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RESUME ET MISE A JOUR : COMPTE RENDU THEMATIQUE D'EPT SUR LA PROTECTION ET L'EVEIL DE LA PETITE ENFANCE
 
Janvier 1999
 
Robert G. Myers
Groupe consultatif sur la protection et le développement
des jeunes enfants
 
 Cette étude consacrée aux activités de protection et d'éveil de la petite enfance (PEPE) a été commandée dans le cadre du bilan de l'Education pour tous (EPT) à l'an 2000. Le concept de PEPE s'est fait jour à Jomtien dans un souci d'élargir l'approche plus traditionnelle de l'éducation de base qui fait commencer l'éducation à l'école primaire. Le Cadre d'action élaboré à la Conférence mondiale a donc défini comme un des objectifs que les signataires devaient poursuivre dans leurs programmes pour la décennie 1990-2000 "l'expansion des activités de protection et développement de la petite enfance, y compris les interventions au niveau de la famille ou de la communauté, particulièrement en faveur des enfants pauvres, défavorisés et handicapés." La Déclaration de Jomtien spécifie que "l'apprentissage commence dès la naissance. Cela implique que l'on accorde l'attention voulue aux soins aux jeunes enfants et à leur éducation initiale, qui peuvent être dispensés dans le cadre d'arrangements faisant intervenir les familles, la communauté ou des stuctures institutionnelles, selon les besoins."
 
 Le compte rendu et l'analyse qui vont suivre s'appuient sur différentes sources d'information : (1) une étude documentaire, (2) les rapports par pays disponibles, préparés dans le cadre plus général du bilan de l'EPT, et (3) une enquête auprès de "personnes bien informées" travaillant dans la PEPE et venant de différents horizons géographiques, professionnels et institutionnels.
 
Des contextes changeants
 
 Un bref survol des différences contextuelles et des changements dominants, vigoureux et variés qui interviennent actuellement dans le monde concerné par la PEPE, suggère que nous devrions faire preuve d'humilité dans nos attentes de ce que peuvent accomplir les Conférences mondiales. Le développement de l'industrialisation et de l'urbanisation, les injustices sociales, le poids des dettes, les conflits internes et l'augmentation de la pauvreté et de l'inégalité s'ajoutent à l'extension de la pandémie de VIH/SIDA, à l'évolution des politiques et des valeurs sous l'effet de la mondialisation et à la récession économique dans certains pays, et l'accès inégal aux technologies et aux ressources engendre de nouveaux besoins, mais aussi des obstacles à la réalisation des objectifs de PEPE souhaités. Il convient donc de se féliciter des acquis, même modestes, et toute évaluation des "progrès" doit se faire compte tenu du contexte. De plus, la variété des situations et les énormes différences dans le timing et l'incidence des tendances particulières pour des pays particuliers, avec les différences qui les accompagnent dans leur influence sur la protection et l'éveil des jeunes enfants, nous amènent à penser qu'il faut se méfier des généralisations, même si on ne s'intéresse qu'au "Monde majoritaire" . Politiques et programmes doivent être adaptés aux contextes particuliers.
 
Les tendances depuis 1990
 
 Dans le bien-être des enfants
Depuis dix ans, des progrès majeurs ont été réalisés à l'échelle mondiale dans la réduction de la mortalité du nouveau-né et de l'enfant. On observe également une réduction importante des niveaux de malnutrition dans certains pays, et la consommation de micronutriments s'est améliorée. Cependant, le niveau de malnutrition reste élevé dans de nombreux pays, en particulier dans les zones rurales. De plus, il semble bien que les programmes alimentaires, sauf lorsqu'ils sont associés à d'autres mesures, n'aient pas toujours un effet suffisant sur la réduction de la malnutrition.
 
 Rares sont hélas les pays qui fournissent des mesures du bien-être psychosocial des jeunes enfants ou de l'apprentissage au cours de la petite enfance. On peut conclure à des améliorations à partir des changements dans la performance et la rétention scolaires postérieures, mais il ne s'agit que de mesures indirectes du développement général de l'enfant ou de son bien-être psychosocial.
 
