| L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays | ||
| Togo |
Education pour une vie meilleure
Léducation aujourdhui dépasse le cadre de lenseignement classique. Les médias, moyens par excellence de communication servent léducation. Ils atteignent à la fois un grand public et ciblent plusieurs domaines. Si léducation formelle est cloisonnée. les messages des médias utilisés à des fins éducatives touchent des personnes de tous âges et en tout lieu.
Dans le présent rapport, nous traiterons précisément de lutilisation des médias électroniques et imprimés à des fins éducatives. Nous aborderons :
les programmes éducatifs diffusés à lintention du grand public ;
les journaux et magazines comprenant des rubriques, des articles ou des suppléments à caractère éducatif
utilisation active des bibliothèques, musées et foire du livre pour promouvoir et soutenir léducation de base ;
théâtre de rue et autres formes de divertissement véhiculant des messages éducatifs ;
campagnes de mobilisation sociale pour sensibiliser et informer le public, par exemple pour la protection de lenvironnement, lhygiène, la vaccination des enfants.
I.A - LES PROGRAMMES EDUCATIFS DIFFUSES A LINTENTION DU GRAND PUBLIC
Le grand public reçoit chaque fois des émissions diffusées à son endroit par les médias électroniques : la télévision et les radios.
Ainsi, la télévision togolaise propose une gamme variée démissions éducatives : dans le domaine de la formation civique, la santé, la culture, les droits et devoirs du citoyen
Les radios (publiques comme privées), outre ces émissions que diffuse la télévision, initient des débats sur les problèmes des jeunes (la sexualité, le tabac, lalcool), la littérature, la religion, les femmes la lutte contre les MST/SIDA et les jeux radiophoniques qui testent la culture générale des élèves et étudiants, voire des adultes
Ces programmes tiennent compte aussi des problèmes de lanalphabétisation et avec lapport de certaines ONG, des émissions spécifiques sont réalisées.
II B - JOURNAUX ET MAGAZINES COMPRENANT DES RUBRIQUES, DES ARTICLES OU DES SUPPLEMENTS A CARACTERE EDUCATIF .
La presse togolaise, malgré son caractère essentiellement politique, accorde de la place à léducation.
2.1.- TOGO-PRESSE :
Le seul quotidien gouvernemental, outre son premier rôle dinformation, consacre plusieurs rubriques éducatives pour permettre aux populations togolaises des villes et campagnes, individuellement comme collectivement, dacquérir des connaissances, compétences et valeurs nécessaires à une vie meilleure et un développement rationnel et durable.
Ainsi la rubrique « Santé » permet aux adolescents et aux adultes de mieux cerner, selon le sujet abordé, un aspect des problèmes de santé qui se posent aux individus seuls ou en groupe.
Cest aussi un moyen de sensibilisation sur les grandes endémies tels que le sida et les autres maladies sexuellement transmissibles. La rubrique santé a aussi comme but de procurer aux hommes et aux femmes des connaissances en hygiène afin déviter les maladies.
« Le coin du citoyen » permet dinformer le citoyen togolais sur ses droits et devoirs, de lui faire connaître les institutions de la République, leur rôle et fonctionnement sans oublier la manière dont les hommes et les femmes sont nommés ou élus pour animer ces institutions. « Le coin du citoyen » est aussi un moyen déveiller et daiguiser le sens de patriotisme des togolais surtout après les troubles socio-politiques que le pays a vécu à partir de 1990.
A cela, il faut ajouter les rubriques économiques et culturelles qui ont une haute portée éducative en ce sens quelles mettent souvent laccent sur les méthodes et les moyens de développer son milieu de vie à partir de nos valeurs culturelles propres ou dailleurs pouvant sadapter à nos réalités. Il en est de même pour des technologies scientifiques appropriées.
Il y a aussi des rubriques comme « du bon usage de la langue de Molière », « Ce jour là » qui permettent aux gens denrichir leur vocabulaire et leur connaissance historique.
TOGO-PRESSE constitue aussi un relais pour presque tous les ministères, organisations non gouvernementales (ONG) et associations dans leurs activités déducation et de formation par la couverture médiatique des séminaires et autres activités organisées par ces organismes.
Quant à savoir si les objectifs visés ci dessus sont atteints, nous dirons oui tout en restant prudent.
En effet à chaque parution des lecteurs réagissent qui par des lettres, qui par des appels téléphoniques pour, demander des informations supplémentaires, présenter des félicitations ou relever certaines erreurs. Ce qui nous permet de dire que les gens apprécient ces articles. Laugmentation des ventes du journal est un signe aussi que les gens sintéressent à ce quotidien. Cest ainsi que sur demande pressante des enseignants une nouvelle rubrique portant sur des sujets dexamen en diverses matières verra le jour et permettra aux apprenants de mieux préciser leur connaissance pour réussir aux différents examens de fin dannée.
Il reste tout de même quun sondage ou une enquête à travers une étude sur le terrain nous donnera une idée précise sur limpacte de ces articles sur les populations et sil y a eu un changement significatif dans le comportement des gens après leur lecture.
2.2 Les journaux Privés
Outre Togo Presse, les journaux privés abordent les questions déducation à travers des rubriques variées.
Crocodile, bi-hebdomadaire dinformation dispose de plusieurs rubriques entre autres : Coin juridique qui sintéresse à léducation en matière de droit ; Eros, éducation sexuelle, vie de couple, conseil sur les problèmes damour ; Cuisine ; art culinaire : le coin du fonctionnaire : droits et devoir des fonctionnaires et une rubrique Education qui traite des questions spécifiques aux problèmes des élèves , enseignants, le système scolaire
Dautres journaux comme Aiguillon et le Génial se sont spécialisés en éducation. Ils publient beaucoup dinformations sur le milieu scolaire, des exercices, des sujets dexamens et leurs solutions. Ces journaux trop limités ont disparu.
