L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
   Togo
Sommaire du rapport Page d'accueil des rapports des pays Rapports des pays en ordre alphabetique Rapports des pays par régions



Page suivant



I Partie: Section Descriptive

Description du processus d’évaluation mis en place dans le pays 

Le présent bilan est un ouvrage collectif réalisé par un Groupe National d’Evaluation EPT mis en place par un arrêté du Ministre de l’Education nationale et de la Recherche (Arrêté N° 196/MENR/SP/CSEN portant création du Groupe EPT). Ce groupe national est composé de cadres nationaux relevant de plusieurs départements ministériels :

* Ministère de l’Education Nationale de la recherche (MENR).

* Ministère de l’Enseignement Technique de la Formation Professionnelle et de l’Artisanat (METFPT)

* Ministère de la Planification et du Développement ( MPD )

* Ministère de l’Economie, des Finances et des privatisations (MEFP).

* Ministère de la jeunesse des Sports et de la Culture (MJSC)

* Ministère de la Communication et de la Formation Civique (MCFC)

* Ministère des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme (MASPF)

* Ministère de la Santé (MS)

* Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP)

* Ministère de la Fonction Publique du Travail et de l’Emploi (MFPTE) appuyés par :

* Les Représentants des institutions du système des Nations Unies (UNICEF, PNUD , FNUAP, UNESCO, BM) ;

* Les syndicats d’enseignants ;

* Les confessions religieuses ;

* Les ONG ;

* Des personnes ressources etc.

Sous la supervision du Coordonnateur national le processus d’évaluation a consisté à former des sous-groupes par centres d’intérêts et par pôles de compétence, d’abord pour la recherche de documentaire et/ou la collecte des données statistiques ; ensuite pour l’analyse documentaire, le traitement et l’analyse de données ; enfin pour la synthèse des rapports des différents sous-groupes. Quelques experts et chercheurs nationaux ont été également sollicités pour l’élaboration des matériaux de collecte d’information, la réalisation d’enquêtes spécifiques complémentaires afin d’aider le groupe national à couvrir les domaines où il n’existe pas d’informations pertinentes ou d’instruments tangibles en vue d’une évaluation adéquate.

Composition du Groupe National

ADMINISTRATION

1

Mr BAGNABANA

K. B. Yao

Secrétaire Permanent du Conseil Supérieur de l’Education Nationale, Coordonnateur de l’EPT

2

Mr APEMAGNON

Kokouvi

Attaché à la Coordination

3

Mr WOZUFIA

Komi

Attaché à la Coordination

4

Mr WOLOU

Sourou

Attaché à la Coordination

APPUI TECHNIQUE

1

Mr AMOUSSOU-KPETO

Komlan

Direction Générale de la Planification de l’Education

2

Mr AKPABIE

Claude

Direction Générale de la Planification de l’Education

3

Mr AMEGAN

Kodjo

Direction Générale de la Planification de l’Education

4

Mr AHADJI

Marc

Direction Générale de la Planification de l’Education

PERSONNEL D’APPUI ADMINISTRATIF

1

Mr ADJOH

Koffi

Secrétariat Conseil Supérieur de l’Éducation Nationale

2

Mme ABAGLO

Tchotcho

Dactylographe, Secrétariat Conseil supérieur de l’Éducation Nationale

3

Mme KOUDAN

Sénam

Dactylographe, Secrétariat Conseil Supérieur de l’Éducation Nationale

4

KOUTCHANGOU

Nandji

 

Chauffeur, Conseil Supérieur de l’Éducation Nationale

5

Mr SANVEE

Komlanvi

Coursier, Conseil Supérieur de l’Éducation Nationale

 

Mr KOLANI

Nilkanam

Comptable, Conseil Supérieur de l’Éducation Nationale

            1. LES DIFFERENTES COMMISSIONS

I - ACTIVITES DE PROTECTION ET D’EVEIL DE LA PETITE ENFANCE

N° d’ordre

Nom

Prénom

Service

       

1

Mme AMOUDJI

Abra-Kouma

Cons. Pédagogique. Jardin d’enfants Région Maritime

2

Mr KPADENOU

Amoussouvi

Insp. Ens. 1er degré. Lomé Aéroport

3

Mr WOZOUFIA

Komi

Conseil Supérieur. De l’Éducation Nationale.

