| L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays | ||
| Tunisie |
| Page précédent | Page suivant |
- Ladaptation de la vie scolaire dans ces établissements aux conditions de vie de la famille dans les centres urbains ( travail des parents à plein temps).
Lécole privé offre à ce niveau un service particulier en assurant la garde des enfants tout au long de la journée .
A cet effet ces institutions sont équipées de cantines et dinfrastructure permettant lencadrement des élèves par des activités culturelles et sportives hors de lhoraire réservé à lenseignement.
Au niveau du secondaire, lenseignement privé présente une alternative de rattrapage pour les élèves qui éprouvent des difficultés dapprentissage au sein des écoles publiques. Beaucoup délèves, ayant épuisé les possibilités de sinscrire dans les établissements scolaires publiques, sont admis dans les écoles privées. Cette situation traduit en réalité la diversité et la complexité des besoins dapprentissages des enfants et des adolescents auxquels le modèle collectif napporte pas toujours la réponse adéquate . Lenseignement privé agit dans ce contexte en tant que structure complémentaire du secteur public, et ce, dans le cadre de deux perspectives convergentes :
- Permettre aux jeunes ayant épuisé les possibilités détudier dans le secteur publique de poursuivre normalement leurs études.
- Préparer une bonne partie du public des écoles privées à réintégrer les institutions du secteur publique surtout au niveau du deuxième cycle de lenseignement de base.
Chaque année, un concours dintégration dans les établissements publics est organisé au niveau de la 2ème de lenseignement secondaire (5ème année de lancien régime) . Les élèves des institutions privées participent aux examens nationaux de lenseignement de base et de lenseignement secondaire cest à dire lexamen régional de la fin de la 6ème année de lenseignement de base, lexamen de fin de lenseignement de base (fin de la 9ème année) et le baccalauréat.
Données globales relatives au 1er cycle de lenseignement de base privé .
Nombre décoles |
Classes élèves |
Effectif |
Enseignants |
|
Garçons |
Filles |
|||
39 |
367 |
5060 |
4625 |
512 |
9685 |
||||
Données globales relatives au 2ème cycle de lenseignement de base et au secondaire privé.
Nombre détablissements |
Classes élèves |
Effectif |
Enseignants |
|
Garçons |
Filles |
|||
337 |
2887 |
47027 |
23272 |
11718 |
70299 |
||||
III-2-3- Les Projets Educationnels au premier cycle de lenseignement de base .
III-2-3-1- LEducation en matière de santé .
Réalisé depuis 1988 avec la collaboration de lUNICEF ,ce projet concrétise certaines recommandations de la déclaration mondiale des droits de lenfant visant à aider les élèves à prendre conscience des principaux problèmes inhérents à la santé ( nutrition, hygiène, santé mentale ) et à lenvironnement.
Les objectifs généraux de ce projet visent entre autres à faire :
* Connaître les règles dhygiène.
* Prendre conscience des incidences de la santé de lindividu sur le bien-être et léquilibre de la société.
* Utiliser à bon escient et au moment opportun les moyens préventifs appropriés.
* Acquérir des habitudes alimentaires saines.
Les tâches réalisées dans le cadre de ce projet consistent à
:- élaborer des guides permettant daider les maîtres à intégrer les concepts de base de léducation en matière de santé dans les différentes disciplines scolaires.
- dispenser la formation nécessaire aux différents intervenants (Inspecteurs, assistants pédagogiques et enseignants) en vue de garantir lefficacité et la continuité de cette action dans ce domaine.
Depuis 1996, date de la parution du dernier guide, lEducation en matière de santé est une partie intégrante de la programmation des enseignements.
III-2-3-2- LEducation en matière de population.