Le Savoir juridique créé en 1991 informe les citoyens sur les droits et devoirs et fait du conseil juridique.
« Libre citoyen » et « Citizen Today » traitent prioritairement et exclusivement de léducation civique, droits et devoirs du citoyen et des questions denvironnement.
« La Source », journal pour enfants en bande dessinée, proposé aux jeunes enfants des jeux, éveiller leur imagination et leur curiosité, de la littérature, les sciences, lhistoire, des conseils en santé et se réserve des pages pour léducation par les contes et devinettes
« Camarade salut », journal de la confédération syndicale des Travailleurs du Togo, sensibilise ses membres sur les droits et devoirs des travailleurs.
« Femmes autre » sensibilise les femmes sur leur droit et devoir en société et offre des conseils en matière daffaires veuvage, de divorce, de droits de succession.
Quant à lEnclume du Temps et Maranatha, ils font de léducation religieuse.
2.3 Médias électroniques
La radio et la télévision constituent des moyens déducation par excellence en matière, de médias. A leur niveau, des émissions sont diffusées sur la santé, léducation, le planning familial, lalphabétisation, droits et devoirs des citoyens, la protection de lenvironnement. Certaines radios excellent dans les jeux radiophoniques qui participent à lédification de la culture générale chez les jeunes. Les radios privées comme Galaxy, Kanal FM, Nostalgie, Tropik FM, Radio Avenir conçoivent des émissions spécialisées sur lenvironnement, les jeunes, les problèmes de vie en société. Ce sont des émissions auxquelles les auditeurs participent créant en feed back très efficaces.
III. EDUCATION PAR LES AUTRES FORMES DE MOYENS DE COMMUNICATIONS
Nous narrêtons de parler de l« éducation pour une vie meilleure ». Il ne serait point abusif pour nous daffirmer que cette éducation doit prendre naissance dans les cendres des valeurs traditionnelles. Léducation transmet des connaissances mais toutes les connaissances ne sont pas toujours données par lécole formelle. Nul ne peut démentir que la culture est âme des peuples. Et cest ici seulement que lessentiel de léducation commence. Cette éducation sappelle léducation traditionnelle et mérite dêtre placée adéquatement dans le concept noble de culture traditionnelle. Que les hommes soient au Nord ou quils soient au Sud de la planète, ils saccordent sur la prééminence de la culture locale sur tout autre domaine dans lexistence de lhumanité universelle.
Au Togo, les différentes aires culturelles en général et le Département de la culture en particulier participent dans une certaine mesure à léducation des individus et des masses populaires. Le département de la Culture, du Togo, outre ses attributions principales de rechercher les richesses des peuples de ce pays, de les préserver, les sauvegarder et de les promouvoir, sattribue aussi la tâche denseigner leurs valeurs pour la connaissance profonde de soi et des autres à partir de la souche dorigine.
La culture en termes de valeurs et de message étant supporté par lart, il va sans dire que toutes les formes dart en Afrique véhiculent des messages cest-à-dire des connaissances qui sont perçues aussi aisément que difficilement et de ce dernier point de vue méritent dêtre expliquées aux jeunes, aux novices et au grand public.
On mesure jusquà quel point léducation nest plus aujourdhui la seule affaire du ministère de léducation . Elle est manifestement devenue un processus permanent, les gens apprenant à nimporte quel âge et nimporte quel lieu selon les besoins et les possibilités, en dehors du système scolaire formel. Cest bien ce que sattache à développer le ministère de la culture
Au nombre des activités qui sont effectivement menées et qui participent à léducation des masses populaires scolaires et non scolaires, adultes et jeunes sont multiples. Les plus significatives sont ainsi exposées dans la partie qui suit. Elles sont multisectorielles et il reste à signaler tout de même quelles relèvent des rôles dévolus au secteur culturel dans lapplication de sa politique culturelle dans le pays.
Le Ministère à charge de la culture gère lInstitut National de la Jeunesse et des Sports qui forme en quatre ans les Conseillers de Jeunesse et des Sports sur la pratique des activités sportives, la création, la gestion des groupes de jeunes pour le développement intégral. Le même ministère est encore le partenaire immédiat du Centre Régional dAction Culturelle (CRAC), une institution inter-Etat de formation des cadres Supérieurs et Agents dAction et de Développement culturel en Afrique, où le Togo inscrit toutes les années au cours desquelles le centre est fonctionnel, des stagiaires.
Il organise périodiquement des séminaires dinformation, de sensibilisation et de formation sur les politiques culturelles, le bien-fondé du soutien à laction culturelle.
