L'évaluation de l'éducation pour tous à l'an 2000 : Rapport des pays Page d'accueil du forum mondial sur l'éducation
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- L’adaptation de la vie scolaire dans ces établissements aux conditions de vie de la famille dans les centres urbains ( travail des parents à plein temps).

L’école privé offre à ce niveau un service particulier en assurant la garde des enfants tout au long de la journée .

A cet effet ces institutions sont équipées de cantines et d’infrastructure permettant l’encadrement des élèves par des activités culturelles et sportives hors de l’horaire réservé à l’enseignement.

Au niveau du secondaire, l’enseignement privé présente une alternative de rattrapage pour les élèves qui éprouvent des difficultés d’apprentissage au sein des écoles publiques. Beaucoup d’élèves, ayant épuisé les possibilités de s’inscrire dans les établissements scolaires publiques, sont admis dans les écoles privées. Cette situation traduit en réalité la diversité et la complexité des besoins d’apprentissages des enfants et des adolescents auxquels le modèle collectif n’apporte pas toujours la réponse adéquate . L’enseignement privé agit dans ce contexte en tant que structure complémentaire du secteur public, et ce, dans le cadre de deux perspectives convergentes :

- Permettre aux jeunes ayant épuisé les possibilités d’étudier dans le secteur publique de poursuivre normalement leurs études.

- Préparer une bonne partie du public des écoles privées à réintégrer les institutions du secteur publique surtout au niveau du deuxième cycle de l’enseignement de base.

Chaque année, un concours d’intégration dans les établissements publics est organisé au niveau de la 2ème de l’enseignement secondaire (5ème année de l’ancien régime) . Les élèves des institutions privées participent aux examens nationaux de l’enseignement de base et de l’enseignement secondaire c’est à dire l’examen régional de la fin de la 6ème année de l’enseignement de base, l’examen de fin de l’enseignement de base (fin de la 9ème année) et le baccalauréat.

Données globales relatives au 1er cycle de l’enseignement de base privé .

Nombre d’écoles

Classes élèves

Effectif

Enseignants

Garçons

Filles

39

 

367

5060

4625

512

9685

 

Données globales relatives au 2ème cycle de l’enseignement de base et au secondaire privé.

Nombre d’établissements

Classes élèves

Effectif

Enseignants

Garçons

Filles

337

 

2887

47027

23272

11718

70299

III-2-3- Les Projets Educationnels au premier cycle de l’enseignement de base .

III-2-3-1- L’Education en matière de santé .

Réalisé depuis 1988 avec la collaboration de l’UNICEF ,ce projet concrétise certaines recommandations de la déclaration mondiale des droits de l’enfant visant à aider les élèves à prendre conscience des principaux problèmes inhérents à la santé ( nutrition, hygiène, santé mentale ) et à l’environnement.

Les objectifs généraux de ce projet visent entre autres à faire :

* Connaître les règles d’hygiène.

* Prendre conscience des incidences de la santé de l’individu sur le bien-être et l’équilibre de la société.

* Utiliser à bon escient et au moment opportun les moyens préventifs appropriés.

* Acquérir des habitudes alimentaires saines.

Les tâches réalisées dans le cadre de ce projet consistent à :

- élaborer des guides permettant d’aider les maîtres à intégrer les concepts de base de l’éducation en matière de santé dans les différentes disciplines scolaires.

- dispenser la formation nécessaire aux différents intervenants (Inspecteurs, assistants pédagogiques et enseignants) en vue de garantir l’efficacité et la continuité de cette action dans ce domaine.

Depuis 1996, date de la parution du dernier guide, l’Education en matière de santé est une partie intégrante de la programmation des enseignements.

III-2-3-2- L’Education en matière de population.

Réalisé dans le cadre du 5ème programme de coopération entre la Tunisie et les Fonds des Nations Unies pour la Population (198361998) , ce projet, vise l’intégration de l’éducation en matière de population dans les différentes disciplines scolaires du premier cycle de l’enseignement de base . A cet effet, des guides se rapportant aux six années du cycle primaire ont été élaborés, expérimentés et diffusés .Ce travail a été soutenu par une action de formation des différents intervenants sur le terrain .

