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Cadre
d'action de Dakar
L'éducation pour tous :
tenir nos engagements collectifs |
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Texte
adopté au
Forum mondial sur l'éducation
Dakar, Sénégal, 26-28 avril 2000 |
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1. Nous, participants au Forum mondial sur l'éducation,
réunis à Dakar (Sénégal), en avril 2000, nous engageons à
assurer pour tous les citoyens et toutes les sociétés la réalisation
des buts et objectifs de l'éducation pour tous.
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2. Le Cadre de Dakar est l'expression de notre détermination
collective à agir. Les gouvernements ont le devoir de veiller
à ce que les buts et objectifs de l'éducation pour tous soient
réalisés de façon durable. Il s'agit là d'une tâche qui, pour
être menée à bien avec efficacité, requiert de larges partenariats
dans les pays, soutenus par la coopération avec les institutions
et organismes régionaux et internationaux. |
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3. Nous réaffirmons le principe énoncé dans la Déclaration
mondiale sur l'éducation pour tous (Jomtien, 1990), qui s'appuie
sur la Déclaration universelle des droits de l'homme et la Convention
sur le droit des enfants, selon lequel toute personne - enfant,
adolescent ou adulte - doit pouvoir bénéficier d'une formation
conçue pour répondre à ses besoins éducatifs fondamentaux, au
sens le plus large et le plus riche du terme, une formation
où il s'agit d'apprendre à connaître, à faire, à vivre ensemble
et à être. Une éducation qui s'attache à exploiter les talents
et le potentiel de chaque personne et à développer la personnalité
des apprenants, afin de leur permettre de mener une vie meilleure
et de transformer la société dans laquelle ils vivent. |
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4. Nous nous réjouissons des engagements pris par la communauté
internationale en faveur de l'éducation de base tout au long
des années 90, lors de diverses occasions : Sommet mondial pour
les enfants (1990), Conférence sur l'environnement et le développement
(1992), Conférence internationale sur la population et le développement
(1994), Conférence mondiale sur les droits de l'homme (1993),
Conférence mondiale sur les besoins éducatifs spéciaux : accès
et qualité (1994), Sommet mondial pour le développement social
(1995), Quatrième Conférence mondiale sur les femmes (1995),
Réunion à la mi-décennie du Forum consultatif international
sur l'éducation pour tous (1996), Conférence internationale
sur l'éducation des adultes (1997) et Conférence internationale
sur le travail des enfants (1997). Il s'agit maintenant de tenir
ces engagements. |
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5. Le Bilan mondial de l'éducation pour tous à l'an 2000
(EPT) montre que des progrès importants ont été accomplis dans
beaucoup de pays. Cependant, il est inacceptable, en l'an 2000,
que plus de 113 millions d'enfants n'aient pas accès à l'enseignement
primaire, que l'on dénombre encore 880 millions d'adultes analphabètes,
que la discrimination sexuelle continue de sévir dans les systèmes
éducatifs et que la qualité de l'apprentissage et l'acquisition
de valeurs humaines et de compétences soient loin de répondre
aux aspirations et aux besoins des individus et des sociétés.
Des jeunes et des adultes n'ont pas accès aux compétences et
aux connaissances nécessaires pour trouver un emploi rémunéré
et participer pleinement à la vie de la société. A moins d'un
progrès accéléré de l'éducation pour tous, les objectifs nationaux
et internationaux fixés pour réduire la pauvreté ne seront pas
atteints et les inégalités entre les pays et au sein des sociétés
iront s'aggravant. |
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6. L'éducation est un droit fondamental de l'être humain.