Les Agents de laction culturelle et les Conseillers de Jeunesse favorisent sur lensemble du pays la création et lencadrement des clubs de jeunesse dans les activités intellectuelles et manuelles (petits métiers dart et dartisanat fait par des scolaires et des non scolaires), les activités de vacances (colonies de vacances, découvertes et camps chantiers), les jeux organisés pour les jeunes et les enfants scolaires et extrascolaires aux fins de favoriser le dialogue inter-culturel et la culture de la paix, les activités sociaux éducatives avec les scolaires et les non scolaires (culture agricole,, élevage, couture, menuiserie, maçonnerie, sculpture, tissage, tressage, animation socio-éducative (TV, radio, vidéo, théâtre, danses, initiation à la tradition orale en loccurrence les contes, les épopées, les légendes, les proverbes, les devinettes, les chansons traditionnelles )
La Direction de Livre même des activités relatives à la politique de la lecture et de gestion et promotion des bibliothèques de lecture publique. Depuis 1995, cette direction bénéficie lappui de la « Centrale du Projet Lecture Publique » qui aide à la gestion de vingt cinq bibliothèques publiques et quinze bibliothèques associées privées et financées par la mission de coopération française. A présent lexpérience est évolutive dans vingt-et-une préfectures et des séminaires de formation et de recyclage sont régulièrement organisés à lintention des bibliothécaires .
Dans les régions et préfectures, les bibliothécaires sont appelés à travailler avec les écoles pour drainer un nombre important délèves vers les bibliothèques et à aider les établissements scolaires à linitiation et encouragement des clubs de lecture dans les rangs des jeunes. Dans cet objectif il existe au Togo un mouvement de « Lecture Pour Tous » géré par des comités nationaux et préfectoraux quorganisent sur toute létendue du territoire des concours dotés de prix afin de susciter en la jeunesse et les adultes le goût de la culture par les livres
Dans le même ordre, il existe un projet de Lecture pour enfants qui organise des séances dinitiations des enfants à laccès aux livres.
Les confessions religieuses, les ONG, les établissements scolaires et autres organisations disposent des bibliothèques privées dont la participation à léducation nest pas négligeable.
Les centres de Lecture et dAdministration Culturelle (CLAC), appuyés par laide de lAgence de la Francophonie, sont un projet visant à planter des bibliothèques dans les milieux ruraux pour désenclaver ces milieux et créer des Structures qui favorisent laccès au livre et aux moyens modernes de communication. Ils développent les foyers déchange, dinformation, dactivités, de production (dalphabétisation des masses populaires, de la santé des communautés rurales . Cette tâche est assurée par des animateurs culturels formés et qualifiés.
La politique éditoriale est encore dynamique. Pour la plupart privée, les maisons dédition qui sinscrivent dans le patrimoine culturel du Togo distribuent dans lensemble du pays leurs produits au service des élèves, enseignants et chercheurs. Temporellement elles descendent dans les rues et vont vers les établissements secondaires et universitaires dans le bibliobus pour y vendre des livres à prix sensiblement rabaissés par rapport aux librairies de la place, une manière de favoriser laccès aux livres par le grand nombre de personnes.
Les actions de conscientisation et déducation du grand public concernant les fléaux sociaux touchant les problèmes de foyer, les problèmes de société, problèmes de scolarité, déducation des jeunes, les problèmes de santé reproductive et de sexualité responsable et protégée, les problème de lenvironnement, de sécurité routière et les problèmes de démocratie et ses corollaires, sont souvent soulevés par des groupes privés dartistes à travers les sketchs et les pièces théâtrales où évoluent également des artistes confirmés qui exercent leur fonction département de la culture. Ces préoccupations sont relayées et complètes par la Troupe « CARRE-JEUNE » qui poursuit les objectifs visant à améliorer la qualité des comportements quotidiens des Togolais en mettant laccent sur les questions de lheure :
Environnement
Démocratie
Protection de lenfant
Planning familial et protection sexuelle et MST/SIDA
Développement Humain Durable.
Toutes ces questions forcent la préoccupation de lEtat qui utilisent les groupes organisés, les conférences-débats, les colloques, les causeries, les ONG, associations et parties politiques, les émissions des radios et TV, les voyages et excursions, les centres sanitaires, éducatifs et culturels, comme moyens pour atteindre en plein à toutes les couches populaires.
Au Département de la culture, à travers son musée national, accueille des visites guidées des matériaux et des étrangers qui viennent découvrir les valeurs culturelles à travers les objets exposés. Ces expositions permettent de faire connaissance des objets émanant des différentes aires culturelles et la spécificité des ethnies du Togo. Concernant les objets, les explications quon en donne sont une preuve tangible de léducation au musée. La muséopédagogie, cest la part que prend le musée dans la politique de léducation dans le pays. En effet, le musée National de Lomé, le village artisanal et les musées régionaux accueillent des élèves étudiants et chercheurs qui y viennent pour satisfaire leurs ambitions intellectuelles. La valise pédagogique, le musée à lécole, consistait à se rendre dans les écoles avec les objets muséaux facilement portables à des fins pédagogiques dans les salles de classes. Mais malheureusement cette expérience sest vite estompé faute de moyens de transport adéquats. Celle du village artisanal se poursuit et développe davantage avec la formation des jeunes artisans pluridisciplinaires. Dans les musées du Togo, lhistoire est aussi donnée sur les anciens gouverneurs, les traités et alliances conclu par les chefs locaux et les colons ; lhistoire est également donnée sur les itinéraires géographiques par lesquels on peut retracer aisément les différents flux migratoires sur la côte Togolaise et Ouest-Africaine.
Linitiative du Festival des Meilleurs spectacles scolaires (FEMESCO) na pas fait long feu à cause de problèmes divers.
Cependant, bien des projets sont conçus et restent aujourdhui dans les tiroirs faute de moyens pour les démarrer. Entre autres, on peut citer.
Dans le domaine des Arts Plastiques et de lArtisanat;
créer à lintérieur du pays des centres régionaux de Promotion artistique et artisanale (CREPA) ;
instituer une semaine nationale des Arts et Traditions (SENAT) ;
Dans le domaine du Livre ;
créer une Foire Internationale du Livre (FIL) ;
créer un Salon du Livre (S.L.) ;
construction de 24 autres bibliothèques.