Les objectifs généraux de l’éducation en matière de population peuvent être résumés comme suit :

L’élève doit être capable de:

- prendre conscience de la relation entre la croissance de la démographie et le développement économique et social, et des problèmes de population qui en découlent

- déterminer les facteurs liés aux problèmes de population en vue de préconiser leurs retombés

- acquérir des attitudes garantissant sa contribution à l’effort de changement permettant de surmonter les obstacles entravant le développement.

- agir en fonction des nécessités d’équilibre entre ressources et besoins pour promouvoir la qualité de vie .

Les tâches essentielles réalisées dans le cadre de ce projet se résument à :

- L’élaboration des guides pour les maîtres afin de déterminer le cadre pédagogique d’intégration de l’éducation en matière de population dans les différentes disciplines scolaires.

- L’organisation de séminaires et de journées de formation à l’intention des encadreurs afin de présenter les documents élaborés et de lancer le débat sur les problèmes scientifiques et pédagogiques relatifs à l’éducation en matière de population .

- L’organisation de journées de formation pour les directeurs d’établissements primaires et les enseignants concernés par le projet .

- L’émission de textes et de circulaires ministériels sur l’intégration de l’éducation en matière de population dans les différentes disciplines .- La mise à la disposition des formateurs d’un ensemble d’outils pédagogiques. Ces outils sont essentiellement constitués de livres de référence et des instruments nécessaires à la formation.

III-2-3-3- L’Education pour la paix

Le projet « Education pour la paix » que le Ministère de l’Education a entrepris de réaliser en collaboration avec le Croissant Rouge Tunisien est destiné à l’enseignement de base. Il doit sa naissance aux cahiers pédagogiques pour la diffusion du DIH produits par la Fédération Internationale des sociétés de la croix rouge et du croissant rouge et le CICR . Ce projet a pour but de doter l’enfant dès les premières années de scolarité des acquisitions comportementales de vie en paix, de gestion des conflits et de lutte contre la violence.

Ne pouvant pas constituer une discipline scolaire indépendante, l’Education pour la paix fait désormais l’objet d’un enseignement transversal dont les concepts se développent à travers les différentes matières .

La stratégie d’application adoptée dans ce projet est axée sur deux actions importantes :

  1. production du document guide
  2. formation des encadreurs et des enseignants
  3. III-2-3-4- L’Education environnementale.

    C’est une activité non systématisée qui se déroule au niveau des écoles primaires dans les clubs de l’environnement, c’est à dire dans le cadre des activités socio-culturelles entreprises au sein de l’école. L’éducation environnementale se fait avec le concours du Ministère de l’environnement et de l’aménagement du territoire ainsi que d’autres ministères , organismes et ONG intervenant dans ce domaine .

    Cette activité tient compte de deux principes fondamentaux :

  4. Le droit des générations futures à un environnement sain .
  5. - Le devoir de tous les citoyens à participer au développement durable .

    Le programme national de sensibilisation et d’éducation environnementale se propose de réaliser les objectifs suivants :

    - développer le sens environnemental chez l’ensemble des citoyens.

    - inciter les citoyens à participer efficacement à la réussite de l’effort national dans le domaine de la sauvegarde de l’environnement pour améliorer l’efficacité des programmes de protection de la nature et de lutte contre la pollution ainsi que l’amélioration de la qualité de vie .

    - réunir tous les moyens et utiliser toutes les voies de communication pour faire parvenir l’information relative à l’environnement au citoyen .

    - assurer la complémentarité entre les différents intervenants dans les domaines de l’information et la sensibilisation pour concrétiser l’effort national de protection de l’environnement .

    L’éducation environnementale vise à instaurer une culture environnementale essentiellement dans le milieu scolaire, par le biais du renforcement de l’éducation environnementale au sein des programmes des trois niveaux d’enseignement (enseignement de base, enseignement secondaire et enseignement supérieur) et ce à travers :

    - Le renforcement des clubs d’environnement dans les institutions d’enseignement et les centres déchargés de la formation des cadres d’enseignement .

    - L’élaboration des documents pédagogiques et de moyens de communication nécessaires aux activités de l’éducation environnementale.