4

Mme ALI

 

Ministère des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme

II - UNIVERSALISATION DE L’EDUCATION PRIMAIRE

1

Mr DOUTI

Lamboni

Statisticien Dir. Ens. 1er Degré

2

Mr AFANTCHAO-BIAKOU

Yao

Secrétaire Général du Réseau d’Education Pour Tous

3

Mr APEMAGNON

Kokouvi

Conseil Supérieur de L’Éducation Nationale

4

Mr KOUGBLENOU

Akuété

SG Adjoint de la Commission Nationale de l’UNESCO

III - AMELIORATION DES RESULTATS DE L’APPRENTISSAGE

1

ETSE

Komlan Alové

Conseil Supérieur de l’Éducation Nationale

2

Mr LAKTE

Awé Tsaki

Direction de l’Enseignement du deuxième degré

3

Mr SOLITOKE

Paheslé

Dir. de l’Ens. Techn. de la Format°. Prof. et de l’Artisanat

4

Mr ABLODEVI

Amédivlo

Direction des Examens et Concours

5

Mr DJADJOU

Apélété

Direction des Examens et Concours

6

Mme GBIKI

Adoko

Dir Ens. Techn et de la Formation Professionnelle

IV - ALPHABETISATION DES ADULTES

1

Mr WOLOU

Sourou

Conseil Supérieur de l’Éducation Nationale

2

Mr MENSAH

Adjévi

Association Togolaise pour le Bien-Être Familial

3

Mme BELEI née TELOU

Milabellè

ONG FMR/UONGTO

    1. V - COMPETENCES ESSENTIELLES DESTINEES AUX ADOLESCENTS ET ADULTES

1

Dr KPEGBA

Komi Prosper

Ministère de la Santé

2

Pasteur ALOU

Kpatcha

Direction de l’Enseignement Protestant

3

Pasteur DOGBA

 

Direction de l’Enseignement Protestant

4

Mr DJOBO

 

Direction de l’Éducation en matière de Population

5

Mr GNON-KONDE

Abdourhmane

Direction de l’Enseignement islamique

VI – ACQUISITION DES CONNAISSANCES, COMPETENCES ET VALEURS NECESSAIRES A UNE VIE MEILLEURE

1

Mr ASSAH

Franck Ayawo

Union des Journalistes Indépendants (UJIT)

2

Mr BATOSSA

Boukari

Direction Générale de la Culture

3

Mr PELEI

Daou

Radio Galaxy

4

Mr KPADENOU

Serge

Radio Avenir

5

Mr ASSIH

Banawé

Troupe Carré Jeune

6

Mr HOURGNAMBA

B. Wendana

Togo Presse

    1. VII – RENSEIGNEMENTS GENERAUX

1

Mr MENSAH

Edoé Kwadzo

Ministère des Finances, Direction du budget

2

Mme QUASHIE

Délali

Direction Générale du Plan

3

Mr EKOUWONOU

Zetudu

Conseil Supérieur de l’Éducation Nationale

4

Mr LAWSON

Boèvi D.

Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche

5

Mme DOSSOU

Sémého A.

Direction Générale de la Planification de l’Education

6

Mr KOUGBLENOU

Edoh

Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche

Cette composition prend entièrement en compte la vision élargie de l’Education pour tous (EPT) telle que proclamée par la Déclaration mondiale.

En prenant en compte les six aspects clés définis au paragraphe 8 du cadre d’action pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux, et en se donnant pour éléments sous-tendant la présente évaluation les principes directeurs et les directives techniques élaborés et mis à la disposition de chaque pays participant, le présent rapport se veut le manifeste de la participation du Togo à l’effort collectif d’établissement du bilan de l’éducation pour tous à l’an 2000 dont l’objectif est :

- d’évaluer les progrès accomplis depuis Jomtien

- d’identifier les priorités et les stratégies novatrices en vue de surmonter les obstacles et d’accélérer les progrès

- de réviser les plans d’action nationaux et de recentrer l’attention sur l’éducation de base.