Dans le domaines des centres de Lecture et dAnimation Culturelle (CLAC) : achat dappareils adéquats pour favoriser la culture des masses populaires reculées desservie par le projet CLAC ; formation des animateurs culturels en nombre suffisant, ceci ne devra pas être possible sans la réouverture préalable de la filière des animateurs culturels au Centre Régional dAction Culturelle (CRAC)
Dans le domaine du Musée national, des Sites et Monuments Historiques. Envoyer des agents au recyclage et en formation en muséologie pour en faire de véritables animateurs des musées . Dans le domaine des Arts du Spectacles, stage de perfectionnement du personnel technique en la matière repérage des talents afin de les encadrer et uvrer à leur perfectionnement
Impact de ces divers cannaux déducation sur les comportements de la population
Les chiffres suivants traduisent le comportement des uns et des autres dans la recherche de lamélioration de la vie suite par exemple aux programmes et messages éducatifs diffusés par les médias en vue de renforcer lenseignement dispensé en classe, dappuyer les campagnes locales qui touchent les personnes de tous âges à leur domicile. Les statistiques qui ont le plus retenu lattention sont relatives à la planification familiale, à la santé de la mère et de lenfant, aux maladies sexuellement transmissibles et au SIDA.
Pour ce qui est de la planification familiale, les résultats montrent que 96% des femmes interrogées ont déclaré connaître au moins une méthode de contraception tandis que 93% ont déclaré connaître une méthode moderne. La connaissance de la contraception moderne est quasi-universelle aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Les campagnes intenses dInformation, Education et Communication (IEC) en matière de planification familiale menées dans le pays au cours de la décennie pourraient expliquer cette connaissance des méthodes modernes de contraception.
En sintéressant aux femmes, il est constaté que 63% ont déjà utilisé, au moins une méthode contraceptive. Parmi les méthodes modernes, le condom est utilisé par 16% des femmes, 8% pour les pilules et 5% pour linjection.
CONNAISSANCE ET UTILISATION DE METHODES CONTRACEPTIVES (PAR LES FEMMES, en %) |
|
Une méthode de contraception |
96% |
Méthodes modernes |
93% |
Condom |
16% |
Pilules |
8% |
Injection |
5% |
Une des méthodes contraceptives |
63% |
Pour ce qui est de la période féconde, un peu moins du quart des femmes (24%) identifient avec exactitude leur période féconde, 19% en ont une connaissance douteuse tandis que 57% ne savent pas situer correctement cette période.
CONNAISSANCE PAR LES FEMMES DE LEUR PERIODE DE FECONDITE (en %) |
|
Connaissance exacte |
24% |
Connaissance douteuse |
19% |
Aucune |
57% |
La connaissance de cette méthode contraceptive influence la fécondité. Il en ressort quen général le pourcentage de femmes ne désirant plus denfant augmente régulièrement avec le nombre denfants survivants aussi bien en milieu urbain quen milieu rural. Toutefois, les femmes actuellement mariées du milieu urbain désirent plus fréquemment limiter leur naissance que les femmes du milieu rural (33% contre 27%) pour (3 enfants contre 5). Le coût de la vie y oblige.
DESIR DE LIMITATION DES NAISSANCES PAR LES FEMMES SELON LEUR MILIEU DE RESIDENCE (en %) |
||
Urbain |
33% |
3 enfants |
Rural |
27% |
5 enfants |
Concernant la santé de la mère et de lenfant, lon note que la totalité des naissances urbaines (95%) ont reçu des soins prénatals contre 78% des naissances rurales. Au niveau régional, les femmes de la région des Savanes sont allées plus fréquemment en consultations prénatales (86% des naissances) que celles des autres régions, 80% des naissances pour les Plateaux.
CONSULTATIONS PRENATALES |
|
Urbain |
95% |
Rural |
78% |
Région des Savanes |
86% |
Région des Plateaux |
80% |
Entre 60% et 75% des naissances sont protégées par le vaccin antitétanique. 49% des accouchements ont eu lieu dans des établissements sanitaires. Il faut remarquer que lutilisation des services de santé pendant laccouchement est plus fréquente chez les femmes les plus jeunes (54% chez les moins de 20 ans contre 41% chez celles âgées de 35 ans ou plus).
Pour le traitement de la diarrhée avec la solution de réhydratation orale ( SRO), il est observé que plus dune mère sur deux (54%) connaissent les sachets SRO, beaucoup en milieu urbain (68%) quen milieu rural (49%).
Les infections respiratoires aiguës (IRA) constituent lune des principales causes de décès denfants dans les pays en développement et le traitement de cette infection dans un établissement sanitaire évolue : 26% des enfants ayant eu une IRA ont été amenés dans un établissement sanitaire au cours des deux semaines ayant précédé lenquête. Au niveau régional, les enfants de la région des Savanes ont reçu plus de soins dans un établissement de santé que ceux des autres régions surtout ceux de la région Maritime (34% contre 18%). La fréquentation des établissements de santé était également plus importante chez les enfants du milieu urbain et chez ceux dont la mère a le niveau dinstruction secondaire ou plus (respectivement 46% et 47%) que chez ceux du milieu rural et chez ceux dont la mère na pas dinstruction (respectivement 21 et 20%).