    - L’organisation, à l’intention des enfants, de concours d’élaboration de documents et de réalisation de dessins .

  6. L’organisation de manifestations et d’activités environnementales diverses ainsi que des actions spécifiques menées avec le Ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire.

III-2-3-5- L’enseignement de la langue arabe pour les jeunes tunisiens résidant à l’étranger

La vocation nouvelle du système éducatif, depuis le changement, est de donner à tous les enfants tunisiens une éducation de base qui les enracine dans leur identité nationale dans un esprit d’ouverture à « l’autre ».

De ce souci vient l’intérêt que porte la Tunisie aux enfants de tunisiens résidant en Europe qui vivent au milieu d’autres cultures, et qui risquent de manquer d’occasion pour se familiariser avec leur langue et leur culture d’origine .

Ils sont actuellement 15 000 filles et garçons à bénéficier d’un enseignement assuré par l’Etat tunisien en France, en Allemagne, en Belgique, en Italie, en Suisse, en Autriche et en Hollande.

Cet enseignement est assuré par 146 enseignants tunisiens et se déroule selon deux modes :

  1. un enseignement intégré.
  2. Un enseignement non intégré ou parallèle
  3. Dans les deux cas, les élèves ont droit à trois heures de cours par semaines, en moyenne.

    Par ailleurs les autorités tunisiennes ont mis à la disposition de ces jeunes des espaces qu’ils peuvent fréquenter 6 jours par semaine, notamment le samedi et le dimanche . Des activités diverses, culturelles et éducatives y sont organisées .

    Au cours de cet apprentissage, on a recours à une diversité de supports pédagogiques tel que les manuels qui sont distribués aux élèves à titre gracieux .

    Pour consolider cet enseignement les élèves ont la possibilité de suivre chez eux ou dans les espaces culturels tunisiens des cours diffusés par la télévision nationale (Lougatona El Arabia) qui sont conçus par des pédagogues du Ministère de l'Education.

    En outre, trois films documentaires portant respectivement sur l’histoire et la géographie de notre pays , les musiques de Tunisie et l’éducation islamique seront bientôt mis à la disposition de ces élèves .

    III-2-3-6- L’Ecole Internationale Tunisienne.

    Cette école assure aux enfants des tunisiens résidant à l’étranger provisoirement ou d’une façon permanente, les conditions d’une scolarité normale et d’un ancrage durable dans le terreau de l’identité nationale .

    C’est un établissement public d’enseignement destiné à accueillir les élèves tunisiens de retour de l’étranger .Il assure une éducation polyvalente en abritant dans le même espace une école primaire, un collège et un lycée .

    III-2-3-7- Le Programme de l’Action Sociale en Milieu Scolaire

    Dans le cadre de l’intervention de l’Etat au profit de l’enfance ayant des besoins spéciaux et dans le but d’aider les élèves à profiter au maximum de leur scolarité en leur faisant surmonter les difficultés qui les empêchent de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions, le Ministère des Affaires Sociales a entamé, en collaboration avec le Ministère de l’Education et le Ministère de la Santé Publique un programme d’action sociale en milieu scolaire .

    Objectifs du programme :

    Le programme d’action sociale en milieu scolaire vise à:

  4. aider l’institution scolaire à réaliser sa mission éducative et à s’ouvrir sur son environnement .
  5. préserver les élèves de la délinquance .
  6. venir en aide à la famille pour répondre aux besoins fondamentaux de l’élève .

Le suivi du programme depuis l’année scolaire 1991/1992 jusqu’à 1997/1998 a permis d’enregistrer une couverture réelle de 909 établissements scolaires (672 primaires et 237 secondaires) fréquentés par 715709 élèves, alors que la prise en charge a concerné, depuis l’exécution du programme, 248374 cas.

Le nombre des intervenants dans le programme représentant les secteurs concernés, a connu une progression notable pour atteindre 2448 membres :

  1. 676 travailleurs sociaux
  2. 642 médecins et infirmiers scolaires
  3. 958 enseignants
  4. 172 autres membres provenants de secteurs différents.

Les derniers résultats enregistrés pour l’intervention de 909 cellules d’action sociale au cours de l’année scolaires 1997/1998 sont considérés comme étant satisfaisants. En effet 29000 cas ont été pris en charge.