CONTEXTE ET FONDEMENTS DE L’EVALUATION EPT

Introduction

L’UNESCO, L’UNICEF, le FNUAP et la Banque Mondiale, suite à la persistance des problèmes éducatifs et de l’analphabétisme dans le monde 50 ans après la Déclaration des Droits de l’Homme définissant l’éducation comme un droit fondamental de tout citoyen, ont initié et co-parrainé la Conférence Mondiale sur l’Education pour Tous tenue du 5 au 9 mars 1990 à Jomtien en Thaïlande et qui a réuni 155 gouvernements dont le Togo et 150 organisations non gouvernementales (ONG).

En dépit des efforts déployés par la communauté internationale en faveur de l’éducation dans le monde la réalité est celle-ci :

* 130 millions d’enfants dont 73 de filles vivent en marge de l’éducation,

* 1 milliard d’adultes dont les 2/3 de femmes sont analphabètes, et tous les pays tant industrialisés qu’en développement connaissent un grave problème d’analphabétisme fonctionnel ;

* plus du 1/3 des adultes du monde n’ont pas accès au savoir imprimé, aux nouveaux savoir faire et aux techniques qui pourraient améliorer la qualité de leur vie et les aider à façonner le changement social et culturel et à s’y adapter ; et

* 150 millions d’enfants et d’innombrables adultes n’achèvent pas leur cycle d’éducation de base qu’ils ont entamé ; des millions d’autres le poursuivent jusqu’à son terme sans acquérir le niveau de connaissances et de compétences indispensable.

Face à cette situation, les Assises de Jomtien ont élaboré et adopté un cadre d’action pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux des enfants, des adolescents et des adultes. Elles ont aussi acquis la nécessité de procéder en fin de décennie, à une évaluation des progrès accomplis dans chacun des pays participants, en fonction de ses propres objectifs sur la base d’une vision élargie de l’éducation de base. Aussi un mécanisme de suivi, en l’occurrence le forum Consultatif international, a-t-il été mis sur pied. Ce mécanisme mondial de suivi de la Conférence de Jomtien a invité et instruit tous les pays participants à réaliser chacun à son niveau l’évaluation de l’Education Pour Tous (EPT).

Ce rapport s’inscrit dans le cadre de l’examen critique global des principales décisions prises et des actions menées par le Togo, signataire de la «Déclaration Mondiale sur l’Education Pour tous » (Jomtien 1990). Il prend entièrement en compte a vision élargie de l’éducation pour tous (EPT telle que proclamée par la Déclaration

mondiale .

En prenant en compte les six aspects clés définis au paragraphe 8 du cadre d’action pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux, et en se donnant pour éléments sous-tendant la présente évaluation les principes directeurs et les directives techniques élaborés et mis à la disposition de chaque pays participant, le présent rapport se veut le manifeste de la participation du Togo à l’effort collectif d’établissement du bilan de l’éducation pour tous à l’an 2000 dont l’objectif est :

* d’évaluer les progrès accomplis depuis Jomtien

*d’identifier les priorités et les stratégies novatrices en vue de surmonter les obstacles et d’accélérer les progrès

* de réviser les plans d’action nationaux et de recentrer l’attention sur l’éducation de base

Objectifs et buts de l’EPT

Au lendemain de la Conférence mondiale sur l’éducation pour tous, le Gouvernement du Togo a organisé un séminaire national en 1991 (12-16 août 1991) regroupant les acteurs de différents horizons impliqués dans l’EPT. Les séminaristes, au terme de leurs travaux, ont proposé un plan d’action national au Gouvernement qui l’a adopté en conseil des Ministres.