 Dans les accueils en PEPE
A la date de rédaction (janvier 1999), nous avons eu accès aux bilans de 64 pays, dont la quasi totalité fournit des statistiques d'accueil. On ne dispose pas de rapports pour l'Afrique et le Moyen-Orient. Toutefois, la documentation offerte par les études d'EPT par pays, ainsi que la documentation antérieure (rapports des conférences régionales, rapports annuels de l'UNICEF, études diverses, etc.) suggèrent que :
 
il y a une tendance générale à l'augmentation du nombre des enfants accueillis depuis 1990. Dans certain cas, celui-ci a régressé, en particulier (et de manière massive) dans les pays qui faisaient partie de l'Union Soviétique (jusqu'en 1991) et dans les pays de l'Europe de l'est autrefois sous influence soviétique ;
     
bien qu'il y ait quelques cas d'augmentation importante, voire considérable, pendant cette période, on peut dire que le caractère des augmentations est le plus souvent faible et marginal ;
   
l'écart entre les pays en termes de niveaux d'accès est considérable, allant de presque zéro à quasiment 100 %, avec une tendance générale à la relation accueils/PNB.
   
l'accent continue d'être placé sur la "préscolarisation" et sur les enfants de 4 à 6 ans, et en particulier sur l'année précédant l'entrée à l'école primaire. Il en résulte qu'un faible nombre d'enfants de moins de 4 ans du Monde majoritaire sont touchés par les programmes de PEPE en cours ;.
   
les enfants des zones urbaines sont mieux à même d'être accueillis par un programme de PEPE que les enfants des zones rurales ;.
   
les enfants des familles plus aisées sont mieux à même d'être accueillis que les enfants de familles ayant de faibles ressources ;
   
dans la plupart des pays ayant fourni leurs rapports, on observe une relative égalité des sexes dans l'accueil. Il existe cependant quelques exceptions qui privilégient les garçons, en particulier au Moyen-Orient ;
   
les rôles relatifs joués par l'Etat, les secteurs privés et sociaux et les communautés dans la fourniture de services de PEPE varient considérablement d'un pays à l'autre ; si, dans certains, la tendance est à l'implication grandissante de l'Etat, dans d'autres, c'est la tendance à la croissance du secteur privé qui domine.
 
 Comme on l'a suggéré plus haut, ces généralisations doivent être tempérées et une analyse plus détaillée est nécessaire, à partir des rapports nationaux qui, au mieux, n'offriront qu'une image imprécise, compte tenu de l'état général des systèmes de collecte d'information (voir en annexe nos commentaires sur les indicateurs).
 
 Dans les conditions affectant la programmation de la PEPE
Les personnes bien informées et les rapports nationaux recensent toute une série d'améliorations dans les conditions, variables d'un pays à l'autre, qui affectent la fourniture de services de PEPE et leur effet potentiel sur le bien-être des enfants. Ceux-ci comprennent :
 
Des changements conceptuels dans la base de connaissances et dans sa diffusion.

Pour les années 1990, le progrès le plus fréquemment cité (par les personnes qui ont répondu à l'enquête) en ce qui concerne les connaissances en matière de PEPE est un progrès dans notre compréhension de la façon dont se développe et fonctionne le cerveau. Est également citée, avec une certaine fréquence, la somme croissante de connaissances provenant des travaux de recherche et des évaluations de programme et montrant l'intérêt à long-terme des programmes d'intervention précoce en faveur de l'enfance menacée. Un certain nombre d'autres nouveaux domaines de recherche qui commencent à influencer les pratiques inclut des études portant sur : la "résilience", les conditions dans lesquelles les programmes peuvent avoir un effet néfaste sur le développement de l'enfant, et les pratiques et structures de l'éducation de l'enfant.

