| L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays | ||
| Togo |
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2-3 Education des adultes (plus de 15 ans) dans les secteurs formel et non formel
2-3-1 Objectifs généraux
* Donner aux bénéficiaires une formation professionnelle utile et pratique leur permettant de sinsérer dans le monde du travail ;
* apporter aux bénéficiaires, par léducation, des éléments de base économiques, culturels, sanitaires et professionnelles nécessaires pour lamélioration de leurs conditions de vie ;
* favoriser laccès au savoir et au savoir faire par laugmentation du taux dalphabétisation en particulier chez les femmes ;
* offrir à tous, nantis ou pauvres, hommes ou femmes, handicapés ou normaux, une égalité de chance à léducation ;
2-3-2 Objectifs spécifiques
* Adapter les programmes de formation au marché du travail
* renforcer et perfectionner les moyens pédagogiques.
* intensifier lencadrement par la mise en place de programmes de formation accélérée.
* diversifier et intensifier les circuits dinformation et de communication en vue de véhiculer des messages utiles.
* faciliter laccès aux crédits en vue de la promotion de lautofinancement.
* doter les bénéficiaires de moyens pouvant leur permettre de créer des emplois
* maximiser à 25 % le revenu du paysan en intensifiant lencadrement agricole.
* renforcer les programmes dalphabétisation traditionnelle et fonctionnelle.
* diminuer le taux danalphabétisme en particulier pour les femmes
* renforcer les programmes dalphabétisation traditionnelle et fonctionnelle.
* étendre la gamme des professions
2-3-3 Stratégies et/ou plans daction
* Définir une politique déducation pour tous dans lesprit de la conférence de Jomtien ;
* renforcer la structure de coordination multisectorielle ;
* réviser le contenu des programmes pour une meilleure adéquate formation-emploi ;
* diversifier les filières de formation professionnelle en fonction des besoins du marché ;
* insérer lIEC (Information, Education et Communication) dans les programmes de formation ;
* améliorer les compétences des ressources ;
* faciliter laccès au crédit en mettant en place des structures souples de financement ;
* promouvoir les activités génératrices de revenu dans léducation ;
* intensifier lalphabétisation et léducation des adultes dans les zones rurales et urbaines en accordant une attention particulière aux femmes ;
* favoriser la formation scolaire et professionnelle par des mesures daide en faveur des couches sociales défavorisées ;
2-3-4 Activités prévues
* Elaborer une politique d éducation pour tous ;
* recenser les structures existantes et les populations-cibles ;
* réviser les programmes de formation dans les perspectives de ladéquation formation-emploi ;
* mobiliser les ressources humaines, matérielles et financières nationales et internationales (si possible) ;
* multiplier et renforcer les structures de recherche et de formation pédagogique ;
* équiper les institutions et centres de formation en matériel didactique approprié ;
* recruter le personnel déjà formé ;
* former en quantité et en qualité le personnel denseignement ;
* organiser deux (2) séminaires de recyclage par an à lintention des agents dencadrement ;
* mettre en place un programme de radio rurale ;
* organiser des forums de discussion dans les villages et les centres urbains engagés dans léducation pour tous sur des thèmes de formation adaptés à chaque milieu ;
* mettre en place des cinés clubs et télé clubs ;
* mobiliser les ressources culturelles nationales ;
* mettre en place dans chaque préfecture un système souple de crédit ;
* créer des caisses dépargne et de crédit au niveau des groupements de production et des projets viables ;
* multiplier et améliorer les circuits de commercialisation ;
* redynamiser les centres dalphabétisation existants et en créer dautres ;
Le séminaire du 12 au 16 août 1991 qui a accouché du plan national daction EPT avait été placé sous la direction du Secrétariat Permanent du Conseil Supérieur de lEducation Nationale chargé du suivi des conférences ou sommets régionaux ou mondiaux relatifs à léducation en collaboration avec dautres partenaires.
En pratique, le Comité de suivi de lEPT mis en place suite à la Conférence de Jomtien et placé sous lautorité du Conseil Supérieur de lEducation Nationale na pas été opérationnel dans la mise en uvre des stratégies du PAN faute de moyens matériels, financiers et humains dus à la situation économico-financière très sévère du pays depuis les années 90 jusquà nos jours. A cela sajoute la vacance de responsable du Conseil Supérieur de lEducation Nationale de 1995 à fin 1997 suite à ladmission en retraite du haut fonctionnaire qui le dirigeait.