TRAITEMENT DES ENFANTS DANS UN ETABLISSEMENT DE SANTE SUITE A UNE IRA (INFECTIONS RESPIRATOIRES AIGUËS) |
|
Milieu de résidence |
|
Lomé |
47,3% |
Urbain |
46,2% |
Rural |
20,7% |
Régions |
|
Ensemble Maritime |
26,5% |
Plateaux |
19,4% |
Centrale |
26,2% |
Kara |
30,8% |
Savanes |
33,7% |
Niveau dinstruction de la mère |
|
Aucun |
19,8% |
Primaire |
33,9% |
Secondaire et plus |
47,4% |
Ensemble des enfants |
26,2% |
La lutte contre les maladies sexuellement transmissibles (MST) et le SIDA constitue une préoccupation majeure de la politique sanitaire au Togo. Les mesures prises dans le cadre du programme national de lutte contre le SIDA (PNLS) nont pas encore pu arrêter leur évolution. La collecte des informations sur le SIDA et les MST permet dévaluer les comportements et les attitudes des populations face à ces deux types de maladies. Il a été constaté que 3 femmes sur quatre (75%) connaissent au moins une MST. La plupart des femmes qui connaissent au moins une MST ont cité le SIDA (74%) comme MST, suivi de la gonococcie (27% ) et la syphilis (10%).
Les MST sont plus connues en milieu urbain (88%), en particulier dans la capitale (91%) quen milieu rural (67%). Sur le plan régional, les femmes de la région des Plateaux suivies de celles de la région Centrale connaissent moins les MST que celles des autres régions (respectivement 65% et 67% contre 82% dans la région Maritime). Le niveau dinstruction paraît être la variable qui influe le plus sur la connaissance des MST. Alors quelle est quasi-universelle chez les femmes ayant le niveau dinstruction secondaire (97%), la connaissance des MST est relativement faible chez les femmes non instruites (63%).
CONNAISSANCE DES MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES |
||||||
FEMMES |
HOMMES |
|||||
Caractéristique |
Syphilis |
Gonococcie |
Sida |
Syphilis |
Gonococcie |
Sida |
Milieu de résidence |
||||||
Lomé |
20,1% |
42,6% |
89,2% |
44,4% |
77,7% |
96,7% |
Autres villes |
15,3% |
42% |
84,1% |
39,9% |
77,1% |
95,9% |
Urbain |
18% |
42,3% |
86,9% |
42,3% |
77,4% |
96,3% |
Rural |
4,8% |
17,9% |
65,4% |
17,8% |
55,5% |
87% |
Régions |
||||||
Ensemble Maritime |
14,8% |
9,4% |
80,9% |
33,6% |
66,1% |
92,1% |
Plateaux |
5,8% |
22,8% |
63,4% |
29,4% |
60,9% |
89,7% |
Centrale |
7,2% |
29,1% |
66% |
15,9% |
63,8% |
90,4% |
Kara |
7,7% |
37,6% |
76,8% |
17,1% |
72,3% |
87,4% |
Savanes |
2,5% |
11,6% |
69,4% |
12,6% |
44,3% |
88,5% |
Niveau dinstruction |
||||||
Aucun |
1,8% |
9,5% |
61,5% |
4,8% |
40,8% |
81,6% |
Primaire |
7,6% |
28,9% |
79,1% |
17,9% |
53,4% |
87,4% |
Secondaire ou plus |
36,3% |
73,1% |
96,1% |
46,9% |
85,2% |
98% |
Ensemble |
9,7% |
27,1% |
73,5% |
26,7% |
63,4% |
90,4% |
En ce qui concerne le traitement et le comportement face aux MST, plus de 4 femmes sur 5 ayant souffert dune MST ont cherché un traitement ou un conseil (81%) ou informé leurs partenaires (89%). Toutefois, seulement 27% ont utilisé des médicaments pour traiter leur MST et seulement 30% ont évité davoir des rapports sexuels et lutilisation du condom était faible (2%). Chez les hommes ayant une MST, il est à noter que si plus des ¾ ont cherché un traitement ou un conseil (77%), seulement 3 hommes sur 10 (30%) ont utilisé un médicament.
Par ailleurs, moins de la moitié (43% des hommes) ont informé leurs partenaires et seulement 38% ont évité davoir des rapports sexuels alors que lutilisation du condom est faible (4%).
Pour ce qui est du SIDA, la connaissance de la maladie est quasi-universelle chez les femmes (96%) comme chez les hommes (98%). Concernant sa prévention, plus de 9 femmes sur 10 (91%) ont cité au moins un moyen de prévention contre le SIDA. Les moyens les plus cités sont : avoir un seul partenaire sexuel (38%) suivi de lutilisation du condom (34%). Chez les hommes, lutilisation du condom vient en 1ère position (55%) suivie du fait davoir un seul partenaire (34%). Dans lensemble, 95% des hommes ont cité au moins un moyen de prévention contre le SIDA.
Les principales sources dinformation citées pour la connaissance du SIDA sont pour les femmes : les amis et les parents (62%), la radio (47%), les agents de santé (32%) et la télévision (23%). Chez les hommes, la radio est la 1ère source (69%), les amis et les parents (41%), la télévision (36%)et enfin les agents de santé (23%). Les journaux et magazines, les dépliants et prospectus ainsi que léglise et la mosquée sont peu cités comme sources dinformations sur le SIDA.
