutionnels

A tous les niveaux du système, la gestion administrative et de l’encadrement pédagogique seront renforcés (Formation, organisation et dotation en moyens roulants). Dans les zones à déficit vivrier chronique, l’aide alimentaire de PAM (Programme Alimentaire Mondial) sera amplifiée pour servir 125 000 élèves et leurs maîtres (bénévoles) dans les centres scolaires, des études et des actions exploratoires seront menées dans le but de réduire les disparités de scolarisation entre garçon et filles. Le sous programme enseignement élémentaire coûtera 54,97 milliards de FCFA et engendrera 16,62 milliards des charges récurrentes.

  1. Alphabétisation
  1. Formation des personnels
  2. Former aux méthodes actives d’éducation des Adultes 700 Alphabétiseurs par an et 15 formateurs. Les personnels permanents (24) bénéficieront d’une formation continue de périodicité triennale.

  3. Programmes
  4. 12300 guides et manuels d’Alphabétisation seront élaborés et diffusés à l’ensemble des personnes en formation et à leurs instructeurs. Les contenus d’enseignement seront liés aux activités professionnelles et domestiques des intéressés.

  5. Matériels didactiques
  6. Fournir 834000 livrets d’Alphabétisation.

  7. Infrastructures et Equipements
  8. Les services centraux, les centres régionaux et les unités sous régional devront être progressivement réinstallés et rééquipés. Des moyens roulants sont prévus afin de porter la connaissance jusqu’aux localités reculées de l’espace national.

  9. Appuis institutionnels

Le renforcement de la capacité de gestion des services centraux et des unités décentralisées devront accompagner la mise en œuvre du programme d’action. Cette composante prévoit le perfectionnement de ces gestionnaires.

Coût de ce sous programme Alphabétisation d’ici la fin du siècle 2.30 milliards de Francs CFA et 686,24 millions de Francs CFA de charges récurrentes pour le budget de l’Etat.

(inserrer le tableau de coûts ) voir doc. SE/CONEFE

La répartition des coûts par les programmes confirme la priorité accordée à l’enseignement élémentaire (45,9% du coût du programme et 60% des charges récurrentes). Les ressources allouées à l’Enseignement Technique et la Formation Professionnelle représentent 9,9% du coût du programme et 10% des charges récurrentes réduites. La part de ces dernières se verra ainsi considérablement augmenter par rapport au début de la décennie (2,5% du budget en 1991).

S’agissant de la petite enfance, un programme national en faveur de l’Enfant Tchadien (PRONAFET) a été élaboré, mais n’a pas encore été adopté et ne dispose d’aucun financement. Ce programme s’inscrit toujours dans le cadre de la stratégie EFE. Quant à l’étude, elle a été financée par l’UNICEF.

Ce programme comprend plusieurs composantes dont notamment le secteur enseignement de base avec :

V – Prise de décision, gestion EPT et principaux événements

La stratégie Education et Formation en liaison avec l’emploi (EFE) est pilotée par un Comité National pour le EFE, CONEFE. Ce Comité qui est une instance d’orientation et de décision, se compose comme suit :

Président : Ministre du Plan

Membres : Ministre des Enseignements de Base, Secondaires et de l’Alphabétisation.

Ministre du Commerce et du Développement Industriel

Ministre de la Fonction Publique et de l’Emploi

Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Ministre de la Culture de la Jeunesse et de la Promotion des Sports

Ministre de l’Agriculture

Conseiller chargé de l’Education à la Présidence de la République

Conseiller à la Primature chargé de l’Education

Le Secrétariat du Comité est assuré par le Secrétaire Exécutif du CONEFE. Le Comité a été mis en place par décret du Président de la République en Décembre 1993. Les membres sont désignés dans les mêmes conditions.

Principaux Evénements depuis 1990

Organisation d’une Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui a décidé de la tenue des Etats généraux de l’Education Nationale et ont effectivement eu lieu du 19 au 29 Octobre 1994.

La stratégie et le programme d’Action EFE ont constitué, non seulement un apport substantiel de concepts nouveaux, mais aussi une base de réflexion et d’échanges, tant en séance plénière qu’au sein des différentes commissions de travail, des Etats Généraux de l’Education.

C’est ainsi qu’ont été formulées diverses recommandations en faveur de l’enrichissement de la stratégie EFE par l’insertion de plusieurs domaines d’action que les répartitions institutionnelles avaient écarté du champ de la consultation sectorielle de Novembre 1990.

Ils couvrent :

VI – Coopération dans le domaine EPT

Les services de l’Education fondamentale sont fournis par l’Etat tandis que le financement vient de deux sources différentes.