Ce plan d’action national se présente en trois volets à savoir : le plan d’action national relatif à l’enfance d’âge scolarisable (6 à 15 ans) dans les secteurs formels et non formels et le plan d’action national relatif à la petite enfance (0 à 6 ans) dans les secteurs formels et non formels, d’action relative à l’éducation des adultes ( à partir de 16 ans) dans les secteurs formels et non formels, prend en compte les six aspects clés définis au paragraphe 8 du cadre d’action pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux.

Les objectifs et buts de l’EPT dans le plan national d’action sont les suivants :

Pour la petite enfance de 0 à 6 ans dans le formel et non formel

Objectifs généraux

- satisfaire les besoins fondamentaux du petit enfant de 0 à 6 ans

- démocratiser l’accès aux structures d’éducation de la petite enfance.

Objectifs spécifiques

Améliorer les conditions d’hygiène, de nutrition des enfants de 0 à 6 ans en éduquant les femmes des communautés villageoises et urbaines.

Aider à rendre le milieu familial plus favorable à l’épanouissement de l’enfant.

2.1 Atteindre un taux de préscolarisation de 15% dans toutes les régions économiques d’ici l’an 2000 en facilitant l’accès au préscolaire de 1000 enfants par an.

2.2 Former et ou recycler les encadreurs.

Améliorer la qualité de la garde et de l’éducation des enfants de 0 à 6 ans.

Libérer momentanément les mères de la garde des enfants de 0 à 6 ans.

b) Pour l’enfance d’âge scolarisable de 6 à 15 ans dans le secteur formel et le non formel

Objectifs généraux

Satisfaire les besoins éducatifs fondamentaux de tous les enfants de 6 à 15 ans. Démocratiser l’accès aux structures d ‘éducation à tous les enfants de 6 à 15 ans

Améliorer la qualité de l’éducation des enfants de 6 à 15 ans en vue de permettre leur épanouissement et leur intégration dans la vie active.

Réaménager le contenu de l’enseignement du premier degré afin que l’enfant acquière le savoir-faire directement utilisable dans la vie active.

Objectifs spécifiques

Education formelle

Former 8000 enseignants d’ici l’an 2000 ayant des compétences pédagogiques requises

Equiper 18000 salles de classes correspondant à 3000 écoles en matériel didactique adapté et en quantité suffisante

- Initier 900000 enfants scolarisables jusqu’à l’an 2000 aux activités agro-pastorales manuelles, aux concepts de vie familiale et de droit de l’homme

- Former 20 inspecteurs de l’éducation nationale et 1000 conseillers pédagogiques d’ici l’an 2000.

Education non formelle

Renforcer et porter à 1000 centres d’éducation et d’apprentissage (mixtes et pour filles

particulièrement)

Donner aux différents apprentis des 1000 centres d’éducation, des connaissances professionnelles nécessaires mais surtout l’éducation à la vie à travers la lecture, l’écriture et le calcul

Education spécialisée

Eduquer et former tous les enfants handicapés de 6 à 15 ans

De même que tous les enfants en situation difficile

Sensibiliser les populations sur le sproblèmes de l’éducation des handicapés et des enfants difficiles.

Pour l’éducation des adultes dans le formel et le non formel

Objectifs généraux

Donner aux bénéficiaires une formation professionnelle permettant de s’insérer dans la vie active, dans le monde du travail.

Apporter aux bénéficiaires par l’éducation, des éléments de base économiques, culturels, sanitaires et professionnels nécessaires pour l’amélioration de leurs conditions de vie.

Favoriser l’accès au savoir et savoir-faire par l’augmentation du taux d’alphabétisation en particulier chez les femmes.

Offrir à tous, nantis ou pauvres, hommes ou femmes, handicapés ou normaux, une égalité de chance à l’éducation.

Objectifs spécifiques

-Adapter les programmes de formation au marché du travail

-Renforcer et perfectionner les moyens pédagogiques

-Intensifier l’encadrement par la mise en place de programmes de formation accélérée.

Diversifier et intensifier les circuits d’information et de communication en vue de véhiculer des messages utiles

Faciliter l’accès aux crédits en vue de la promotion de l’autofinancement

2.3 Doter les bénéficiaires de moyens pouvant leur permettre de créer des emplois

Maximiser à 25% le revenu du paysan en intensifiant l’encadrement agricole

Renforcer les programmes d’alphabétisation traditionnelle et fonctionnelle

Diminuer le taux d’analphabétisme de….à …. En particulier chez les femmes de 89% à … .