A partir de l’année scolaire 1994/1995, et dans le but de renforcer le programme, il a été procédé à l’élaboration d’une nomenclature, d’un système d’information et d’une déontologie au profit des intervenants . Ces outils pré-testés durant l’année scolaire 1995/1996, ont été mis en application depuis l’année scolaire 1997/1998.

III-3- Données relatives à la formation professionnelle

III-3-1- La formation initiale

D’après la loi n°93-10 du 17 février 1993, portant loi d’orientation de la formation professionnelle, "la formation professionnelle initiale a pour but de dispenser une formation générale de base, et de conférer des capacités et connaissances professionnelles, en vue de l’exercice d’un métier ou d’une profession qualifiée" . Cette formation initiale peut être sanctionnée par l’un des trois diplômes suivants :

  1. le Certificat d’Aptitude Professionnelle
  2. le Brevet de Technicien Professionnel
  3. le Brevet de Technicien Supérieur
  4. Evolution des effectifs formés par opérateurs et par genre de 1993 à 1998

    III-3-1-1- Formation normalisée

     

    1993

    1994

    1995

    1996

    1997

    1998

    Ministère de l’Agriculture

    1612

    1327

    2889

    2373

    2372

    404

    Direction Générale de la Pêche

    570

    472

    328

    393

    421

    404

    Agence de Vulgarisation et de Formation Agricole

    1042

    855

    2561

    1980

    1951

     

    Ministère de Tourisme et de l’Artisanat

    1629

    1928

    1949

    1290

    1043

    1073

    Office Nationale du Tourisme Tunisien

    1629

    1928

    1949

    1290

    1043

    1073

    Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi

    6794

    6219

    7350

    7751

    7465

    7465

    Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle

    6794

    6219

    7350

    7751

    7465

     

    Ministère de la Santé Publique

    861

    577

    220

    584

    686

     

    Etablissements Privés de Formation Professionnelle

    22300

    21550

    21500

    20900

    21960

    TOTAL

    33196

    31601

    33908

    32898

    33526

    8942

    La formation normalisée est celle qui est en conformité avec les normes définies par la loi d’orientation de la formation professionnelle (promulguée en février 1993)notamment en ce qui concerne les conditions d’accès aux différentes filières sanctionnées par les diplômes de Certiicat d’Aptitude Professionnelle, de Brevet de Technicien Professionnel et de Brevet de Technicien Supérieur.

    Il est à noter que la formation dans les centres relevant d’opérateurs publics de formation est réglementée par un decret pris sur avis du Ministère de la formation Professionnelle et de l’Emploi, et du Ministre concerné.Quant aux opérateurs privés de formation, ils sont assujettis à un agrément délivré par le Ministère de la formation Professionnelle et de l’Emploi conformément aux dispositions d’un cahier des charges qui fixe les règles de création et de fonctionnement des établissements privés de formation professionnelle.

    III-3-1-2- Formation à caractère social

     

    1993

    1994

    1995

    1996

    1997

    1998

    Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi

    478

    479

    839

    771

    739

    524

    Centre de la jeune fille rurale

    478

    479

    839

    771

    739

    524

    Union Nationale de la Femme Tunisienne

    4647

    6936

    3540

    3543

    3600

     

    TOTAL

    5125

    7415

    4379

    4314

    4339

    524

    La formation dispensée dans les centres de la jeune fille rurale et dans ceux relevant de l’Union Nationale de la Femme Tunisienne (association) n’est pas normalisée au sens de la loi d’orientation de la formation professionnelle . Elle s’adresse à des populations vulnérables avec pour objectifs une intégration sociale et un programme de formation intégrant des modules dans le domaine de l’éducation, de la planification familiale, de la santé de l’enfant, de l’environnement et de la nutrition. Ces programmes ont été enrichis récemment par des modules visant à permettre aux jeunes filles de développer des activités pouvant générer des revenus . C’est ainsi que des modules se rattachant à l’agriculture (cultures maraîchères, cuniculture, aviculture, arboriculture) et à l’artisanat (broderie traditionnelle, tricotage à la main et à la machine, coupe et couture) ont été introduits dans le programme de formation.