Parmi les changements conceptuels qui semblent "en cours", citons une tendance à : 1) s'intéresser davantage aux influences socio-culturelles sur le processus de développement, au détriment du point de vue comportemental antérieur et en complément d'une approche plus individuelle et "constructiviste" du développement, en accordant une importance renouvelée au rôle de l'enseignant et à la place du langage dans le processus d'enseignement/apprentissage ; et 2) remettre en cause le concept de "meilleures pratiques" universelles fondées sur la psychologie du développement, avec une volonté de découvrir et respecter les différences culturelles, et de les intégrer dans la réflexion sur la manière dont l'éducation et l'encadrement de la petite enfance "devraient" être apportés, dans des perspectives anthropologique, sociologique ou éthique.

Sont mentionnés aussi des changements conceptuels dans la manière dont les organisations chargées de planification, de programmation et de mise en œuvre envisagent leur rôle lorsqu'il s'agit de traduire les connaissances en actes, et qui consistent, par exemple, à : 1) envisager les programmes destinés à la petite enfance dans le cadre de perspectives plus larges de lutte contre la pauvreté ou de transition vers la démocratie ; 2) associer le concept de développement "holistique" à une programmation intégrale transsectorielle ; 3) prévenir - par opposition à "régler" les problèmes lorsque ceux-ci se présentent. 4) On voit également se profiler un changement dans la manière dont les gouvernements considèrent leur rôle, avec une tendance à déléguer une partie au moins de la responsabilité exclusive de l'Etat dans la fourniture de services, à un partenariat, et parfois au marché par le biais de la "privatisation". 5) La Convention relative aux droits de l'enfant, et, dans une moindre mesure peut-être, le cadre conceptuel défini à Jomtien, contribuent à l'évolution des mentalités, nous aidant à passer d'une perspective axée sur les "besoins" (qui va généralement de pair avec des interventions privilégiées ou "ciblées"), à une perspective de "droits" universels, et d'une approche essentiellement "préscolaire" à une perspective de PEPE.

La base de connaissances s'est également nourrie de l'expérience amassée au cours des nombreux programmes et projets jugés "réussis" montés pendant les années 1990 et antérieurement, et qui apportent une richesse d'idées et d'options.

Bien que tout cela puisse sembler encourageant, ces évolutions dans les connaissances et les conceptions sont lentes, et beaucoup se plaignent que les nouvelles connaissances ne semblent pas conduire à des changements de politique ou de programmation. Cela tient en partie à un sentiment que le processus de diffusion est défectueux, en dépit de l'augmentation remarquée des publications, des forums, des débats internationaux, des sites Internet et de la création de réseaux régionaux, nationaux et internationaux.
     
Changements d'attitude et de perception.

De pair avec le développement d'une base de connaissances et de sa diffusion, on note une prise de conscience grandissante, chez les gouvernements et la communauté des ONG, et chez les décideurs et les intellectuels : 1) de l'importance de la protection et de l'éducation de la petite enfance (en particulier des toutes premières années), 2) de la nature du développement de la petite enfance (du fait, par exemple, qu'il s'agit d'un processus actif, holistique et intégral mettant en cause l'enfant en tant que personne), et 3) de la manière de s'y prendre pour l'encourager. La troisième rubrique englobe un désir nouveau de :

- diversifier l'intérêt, élargir la gamme des options et intégrer des programmes destinés non seulement à l'enfant, mais aussi à la famille et à la communauté ;
- accepter les approches non formelles (autrement que comme "seconde solution") ;
- développer les partenariats maison-école ;
- travailler avec les organisations non gouvernementales ;
- développer la collaboration et la coopération inter-sectorielles ;
- dépasser le niveau de l'accès pour s'attacher à la qualité.

Bien qu'on puisse citer des exemples de mise en œuvre de toutes ces optiques, il est clair que, souvent, la nouvelle prise de conscience n'induit pas de changements de politiques ou de programmes ; ces thèmes sont même inscrits parmi les problèmes à résoudre et les recommandations à suivre dans les actions devant être entreprises.
   