Par contre le Gouvernement a mis à la disposition des différents intervenants en matière dEPT le document du PAN en guise de document de référence ou de directives. En fonction de leurs propres propriétés et de leurs moyens, chacun des acteurs (publics, privés associatifs ou ONG) sest efforcé de réaliser les objectifs définis ou au besoin de réorienter sa stratégie dintervention en fonction de ses contraintes sans pour autant mettre en cause le PAN.
Les besoins éducatifs définis ou identifiés ne diffèrent fondamentalement pas de ceux définis par la Conférence mondiale sur lEducation Pour Tous cest-à-dire : lire, écrire et calculer universellement reconnus. Il faut aussi ajouter lalphabétisation des adultes et léducation permanente, sans omettre léducation civique et morale qui permet au citoyen dacquérir outre linstruction, le savoir-faire, le savoir-être, de participer ainsi efficacement à la vie sociale, politique, économique et à la protection de lenvironnement tout en demeurant ouvert au reste du monde. Léducation civique et morale devrait pouvoir favoriser lémergence de la culture nationale traditionnelle répondant mieux aux besoins sociaux et contribuant au développement économique et culturel.
Le plan daction national sest intéressé à lidentification des groupes cibles particuliers que sont :
* les jeunes enfants (jeunes filles et jeunes garçons) en situation difficile,
* les jeunes enfants (jeunes filles et jeunes garçons) handicapés,
*les adultes analphabètes handicapés.
Le plan national daction a été souvent passé en revue sans connaître une révision formelle. Il y a lieu de noter quavant même que ce plan sexécute, et en tenant compte de la situation de crise socio-politique qui a eu un impact destructif sur la situation économico-financière du pays, et en considérant létant du système éducatif caractérisé par :
* une baisse du niveau denseignement ;
* des taux élevés de redoublement ;
* un encadrement pédagogique insuffisant ;
* une insuffisance de matériels didactiques ;
* des disparités inter sexes
* des disparités intra et interrégionales ;
* une efficacité externe faible.
Le Togo a procédé à la revue et à la révision dudit plan national daction. Ce processus a donné lieu à un nouveau plan dit : DECLARATION DE POLITIQUE SECTORIELLE DE LEDUCATION ET DE LA FORMATION et adopté le 12 mai 1992en Conseil des Ministres.
Cette Déclaration procède à une analyse du cadre économique et des contraintes du secteur, à une identification des stratégies opérationnelles à mettre en uvre dans les limites de ses ressources disponibles.
Dans cette stratégie, le Gouvernement fait de lEnseignement de base, la priorité des priorités, tout en manifestant son prioritairement la préscolarisation au secteur privé.
A la suite des troubles socio-politiques que le Togo a vécus de 1990 à 1994, une nouvelle situation se présente au sein du système éducatif togolais caractérisée essentiellement par un délabrement des infrastructures daccueil des apprenants avancé ; une demande scolaire très importante, une apparition dun nouveau corps denseignants recrutés par les parents délèves aux salaires dérisoires et qui manquent de formation initiale appropriée, etc. Cet état de chose amène le Gouvernement à adopter le 30 mai 1995 un nouveau plan daction dit : La Nouvelle Stratégie du Secteur de lEducation et de la Formation qui met davantage laccent sur : la satisfaction des besoins éducatifs fondamentaux ; la qualification des ressources humaines, lamélioration des conditions daccueil, ladaptation de léducation à lenvironnement socio-économique et le renforcement des capacités de gestion du système éducatif.
Enfin le 23 décembre 1998, le Conseil des Ministres adopte une nouvelle stratégie intitulée : « La politique Nationale du Secteur de lEducation et de la Formation » fixant entre autres les grandes orientations nouvelles relatives à léducation de base.
PRISE DE DECISION
En pratique la prise de décision en la matière est le fait du Conseil Supérieur de lEducation Nationale étant entendu quil est théoriquement composé :
* du Ministre de lEducation Nationale et de la Recherche ;
* des Autres Ministres intervenant dans léducation, ou de leurs représentant ;
* du Secrétaire Général du Ministère de lEducation Nationale et de la Recherche ;
* des Directeurs Centraux de lEducation Nationale ;
* des Représentants de syndicats denseignants et de travailleurs ;
* des Confessions religieuses ;
* des Représentants des enseignants privés laïcs et confessionnels ;
* des Représentants des Patronats ;
* des Représentants des différents corps de métiers ;
* des Représentants différentes des couches socio-professionnelles ;
* des Représentants des étudiants et élèves ;
* des Chefs traditionnels ;
* des Représentants des partis politiques etc.
