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Forum
mondial sur l'éducation
Dakar,
Senegal 26-28 avril 2000
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| Table
ronde Dakar, 27 avril 2000 |
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| 'LUTTER
CONTRE LA PAUVRETE PAR L'EDUCATION DE BASE' |
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Séance
de stratégie III.1
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Dans le cadre des réunions thématiques du Forum mondial sur
l'Education pour tous, une table ronde télévisée a été organisée
sur le thème 'Lutter contre la pauvreté par l'éducation de base'.
Elle a réuni des décideurs nationaux et internationaux et des
acteurs de terrain engagés dans des actions d'éducation au profit
des milieux de pauvreté et d'exclusion. Les participants au
débat, facilité par Madame Denise Epoté-Durand, directrice de
TV5 Afrique, étaient: |
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- Mme
Aicha Bah Diallo, Directrice de la division de l'Education
de base de l'UNESCO.
- M.
Mamadou Ndoye, Coordonnateur à la Banque mondiale de l'Initiative
spéciale des Nations Unies pour l'Afrique.
- M.
Naresh Singh, Conseiller principal de la pauvreté et du
développement social, PNUD
- Mme
Aimée Gnali, Ministre de la culture du Congo.
- M.
Charles Josselin, Ministre délégué à la Coopération et la
Francophonie de la France.
- M.
Bunker Roy, Barefoot College, Inde.
- Mme
Laïla Kamel Rashed Iskandar, Institut du développement communautaire,
Egypte.
- Mme
Sheela Pimpare, Aide et Action, France.
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Les débats ont porté sur trois thèmes principaux. Tout d'abord,
les intervenants ont discuté la relation existante entre l'éducation
et la pauvreté. Cette relation nécessite une approche élargie
de la notion d'éducation de base ainsi qu'une participation
active des populations à la conception et la mise en œuvre des
programmes. Ensuite, les participants se sont penchés sur le
rôle des différents acteurs intervenant dans le domaine de l'éducation
de base. An niveau international, le leadership de l'UNESCO
doit assurer la coordination entre les agences et l'Etat doit
rester l'acteur principal de l'éducation au niveau national.
A tous les niveaux, une synergie est nécessaire, et un partenariat
avec les organisations de la société civile est incontournable.
Enfin, les différents aspects d'une plus grande intégration
des comosantes de l'éducation pour tous ont été discutés. Si
l'enseignant est au cœur du processus, son rôle doit être repensé
et une intégration des secteurs formel et non formel devra s'opérer
très largement dans le futur. |
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| I. Vers
une vision élargie de l'Education pour tous |
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| 1. La
relation entre la pauvreté et l'éducation |
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«
Si vous planifiez pour un an semez du riz, si vous planifiez
pour 10 ans, planter des arbres, si vous planifiez pour 100
ans éduquer les gens» . Si la relation entre l'éducation et
la lutte contre la pauvreté fait l'objet d'un consensus, elle
semble cependant être complexe et interactive : la pauvreté
est analysée comme l'un des premiers obstacles à l'éducation
mais aussi l'absence d'éducation ou sa mauvaise qualité contribue
au développement de la pauvreté.
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Dans ce contexte, la question de la dette a fait l'objet d'un
débat. L'annulation de la dette a été saluée comme une chance
pour les Etats d'utiliser les fonds économisés pour lutter
contre la pauvreté en général et pour l'éducation en particulier
(Josselin). Cependant, la dette ne doit pas servir d'alibi
pour des états faisant montre d'un manque de volonté politique
concernant l'éducation. D'une part, l'annulation de la dette
ne sera bénéfique qu'à condition qu'il existe des contrôles
pour vérifier que les économies réalisées servent réellement
la lutte contre la pauvreté et l'éducation en priorité. D'autres
part, la lenteur dans la réalisation des objectifs de Jomtien
provient aussi très largement de l'incapacité des états et
des agences à élargir leur vision de l'éducation (Gnali).
Il est également nécessaire de réexaminer la nature de la
pauvreté, ainsi que le rôle de l'éducation dans le phénomène.