Changements dans les politiques et les cadres légaux et législatifs de la programmation, au plan international et national.

Les rapports par pays et les réponses à l'enquête font fréquemment mention de changements spécifiques intervenus dans les lois et l'élaboration des politiques et de l'insertion explicite de la PEPE dans les plans nationaux comme autant d'avancées dans le domaine de la PEPE. Dans le même temps, la pénurie de lois et de politiques satisfaisantes et globales, surtout en ce qui concerne les enfants de moins de 3 ans, est une caractéristique d'un trop grand nombre de pays. Et un nombre considérable de critiques vise certaines politiques plus générales des gouvernements (par exemple, en matière d'ajustement économique) qui touchent indirectement la PEPE et sont souvent liées aux stratégies des organisations internationales.
   
3. Disponibilité des ressources.

Il ne fait aucun doute que le niveau global du financement international disponible pour la PEPE a considérablement progressé depuis 1990. Dans le même temps, certains ont contesté le style des organismes de financement et la capacité des Etats à utiliser à bon escient les fonds internationaux disponibles. On n'a pas une image aussi claire en ce qui concerne les budgets nationaux, qui ont connu certaines fortes augmentations et certaines diminutions au cours de la décennie. Bien qu'il n'ait pas été possible de déterminer, à partir des rapports nationaux, le niveau des ressources disponibles pour la PEPE (à quelques rares exceptions près), un petit nombre d'éléments suggère que le financement des Etats est très faible (souvent moins de 2% du budget total de l'éducation). Dans la majeure partie de l'Afrique, du Moyen-Orient, des Caraïbes et certaines parties de l'Asie, la PEPE est surtout laissée à la charge des familles, des communautés et des ONG. Et, si, parmi les réponses reçues, un petit nombre considère aussitôt cette pénurie comme un obstacle au progrès de la PEPE, il y a un sentiment profond que celle-ci est sous-financée, que le soutien financier de l'Etat est faible et instable et que le manque de ressources est un problème sérieux.

Les ressources humaines offrent une image similaire, avec des signes de progrès concernant la formation professionnelle dans de nombreux pays, mais la conviction demeure que les ressources humaines sont insuffisantes et qu'une formation est nécessaire à tous les niveaux, et en particulier au niveau local avec la décentralisation.
   
Des bases organisationelles renforcées et consolidées, tant gouvernementales que non gouvernementales.

Sur cette question, les observations des personnes qui ont répondu à l'enquête sont particulièrement variées, mais font souvent référence à des processus de diversification et de décentralisation en cours, amenant des évolutions telles que : de nouveaux pouvoirs accordés aux ONG locales et aux municipalités, l'intégration du développement de la petite enfance à différents programmes sectoriels. La formation de comités et de conseils intersectoriels est également mentionnée.

Comme pour les autres rubriques, cette série de progrès est citée dans un nombre limité de contextes et s'oppose à d'autres dans lesquels la faiblesse organisationelle des ONG, des institutions locales et des organismes gouvernementaux est soulignée, ainsi que l'incapacité de coordonner les actions.
   

Changements dans les pratiques de PEPE.

Certains changements sont intervenus dans les processus de formation et d'enseignement, qui, ajoutés à la création de nouveaux contenus et de meilleurs matériels, ont pour but de redéfinir et d'améliorer la qualité des programmes. Les progrès sont néanmoins modestes. On s'est intéressé davantage à l'augmentation du nombre des enfants accueillis qu'à l'amélioration de la qualité. Ainsi, bien qu'on ait enregistré d'importants progrès dans le nombre et la qualité des programmes de formation à la PEPE à différents niveaux, la formation continue bien souvent d'être perçue comme le premier des besoins de la PEPE. Et s'il est possible de citer des changements quant au contenu des activités d'éveil dans certains pays, dans le sens d'un développement de l'apprentissage actif, du jeu et de la découverte guidée, la tendance à considérer l'éducation de la petite enfance comme une extension de l'école primaire demeure, et les constructions culturelles d'activités faisant intervenir les communautés autochtones sont rares. Les bonnes intentions encouragées par la formation, le contenu des programmes et les matériels sont souvent compromises par : un nombre scandaleusement élevé d'enfants par adulte dans les centres de PEPE ; une tendance, dans les programmes d'éducation parentale à la PEPE, à traiter les adultes comme des enfants ; une incapacité à intégrer la dimension communautaire dans des programmes de PEPE à plus grande échelle.