Cest dans ce contexte que la Réforme de lEnseignement au Togo a vu le jour et promulguée en 1975. Mais cette dynamique est demeurée inopérationnelle depuis longtemps pour des raisons ci-dessus évoquées.
Toutefois il existe plutôt une répartition des responsabilités et des rôles en matière de prise de décision et de pilotage dactions EPT. Ainsi au niveau de lappareil gouvernemental, les centres de décisions peuvent-ils être classifiés comme suit :
* Ministère de lEducation Nationale et de la Recherche : enseignement préscolaire, primaire et secondaire formel, formation à des compétences essentielles, formation pour une vie meilleure,
*Ministère des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme : alphabétisation, protection de lenfant protection et promotion sociales des jeunes défavorisés, formation à des compétences utiles à linsertion sociale, formation pour une vie meilleure,
* Ministère de lEnseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de lArtisanat
* Ministère de la Jeunesse des Sports et de la Culture,
* Ministère de lAgriculture de la Pêche et de lElevage : formation à des compétences essentielles utiles à linsertion sociale et protection de lenvironnement,
* Ministère de la Santé : formation pour une vie meilleure, formation à des compétences utiles à linsertion sociale, protection de la mère et de lenfant ; protection des jeunes (filles et garçons) , protection des couples ou des citoyens,
* Ministère de la Communication et de la Formation Civique : formation pour une vie meilleure, formation à des compétences essentielles utiles dans la vie sociale, etc.
Il y a lieu de noter quau niveau du Ministère de lEducation Nationale et de la Recherche, il a été mis sur place un comité de pilotage du système éducatif togolais supervisé par un Comité Interministériel dans le cadre de la gestion du PAGED.
Le comité de pilotage comprend Le Ministère de lEducation Nationale et de la Recherche, Le Directeur de Cabinet, le Secrétaire Général, les Directeurs du Ministère de lEducation Nationale et de la Recher che, Le Recteur de lUniversité du Bénin, Le Secrétaire de lUniversité du Bénin, le Directeur de lEnseignement et de la Formation Professionnelle, le Secrétaire Général de la Commission Nationale de lUNESCO, le Directeur des Finances et de lEconomie, le Directeur du Budget, le Directeur Général du Plan et de Développement, le Directeur du Financement et du Contrôle de lExécution du Plan. Il fonctionne sous présidence du MENR ou de son représentant. Ce comité accroît les capacités de gestion du système éducatif. Il est à peu de choses prêt le principal organe de décisions du MENR et a joué un grand rôle dans la définition des grandes orientations et leur mise en uvre. Cest à lui quil revient de veiller à ce que les informations issues de lexécution des projets et les leçons dexpérience soient effectivement prises en compte dans la définition des objectifs et des moyens daction. Dans ce contexte, il est aussi chargé dassurer une large participation au processus de préparation et de mise en uvre à lintérieur comme à lextérieur du MENR et de gagner ladhésion de toutes les parties concernées aux objectifs du projet et aux stratégies opérationnelles.
Le comité interministériel comporte les Ministères de lEducation Nationale et de la Recherche, du Plan et du Développement, des Finances, de lEconomie et des Privatisations, de la Fonction Publique, du Travail et de l'emploi. Ce comité interministériel a pour responsabilité de superviser le redeploiement inter-sectoriel
des ressources en faveur des secteurs sociaux le nécessaire du dialogue au sein de lensemble du gouvernement à propos des liens existant entre éducation et développement économique.
Pour lessentiel, les décisions dintervention en faveur de léducation non formelle, dans toutes ses demensions, relève majoritairement de linitiative des ONG ou parfois directement de certains partenaires en développement.
4. PRINCIPAUX EVENEMENTS ET ACTIONS EN FAVEUR DE LEPT DEPUIS 1990
Il ne serait point superflu de noter quau Togo il y ait eu seulement dévénements et actions en faveur de lEPT depuis 1990. En effet à compter du mois de mars 1990 les troubles socio-politiques ont commencé à secouer le pays et à perturber le cours normal des choses. Ces troubles ont sérieusement entamé le système éducatif togolais de 1990 à 1994, suite à la grève générale illimitée et à la dévaluation du FCFA intervenue en janvier 1994.