4.1 Etendre la gamme des professions de …. à ….

Le plan d’action national considéré comme l’actualisation de la Réforme de l’éducation promulguée en 1975 qui n’a pas été exécutée à terme suite à la crise économique des années 80, est le fondement de toutes les stratégies du Gouvernement en direction de l'éducation pour tous.

Stratégies et / ou plan d’action EPT

Le système éducatif du Togo se donne l’ambition de participer à l’amélioration de la qualité de vie, des conditions de vie, de lutter contre la pauvreté en développement chez tout citoyen certaines facultés essentielles entre autres :

*la faculté de s’adapter aisément à toutes les situations nouvelles

* la faculté de changer ou de provoquer le changement.

Eu égard à cet idéal il a été formulé un ensemble d’objectifs et buts globaux relatifs aux dimensions politiques, économiques sociales et culturelles de l’Education pour Tous.

1.1 Objectifs politiques et sociaux

* rendre l’école démocratique ;

* offrir des chances égales à tous les citoyens, aux filles comme aux garçons ;

* rendre l’école obligatoire et en principe gratuite de 2 ans révolus à 15 ans ;

* introduire l’enseignement de la paix et de la justice sociale ;

* atténuer les inégalités sociales ;

* préparer les citoyens à participer à la vie et à la gestion de la cité ;

* préparer des hommes et des femmes aptes aux relations, capables de communiquer, conscients de leurs devoirs et soucieux de leurs responsabilités.

1-2 Objectifs culturels

Tous les acquis des cultures africaines ont été purement et simplement négligés par l’école héritée de la colonisation. Par rapport à la culture ambiante, l’école se trouve dans une situation «  insulaire » (J. KI-ZERBO) Eu égard à cette situation, l’Education Pour Tous devait :

* aider à la défense, à la valorisation et au développement des cultures nationales ;

* favoriser la libre expression de toutes les cultures au plan national ;

* proposer aux citoyens un rréseau de valeurs, une culture qui permette le développement de tout l’homme.

1-3 Les objectifs économiques

Il est indéniable que , de plus en plus les scolarisés n’arrivent plus à s’insérer dans les circuits économiques de la société. Par ailleurs les non scolarisés qui constituent les forces les plus actives du secteur primaire, ne sont pas efficients parce qu’il leur manque précisément le minimum éducatif. L’éducation pourrait alors :

* offrir à tous une égale possibilité de participer comme acteurs et comme bénéficiaires aux progrès de la société ;

* favoriser le développement et l’émergence d’une économie autocentrée en formant des consommateurs et des producteurs de biens locaux ;

* dispenser une formation utile et pratique permettant l’amélioration des conditions de vie ;

* former des gestionnaires d’unités de production familiales et coopératives.

Ces objectifs constituent le sous-bassement de la politique du secteur de l’éducation au Togo.

STRATEGIES ET/OU PLAN D’ACTION EPT

Au lendemain de la Conférence mondiale sur l’Education Pour Tous, le Gouvernement du Togo a organisé un séminaire national du 12 au 16 août 1991 regroupant tous les acteurs de différents horizons impliqués dans l’EPT. Au terme de ses travaux, le séminaire s’inspirant des objectifs globaux mentionnés plus haut, a soumis un plan d’action national au Gouvernement qui l’a adopté en Conseil de Ministres. Ce plan d’action national (PAN) en trois volets à savoir :

* la protection et l’éveil de la petite enfance (0 à 15 ans) dans les secteurs formel et non formel ;

* l’enfance d’âge scolarisable (6 à 15 ans) dans les secteurs formel et non formel ;

* l’éducation des adultes (à partir de 15 ans et plus ) dans les secteurs formel et non formel,

prend en compte les six aspects clés définis au paragraphe 8 du cadre d’action pour répondre aux besoins éducatifs fondamentaux.