En effet, la pauvreté n'est pas uniquement une question financière
mais aussi un problème de répartition du pouvoir et l'éducation
devrait tendre à la modification de ces relations de pouvoir
en permettant une transformation de la société pour « donner
une voix aux sans voix » (Singh). Ainsi, la pauvreté est aussi
une pauvreté d'idées, de méthodes et d'alternatives (Roy).
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| 2.
Alphabétisation, outil d'une éducation de base renouvelée |
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Selon
Aide et Action, les problèmes actuels découlent de l'échec d'un
système unique d'éducation menant à un système de pensée unique
et donc à des modèles uniques de développement. Les autorités
éducatives du Sud ont le plus souvent copié les systèmes du
Nord et n'ont pas tenté de repenser l'école occidentale en s'inspirant
des cultures locales et des modèles traditionnels d'éducation
(Pimpare). |
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« L'universalité se construit dans la différence » (Ndoye).
Il ne doit pas y avoir qu'une seule vision de l'éducation. Il
a été souligné que cette vision était un choix politique correspondant
à un projet de société et qu'il fallait permettre la diversité
des conceptions et stratégies de l'éducation. A cet égard, la
mondialisation ne doit pas être un moyen d'imposer une pensée
unique mais au contraire un instrument d'ouverture et de rencontre
des cultures (Ndoye). |
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L'alphabétisation comme élément essentiel du processus
éducatif a été réaffirmé, mais il a été souligné qu'elle n'était
pas toujours l'élément le plus important, la notion doit être
étudiée plus largement. Pour la Banque mondiale, l'éducation
doit permettre d'augmenter le 'Capital humain' des pauvres,
notamment par l'enseignement des savoir-faire correspondant
à leur mode de vie c'est-à-dire le secteur informel. Elle
doit également augmenter leur capacité à s'organiser, s'informer
et s'exprimer pour prendre part à la vie politique de leur
pays (Singh, Ndoye).
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L'éducation est une matière vivante, qu'il faut adapter en permanence
et donc en crise perpétuelle. Elle a pour fonction de former
un individu et non simplement un professionnel (Josselin). Le
changement doit être radical et la structure éducative doit
devenir le facilitateur du savoir, un lieu de partage des savoirs
et non la transmission d'un savoir venant d'en haut (Pimpare).
Il a été rappelé que la notion dépassait la scolarisation, qu'elle
soit formelle ou non et que l'éducation avait également lieu
dans les communautés et en relation avec l'environnement (Roy).
Enfin, l'UNESCO a souligné que l'éducation des femmes était
essentielle dans la lutte contre la pauvreté car elles sont
la base du développement (Bah Diallo). |
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| 3. Approche
participative |
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La participation des communautés a été mise en exergue comme
essentielle à la réussite des programmes éducatifs et dans la
lutte contre la pauvreté. L'éducation doit correspondre aux
besoins des populations ; les programmes éducatifs doivent être
enracinés dans la culture de la communauté auquel ils s'appliquent.
D'après les représentants des ONG, les communautés ne sont pas
suffisamment consultées sur l'éducation dont elles souhaitent
bénéficier (Roy). La consultation se limite à la mise en œuvre
de programmes préconçus, alors que l'implication des populations
doit se faire au niveau de la conception des programmes (Pimpare).
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D'après le représentant du PNUD, les bailleurs insistent sur
la participation communautaire dans la gestion des écoles et
ans la conception des programmes éducatifs et sur la nécessité
d'adopter des programmes adaptés au contexte socio-culturel.