Malgré ces évènements défavorables à lEPT de 1990 à 1994 le Gouvernement Togolais, la Communauté Nationale et Internationale ne sont pas demeurés inactifs.
4-1 EVENEMENTS ET ACTIONS RELEVANT DU GOUVERNEMENT
Dabord il y a lieu de noter la participation du Togo à la Conférence Mondiale sur lEducation Pour Tous. En fin 1990, une délégation Togolaise relevant du Ministère de lEducation Nationale et de la Recherche et du Ministère du Plan et du Développement est allée à Washington pour entamer les négociations devant aboutir au 3ème projet éducation .
En fin 1990 près 200 enseignants contractuels émargeant sur le 2ème projet Education ont été reversés au budget général en vue de dégager des propositions permettant de pallier aux problèmes dordre pédagogique, matériel, financier et humain auxquels le système éducatif togolais était confronté dune part et de rentabiliser les investissements internes et externes dans le secteur, le Togo avait engagé une série de démarches comprenant des études spécifiques du secteur, des rencontres, des ateliers, voire lorganisation des Etats Généraux de lEducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique et Technologique.
4-2 ETUDES REALISEES DANS LE SECTEUR EN FAVEUR DE LEDUCATION POUR TOUS
* Amélioration de la capacité de Gestion du Système éducatif septembre 1991, Apte-Afrique
* Eléments pour une politique éducative nouvelle au TOGO (novembre 1991), Jean-Pierre JAROUSSE et Alain MINGAT, Institut de Recherche sur lEconomie de lEducation, IREDU-CNRS Université de Bourgogne,
* Ecole Primaire en Afrique, Fonctionnement. Qualité-Produits : cas du TOGO (Février 1991), Jean-Pierre JAROUSSE et Alain MINGAT, Banque Mondiale et Ministère Français de Coopération.
* Amélioration de lEfficacité interne de Système éducatif (Rapport définitif) septembre 1991, IREDU SOTED.
* Adaptation du système éducatif à lenvironnement socio-économique (rapport définitif) septembre 1991 INSE : F. GBIKPI-BENISSAN / A. DRAVIE / K. GOZO / Y. NUAKEY
* Amélioration de la qualité de lEnseignement au TOGO, Domaines Scientifiques (Rapport définitif) SOTED.
* Coûts et Financement de lEducation au TOGO, 13 septembre 1991, A. CH. DRAVIE et K. P. DOUGNA
* Scolarisation des filles au TOGO. Problèmes et Perspectives : novembre 1992 Maryse GUASHIE Spécialiste déducation, Roger KEKEH, Sociologue.
* Les examens, Moyen dAméliorer lEnseignement (1990), Etude de quatorze pays africains, Rapport de synthèse : Volume II Plans chiffrés, Division de lEducation et de la Formation, Département Technique Afrique, Banque Mondiale.
* Rapport Mondial sur lEducation 1995 (Banque Mondiale) à titre consultatif : Education des femmes et des filles / Repenser la pédagogie / Education pour la paix, les droits de lhomme et la démocratie.
* Analyse du Secteur de lEducation de base au Togo, (financement F.E.D.) Rapport définitif avril 1996.
* Scolarisation et Scolarité des filles dans lEnseignement primaire, Rapport sectoriel, juin 1995, Division Population et Ressources Humaines, Département Afrique du CENTRE-OUEST, Région Afrique - Banque Mondiale.
* Esquisse dune nouvelle approche de la contribution des parents délèves au financement de lEducation « ECOLAGE » par TOGIS, 1994
* Analyse de la situation des Enseignants du Primaire pris en charge par les communautés locales, mai 1994, Apte Afrique.
* Etats généraux de lEducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique et Technologique, Rapport final, Lomé, 4-13 mai 1992.
* Des Tournées de sensibilisation relatives à la scolarisation de la jeune fille dans les préfectures.
* Les Ecoles dinitiative locale au Togo (juin 1996), Division Population et Ressources Humaines, Département Afrique du CENTRE-OUEST.