Elle est la clef du développement durable ainsi que de la paix
et de la stabilité à l'intérieur des pays et entre eux. Elle
constitue donc un moyen indispensable d'une participation effective
à l'économie et à la vie des sociétés du XXIe siècle, qui témoignent
d'une globalisation rapide. La réalisation des buts de l'éducation
pour tous ne saurait être différée plus longtemps. Il est possible
et nécessaire de répondre d'urgence aux besoins éducatifs fondamentaux
de tous. |
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7. En conséquence, nous nous engageons collectivement
à assurer la réalisation des objectifs suivants : |
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(i)
développer et améliorer sous tous leurs aspects la protection
et l'éducation de la petite enfance, et notamment des enfants
les plus vulnérables et défavorisés ;
(ii)
faire en sorte que d'ici 2015 tous les enfants, notamment
les filles et les enfants en difficulté ou issus de minorités
ethniques, aient la possibilité d'accéder à un enseignement
primaire obligatoire et gratuit de qualité et de le suivre
jusqu'à son terme ;
(iii)
répondre aux besoins éducatifs de tous les jeunes en assurant
un accès équitable à des programmes adéquats ayant pour objet
l'acquisition des connaissances ainsi que des compétences
liées à la vie courante et à la citoyenneté;
(iv)
améliorer de 50 % les niveaux d'alphabétisation des adultes,
et notamment des femmes, d'ici 2015, et assurer à tous les
adultes un accès équitable aux programmes d'éducation de base
et d'éducation permanente ;
(v)
éliminer les disparités entre les sexes dans l'enseignement
primaire et secondaire d'ici 2005 et instaurer l'égalité dans
ce domaine d'ici 2015 en veillant notamment à assurer aux
filles l'accès équitable et sans restriction à une éducation
de base de qualité et la poursuite jusqu'à son terme de cette
éducation;
(vi)
améliorer sous tous ses aspects la qualité de l'éducation
et garantir son excellence de façon à obtenir pour tous des
résultats d'apprentissage reconnus et quantifiables - notamment
en ce qui concerne le lecture, l'écriture, le calcul et les
compétences indispensables dans la vie courante.
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8. Pour atteindre ces objectifs, nous, gouvernements,
organisations, institutions, groupes et associations représentés
au Forum mondial sur l'éducation, nous engageons à : |
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(i)
susciter, aux niveaux national et international, un puissant
engagement politique en faveur de l'éducation pour tous,
définir des plans d'action nationaux et augmenter significativement
les investissements dans l'éducation de base ;
(ii)
promouvoir des politiques d'éducation pour tous dans le
cadre d'une action sectorielle durable et bien intégrée,
clairement articulée avec les stratégies d'élimination de
la pauvreté et de développement ;
(iii)
faire en sorte que la société civile s'investisse activement
dans la formulation, la mise en œuvre et le suivi de stratégies
de développement de l'éducation ;
(iv)
mettre en place des systèmes de gestion et de gouvernance
éducatives qui soient réactifs, participatifs et responsables
;
(v)
répondre aux besoins des systèmes éducatifs subissant le
contrecoup de situations de conflit et d'instabilité et
conduire les programmes d'éducation selon des méthodes qui
soient de nature à promouvoir la paix, la compréhension
mutuelle et la tolérance et à prévenir la violence et les
conflits ;
(vi)
mettre en œuvre des stratégies intégrées pour l'égalité
des sexes dans l'éducation, qui prennent en compte la nécessité
d'une évolution des attitudes, des valeurs et des pratiques
;
(vii)
mettre en œuvre d'urgence des activités et des programmes
d'éducation pour lutter contre la pandémie de VIH/sida ;
(viii)
créer un environnement éducatif sain et sûr, inclusif et
équitablement doté en ressources, qui favorise l'excellence
de l'apprentissage avec des niveaux d'acquisition bien définis
pour tous ;
(ix)
améliorer la condition, la motivation et le professionnalisme
des enseignants ;
(x)
mettre les nouvelles technologies de l'information et de
la communication au service de la réalisation des objectifs
de l'éducation pour tous ;
(xi)
assurer un suivi systématique des progrès et des stratégies
en matière d'éducation pour tous aux niveaux national, régional
et international ;
(xii)
renforcer les mécanismes existants pour faire progresser
plus rapidement l'éducation pour tous.