    III-3-1-3- Apprentissage

     

    1993

    1994

    1995

    1996

    1997

    1998

    Ministère du Tourisme et de l’Atisanat

    1472

    3129

    5145

    3001

    1142

    0

    Office National de l’Artisanat

    1472

    3129

    5145

    3001

    1142

     

    Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (Agence tunisienne de la formation professionnelle)

    13148

    12627

    12300

    14274

    15368

    15913

    Ministère de l’Education (Ecoles de qualification Technique)

    3175

    6610

    3926

    7334

    7435

     

    TOTAL

    30943

    34993

    33671

    38883

    39313

    31826

    L’apprentissage est un mode de formation. La présentation séparée des statistiques le concernant vient du fait que d’une part il s’agit de formation qualifiante visant l’acquisition de qualifications, mais que d’autre part, ces formations ne sont pas encore normalisées pour intégrer le premier groupe .

     

    1993

    1994

    1995

    1996

    1997

    1998*

    TOTAL GENERAL

    69264

    74009

    71958

    76095

    77178

    41292

    * Les statistiques relatives à l’année 1998 sont partielles et ne couvrent pas tous les opérateurs.

    III-3-2- La formation continue

    Elle a été définie par la loi d’orientation comme ayant « pour objet de consolider les connaissances générales et professionnelles acquises , de les développer et de les adapter à l "évolution de la technologie et des conditions de travail . Elle vise également à conférer d’ autres compétences et qualifications professionnelles en vue de l’exercice d’une nouvelle activité professionnelle, et à assurer la promotion sociale et professionnelle des travailleurs ».

    La Formation continue au profit des travailleurs et employés des entreprises peut être appréhendée à travers deux instruments de financement de la formation à savoir la Taxe sur la Formation professionnelle (TFP), calculée sur la base de la masse salariale et le Programme National de Formation Continue (PRONAFOC) . Toute entreprise peut récupérer la taxe en partie ou en totalité en assurant la formation et le perfectionnement de ses employés selon un barème fixé par un décret. Quant au PRONAFOC , il assure une prise en charge de la formation du personnel des PME(-100 employés)

    La ristourne sur la TFP

     

    1993

    1994

    1995

    1996

    1997 (Estimatif)

    Nombre d’entreprises

    348

    412

    555

    574

    1010

    Effectifs employés

    166 284

    180 587

    194 447

    203 563

     

    Effectifs formés

    34 611

    42428

    50 999

    52 685

    84617

    Durée de formation (en jours)

    1432149

    3015572

    3232817

    3796161

     

    Effectifs formés / Effectifs employés

    20.81%

    23.49%

    26..23%

    25.88%

     

    L’utilisation de la TFP a enregistré une nette évolution sur les années 95-96, suite à la réforme qui a touché aussi bien les modalités d’octroi de la ristourne, que le barème lui-même.

    Le PRONAFOC

    Année

    1995

    1996

    1997

    1998

    Nombre d’entreprises

    425

    786

    3040

    3249

    Effectifs formés

    2500

    4800

    10657

    12210

    Ces deux instruments ne permettent de donner qu’une approximation du nombre des employés ayant suivi une action de perfectionnement au cours d’une année donnée. Il s’agit uniquement des employés formés avec un financement soit par la TFP soit par le PRONAFOC . Il n’en demeure pas moins que, rares sont les actions de formation engagées par les entreprises à leur propre compte et qui ne sont donc pas comptabilisées dans ces statistiques.

    III-4- La Stratégie Nationale d'Alphabétisation.