En plus de ces études des plans daction nationaux ont été élaborés et adoptés par le Gouvernement pour leur mise en exécution. Ainsi les documents ci-après ont été produits pour servir de principes directeurs à laction éducative.
Août 1991 : Plan daction National Education Pour Tous,
12 mai 1993 : Déclarations de Politique Sectorielle de lEducation et de la Formation,
30 mai 1995 : Lettre relative à la Nouvelle Stratégie du Secteur de lEducation,
23 décembre 1998 : Politique Nationale du Secteur de lEducation et de la Formation.
Toute cette panoplie détudes indique différentes pistes dapproches de solutions aux multiples problèmes inhérents au système éducatif togolais. Prenant en compte ces différentes pistes, le Gouvernement a initié certaines actions dont :
* la restructuration du Ministère de lEducation Nationale et de la Recherche Scientifique en 1992 par décret 195-92/PM portant restructuration du Ministère de lEducation Nationale et de la Recherche Scientifique. Cette action est dautant plus importante quelle vise à décentraliser la gestion de léducation afin den accroître lefficacité interne.
Elle a entraîné la création des Directions Régionales de lEducation (DRE) au nombre de 6 pour démocratiser davantage lécole et en assurer une gestion de proximité, la nomination des Directeurs Régionaux de lEducation pour animer la vie éducative au niveau des régions économiques est intervenue en juin 1977, de nouvelles inspections pédagogiques pour une meilleure gestion et un meilleur encadrement pédagogique, la formation de nouveaux Inspecteurs et Conseillers Pédagogiques en vue dun meilleur encadrement pédagogique.
* la négociation et lobtention des projets éducatifs auprès de certaines institutions financières ou bilatérales dont :
- le projet PRIMTAF visant à renforcer les compétences des gestionnaires et administrateurs de lEducation financé par lACDI du Canada en 1992-1993.
- le projet déducation financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) en 1993. Ce projet met à la disposition des élèves du primaire des manuels de lecture et de calcul; construit 300 salles de classe et des Inspections Pédagogiques, les équipes en matériel informatique performant etc., forme les inspecteurs et les maîtres en cours demploi et prend en compte la scolarisation des filles dans la région centrale où il est implanté.
- le Projet FAC financé par la Mission française de coopération semploie à instaurer une école de qualité et à rendre lefficacité interne meilleure (1996)
- le PAGED (Programme dAppui à la Gestion de lEducation )financé par la Banque Mondiale en 1993 et rendu opérationnel en mars 1996 constitue tout comme le projet BAD II, un gros ballon doxygène au système éducatif togolais à tous points de vue :
recrutement et formation des enseignants auxiliaires pour améliorer le ratio maître/élève,
salaires des enseignants auxiliaires,
formation des inspecteurs, conseillers pédagogiques et des directeurs détablissement,
dotation en manuels scolaires aux élèves, et aux collégiens,
Construction des salles de classe,
réhabilitation des salles de classe,
formation de nouveaux inspecteurs, conseillers pédagogiques,
la création dun fonds de soutien à léducation,
ladoption dune loi créant le corps des enseignants auxiliaires pour suppléer aux décès, aux départs à la retraite et aux abandons en vue daméliorer sensiblement les ratios maîtres/élèves pour un meilleur rendement interne du système éducatif,
linstitution des écoles pilotes à titre expérimental décoles de qualité,
linstitution décoles pilotes à titre expérimental pour la double vacation dans les cours préparatoires afin de lutter contre les redoublements massifs, les abandons et les exclusions et aussi améliorer le ratio maître/élève et lefficacité interne du système éducatif,
lappui pédagogique, matériel et financier aux écoles dinitiative locale (EDIL)
Face aux nouvelles donnes actuelles en matière de démocratie, de droits de lhomme, de protection de lenvironnement, de santé, de drogues, de paix etc, le Gouvernement a procédé à :
* la mise en application du nouveau Programme déducation civique et morale au niveau des 1er, 2ème et 3ème degrés denseignement,
* la mise en application du programme déducation contre les maladies sexuellement transmissibles et le VIH SIDA,
* lenseignement de lEducation en matière de population et denvironnement pour un développement humain durable ,
* des émissions radiophoniques ou télévisées relatives à lenseignement, à lalphabétisation, à la santé, etc,
* la construction de plus de 3 000 centres déducation des adultes ;
* des campagnes sensibilisation relatives : à la scolarisation de la jeune fille, aux vaccinations contre certaines maladies infantiles telles que le polio etc, aux maladies sexuellement transmissibles et le HIV SIDA, à la santé des femmes-mères, des enfants ; à lhygiène alimentaire et corporel au niveau des centres de santé, des hôpitaux, dans les préfectures et villages, avec le concours de lOMS, de lUNICEF etc et des ONG.