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9. S'appuyant sur les données accumulées dans le cadre
des évaluations régionales et nationales de l'EPT, ainsi que
sur les stratégies sectorielles déjà en place, tous les Etats
seront invités à définir des plans d'action nationaux ou à renforcer
ceux qui existent déjà avant 2002 au plus tard. Ces plans, s'insérant
dans le cadre d'un effort plus large de développement et de
lutte contre la pauvreté, devront être élaborés selon des processus
plus transparents, plus démocratiques et impliquant toutes les
parties en cause, en particulier les représentants du peuple,
les porte-parole des communautés, les parents, les apprenants,
les ONG et la société civile. Ils s'attaqueront notamment aux
problèmes liés au sous-financement chronique de l'éducation
de base, en définissant des priorités budgétaires qui expriment
la volonté d'atteindre les buts et objectifs de l'EPT dans les
meilleurs délais et au plus tard en 2015. Ces plans définiront
également des stratégies sans équivoque pour répondre aux problèmes
spécifiques de ceux qui sont actuellement les laissés-pour-compte
de l'éducation, en privilégiant clairement l'éducation des filles
et l'égalité des sexes. Ils donneront une forme et une réalité
concrète aux objectifs et stratégies définis dans le présent
document ainsi qu'aux engagements pris à l'occasion des conférences
internationales qui se sont succédé depuis 1990. Les activités
régionales d'appui aux stratégies nationales seront basées sur
le renforcement des organisations, des réseaux et des initiatives
aux niveaux régional et sous-régional. |
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10. Une volonté politique et une direction nationale plus
marquées sont nécessaires pour une mise en œuvre efficace et
réussie des plans dans chacun des pays concernés. Mais la volonté
politique n'est rien sans les moyens. La communauté internationale
n'ignore pas que bien des pays sont actuellement dépourvus des
moyens nécessaires pour atteindre les objectifs de l'éducation
pour tous dans des délais acceptables. Il faut donc mobiliser
de nouvelles ressources financières, de préférences sous forme
de prêts et d'aides à des conditions préférentielles, par le
biais des institutions de financement bilatérales et multilatérales,
comme la Banque mondiale, les banques régionales de développement
et le secteur privé. Nous l'affirmons : aucun pays qui a pris
un engagement sérieux en faveur de l'éducation pour tous ne
verra ses efforts contrariés par le manque de ressources. |
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11. La communauté internationale honorera cet engagement
collectif en lançant avec effet immédiat une initiative mondiale
visant à élaborer les stratégies et mobiliser les ressources
nécessaires pour apporter un soutien effectif aux efforts nationaux.
Les pistes à explorer dans le cadre de cette initiative sont
les suivantes : |
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renforcer
le financement externe de l'éducation, en particulier de
l'éducation de base ;
améliorer
la prévisibilité des flux de l'aide extérieure ;
faciliter
la coordination entre donateurs ;
développer
les approches sectorielles ;
intensifier,
élargir et diligenter l'allégement de la dette et/ou son
annulation pour réduire la pauvreté, avec des prises de
position fermes en faveur de l'éducation de base ;
prévoir
un suivi plus efficace et plus régulier des progrès dans
la poursuite des buts et objectifs de l'EPT, sous forme
notamment d'évaluations périodiques.
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De nombreux pays ont déjà apporté la preuve de ce que
peuvent obtenir des stratégies nationales résolues et s'appuyant
sur une coopération efficace en faveur du développement. Les
progrès réalisés dans le cadre de ces stratégies peuvent et
doivent être accélérés par l'intensification de l'aide internationale.
En même temps, les pays aux stratégies moins affirmées - y compris
les pays en proie à des conflits, les pays en transition ou
ceux qui sortent d'une crise - doivent recevoir tout l'appui
nécessaire pour progresser plus rapidement vers les objectifs
de l'éducation pour tous. |
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12. Nous renforcerons les mécanismes régionaux et internationaux
permettant de rendre compte de l'action menée afin que ces engagements
puissent s'exprimer clairement et que le Cadre d'action de Dakar
fasse partie des préoccupations de chaque organisation régionale
et internationale, de chaque corps législatif national et de
chaque instance de décision locale. |
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13. Le Bilan mondial de l'éducation pour tous à l'an 2000
montre que le défi majeur en termes d'éducation pour tous concerne
l'Afrique subsaharienne, l'Asie du Sud et les pays les moins
développés. En conséquence, même si l'aide internationale ne
doit faire défaut à aucun pays, la priorité doit être accordée
à ces deux régions du monde. Les pays en conflit ou en cours
de reconstruction doivent également bénéficier d'une attention
spéciale afin de pouvoir bâtir des systèmes éducatifs qui répondent
aux besoins de tous les apprenants. |
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| Renforcer
les mécanismes existants pour faire progresser plus rapidement
l'éducation pour tous. |
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14. La mise en œuvre des objectifs et stratégies susmentionnés
nécessitera une dynamisation immédiate des mécanismes nationaux,
régionaux et internationaux. Dans un souci d'efficacité maximale,
ces mécanismes seront participatifs et, dans la mesure du possible,
s'appuieront sur ce qui existe déjà. Ils incluront des représentants
de toutes les parties prenantes et tous les partenaires et fonctionneront
de façon transparente et responsable. Ils apporteront une réponse
globale, dans l'esprit et la lettre, à la Déclaration de Jomtien
et au Cadre d'action de Dakar. Ils assumeront, à des degrés
divers, des fonctions de sensibilisation, de mobilisation des
ressources, de suivi ainsi que de création et de partage des
connaissances concernant l'EPT. |
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Le cœur de l'activité de l'EPT se situe au niveau national.