 
Problèmes et propositions : et maintenant que faire ?
 
 Cette partie se penche sur les zones problématiques et sur les besoins identifiés par l'enquête ou soulignés dans les publications récentes. La liste suivante, qui met l'accent sur les défaillances, ne devrait pas être interprétée comme un signe que les pays n'ont pas fait de progrès. En fait, pour remédier à ces problèmes, il serait bien venu de commencer par soutenir et étendre les progrès déjà réalisés dans chacun de ces domaines.
 
 Faiblesse de la volonté politique. . Il reste à convaincre les hommes politiques, les décideurs, les programmateurs et les responsables éducatifs, souvent aujourd'hui au niveau local, de l'importance de la PEPE. Pour éveiller cette volonté, nous devons élaborer :
     
de meilleures stratégies de communication, de pression et de promotion ;
   
une meilleure base d'information, avec des indicateurs (voir notre annexe), des statistiques, des systèmes de contrôle, des études et des évaluations plus performants.
 
 Faiblesse des politiques et les cadres légaux. Pour formuler et renforcer les politiques, il faut :
     
entreprendre des études analysant les politiques existantes concernant les enfants, en dépassant le cadre des seules politiques éducatives pour s'intéresser, par exemple, aux politiques en matière de protection sociale, de santé et de main d'œuvre qui ont une influence sur la protection et l'éveil de la petite enfance ;
   
agir le plus possible en conformité avec la Convention relative aux droits de l'enfant, en adoptant les principes d'intérêt supérieur de l'enfant, de non discrimination et de participation ;
   
travailler en étroite collaboration avec la justice ;
   
définir des normes précises (destinées au secteur privé comme au secteur public, et comportant des clauses de révision permanente) dont la rigidité ou le niveau n'empêchent pas l'application, mais qui développeront un intérêt positif pour les enfants.
 
 3. Insuffisance, ou mauvais usage, des ressources financières. Les programmes de PEPE n'ont généralement accès qu'à une faible part des budgets des Etats, par rapport au pourcentage des jeunes enfants dans la population. En termes budgétaires, il est claire que les enfants (les plus jeunes en particulier) ne représentent pas une priorité. Il est donc nécessaire de :
     
augmenter la part assignée à la PEPE dans les budgets nationaux et formuler des engagements plus durables en la matière ;
   
renforcer la capacité des Etats et des municipalités à obtenir des ressources pour la PEPE ;
   
rechercher des approches rentables de PEPE, y compris des approches non formelles à base communautaire de qualité ;
   
rechercher plus vigoureusement les solutions alternatives (au financement par le budget de l'Etat) de financement telles que les remises de dette, les contributions philanthropiques et les initiatives privées ;
   
coordonner l'augmentation des ressources financières en prenant en compte la capacité de gérer lesdites ressources et le renforcement des ressources humaines ;
   
assurer l'accès des organismes locaux aux ressources centrales afin de mieux répondre aux besoins locaux exprimés dans les propositions émanant des communautés.
 