* la création dun fonds destiné aux jeunes diplômés entrepreneurs etc.
Le TOGO a toujours bénéficié de lappui non négligeable de lUNICEF à travers des Plans cadres dopérations du Programme de Coopération TOGO-UNICEF.
Ainsi dans de précédents Plans cadres dopérations du programme de coopération TOGO-UNICEF, lUNICEF a assisté le Gouvernement du Togo en intervenant significativement dans léveil et la protection de la petite enfance aussi bien dans le formel et le non formel par la construction des jardins denfants et la création des centres de promotion de la petite enfance (CPPE) tout en libérant les mères pour vaquer à des occupations génératrices de revenu ou à des activités économiques.
Dans le Plan Cadre dopérations du Programme de coopération TOGO-UNICEF (1997-2001) il a été décidé de concentrer le Programme de Coopération, suite aux études financées par lUNICEF relatives à la situation des Enfants et des Femmes, sur les problèmes ci-après : mortalité et morbidité infanto-juvéniles élevées dues au paludisme, aux IRA aux maladies diarrhéiques, à la rougeole, aux carences nutritionnelles, à la polio, à la diphtérie, au Tétanos, à la coqueluche, au SIDA, à la dracunculose et au petit poids à la naissance.
A un niveau sous-jacent, il sagira de sattaquer aux problèmes de la fragilité de laccès aux services et de la faiblesse de la qualité des soins : mortalité et morbidité maternelles dues aux hémorragies, aux infections, aux troubles nutritionnels et métaboliques, aux MTS/SIDA, au palu, aux carences nutritionnelles et à la dracunculose. On sattaquera là aussi au problème sous-jacent de laccessibilité insuffisante aux maternités périphériques (USP et préfectures), aux PMI et aux accoucheuses traditionnelles formées et de linsuffisance daccès à linformation et à léducation par rapport aux comportements à risques.
Le but poursuivi par le programme est daméliorer la survie, le développement et léquité entre les sexes au bénéfice des femmes et des enfants les plus démunis du Togo, et en particulier des Régions SAVANES KARA et MARITIME.
Les objectifs poursuivis sont les suivants :
. porter de . % à moins de % les taux de mortalité spécifiques infanto-juvénile liés à la diphtérie, au tétanos, à la coqueluche, à la rougeole ;
de % à % celui lié à la diarrhée ; et de % à % celui dû à la malnutrition.
. Porter de 500 à 250 pour 100 000 naissances vivantes le risque.
. Porter de % à % le taux de morbidité infanto-juvénile dû à la diphtérie, au tétanos, à la coqueluche, à la poliomyélite, à la rougeole, à la& diarrhée, au palu et à la malnutrition.
. Porter de % à % le taux de morbidité maternelle lié à la grossesse, aux MST/SIDA et à la dracunculose.
. Améliorer la scolarité de 60 % des filles de 6 15 ans de X villages de huit préfectures (Oti, Tandjouaré Tone Kpendjal dans Savanes, Kéran et Dankpen dans Kara et Vo et Lacs dans Maritime).
. Renforcer la maîtrise des conditions de survie et de développement des enfants et des femmes les plus défavorisés par 50% des communautés en particulier les femmes de 8 préfectures des Régions des Savanes, (toutes les 4) de la Kara (Dankpen et Kéran) et Maritime (Vo et Lacs).
Renforcer lengagement des décideurs, des donateurs et des autres partenaires à promouvoir les actions et à mobiliser les ressources en faveur des femmes et des enfants les plus démunis.
Sur le plan national il est manifesté une prise de conscience remarquable des communautés de base au sujet de la scolarisation de leurs progénitures. Cette prise de conscience des communautés de base sest traduite par une émergence décoles communautaires dites Ecoles dinitiative Locale (EDIL) dans les zones rurales et semi rurales dune part, et par un essor prodigieux de création détablissement privés laïcs tant au niveau de lenseignement du premier degré (le préscolaire et le primaire) de lenseignement secondaire général que de lenseignement secondaire technique et par une participation responsable massive des parents délèves dans le financement de léducation dans les zones urbaines dautre part.