Des forums nationaux sur l'EPT seront renforcés ou établis pour
appuyer la réalisation des objectifs. Tous les ministères concernés
et les organisations nationales de la société civile seront
systématiquement représentés dans ces forums qui devront être
transparents et démocratiques et auront à élaborer un cadre
d'action pour la mise en œuvre aux niveaux sub-nationaux. Les
pays établiront des plans nationaux d'ensemble pour l'EPT d'ici
2002 au plus tard. Les pays confrontés à des problèmes particuliers,
et notamment à des crises complexes ou à des catastrophes naturelles,
bénéficieront d'un soutien technique spécial de la part de la
communauté internationale. Chaque plan national d'EPT. |
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sera
défini par les responsables nationaux en consultation directe
et systématique avec la société civile du pays.
canalisera
le soutien coordonné de tous les partenaires du développement.
définira
les réformes correspondant aux six objectifs de l'EPT.
établira
un cadre financer pour le long terme.
sera
axé sur l'action et s'inscrira dans un calendrier précis.
comprendra
des indicateurs de résultats à mi-parcours.
réaliser
une synergie de tous les efforts de développement humain
en s'intégrant dans le cadre et le processus de planification
nationale du développement.
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Partout où ces processus sont engagés dans le cadre d'un
plan crédible, les partenaires de la communauté internationale
s'engagent à œuvrer de manière conséquente, coordonnée et cohérente.
Chaque partenaire apportera sa contribution en fonction de ses
avantages comparés à l'appui des plans nationaux d'EPT pour
garantir que le déficit de ressources sera comblé. |
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Les activités régionales de soutien aux efforts nationaux
s'appuieront sur les organisations, réseaux et initiatives déjà
en place aux niveaux régional et sous-régional, en les renforçant
au besoin. Les régions et sous-régions décideront d'un réseau
régional d'encadrement appelé à devenir le Forum régional ou
sous-régional sur l'EPT avec un mandat explicite dans ce domaine.
La participation systématique de toutes les organisations compétentes
représentant la société civile ou à caractère régional ou sous
régional est indispensable, de même que la synchronisation de
leurs efforts. Les forums régionaux et sous-régionaux sur l'EPT
seront rattachés par des liens organiques aux forums nationaux
et responsables devant eux. Leurs fonctions seront les suivantes
: coordonner l'ensemble des réseaux concernés ; définir les
objectifs régionaux et sous-régionaux et suivre leur mise en
œuvre ; sensibiliser l'opinion ; favoriser le dialogue sur les
politiques ; promouvoir les partenariats et la coopération technique
; partager les meilleures pratiques et les enseignements tirés
; assurer le suivi des activités et en rendre compte ; enfin,
promouvoir la mobilisation des ressources. Un soutien régional
et international est prévu pour renforcer les forums régionaux
et sous-régionaux ainsi que les capacités utiles en matière
d'EPT, notamment en Afrique et en Asie du Sud. |
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L'UNESCO poursuivra le rôle qui lui a été confié de coordonner
les partenaires de l'EPT et de maintenir la dynamique de leur
coopération. Dans ce cadre, le Directeur général de l'UNESCO
réunira tous les ans un groupe de haut niveau à la fois restreint
et souple. Ce groupe contribuera à renforcer la volonté politique
et la mobilisation des moyens techniques et financiers. Grâce
aux informations des rapports de suivi des différents instituts
de l'UNESCO (IIPE, BIE, IUE) et en particulier de l'Institut
de statistique de l'UNESCO, ainsi qu'aux données fournies par
les forums régionaux et sous-régionaux sur l'EPT, il permettra
également à la communauté mondiale de rendre compte des engagements
de Dakar. Il sera composé de décideurs représentant au plus
haut niveau les gouvernements et la société civile des pays
développés et en développement ainsi que les organismes de développement.. |
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L'UNESCO fera office de secrétariat. Elle recentrera son
programme d'éducation de manière à mettre les résultats et priorités
de Dakar au cœur de son activité, ce qui impliquera des groupes
de travail sur chacun des six objectifs adoptés à Dakar. Ce
secrétariat collaborera étroitement avec les autres organisations
et pourra accueillir du personnel détaché par elles. |
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La réalisation des objectifs de l'éducation pour tous
nécessitera un effort financier supplémentaire de la part des
pays ainsi qu'une aide au développement accrue et un allègement
de la dette pour l'éducation de la part des donateurs bilatéraux
et multilatéraux, de l'ordre de huit milliards de dollars par
an. Il est donc indispensable que de nouveaux engagements fermes
soient pris au niveau financier tant par les gouvernements nationaux
que par les donateurs bilatéraux et multilatéraux, y compris
la Banque mondiale, ainsi que par les banques régionales de
développement, la société civile et les fondations. |