Réalisé dans le cadre du 5ème programme de coopération entre la Tunisie et les Fonds des Nations Unies pour la Population (198361998) , ce projet, vise lintégration de léducation en matière de population dans les différentes disciplines scolaires du premier cycle de lenseignement de base . A cet effet, des guides se rapportant aux six années du cycle primaire ont été élaborés, expérimentés et diffusés .Ce travail a été soutenu par une action de formation des différents intervenants sur le terrain .
Les objectifs généraux de léducation en matière de population peuvent être résumés comme suit
:Lélève doit être capable de:
- prendre conscience de la relation entre la croissance de la démographie et le développement économique et social, et des problèmes de population qui en découlent
- déterminer les facteurs liés aux problèmes de population en vue de préconiser leurs retombés
- acquérir des attitudes garantissant sa contribution à leffort de changement permettant de surmonter les obstacles entravant le développement.
- agir en fonction des nécessités déquilibre entre ressources et besoins pour promouvoir la qualité de vie .
Les tâches essentielles réalisées dans le cadre de ce projet se résument à
:- Lélaboration des guides pour les maîtres afin de déterminer le cadre pédagogique dintégration de léducation en matière de population dans les différentes disciplines scolaires.
- Lorganisation de séminaires et de journées de formation à lintention des encadreurs afin de présenter les documents élaborés et de lancer le débat sur les problèmes scientifiques et pédagogiques relatifs à léducation en matière de population .
- Lorganisation de journées de formation pour les directeurs détablissements primaires et les enseignants concernés par le projet .
- Lémission de textes et de circulaires ministériels sur lintégration de léducation en matière de population dans les différentes disciplines .- La mise à la disposition des formateurs dun ensemble doutils pédagogiques. Ces outils sont essentiellement constitués de livres de référence et des instruments nécessaires à la formation.
III-2-3-3- LEducation pour la paix
Le projet « Education pour la paix » que le Ministère de lEducation a entrepris de réaliser en collaboration avec le Croissant Rouge Tunisien est destiné à lenseignement de base. Il doit sa naissance aux cahiers pédagogiques pour la diffusion du DIH produits par la Fédération Internationale des sociétés de la croix rouge et du croissant rouge et le CICR . Ce projet a pour but de doter lenfant dès les premières années de scolarité des acquisitions comportementales de vie en paix, de gestion des conflits et de lutte contre la violence.
Ne pouvant pas constituer une discipline scolaire indépendante, lEducation pour la paix fait désormais lobjet dun enseignement transversal dont les concepts se développent à travers les différentes matières .
La stratégie dapplication adoptée dans ce projet est axée sur deux actions importantes :
III-2-3-4- LEducation environnementale.
Cest une activité non systématisée qui se déroule au niveau des écoles primaires dans les clubs de lenvironnement, cest à dire dans le cadre des activités socio-culturelles entreprises au sein de lécole. Léducation environnementale se fait avec le concours du Ministère de lenvironnement et de laménagement du territoire ainsi que dautres ministères , organismes et ONG intervenant dans ce domaine .
Cette activité tient compte de deux principes fondamentaux
- Le devoir de tous les citoyens à participer au développement durable .
Le programme national de sensibilisation et déducation environnementale se propose de réaliser les objectifs suivants
:- développer le sens environnemental chez lensemble des citoyens.
- inciter les citoyens à participer efficacement à la réussite de leffort national dans le domaine de la sauvegarde de lenvironnement pour améliorer lefficacité des programmes de protection de la nature et de lutte contre la pollution ainsi que lamélioration de la qualité de vie .
- réunir tous les moyens et utiliser toutes les voies de communication pour faire parvenir linformation relative à lenvironnement au citoyen .
- assurer la complémentarité entre les différents intervenants dans les domaines de linformation et la sensibilisation pour concrétiser leffort national de protection de lenvironnement .
Léducation environnementale vise à instaurer une culture environnementale essentiellement dans le milieu scolaire, par le biais du renforcement de léducation environnementale au sein des programmes des trois niveaux denseignement (enseignement de base, enseignement secondaire et enseignement supérieur) et ce à travers
:- Le renforcement des clubs denvironnement dans les institutions denseignement et les centres déchargés de la formation des cadres denseignement .