Cest là une dynamique très importante, sinon très vitale pour léducation à récupérer, à canaliser, à organiser, à encourager, à stimuler et à gérer, au moment même où les sources de financement se rarifient pendant que la demande scolaire devient de plus en plus forte malgré les efforts déployés pour ralentir la poussée démographique. Sagissant de léducation de la femme et de la jeune fille, les Gouvernement a pris en 1997-1998 des mesures discriminatoires en faveur de la jeune fille en réduisant sensiblement les frais scolaires de la jeune fille. Il a négocié des projets déducation (BAD, BM et FAC) qui comportent des composantes relatives à la scolarisation et scolarité de la jeune fille. Il y a lieu de signaler les naissances de :
. Zonta Club de Lomé qui intervient dans lalphabétisation des jeunes filles et femmes analphabètes ;
. FETO (forum des Educatrices du Togo) antenne nationale togolaise du Forum des Educatrices Africaines (FEA ou FAWE ; Forum for African WOMEN EDUCATIONNALISTS) créé le 23 septembre 1998 et reconnu par le FAWE le 21 juillet 1999, vise essentiellement la promotion de la participation des filles et des femmes à tous les niveaux du système éducatif.
5 Coopération dans le cadre de lEPT
Dans les années 75, le Togo baignait dans le boom phosphatier et pensant avoir les moyens de sa politique, procéda à lélargissement sensible les infrastructures daccueil des apprenants tant au niveau du primaire que du secondaire. Mais à partir de 1980, eu égard à la crise financière et à la récession économique qui ont fait déferler les programmes dajustement structurel sur les pays en développement, la situation économique et financière du Togo était devenue moins bonne. Le Togo devait faire appel à laide extérieure pour honorer ses obligations dont celles relatives au financement de lenseignement.
Depuis 1990 la situation économico- financière qui semblait saméliorer a sombré à nouveau dans linstabilité financière sévère suite aux troubles socio-politiques doublés de grève générale illimitée (90-93) et de la dévaluation du FCFA de janvier 1994. Aussi le Togo éprouve-t-il encore dénormes difficultés à se donner les moyens de sa politique en matière de financement de léducation. Face à cette situation vraiment inconfortable, le Togo sappuie sur à la fois la coopération nationale et internationale dans le cadre de lEPT. Sur le plan national, il est permis de noter les communautés de base qui coopèrent avec le Gouvernement en fournissant les services déducation par la création des écoles dinitiative locale (EDIL) dont elles assurent les locaux, le mobilier, le personnel enseignant, le salaire subséquent et les matériels didactiques et fongibles dans les zones rurales surtout. Dans les zones urbaines, les communautés de base cest-à-dire les parents délèves participent volontairement aux cotisations en dehors des fais décolage, en vue de financer les constructions de salles de classe et lachat de matériel didactique, fongible voire les manuels scolaires.
Il y a lieu de signaler les initiatives privées qui interviennent massivement en milieux urbains dans loffre éducative sous forme détablissements scolaires privés laïcs. Cette offre éducative privée laïque concerne à la fois lenseignement général et lenseignement technique. Il faut aussi noter lappui non négligeable des institutions religieuses (Eglise Catholique, Eglise Evangélique Presbytérienne, Eglise Baptiste, Eglise des Assemblées d Dieu, la Religion musulmane) en matière dEPT.
Cf. Tableau : effectifs scolaires 1995-1996 (Document de Politique du secteur de léducation (1998).
Les organisations non gouvernementales (ONG) ne sont pas du reste. Il faut noter lONG Aide et Action qui non seulement appuie laction gouvernementale en construisant les bâtiments scolaires dans les zones rurales ou semi-rurales défavorisées mais mène une politique déducation hardie axée essentiellement sur lécole communautaire de qualité et sur la scolarisation et la promotion de la jeune fille tout en alliant la langue maternelle au français. Il faut citer dautres ONG comme Born Fonden, CARE International, PLAN International, lOIC. Il faut en fin citer le réseau des ONG intervenant dans léducation, le REPTO.