Lévaluation globale de lopérationnalité de la stratégie de plan et des programmes est mitigée sinon elle na pas atteint les attentes escomptées. En effet, lefficacité de la stratégie du plan et des programmes supposait de réaliser le triangle du renforcement des capacités dont les trois angles sont : le développement institutionnel le développement des ressources humaines et lenvironnement politique. Or il est permis de remarquer que du point de développement institutionnel, on note une insuffisance institutionnelle de conception, de planification et de suivi. Pour preuve parmi tant dautres, le Conseil Supérieur de lEducation Nationale. Dans le domaine des ressources humaines le résultat nest pas plus édifiant dans la mesure où toutes les formations prévues ont été à peine entamées ou timidement réalisées. Sagissant du 3ème point, il est permis de reconnaître que , depuis 1990 jusquà nos jours, lenvironnement politique na pas été de nature à favoriser la réalisation optimale du plan, de la stratégie et des programmes. Par ailleurs la stratégie, le plan et les programmes majeurs adoptés étaient trop ambitieux eu égard aux ressources propres disponibles, à la conjoncture internationale et à lenvironnement politique. Sagissant de lutilisation des ressources disponibles, il y a lieu de distinguer les ressources matérielles, humaines et financières.
Concernant lutilisation des ressources humaines on peut faire ce constat :
Cas courant : 1 maître pour 15 élèves en CM2 contre un maître pour 80 ou 120 élèves en CP1 ;
Conséquence : un nombre considérable de maîtres agglomérés et sous employés en zones urbaines ; un nombre important de maîtres sous employés en CM1- CM2 et des maîtres sur employés en CP1-CP2. Cest un exemple parmi tant dautres.
Quand à lutilisation des ressources matérielles et financières ont peut, tout en estimant quelles ont été bien utilisées, dire quelles auraient pu être mieux utilisées. La preuve cest que les résultats semblent ne pas être en rapport avec les moyens déployés et peu satisfaisants. Les deux ou trois principaux acquis en matière dEPT depuis 1990.
la dynamique des communautés de base en matière doffre éducative (EDIL) et de financement de léducation (cotisations volontaires des parents délèves) dune part et lémergence importante du secteur privé dans loffre éducative (établissements privés laïcs denseignement général et technique professionnel) dautre part.
Problèmes rencontrés et prévus
9-1 Au niveau des jardins dEnfants
9-1-1 Problèmes dencadrement pédagogique
Inexistence notoire et criarde de moyens logistiques pour assurer le suivi pédagogique des jardinières et jardiniers denfants ;
Raison : manque de personnel. Cela explique la raison pour laquelle une seule personne cumule la responsabilité des Inspecteurs de trois régions économiques.
Lin capacité du secteur public à satisfaire à la demande scolaire en matière de jardins denfants a amené le Gouvernement à inciter le secteur privé à sinvestir dans ce domaine.
9-1-2-1- Problèmes du Secteur Privé
Le secteur privé suppléant lEtat en matière doffre scolaire pour la petite enfance est confronté aux problèmes ci-après :
9-2 Centre de promotion de la petite enfance
Difficultés :
9-3 Education des personnes handicapées ou éducation spécialisée
Problèmes
9-3-1 Personnes handicapées motrices
-Problème de déplacement
9-3-2 Personnes handicapées mentales
9-3-3 Infrastructure
9-3-4 Problème dencadrement pédagogique
9-4 Universalisation de léducation primaire (ou de tout autre niveau plus élevé considéré comme « fondamental » dici à lan 2000
9-4-1 Problèmes ou difficultés
(1)- Insuffisance dinfrastructures daccueil des apprenants , effectifs pléthoriques (100 à 200 élèves par classes)
(ii)- Manque de manuels scolaires et de matériels didactiques
(iii) Insuffisance des enseignants et sous qualification des enseignants (75 % des enseignants nont pas de reçu de formation initiale).
(iv) Conditions de travail peu favorables pour élèves et enseignants
(v) Manque de carte scolaire véritable
(vi) Manque dun plan national de perfectionnement de recyclage des enseignants
(vii) Problèmes financiers
(viii) Non motivation des enseignants
(ix)- Faible scolarisation des filles
(x) Insuffisante efficacité interne et externe
9-4-2 Problèmes liés à la réduction du taux dalphabétisation des adultes
-Le seul problème majeur est le manque de moyens financier.
9-4-3 Expansion des services déducation fondamentale et des formations à dautres compétences essentielles aux adolescents et adultes (METFPA MS MJSC MENR MAEP- MAPF MERF)
Problèmes :
9-4-4- Education pour une vie meilleure
Problèmes :
10- Prise de conscience collective, volonté politique et capacités nationales
Sont plutôt remarquables à apprécier au travers des faits suivants :
(i)- Augmentation sensible dans le secteur public des salles de classe depuis 1990 jusqualors malgré
lenvironnement politique et financier difficile.
(ii)- Croissance galopants de la demande scolaire et augmentation sensible du taux de scolarisation.
¨¨, dans les zones urbaines et semi-urbaines.
(iii)- Remarquable développement de loffre scolaire privée laïque, dans les zones urbaines et semi-urbaines.
( )-Emergence rapide et considérable des Ecoles dInitiatives Locales (EDIL) dans les zones rurales enclavées ou non mal desservies par lEtat.
( )- Soutien et participation volontaire au financement de léducation par les ménages, ou les communautés de base malgré la faiblesse de leurs revenus.
10-2-Les preuves de lenseignement du Gouvernement à atteindre les objectifs et buts nationaux dEPT.
sont entre autres :
-dans les documents de déclaration de politique nationale du secteur de léducation et de la formation, lenseignement primaire a été toujours considéré comme la priorité des priorités ;
-la restructuration du Ministère de lEducation Nationale et de la Recherche entraînant de la décentralisation de léducation (décret n°92-195/PM portant réorganisation du Ministère de lEducation Nationale et de la Recherche Scientifique du 12-08-92).