 4. Uniformité (manque d'options). La tendance, bureaucratiquement satisfaisante, à offrir le même programme à tous les enfants s'oppose à la nécessité d'adapter les programmes de PEPE aux différences culturelles, géographiques et économiques et aux différences d'âge. Cette tendance est renforcée par l'idée que la PEPE s'assimile à un apprentissage "préscolaire", simple extension de la scolarisation primaire. Il est donc nécessaire de :
     
penser en termes d'approches complémentaires et variées de la PEPE, incluant des programmes faisant appel aux familles et aux communautés ;
   
développer un partenariat plus actif avec les ONG ;
   
décentraliser tant les responsabilités en matière de programme que les responsabilités administratives, en prenant garde de renforcer les capacités locales ;
   
élaborer des programmes culturellement pertinents avec les communautés locales, au lieu d'imposer des pratiques de PEPE à partir du centre.
 
 5. Faiblesse de la qualité. Il est urgent de :
     
passer en revue les systèmes de formation et de surveillance et prévoir une bonne formation (formation avant emploi et continue) à tous les niveaux, dans l'optique d'une diversité des approches de PEPE ;
   
réduire le nombre des enfants (ou des familles) par acteur de soin ou d'éducation ;
   
améliorer et reformuler le contenu de l'éveil, en prenant en compte non seulement les "meilleures pratiques", mais aussi la définition qu'on leur donne au niveau local ;
   
s'appuyer plus systématiquement sur l'expérience existante ;
   
établir de meilleurs systèmes de contrôle et d'évaluation tant des enfants que des programmes.
 
 Prise en compte insuffisante des populations spécifiques. Les populations "désavantagées" suivantes doivent être davantage prises en compte : faibles revenus, populations rurales, populations autochtones, filles, malades du VIH/SIDA, enfants de 0 à 3 ans, femmes enceintes et allaitantes, mères qui travaillent, pères.
 
 Manque de coordination. Si l'on veut privilégier une conception holistique et intégrée de l'apprentissage et du développement et mieux utiliser les ressources, il faut une plus grande coordination : a) entre les programmes gouvernementaux en matière de santé, de protection et de sécurité sociales, de nutrition, d'éducation, de développement rural ou communautaire, etc., b) au sein du secteur éducatif, en particulier entre la PEPE et la scolarisation primaire, et c) entre les organisations gouvernementales et non gouvernementales. Il est nécessaire de :
     
créer des organismes de coordination intersectoriels et interinstitutions ;
   
élaborer des programmes conjoints transcendant les limites bureaucratiques ;
   
renforcer la capacité des familles et des communautés à solliciter et à réunir des services qui sont actuellement dispensés sans coordination aucune ;
   
rechercher un accord au sujet des populations les plus nécessiteuses et faire converger les services vers ces populations ;
   
construire des partenariats. Il faut définir plus clairement le rôle de l'Etat et de la société civile, ainsi que les formes de partenariat ;
 
 8. Conceptualisation étroite. Les cadres conceptuels orientant les programmes destinés à faire progresser la protection et l'éveil de la petite enfance et l'apprentissage précoce sont essentiellement des produits de la psychologie du développement et de l'éducation formelle. Il faut dépasser ce type de connaissances et adopter des optiques élargies tenant compte des dimensions culturelles, sociales et éthiques. Il faut également rapprocher la programmation en matière de PEPE, tant au plan de la conception que de la mise en pratique, d'autres directions s'appuyant sur des analyses portant sur les droits des enfants, la pauvreté, le travail des mères, le développement rural, les besoins spéciaux, les enfants des rues, les réfugiés, les adolescents, les disparités sexuelles, etc.
 
 Où placer les priorités ? Où concentrer les efforts ? ?
 
 La première réponse à cette question doit être : "cela dépend". Les régions et les pays (et les parties de pays) présentent des situations et des optiques culturelles extrêmement diverses et en sont à des étapes très différentes du processus. Il est donc mal venu d'essayer de fixer des priorités générales d'action pour toutes les situations. Dans certains endroits, il faut travailler avant tout à défendre la PEPE et à obtenir la politique et les cadres légaux nécessaires. Dans d'autres, il faut s'attacher aux problèmes liés à la lutte contre le VIH/SIDA. Dans d'autres encore, il faut remettre en état les équipements existants..