Lappui des médias se fait par le canal de la Radio nationale togolaise, de la TVT, des stations de radio privées ainsi que par la presse officielle et privée. Des ressources telles que : La Fédération des Associations des Clubs UNESCO (FTACU) lAssociation Française des Volontaires pour le Progrès (AFVP) interviennent de façon appréciables dans lEPT.
Sur le plan bilatéral, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, la Banque Islamique de Développement, le FAC, le DON Japonais, lUNICEF, le FNUAP, le PNUD, lUNESCO, lUE, le FENU, lAgence Internationale de Francophonie coopèrent étroitement avec le Togo.
Toutefois, parmi ces partenaires ceux qui coopèrent le plus étroitement dans la définition et la mise en uvre de la stratégie ou du plan daction sont :
LUNICEF, la Banque mondiale, le FNUAP, le PNUD, la BAD, lUE, AIDE et ACTION.
- INVESTISSEMENT
Bien que le Togo ait traversé des périodes remarquablement difficiles (socio-politiques, économiques et financières) depuis 1990 jusquau jour daujourdhui, il est légitime de reconnaître des changements significatifs dans les dépenses publiques affectées à léducation et par ricochet à lenseignement primaire, surtout au cours de ces dernières années suite à linsistance des institutions de Breton Woods sur limportance à attacher aux secteurs sociaux (cf. tableau).
Il y a eu des changements notables dans les dépenses du secteur privé en matière déducation de base. Dans les zones urbaines le secteur privé intervient de manière significative aussi bien dans lenseignement général que dans lenseignement technique et professionnel. Même certains initiateurs privés attendent davoir lautorisation requise pour créer des universités axées sur des filières de formation technique et professionnelle diversifiées et de surcroît à la pointe. Par exemple en 1995-1996, le privé laïc comptait et le privé confessionnel
dans lenseignement primaire.
Dans les zones urbaines, les communautés inscrivent leurs enfants dans les établissements privés où les frais dinscription et détudes sont bien plus élevés que ceux du public. Celles dont les enfants ont eu accès à lenseignement public, acceptent volontairement de cotiser pour financer et le fonctionnement et/ou la construction de létablissement.
Dans les zones rurales, les communautés se sont engagées à construire des écoles dinitiative locale (EDIL) ou écoles communautaires en vue de la scolarisation de leurs enfants. Comme on le constate, il y a eu des changements dans les dépenses des communautés et des ménages en matière déducation de base.
On note lassistance financière à léducation de la part des institutions financières internationales et des institutions du système des Nations unies (Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Banque Islamique de Développement, UNICEF, FENU, UNESCO, FNUAP) et dautres partenaires au développement tels que lUE (fonds stabex) et la France (FAC).
La BAD a construit 300 salles de classe, les logements de Directeurs décole et les IEPD dans la Région Centrale, acquis des manuels de lecture et de calcul pour tous les établissements du 1er degré.
La Banque Mondiale a construit 360 salles de classes et réhabilité 440 salles de classe sur toute létendue du territoire national. Il est programmé des manuels pour les 1er et 2ème Degrés. Il y a eu modifications dans la structure des dépenses de fonctionnement mais ces modifications en hausse demeurent insuffisante pour couvrir les besoins.
BILAN DES FINANCEMENTS ACCORDES A L'EDUCATION POUR TOUS (En millions de FCFA) |
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1990 |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
TOTAL | ||
| Budget d'investissement | Manuels | |||||||||||
| Construction de classes | *207,4 |
193,1 |
70 |
60 |
56 |
120 |
65 |
140 |
130 |
80 |
1121,5 |
|
| Nombre de salles | 39 |
43 |
77 |
159 |
||||||||
| BAD | Manuels | 807 |
807 |
|||||||||
| Construction de classes | 1852,27 |
1852,27 |
||||||||||
| Nombre de salles | 306 |
306 |
||||||||||
| BANQUE MONDIALE | Manuels | |||||||||||
| Construction de classes | 782,6 |
782,6 |
||||||||||
| Nombre de salles | 147 |
147 |
||||||||||
| Union Européenne | Manuels | |||||||||||
| Construction de classes | 1488 |
1488 |
||||||||||
| Nombre de salles | 282 |
282 |
||||||||||
| FENU | Manuels | |||||||||||
| Construction de classes | 431,1 |
431,1 |
||||||||||
| Nombre de salles | 82 |
82 |
||||||||||
| * Y compris les blocs administratifs, 2 bâtiments de laboratoire. | ||||||||||||
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