Cette participation aux politiques doit être active et ne doit
pas se limiter à une consultation pour avis. Les populations
doivent pouvoir prendre part activement au processus décisionnel
pour que ce dernier aboutisse sur des programmes répondant à
leurs besoins. A cet égard, les processus d'évaluation doivent
s'attacher autant à l'acquis des populations qu'à ce qui leur
manque (Singh). |
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Il a cependant été affirmé que les donneurs ne discutaient pas
directement avec les pauvres mais avec les gouvernements ou
au mieux avec les organismes servant d'interprètes aux pauvres
c'est-à-dire les ONG (Gnali). Il a été remarqué que si ces dernières
étaient aujourd'hui les plus proches des populations, certaines
d'entre elles avaient également leur propre agenda, lequel n'était
pas forcement en accord avec la volonté des pauvres (Gnali). |
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Les participants ont enfin discuté les obstacles à la réalisation
effective de la participation. Le manque de confiance et de
respect de soi-même de la part des exclus a été analysé comme
l'obstacle majeur à la participation des pauvres (Roy). L'éducation
doit donner l'accès à l'information, permettant aux pauvres
d'exprimer ensuite leur point de vue (Bah Diallo). Dans ce contexte,
le plus important est le processus de démocratisation en cours,
qui permet à une société civile d'émerger et de pouvoir s'exprimer
sur les questions politiques. En mettant en place des programmes
scolaires flexibles, tout en gardant des exigences de sciences
et techniques, le dialogue avec les communautés peut ainsi s'engager,
et le processus de démocratisation se renforcer (Ndoye). |
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| II.
Les acteurs de l'Education pour tous |
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| 1. Rôle
des agences et de l'Etat |
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Le rôle de coordinateur et de chef de file de l'UNESCO, confirmé
par l'assemblée des participants au Forum mondial a été salué
par M. Josselin, comme correspondant à son mandat éthique et
intellectuel. Cependant, le rôle des autres agences telles que
le PNUD, l'UNICEF et la Banque mondiale a aussi été rappelé.
Le représentant de cette dernière a ainsi expliqué que son rôle
en la matière découlait de son mandat de lutte contre la pauvreté.
Dans son analyse des facteurs du développement, la Banque qualifie
l'éducation de primordiale, ce qui l'incite donc à agir dans
ce domaine avec d'autres institutions et l'UNESCO en particulier
(Ndoye). |
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Si l'aide bilatérale et multilatérale est importante et nécessaire
à la réalisation de l'éducation pour tous (Josselin), une inquiétude
concernant l'utilisation de l'aide a également été exprimée
(Roy). |
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Le rôle de l'Etat comme acteur primordial dans la lutte contre
la pauvreté et la mise en œuvre de plans d'éducation pour tous
a été rappelée avec force (Josselin). Cependant, il a été souligné
qu'un partenariat avec le secteur privé, la société civile et
les ONG étaient incontournable (Bah Diallo). Les participants
ont également convenu de l'importance de la décentralisation
dans le processus (Josselin, Ndoye) mais celle-ci doit s'accompagner
d'une décentralisation budgétaire pour être effective (Gnali). |
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| 2. Rôle
de la société civile |
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Il est nécessaire de reconnaître plus largement les initiatives
populaires et le travail des ONG dans le domaine de l'éducation
sur le terrain (Pimpare). Ces expériences devraient être prises
en compte par les Etats mais aussi par les agences et les bailleurs
de fonds pour mettre à profit l'expertise des ONG dans le domaine
de l'éducation de base ainsi que leur connaissance approfondie
du niveau local (Pimpare, Kamel Iskandar). |
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« L'action des ONG n'est-elle pas un aveu d'échec des structures
gouvernementales ? ». Les ONG font un travail palliatif, se
substituant à l'Etat défaillant. L'analyse de la situation actuelle
montre qu'il existe aujourd'hui un partage tacite des tâches,
qui est anormal. Non seulement l'Etat doit prendre conscience
de la nécessité d'intégrer les différents modes d'éducation
mais il doit également mettre en place des structures de coopération
avec les ONG, notamment en intégrant les méthodes d'éducation
non formelle qui ne doit pas être considérée comme le 'domaine
réservé' des ONG (Gnali). |
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| 3. Coordination
et partenariats |
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Le partenariat entre les acteurs est crucial pour la réalisation
des objectifs d'éducation et la lutte contre la pauvreté. Un
appel a été lancé pour une plus grande coordination des agences
sur le terrain, où il existe une grande concurrence voire une
certaine rivalité (Gnali). Une plus grande synergie est ainsi
nécessaire et l'effort concerté des partenaires ne doit pas
conduire à diminuer l'importance de la contribution de chacun.
La coopération doit s'opérer à tous les niveaux. Au niveau national,
elle doit s'opérer entre les structures de l'Etat mais aussi
avec les organisations de la société civile. Il faut que tous
les acteurs puissent se réunir autour d'un projet national d'éducation
impliquant chaque acteur - ministères, bailleurs, agences et
ONG - en synergie et non une répartition des tâches (Bah Diallo,
Gnali). |
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| III.