    III-4-1- Analphabétisme en Tunisie : 1989 - 1994

    Se référant aux résultats de l'enquête nationale sur la population et l'emploi de 1989 et ceux du recensement général de la population et de l'habitat de 1994, l'état de l'analphabétisme a évolué comme suit grâce aux efforts de scolarisation, d'alphabétisation et de la lutte contre l'échec scolaire :

    III-4-1-1- Analphabétisme (10 ans et plus) : taux global*

      1989 1994
    Taux 37.2 31.7

    III-4-1-2- Analphabétisme selon le genre (taux) *

      1989 1994
    Homme 26.4 21.3
    Femme 48.3 42.3

    III-4-1-3- Analphabétisme selon le milieu (Taux)*

     

    1989

    1994

    Milieu Urbain

    27.7

    22.8

    Milieu Rural

    51.7

    46.2

    III-4-1-4- Analphabétisme selon l'âge (Taux) *

     

    1989

    1994

    10-14 ans

    8.3

    6.3

    15-19 ans

    13.7

    9.6

    20-24 ans

    21.6

    15.3

    25-29 ans

    23.5

    23.3

    III-4-2- Principes fondamentaux de la Stratégie Nationale d’Alphabétisation (S.N.A)

    * Adhésion de la population cible aux programmes qui lui sont destinés et qui tiennent compte des besoins des intéressés et de leurs ambitions.

    * L'intégration de la lutte contre l'analphabétisme aux programmes de développement s’est développée grâce à une coordination avec le système éducatif (lutte contre l'échec scolaire), les programmes de développement économique et social et les programmes destinés à la promotion des catégories sociales défavorisées.

    * Partenariat dans la mise en œuvre de la SNA dans le cadre d'un système de réseau d'institutions et d’associations afin de réduire les coûts et de consolider l'engagement des partenaires.

    III-4 -3- Réalisations de la SNA : 1993 – 1997

    III-4 -3- 1- sur le plan quantitatif

    Les centres d'alphabétisation et les effectifs des apprenants**, ont évolué depuis la mise en œuvre de la nouvelle SNA en 1993 comme suit :

    Année Scolaire Nombre de centres Nombre d'apprenants
    1993 - 1994 153 4505
    1994 - 1995 433 17.063
    1995 - 1996 485 16.831
    1996 - 1997 663 17.637
    1997 - 1998 695 17.800
    1998 - 1999 583 14.749
    1999 - 2000 (**) 888 (**) 23.895

    (**) prévisions.

    III-4 -3- 2- sur le plan qualitatif

    Elaboration et production de :

  5. curricula
  6. guides méthodologiques des enseignants.
  7. manuels des apprenants.
  8. outils de planification, de suivi et d’évaluation.
  9. documents de formation des intervenants.
  10. spots et clips TV de sensibilisation à la SNA.
  11. Création de mécanismes de conception, de mise en oeuvre, de suivi et d’évaluation de la SNA.
  12. Création du Conseil National de l'Alphabétisation (auprès du Ministre des Affaires Sociales)
  13. Création de 23 Commissions Régionales d'Alphabétisation (auprès des 23 Gouverneurs du pays).
  14. Environ 260 commissions locales (auprès des Délégués).
  15. Création de la Direction de la Lutte Contre l'Analphabétisme et de l'Education des Adultes au MAS (composée de deux sous-directions et de 4 services).
  16. Création de commissions techniques spécialisées pour le suivi des projets et des programmes.

Pour atteindre les objectifs qu'il s'est fixés pour la Stratégie Nationale d'Alphabétisation (S.N.A), le Ministère des Affaires Sociales s'est engagé dès la mise en oeuvre du 1er programme national d'alphabétisation (1992/1996), et à la lumière des résultats obtenus lors de la réalisation des deux études sur les motivations, les aspirations et les besoins et sur la capacité des centres, à veiller à encourager les analphabètes à s'inscrire aux cours d'alphabétisation, et à développer une approche globale et intégrée d'alphabétisation.

Cette nouvelle approche intégrée vise, à travers les activités d'alphabétisation organique, l'initiation à des habiletés de la vie quotidienne, la communication sociale et les thèmes qu'elle recouvre , à satisfaire les besoins éducatifs considérés comme étant fondamentaux .

Parmi les thèmes des curricula d'alphabétisation se rapportant au niveau de base et au niveau complémentaire , nous citons à titre d'exemple: la citoyenneté, la vie socio-économique, la santé et l'environnement.

Ces curricula visent, entre autres, à développer et à promouvoir chez le citoyen tunisien les attitudes, les valeurs, les habiletés, les compétences et les comportements nécessaires à l’amélioration de la qualité de vie pour pouvoir vivre dans la dignité et continuer à apprendre.


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