L’Etat, les Associations des Parents d’Elèves et les Institutions Religieuses financent l’Education. Toutefois l’Etat reste le seul qui définit et met en œuvre des stratégies et/ou plan d’action EPT du Tchad. Néanmoins, autant que faire se peut les Institutions Religieuses, les Syndicats, l’Association des Parents d’Elèves sont consultées voire chargés de la mise en œuvre de certains volets, et notamment, le SECADEV et BELACD deux ONG de développement de l’Eglise Catholique sont chargés du paiement des salaires des maîtres communautaires sur l’ensemble du territoire.

Les Syndicats des Enseignants et l’Association des parents d’élèves sont associés aux décisions d’affectation des enseignants.

Ceux qui coopèrent étroitement avec le Gouvernement sont les suivants :

Coopération Française (Chef de file) Banque Mondiale, PNUD, Union Européenne, Coopération Suisse, Allemagne, BAD, UNICEF.

Investissements dans l’EPT depuis 1990

Des changements significatifs sont intervenus dans le domaine de l’Education de Base quelques chiffres peuvent être donnés en ce qui concerne l’Enseignement Elémentaire uniquement.

  1. Dépenses des personnels
  2. Elles sont passées de 3,879,8 Milliards en 1994 à 4,937 Milliards en 1997.

  3. Dépenses pour les matériels et le fonctionnement
  4. Elles sont passées de 267,5 Millions en 1994 à 763,4 Millions en 1997.

  5. Part de crédit de l’Education Nationale dans le budget de l’Etat surpassée de 13,6% à 20,01% dès 1997. Il y a également évolution dans le secteur scolaire privé et notamment en construction scolaire sur 3 134 écoles en 1997, 225 sont privées et 923 sont communautaires, alors qu’en 1991 / 1992 il y avait seulement 89 écoles privées et 547 écoles communautaires.
  6. Part de l’aide extérieur est très importante dans l’investissement. Mais il est difficile de donner les chiffres toutefois voici quelques indications.

Banque Mondiale 10,4 Milliards (Enseignement Elémentaire)

Allemagne 3 Milliards (Enseignement Elémentaire)

Union Européenne 7 Milliards (Formation des maîtres)

PAM 17,8 Milliards en appui à la fréquentation scolaire dans les zones défavorisées.

Situation en 1999-09-27

Le gouvernement a consacr’e 16, 274 milliards de FCFA soit 20, 6% du budget gén’eral de l’Etat au financement. Outre 11, 607 milliards en 1996, soit une augmentation de 18,45%. Ce budget, qui occupe la première place dans le budget de l’tat, traduit bien la traduit la prioritéaccordée par le gouvernement au secter de l’Education et confirme, du reste, les engagements du gouvernement de porter part de ses dépenses publiques consacrés à l’Education à 70% du budget général de l’Etat. Les allocations des ressources financiers entre le ministère en charge de l’Education d’une part, et les différents ordres d’enseignement, d’autre part, respectent, en terme de volume l’ordre de priorités entre les différents niveauxd’enseignement tel que défini dans le cadre de la stratégie EFE. On observeune tendance inverse dans l’évolution des propositions des allocation de crédits, caracterisé par une augmentation plus rapide de la part du budget consacré ~a l’enseignement sup’erieur (13% en 1991 et 19% en 1997) et à l’administration (4% en 1993 et 7% en 19970 avec comme corollaire, une diminution sensible de la part de budget de l’ensignement primaire (de 52% en 1991 à 39% en 1997). En outre la plus grande partie des ressources financières allouées à l’Education sont essentiellement aux depens en personnel (89,28% en 1996 94,37% en 1997, et 84,53% en 1999), les crédits consacrés au fonctionnement des Etablissements restant globalement faibles.

Des nombreux partenaires en développement du Mhad apportant aussi leur soutenu aux efforts de l’Etat dans le financement de l’éducation. Les collectivités locales, les instituteurs réligieux et les communautés complètent largement l’effort de l’Etat en prenant en charge des enseignants et en investissant dans les programmes de construction des classes. Par exemple, en 1997/1998, plus de la moitié des enseignants de l’élémentaire (52,9%) étaient par les populations et on denombrait 923 écoles communautaires.

D’une manière générale, le financement des établissements scolaires est, en grande partie, assurée par les Associations des parents d’élèves. Le cotisation moyenne par élève de l’élementaire répresente 1735 FCFA dans le public contre 12,327 FCFA dans le communauté et 14,407 FCFA dans le privé.

Une étude thématique récente sur le financement de l’Education, dans son volet contribution des parents d’élèves dans le fonctionnement des écoles, estime les montants des cotisations des associations des parents d’élèves à 2,048,335, 765 FCA pour l’enseignement primaire. Cette étude évalue les dépens d’investissement essentiellement assurées par l’aide extérieur à 18,26 milliards FCFA en 1996et indique que 56,3% de ces aides proviennent des prets, 39% relèvent des ressources multilatérales et 5 sont d’orifice bilatérale.


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