-LARRÊTE n° 052/MEN-R du 12 mai 1997 fixant les règles dorganisation et de fonctionnement des Directions Régionales de lEducation (DRE).
-La nomination effective des Directeurs Régionaux de lEducation le O7 Juin 1997.
-La création de nouvelles Inspection de lEnseignement du 1er Degré (410 EPD contre 35).
-La formation de nouveaux Inspecteurs et de nouveaux Conseillers Pédagogiques.
-Le Gouvernement pilote actuellement plusieurs projets importants destinés essentiellement à lamélioration du rendement interne et externe de lEnseignement Primaire. Il sagit notamment de :
(1)- le Programme dAppui à la Gestion de lEducation (PAGED) couvrant le territoire national ;
(2)-le deuxième projet éducation financé par la Banque Africaine de Développement implanté dans la région centrale (BAD II) ;
-Le Don Japonais
(3)-Le Projet FAC
(4)-Le Projet FENU
(5)-Le Projet BID
(6)-Le Plan cadre dOpérations du Programme de Coopération TOGO-UNICEF (1997-2001)
-Le Fonds Stabex (UE)-
- Laction de divers départements ministériels en faveur de lEPT en dehors de celles du Ministère de lEducation Nationale et de la Recherche ;
-.Louverture du secteur de léducation et de la formation au secteur privé laïc et confessionnel ;
-. Subvention de Etat aux Confessionnels ;
-. Lautorisation dimplantation tous azimuts des média privés qui interviennent en faveur de lEPT ;
-. Laction des média dEtat en faveur de lEPT.
Sur la base de lexpérience accumulée depuis 1990.
1.- Peut être considéré comme faiblesses des départements, des collectivités locales et des autres partenaire ce qui suit :
-Le manque ou linsuffisance de planification prévisionnelle et de suivi.
-. Le manque ou linsuffisance de coordination entre les différents partenaires.
-. Le manque de véritable partenariat.
-. Difficultés à mobiliser les fonds.
-. Le manque de ressources matérielles, financières, humaines.
-. Manque dassociation ou de participation des communautés de base à la prise de décision, à la gestion de la chose éducative.
-.Ignorance parfois des communautés de base sur ce sui leur est prioritaire.
-. Manque de prise de conscience sur lutilisation à bon escient des matériaux locaux.
-. Manque de prise en compte des points de vue des bénéficiaires de projets par le partenaire octroyant le projet (diktat des donateurs).
-. Manque de récupération de la dynamique participation des communautés de base au financement de léducation (cotisations parallèles des parents délèves, dune part et des EDIl dautre part).
2.- Peut être considéré comme forces majeures ce qui suit :
11.- EVALUATION GLOBALE DES PROGRES ACCOMPLIS
Ce qui a été prévu a été à peine entamé. Le plan était ambitieux, peu réaliste et lenvironnement politique et financier na pas été favorable pour accomplir des progrès sensibles.
11.1 LEveil et la Protection de la Petite Enfance
Léveil et la protection de la petite enfance a connu en certain regain dampleur. Les jardins denfants et les centres de promotion de la petite enfance se retrouvent sur toute létendue du territoire, les jardins denfants
Etant essentiellement concentrés dans les urbaines aux activités économiques.
Le suivi des enfants au cours préparatoire (cp) montre que :
Les centres de Promotion de la Petite enfance sont bien appréciées par les parents qui, handicapés par le manque pécuniaire, font preuve de manque de volonté dans la prise en charge des enfants et des mères encadreurs. Au nombre 40 sur toute létendue du territoire national, les centres de promotion de la petite enfance qui ont repris leurs activités en 1997 préalablement suspendues pour grève, ont couvert un effectif de 1 641 enfants répartis comme suit :
Malgré la faiblesse de couverture, il se dégage une prise de conscience collective importante.
La situation relative à léducation des personnes handicapées (éducation spécialisée) nest pas meilleure. Toutefois on note également une prise de conscience des populations en la capacité des handicapés à se prendre en charge dune part et une demande croissante de scolarisation pour handicapés.
Des activités ont été accomplies en faveur des enfants pauvres et déshérités aussi bien par des services publics que par des organisations non publiques et des institutions confessionnelles. Malheureusement bien dinformations ne sont pas disponibles.
11-2 LUniversalisation de lEducation primaire (ou de tout autre niveau déducation plus élevé considéré comme « fondamental » dici à lan 2000).
Lexamen du plan daction EPT (6-15 ans) montre que les objectifs dudit plan sont globalement très atteints. Les stratégies et les activités au programme du plan daction ont connu une timide exécution durant la période retenue.
Entre 1995 et 1999, les Ecoles Normales dInstituteurs (ENI) de NOTSE et de KARA ont, dans le cadre des formations initiales, formé 1035 instituteurs de niveau baccalauréat sur 8000 prévus soit 12,93 % et recyclé 1 114 enseignants toutes catégories confondues ; 1084 directeurs décole ont été également recyclés entre 1990 et 1992.
La formation des Inspecteurs de l Education Nationale a été la plus remarquable sur la période : lInstitut National des Sciences de lEducation (INSE) a formé 19 inspecteurs sur 20 soit 95 % ; on dénombre 52 conseillers pédagogiques formés sur 1000 prévus soit 5,2 % (public et confessionnel confondus).