- Lélaboration des documents pédagogiques et de moyens de communication nécessaires aux activités de léducation environnementale.
- Lorganisation, à lintention des enfants, de concours délaboration de documents et de réalisation de dessins .
III-2-3-5- Lenseignement de la langue arabe pour les jeunes tunisiens résidant à létranger
La vocation nouvelle du système éducatif, depuis le changement, est de donner à tous les enfants tunisiens une éducation de base qui les enracine dans leur identité nationale dans un esprit douverture à « lautre ».
De ce souci vient lintérêt que porte la Tunisie aux enfants de tunisiens résidant en Europe qui vivent au milieu dautres cultures, et qui risquent de manquer doccasion pour se familiariser avec leur langue et leur culture dorigine .
Ils sont actuellement 15 000 filles et garçons à bénéficier dun enseignement assuré par lEtat tunisien en France, en Allemagne, en Belgique, en Italie, en Suisse, en Autriche et en Hollande.
Cet enseignement est assuré par 146 enseignants tunisiens et se déroule selon deux modes :
Dans les deux cas, les élèves ont droit à trois heures de cours par semaines, en moyenne.
Par ailleurs les autorités tunisiennes ont mis à la disposition de ces jeunes des espaces quils peuvent fréquenter 6 jours par semaine, notamment le samedi et le dimanche . Des activités diverses, culturelles et éducatives y sont organisées .
Au cours de cet apprentissage, on a recours à une diversité de supports pédagogiques tel que les manuels qui sont distribués aux élèves à titre gracieux .
Pour consolider cet enseignement les élèves ont la possibilité de suivre chez eux ou dans les espaces culturels tunisiens des cours diffusés par la télévision nationale (Lougatona El Arabia) qui sont conçus par des pédagogues du Ministère de l'Education.
En outre, trois films documentaires portant respectivement sur lhistoire et la géographie de notre pays , les musiques de Tunisie et léducation islamique seront bientôt mis à la disposition de ces élèves .
III-2-3-6- LEcole Internationale Tunisienne.
Cette école assure aux enfants des tunisiens résidant à létranger provisoirement ou dune façon permanente, les conditions dune scolarité normale et dun ancrage durable dans le terreau de lidentité nationale .
Cest un établissement public denseignement destiné à accueillir les élèves tunisiens de retour de létranger .Il assure une éducation polyvalente en abritant dans le même espace une école primaire, un collège et un lycée .
III-2-3-7- Le Programme de lAction Sociale en Milieu Scolaire
Dans le cadre de lintervention de lEtat au profit de lenfance ayant des besoins spéciaux et dans le but daider les élèves à profiter au maximum de leur scolarité en leur faisant surmonter les difficultés qui les empêchent de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions, le Ministère des Affaires Sociales a entamé, en collaboration avec le Ministère de lEducation et le Ministère de la Santé Publique un programme daction sociale en milieu scolaire .
Objectifs du programme
Le programme daction sociale en milieu scolaire vise
à:Le suivi du programme depuis lannée scolaire 1991/1992 jusquà 1997/1998 a permis denregistrer une couverture réelle de 909 établissements scolaires (672 primaires et 237 secondaires) fréquentés par 715709 élèves, alors que la prise en charge a concerné, depuis lexécution du programme, 248374 cas.
Le nombre des intervenants dans le programme représentant les secteurs concernés, a connu une progression notable pour atteindre 2448 membres
:Les derniers résultats enregistrés pour lintervention de 909 cellules daction sociale au cours de lannée scolaires 1997/1998 sont considérés comme étant satisfaisants. En effet 29000 cas ont été pris en charge.