2-1 La protection et l’éveil de la petite enfance (0 à 6 ans) dans le formel et le non formel

* satisfaire les besoins fondamentaux du petit enfant de 0 à 6 ans ;

* démocratiser l’accès aux structures d’éducation de la petite enfance.

2-1-2 Objectifs spécifiques.

* Améliorer les conditions d’hygiène, de nutrition des enfants de 0 à 6 ans en éduquant les femmes des communautés villageoises et urbaines.

* Aider à rendre le milieu familial plus favorable à l’épanouissement de l’enfant.

* Atteindre un taux de préscolarisation de 15 % dans toutes les régions économiques d’ici l’an 2000 en facilitant l’accès au préscolaire de 1000 enfants par an.

* Former et/ou recycler les encadreurs.

*Améliorer la qualité de la garde, et de l’éducation des enfants de 0 à 6 ans.

* Libérer momentanément les mères de la garde des enfants de 0 à 6 ans.

2-1-3 Stratégies

* Sensibilisation et information à l’éducation pour tous

* Formation des mères-encadreurs, encadreurs, jardinières inspecteurs, conseillers pédagogiques, les agents sociaux.

* Formation.

* Installation et équipement des infrastructures : CPPE/crèche, jardins d’enfants, centres spécialisés et centres nutritionnels

2-1-4 Activités prévues

    * Elaboration et diffusion de messages relatifs à l’hygiène, à la nutrition, à la santé par des causeries une fois par semaine dans les centres sociaux et les cases de santé, par mégaphone dans les villages les jours de marché, sur les places publiques et par l’échange d’expérience entre groupement ;

    * conception d’émissions radiophoniques et télévisées de théâtres, de contes, de « sketches » en langues locales ;

    * production de casettes audio d’émission, d’affiches, de manuels et de journaux ;

    * recrutement de 15 jardinières d’enfants et de 75 mères – encadreurs de CPPE par an ;

    * former pendant deux (2) semaines 75 mères-encadreurs pour les CPPE ;

    * former 15 jardinières d’enfants par an ;

    * former 6 Conseiller pédagogiques tous les 2 ans ;

    * former 3 Inspecteurs de jardin d’enfants ;

    * recycler le personnel d’encadrement des jardins d’enfants ;

    * voyage d’étude ;

    * construction et équipement de 20 CPPE par an ;

    * construction et équipement de 5 jardins d’enfants par an ;

    * construction et équipement de crèches en milieux urbains ;

    * installation de 20 cases de santé, 20 pharmacies de village ;

    * forage de 30 points d’eau ;

    * adduction d’eau dans 5 jardins d’enfants par an ;

    * construction de 2 latrines dans les CPPE et 5 latrines dans les jardins d’enfants par an ;

    * création des ludothèques (2 dans la Région Maritime et 1 pour chaque région) ;

    * création des aires de jeux dans les villages et dans les quartiers des zones urbaines ;

    * recensement des jeux et jouets traditionnels ;

    * élaboration des recueils de jeux et jouets traditionnels ;

    * organisation de concours de production de jeux et jouets pour enfants à partir de matériaux locaux ;

    * dotation des jardins d’enfants et CPPE de matériels didactiques indispensables et de matériels roulants ;

2-2 L’enfance d’âge scolarisable (6 à 15 ans) dans les secteurs formel et non formel

2-2-1 Objectifs généraux

* Satisfaire les besoins fondamentaux d’éducation de tous les enfants de 6 à 15 ans ;

* démocratiser l’accès aux structures d’éducation à tous les enfants de 6 à 15 ans ;

* améliorer la qualité de l’éducation en vue de permettre leur épanouissement et leur intégration dans la vie active ;

* réaménager le contenu de l’enseignement du 1er degré afin que l’enfant acquiert un savoir-être et un savoir-faire directement utilisable dans la vie active.