Les statistiques sur léquipement des salles de classe ne sont pas disponibles. Cependant dans le cadre de laménagement de lenvironnement scolaire, il a été programmé dans le PAGED, le des actions ci-après :
a)- Fourniture de matériel pédagogique
Des manuels scolaires dun coût total de 50 millions.
b)- Formation et recyclage des enseignants
Au titre du PAGED :
Pour un coût total de 2 milliards 50 millions
Au titre du FAD II / BAD :
pour un coût total de 274 millions 200 mille
Au titre du BIE / TOGO
pour un coût total de 42 millions.
Les émissions pédagogiques à la radio et à la télévision sont rares ( 2 en moyenne par an). La formation à distance par le FAD-Education couvre tout le territoire et concerne 2 160 directeurs décoles primaires.
Les salles de classe passent de 12 791 en 1993 à 18 549 en1997 soit une moyenne de 1439 / an. Si très peu décoles sont dotées de latrines et de points deau potable, les bibliothèques, laboratoires et logements pour enseignants sont quasi inexistants.
Très peu décoles disposent dinstallations sportives, de jardins et de champs scolaires dignes de ce nom.
Les activités génératrices de revenus (AGR) concernent surtout lélevage des ovins, des volailles, des porcins, le maraîchage, la fabrication de savon et de pommade. Elles sont menées dans 259 écoles sur toute létendue du territoire national ( DGEPDTD).
Le contenu des programmes dans son ensemble nest pas révisé ; néanmoins certains disciplines ont été améliorées (calcul). Dautres ont subi dinnombrables aménagements telle que léducation civique et morale par lintégration des éléments des droits de lhomme, déducation en matière de population et de développement durable et déducation en matière de protection de lenvironnement et de protection contre les maladies sexuellement transmissibles et contre le VIH SIDA (MSI/SIDA). Lon note également que les notions dagriculture, délevage , déducation en matière de population et de vie familiale, des droits de lhomme, de paix etc ne sont pas encore introduites dans les programmes de formation initiale des enseignants dans les Ecoles Normales dInstituteurs.
Le syndicat des enseignants laïcs du Togo (SELT) a formé jusquen 1996, 1200 enseignants et 67 formateurs des formateurs en activités créatrices manuelles (A.C.M.), en activités créatrices sur textiles (A.C.T.) et en initiation à la technologie (I.T.). Les Inspecteurs et les Conseillers pédagogiques sont également sensibilisés à ces activités. Ce projet déjà mis en uvre dans une vingtaine décoles attend dêtre généralisé.
On note :
Sagissant de léducation spécialisée, on note 14 centres pour non voyants, sourds, déficitaires mentaux et physiques mis en place par des privés à Dapaong, Kara, Kpalimé, Togoville et Lomé. Aucune donnée statistique nest disponible concernant leffectif des formateurs , des formés et sur les équipements dans ces centres. Il en est de même pour les émissions sur les média à propos des programmes et des activités pédagogiques y afférentes.
Au niveau de lalphabétisation des adultes il faut signaler également que lenvironnement politique et financier particulièrement affecté depuis 1990 jusquaujourdhui na pas été favorable à la réalisation des progrès. Ainsi peut-on dire sans risque derreur que le résultat est globalement négatif. Le seul élément positif à retenir est relatif à la sensibilisation des populations à la lutte contre lanalphabétisme. Cette sensibilisation a si bien touché tous les coins du pays que la Direction de lAlphabétisation narrive pas à faire face aux demandes.
Le nombre de femmes alphabétisées ces dernières années (1995 1998) a été supérieur à celui des hommes ( 15 967 femmes contre 10 183 hommes). Ce qui va dans le sens de la de Jomtien.
LEtat, faute de moyens financiers, ne fait plus de lalphabétisation ces dernières années. Cette tâche est dévolue aux sociétés parapubliques (SOTOCO- qui fait de lalphabétisation fonctionnelle) et aux ONG et Associations et Institutions religieuses (alphabétisation traditionnelle). Le problème majeur auquel la Direction de lAlphabétisation nest confrontée est le manque de moyens financiers et matériels.
Lexpansion des services déducation fondamentale et des formations à dautres compétences essentielles aux adolescents et aux adultes est le secteur qui, en principe, devrait fournir des résultats prégnants à linstar de ceux relevant du Ministère de la Santé dont nous disposons.
Malheureusement faute de moyens financiers et matériels, léquipe dévaluation na pas pu recueillir les données des activités accomplies au niveau des départements suivants :
- Ministère de la jeunesse, des Sports et de la Culture ;
Ces différents services donnent une éducation et une formation à dautres compétences essentielles aux adolescents et aux adultes, qui permettent à ces derniers qui les reçoivent de sinsérer dune manière ou dune autre dans la vie active, de se prendre en charge.
LEducation pour une vie meilleure est ce que lon peut encore appeler lécole informelle ou lécole de la rue. Elle touche tout le monde même les analphabètes. Elle participe en matière dEPT au Togo à donner de linformation qui confère un savoir, un savoir être et voire un savoir faire. La multiplicité des médias : presses parlées, écrites, différents journaux ou périodiques, la radio publique, les radios privées, la Télévision Togolaise, les presses écrites officielles et privées, les radios rurales, les théâtres, danses, contes etc. ; témoigne en somme de la santé de lEPT en la matière.
Mais faut-il informer, associer les médias dEtat ou privées à cette action de lEPT.
En définitive on peut conclure que globalement les résultats sont loin datteindre les attentes dans les différents domaines de lEPT. Il y a lieu de repenser lEPT au seuil du 3ème millénaire afin que dici lan 2010 ou 2020 la majeure partie de la population togolaise ne soit tombée dans lanalphabétisme.
FIN