A partir de lannée scolaire 1994/1995, et dans le but de renforcer le programme, il a été procédé à lélaboration dune nomenclature, dun système dinformation et dune déontologie au profit des intervenants . Ces outils pré-testés durant lannée scolaire 1995/1996, ont été mis en application depuis lannée scolaire 1997/1998.
III-3- Données relatives à la formation professionnelle
III-3-1- La formation initiale
Daprès la loi n°93-10 du 17 février 1993, portant loi dorientation de la formation professionnelle, "la formation professionnelle initiale a pour but de dispenser une formation générale de base, et de conférer des capacités et connaissances professionnelles, en vue de lexercice dun métier ou dune profession qualifiée" . Cette formation initiale peut être sanctionnée par lun des trois diplômes suivants :
Evolution des effectifs formés par opérateurs et par genre de 1993 à 1998
III-3-1-1- Formation normalisée
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
||||
Ministère de lAgriculture |
1612 |
1327 |
2889 |
2373 |
2372 |
404 |
|||
Direction Générale de la Pêche |
570 |
472 |
328 |
393 |
421 |
404 |
|||
Agence de Vulgarisation et de Formation Agricole |
1042 |
855 |
2561 |
1980 |
1951 |
||||
Ministère de Tourisme et de lArtisanat |
1629 |
1928 |
1949 |
1290 |
1043 |
1073 |
|||
Office Nationale du Tourisme Tunisien |
1629 |
1928 |
1949 |
1290 |
1043 |
1073 |
|||
Ministère de la Formation Professionnelle et de lEmploi |
6794 |
6219 |
7350 |
7751 |
7465 |
7465 |
|||
Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle |
6794 |
6219 |
7350 |
7751 |
7465 |
||||
Ministère de la Santé Publique |
861 |
577 |
220 |
584 |
686 |
||||
Etablissements Privés de Formation Professionnelle |
22300 |
21550 |
21500 |
20900 |
21960 |
||||
TOTAL |
33196 |
31601 |
33908 |
32898 |
33526 |
8942 |
|||
La formation normalisée est celle qui est en conformité avec les normes définies par la loi dorientation de la formation professionnelle (promulguée en février 1993)notamment en ce qui concerne les conditions daccès aux différentes filières sanctionnées par les diplômes de Certiicat dAptitude Professionnelle, de Brevet de Technicien Professionnel et de Brevet de Technicien Supérieur.
Il est à noter que la formation dans les centres relevant dopérateurs publics de formation est réglementée par un decret pris sur avis du Ministère de la formation Professionnelle et de lEmploi, et du Ministre concerné.Quant aux opérateurs privés de formation, ils sont assujettis à un agrément délivré par le Ministère de la formation Professionnelle et de lEmploi conformément aux dispositions dun cahier des charges qui fixe les règles de création et de fonctionnement des établissements privés de formation professionnelle.
III-3-1-2- Formation à caractère social
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
||||
Ministère de la Formation Professionnelle et de lEmploi |
478 |
479 |
839 |
771 |
739 |
524 |
|||
Centre de la jeune fille rurale |
478 |
479 |
839 |
771 |
739 |
524 |
|||
Union Nationale de la Femme Tunisienne |
4647 |
6936 |
3540 |
3543 |
3600 |
||||
TOTAL |
5125 |
7415 |
4379 |
4314 |
4339 |
524 |
|||
La formation dispensée dans les centres de la jeune fille rurale et dans ceux relevant de lUnion Nationale de la Femme Tunisienne (association) nest pas normalisée au sens de la loi dorientation de la formation professionnelle . Elle sadresse à des populations vulnérables avec pour objectifs une intégration sociale et un programme de formation intégrant des modules dans le domaine de léducation, de la planification familiale, de la santé de lenfant, de lenvironnement et de la nutrition. Ces programmes ont été enrichis récemment par des modules visant à permettre aux jeunes filles de développer des activités pouvant générer des revenus . Cest ainsi que des modules se rattachant à lagriculture (cultures maraîchères, cuniculture, aviculture, arboriculture) et à lartisanat (broderie traditionnelle, tricotage à la main et à la machine, coupe et couture) ont été introduits dans le programme de formation.