2-2-2 Objectifs spécifiques

Il est à noter une distinction dans la définition des objectifs en éducation formelle, non formelle et spécialisée

2-2-2-1 Education formelle

* Former 8000 enseignants d’ici l’an 2000 ayant des compétences pédagogiques requises ;

* équiper 18000 salles de classe correspondant à 3000 écoles, en matériel didactique adapté en quantité suffisante ;

* Initier 900.000 enfants scolarisables jusqu’en l’an 2000 aux activités agropastorales, manuelles, aux concepts de vie familiale et des droits de l’homme ;

* Former 20 inspecteurs de l’Education Nationale; 1000 conseillers pédagogiques d’ici l’an 2000.

2-2-2-2 Education non formelle

* Renforcer et porter à 1000 les centres d’éducation et d’apprentissage (mixtes et pour filles particulièrement).

* Donner aux différents apprentis des 1000 centres d’éducation, des connaissances professionnelles nécessaires mais surtout l’éducation à la vie à travers la lecture, l’écriture, le calcul.

2-2-2-3 Education spécialisée

* Eduquer et former tous les handicapés de 6 à 15 ans de même que les enfants en situation difficile.

* Sensibiliser les populations sur les problèmes de l’éducation des handicapés et des enfants en situation difficiles.

2-2-3 Stratégies et/ou plans d’action

2-2-3-1 En éducation formelle

* Recruter et former des enseignants selon les méthodes appropriées ;

* réviser les contenus éducatifs au niveau des écoles de formation des enseignants ;

* recycler les enseignants en activités ;

* renforcer et/ou créer les structures d’accueil des élèves suivant la carte scolaire ;

* introduire dans la formation initiale des enseignants les notions d’agriculture, d’élevage, d’éducation en matière de populaire et de vie familiale, de droit de l’homme et de paix ;

* former les enseignants à la production du matériel didactique; encourager la production de ce matériel sur place ;

* équiper les établissements de laboratoires, d’étables et de champs expérimentaux ;

* décentraliser la pratique pédagogique ;

* recruter et former les inspecteurs et conseillers pédagogiques selon les programmes et méthode d’enseignement révisés.

2-2-3-2 En éducation non formelle

* Recensement des différents centres d’apprentissage dignes d’être renforcés par des infrastructures et structures pédagogiques ;

* former les éducateurs à cet effet.

-2-3-3 En éducation spécialisée

* Créer les infrastructures nécessaires à cette éducation et formation ;

* pouvoir les centres d’éducation d’enseignants et d’encadreurs qualifiés ;

* sensibiliser la population sur les causes qui engendrent certains handicapés et certains enfants difficiles.

2-2-4 Activités prévues

2-2-4-1 En éducation formelle

* Organisation de concours de recrutement des enseignants (niveau baccalauréat) ;

* élaboration des programmes appropriés pour la formation et le recyclage des enseignants ;

* organisation des cours par correspondance, des émissions pédagogiques à la radio et à la télévision, des séminaires de recyclage des enseignants ;

* recherche et acquisition de domaines scolaires ;

* construction de bâtiments, de latrines, de points d’eau, de locaux pour bibliothèques et laboratoire de logement pour enseignants, d’installations sportives, de jardins et champs scolaires ;

* révision des programmes d’enseignement pour élèves et maîtres ;

* organisation des stages de formation pour la production du matériel didactique sur place ;

* recherche ou fabrication de matériel didactique en milieu rural ;

* réaménagement et adaptation de l’emploi du temps ;

* organisation des concours de recrutement des inspecteurs parmi les conseillers pédagogiques titulaires du baccalauréat et parmi des enseignants titulaire d’une licence ;

2-2-4-2 en éducation non formelle

* construction et équipement des centres d’apprentissages selon les spécialités ;

* recrutement et formation des éducateurs et recyclage des encadreurs des différents centres existants ;

* élaborer des programmes de formation et d’éducation ;

2-2-4-3 En éducation spécialisée

* Construction des centres d’éducation et de formation selon les besoins de la population

* équipement des centres ;

* recrutement et formation des éducateurs et encadreurs suivant des programmes appropriés ;

* diffusion d’informations relatives à l’éducation des handicapés et des enfants difficiles ;

* émission radio télévisée.


Sommaire Page suivant