Necessité d'une approche intégrée |
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| 1. Rôle
des enseignants |
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L'enseignant est au cœur du processus éducatif. La question
a été débattue tant au niveau théorique que pratique. |
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Il existe une diversité de situation concernant les enseignants
dans les pays en développement. Dans certains pays, les salaires
proposés sont si bas, que l'on manque de candidats ou que les
candidats sont de mauvaise qualité (Josselin). Dans d'autres,
les coûts salariaux sont trop élevés par rapport au PNB, et
l'Etat n'a pas les moyens de recruter (Ndoye). En outre, le
problème du manque d'enseignants dans le milieu rural a été
mis en exergue (Bah Diallo, Gnali). |
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L'analyse des débats montre l'existence d'un consensus quant
à la nécessité de repenser la notion d'enseignant. Les représentants
des ONG ont insisté sur la nécessité d'abandonner la conception
du maître détenteur d'un savoir à transmettre, pour considérer
l'enseignant comme un éducateur facilitant l'accès au savoir
et l'échange des savoirs, tout en apprenant lui-même. Cependant,
s'il est nécessaire d'élargir le concept, il ne faut pas négliger
la grande résistance des enseignants qualifiés, lesquels ne
sont pas réceptifs à l'innovation. A cet égard, le besoin de
formation a été exprimé avec force (Gnali). Ainsi, si cet élargissement
nécessite un changement de mentalité et de politique au niveau
de l'Etat, il faut également mettre en œuvre les moyens permettant
une modification de l'état d'esprit des maîtres quant à leur
manière de travailler et les pédagogies à appliquer. |
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| 2. Intégration
des secteurs formels et non formels |
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En relation avec la redéfinition du rôle de l'enseignant et
de la nécessité de coordination entre les acteurs, les participants
ont débattu de l'intégration des systèmes d'éducation formels
et non formels. L'éducation non formelle a été reconnue comme
apportant des réponses adaptées aux besoins des populations
tant en termes de méthodes qu'en termes de contenus. |
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Le secteur informel représente parfois jusqu'à 95% des revenus
des pays du Sud, et les populations ont besoins de maîtriser
les outils leur permettant de comprendre ce système et de s'y
intégrer. Le système éducatif classique en vigueur n'apportant
pas les réponses nécessaires à ces besoins, il ne peut pas avoir
de sens dans l'environnement des exclus. Il faut donc que les
systèmes éducatifs se réforment pour prendre en compte les secteurs
non formels et informels, en créant une interaction à tous les
niveaux (Singh). |
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Les représentants des ONG ont plaidé pour la reconnaissance
de la qualité et de l'efficacité des systèmes alternatifs, qui
pourraient apporter un changement significatif dans la réalisation
de l'éducation pour tous s'ils étaient reconnus et utilisés
par les Etats et les instances internationales (Pimapre, Kamel
Iskandar). Il est urgent d'intégrer les différents modes d'éducation,
en créant des liens et passerelles entre le formel, le non formel
et l'informel (Bah Diallo). D'une part, le système formel doit
apprendre à puiser dans ces expériences communautaires pour
répondre aux besoins réels des apprenants dans un souci de respect
du contexte socio culturel. D'autre part, il faut mettre en
place des passerelles pour que ceux qui désirent réintégrer
le système formel après avoir bénéficié d'un autre type d'éducation
(Bah Diallo). |
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Malgré la méfiance des Etats et enseignants qualifiés par rapport
à la nouveauté (Roy), il existe des expériences réussies concernant
l'intégration du formel et du non formel (Gnali). Ces expériences
doivent être approfondies et être transposées au niveau des
Etats. A cet égard, la recherche et l'enseignement supérieur
ont un rôle important à jouer (Gnali) notamment dans le cadre
de structures de consultation et d'échanges d'expériences au
niveau des ministères et de l'université (Ndoye). En effet,
les recherches ont bien souvent dejà été conduites en la matière
et le problème réside finalement dans le manque d'information
du politique (Kamel Iskandar). |
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========
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