III-3-1-3- Apprentissage
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
||||
Ministère du Tourisme et de lAtisanat |
1472 |
3129 |
5145 |
3001 |
1142 |
0 |
|||
Office National de lArtisanat |
1472 |
3129 |
5145 |
3001 |
1142 |
||||
Ministère de la Formation Professionnelle et de lEmploi (Agence tunisienne de la formation professionnelle) |
13148 |
12627 |
12300 |
14274 |
15368 |
15913 |
|||
Ministère de lEducation (Ecoles de qualification Technique) |
3175 |
6610 |
3926 |
7334 |
7435 |
||||
TOTAL |
30943 |
34993 |
33671 |
38883 |
39313 |
31826 |
|||
Lapprentissage est un mode de formation. La présentation séparée des statistiques le concernant vient du fait que dune part il sagit de formation qualifiante visant lacquisition de qualifications, mais que dautre part, ces formations ne sont pas encore normalisées pour intégrer le premier groupe .
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 * |
||||
TOTAL GENERAL |
69264 |
74009 |
71958 |
76095 |
77178 |
41292 |
|||
* Les statistiques relatives à lannée 1998 sont partielles et ne couvrent pas tous les opérateurs.
III-3-2- La formation continue
Elle a été définie par la loi dorientation comme ayant « pour objet de consolider les connaissances générales et professionnelles acquises , de les développer et de les adapter à l "évolution de la technologie et des conditions de travail . Elle vise également à conférer d autres compétences et qualifications professionnelles en vue de lexercice dune nouvelle activité professionnelle, et à assurer la promotion sociale et professionnelle des travailleurs ».
La Formation continue au profit des travailleurs et employés des entreprises peut être appréhendée à travers deux instruments de financement de la formation à
savoir la Taxe sur la Formation professionnelle (TFP), calculée sur la base de la masse salariale et le Programme National de Formation Continue (PRONAFOC) . Toute entreprise peut récupérer la taxe en partie ou en totalité en assurant la formation et le perfectionnement de ses employés selon un barème fixé par un décret. Quant au PRONAFOC , il assure une prise en charge de la formation du personnel des PME(-100 employés)La ristourne sur la TFP
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 (Estimatif) |
|
Nombre dentreprises |
348 |
412 |
555 |
574 |
1010 |
Effectifs employés |
166 284 |
180 587 |
194 447 |
203 563 |
|
Effectifs formés |
34 611 |
42428 |
50 999 |
52 685 |
84617 |
Durée de formation (en jours) |
1432149 |
3015572 |
3232817 |
3796161 |
|
Effectifs formés / Effectifs employés |
20.81% |
23.49% |
26..23% |
25.88% |
Lutilisation de la TFP a enregistré une nette évolution sur les années 95-96, suite à la réforme qui a touché aussi bien les modalités doctroi de la ristourne, que le barème lui-même.
Le PRONAFOC
Année |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
Nombre dentreprises |
425 |
786 |
3040 |
3249 |
Effectifs formés |
2500 |
4800 |
10657 |
12210 |
Ces deux instruments ne permettent de donner quune approximation du nombre des employés ayant suivi une action de perfectionnement au cours dune année donnée. Il sagit uniquement des employés formés avec un financement soit par la TFP soit par le PRONAFOC . Il nen demeure pas moins que, rares sont les actions de formation engagées par les entreprises à leur propre compte et qui ne sont donc pas comptabilisées dans ces statistiques.
III-4- La Stratégie Nationale d'Alphabétisation.