 Dans cette optique, la deuxième réponse à la question doit être : "Chaque pays (et peut-être même chaque municipalité) doit faire le point et définir ses priorités."

 Cela étant, il semble néanmoins justifié que : 1) je propose ma propre opinion personnelle des domaines qui semblent requérir une attention spéciale et couvrir différents types de situations, et 2) que je suggère des lignes directrices générales représentant mon point de vue particulier de ce qu'on devrait privilégier en fonction de l'évolution du secteur.
 
 Quelques domaines d'intérêt particulier possibles.
 
A. Formation et surveillance. Partant du principe que la qualité des programmes dépendra de la qualité des personnes qui les mettent en œuvre, il est logique de s'attacher en premier lieu à obtenir que les responsables de la PEPE à différents niveaux sont suffisamment motivés et font partie d'un processus continu de formation..
 
B. Soutien, éducation et sensibilisation des parents et des autres membres de la famille. Les parents et les autres membres de la famille continueront d'exercer la principale influence sur la vie des jeunes enfants dans l'avenir prévisible, surtout s'agissant des enfants de moins de 3 ou 4 ans. Les effets les plus importants et les plus durables sur l'apprentissage et l'éveil de l'enfant sont sans doute ceux qui découlent d'une amélioration de la capacité des parents à créer un environnement favorable à cet apprentissage et à cet éveil. Comme suggéré plus haut, il existe de nombreuses manières d'accompagner dans cette tâche les parents et les membres de la famille et la recette à appliquer pour y parvenir variera selon les situations.
 
C. Evaluation et contrôle. La priorité accordée à l'élaboration de méthodes de contrôle et de systèmes d'évaluation va au-delà de la préoccupation spéculative. Une des leçons qu'ont enseigné les actions réussies est que l'efficacité augmente lorsque les programmes sont mis en œuvre lentement et qu'ils sont contrôlés et ajustés régulièrement. L'information obtenue grâce aux contrôles et aux évaluations permettra de plaider en faveur de la PEPE, tout en servant des objectifs stratégiques et administratifs. L'information devrait contribuer au processus de reconceptualisation, qu'un grand nombre de personnes de l'enquête appellent de leurs voeux. L'incapacité du processus d'EPT à fournir des indicateurs adéquats dans le domaine de la PEPE témoigne de la nécessité de faire des efforts dans ce domaine.
 
 Lignes directrices possibles : point de départ pour la discussion
 

adopter une vision holistique de l'enfant et du processus d'apprentissage et d'éveil, en optant pour des politiques transsectorielles ;
se préoccuper du bien-être des enfants, et non de la dimension des programmes ou de la création de bureaucraties ;
commencer à s'intéresser à l'enfant avant la naissance ;
intégrer les exclus ; défendre l'équité ;
privilégier la famille et la communauté, encourager leur participation ;
rechercher la pertinence culturelle, déterminée par les acteurs concernés, et l'"acclimatation", en commençant là où sont les demandeurs, et en s'appuyant sur leurs atouts inhérents ;
construire des partenariats axés sur l'enfant ;
rechercher la rentabilité, au sens large du terme ;
éviter les formules ; s'ouvrir à la diversité et aux approches complémentaires ;
rechercher la qualité ;
intégrer dès le début le contrôle et l'évaluation dans les programmes.