III-4-1- Analphabétisme en Tunisie : 1989 - 1994
Se référant aux résultats de l'enquête nationale sur la population et l'emploi de 1989 et ceux du recensement général de la population et de l'habitat de 1994, l'état de l'analphabétisme a évolué comme suit grâce aux efforts de scolarisation, d'alphabétisation et de la lutte contre l'échec scolaire :
III-4-1-1- Analphabétisme (10 ans et plus) : taux global*
| 1989 | 1994 | |
| Taux | 37.2 | 31.7 |
III-4-1-2- Analphabétisme selon le genre (taux) *
| 1989 | 1994 | |
| Homme | 26.4 | 21.3 |
| Femme | 48.3 | 42.3 |
III-4-1-3- Analphabétisme selon le milieu (Taux)*
1989 |
1994 |
|
| Milieu Urbain | 27.7 |
22.8 |
| Milieu Rural | 51.7 |
46.2 |
III-4-1-4- Analphabétisme selon l'âge (Taux) *
1989 |
1994 |
|
| 10-14 ans | 8.3 |
6.3 |
| 15-19 ans | 13.7 |
9.6 |
| 20-24 ans | 21.6 |
15.3 |
| 25-29 ans | 23.5 |
23.3 |
III-4-2- Principes fondamentaux de la Stratégie Nationale dAlphabétisation (S.N.A)
* Adhésion de la population cible aux programmes qui lui sont destinés et qui tiennent compte des besoins des intéressés et de leurs ambitions.
* L'intégration de la lutte contre l'analphabétisme aux programmes de développement sest développée grâce à une coordination avec le système éducatif (lutte contre l'échec scolaire), les programmes de développement économique et social et les programmes destinés à la promotion des catégories sociales défavorisées.
* Partenariat dans la mise en uvre de la SNA dans le cadre d'un système de réseau d'institutions et dassociations afin de réduire les coûts et de consolider l'engagement des partenaires.
III-4 -3- Réalisations de la SNA : 1993 1997
III-4 -3- 1- sur le plan quantitatif
Les centres d'alphabétisation et les effectifs des apprenants**, ont évolué depuis la mise en uvre de la nouvelle SNA en 1993 comme suit :
| Année Scolaire | Nombre de centres | Nombre d'apprenants |
| 1993 - 1994 | 153 | 4505 |
| 1994 - 1995 | 433 | 17.063 |
| 1995 - 1996 | 485 | 16.831 |
| 1996 - 1997 | 663 | 17.637 |
| 1997 - 1998 | 695 | 17.800 |
| 1998 - 1999 | 583 | 14.749 |
| 1999 - 2000 | (**) 888 | (**) 23.895 |
(**) prévisions.
III-4 -3- 2- sur le plan qualitatif
Elaboration et production de
:Pour atteindre les objectifs qu'il s'est fixés pour la Stratégie Nationale d'Alphabétisation (S.N.A), le Ministère des Affaires Sociales s'est engagé dès la mise en oeuvre du 1er programme national d'alphabétisation (1992/1996), et à la lumière des résultats obtenus lors de la réalisation des deux études sur les motivations, les aspirations et les besoins et sur la capacité des centres, à veiller à encourager les analphabètes à s'inscrire aux cours d'alphabétisation, et à développer une approche globale et intégrée d'alphabétisation.
Cette nouvelle approche intégrée vise, à travers les activités d'alphabétisation organique, l'initiation à des habiletés de la vie quotidienne, la communication sociale et les thèmes qu'elle recouvre , à satisfaire les besoins éducatifs considérés comme étant fondamentaux .
Parmi les thèmes des curricula d'alphabétisation se rapportant au niveau de base et au niveau complémentaire , nous citons à titre d'exemple: la citoyenneté, la vie socio-économique, la santé et l'environnement.
Ces curricula visent, entre autres, à développer et à promouvoir chez le citoyen tunisien les attitudes, les valeurs, les habiletés, les compétences et les comportements nécessaires à lamélioration de la qualité de vie pour pouvoir vivre dans la dignité et continuer à apprendre.
| Page précédent | Page suivant |