 
Pour conclure
 
 A l'occasion de ce forum mondial, organisé par des organisations internationales, il semble approprié de réfléchir sur le rôle qu'ont joué, et peuvent encore jouer, les organisations internationales dans la promotion et la mise en œuvre de programmes visant à améliorer la protection et l'éveil des jeunes enfants. En réunissant les informations nécessaires à cet examen de la PEPE, il est apparu clairement que les organisations internationales ont joué plusieurs rôles importants, et ont été accréditées pour ce faire, permettant à la PEPE de gagner en extension et en qualité. Elles ont ainsi contribué à fournir des cadres d'analyse et d'action (Jomtien, Droits de l'enfant), à renforcer les bases de connaissances et à diffuser l'information (en soutenant la recherche, l'évaluation, le suivi, la création de réseaux, les publications, etc.), à plaider en faveur de la PEPE (en organisant des forums internationaux, en négociant les conditions des soutiens financiers et en éduquant les médias), et elles ont apporté un soutien technique et financier. Ces efforts ont certainement contribué à un bon nombre des "progrès" énumérés plus haut.
 
 Dans le même temps, il est important de reconnaître que ces formes d'assistance représentent des interventions impliquant un certain nombre de valeurs, qu'elles dépendent, dans leurs résultats, autant de la manière dont l'aide est apportée que de la quantité d'assistance fournie, et qu'elles peuvent avoir des conséquences tant négatives que positives. Il ne faut pas perdre de vue que :
 
 Les cadres et les savoirs - qui servent de point de départ pour appuyer et élaborer les programmes de PEPE - continuent de provenir, pour leur plus grande part, du Monde minoritaire. Par suite, une tension naît fréquemment entre la "vérité reçue", liée à la base de connaissances et aux valeurs du Monde minoritaire qui guident l'organisme, et le savoir local associé à un autre ensemble de valeurs enracinées en un point quelconque du Monde majoritaire. Ils peuvent avoir des points communs, mais ils diffèrent. Il existe aussi des tensions au sein de la communauté internationale. Ainsi, le cadre des droits de l'homme épousé par certains peut entrer en conflit avec une approche et un "ciblage" axés sur les besoins. La manière dont on gère ces tensions détermine dans une certaine mesure la manière dont on définit la "réussite" des projets et peut finir par créer un obstacle à l'action par manque de consensus. En conséquence :
     
Bien que les efforts consentis actuellement pour impliquer toutes les parties dans le processus de création de projets représentent un progrès considérable vers l'abandon de la tendance qui consistait autrefois à tout imposer, on est loin de rendre cette participation réelle et significative. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour modifier les styles et les méthodes du passé.
   
Des changements majeurs sont nécessaires dans le système de consultation qui continue de dépendre, pour son assistance technique, des consultants du Monde minoritaire (moi y compris). Il faut faire plus d'efforts pour recourir à l'expérience et aux savoirs locaux, que possèdent les consultants locaux.
 
 Parce que la programmation de la PEPE est encore balbutiante dans de nombreux pays, il est possible de construire des programmes de manière innovante, en prenant en compte les différentes situations, en recherchant la convergence et en faisant participer les communautés locales au processus. Cela implique de progresser lentement, d'expérimenter et de réinventer, d'entreprendre ensemble, de nourrir et d'entretenir, de soutenir des initiatives variées et de renforcer les capacités. Malheureusement, ces exigences vont à l'encontre du désir socio-politique d'agir vite, de façon à ce que le plus grand nombre de personnes bénéficient des services offerts. Elles vont à l'encontre du désir bureaucratique de simplifier l'étape administrative en apportant le même service à tous, et d'éviter les collaborations transsectorielles. Et elles vont également à l'encontre des caractéristiques de bien des organisations internationales, pour lesquelles la promotion et la réussite se mesurent au nombre d'enfants et de familles servies, à la capacité de mettre en avant la doctrine particulière de l'organisme, et/ou à la capacité de mobiliser des fonds. L'accent sur le quantitatif et le sentiment de l'urgence empêchent, quoi qu'on en dise, de développer des programmes qualitatifs. En conséquence, il faut :
     
S'intéresser moins à l'augmentation du nombre des enfants accueillis et à l'universalisation d'un programme particulier ; s'intéresser davantage à la qualité, à commencer par une aide conséquente à la formation, par un soutien local à ce qui est considéré comme un programme de qualité et par une vision de l'"échelle" comme la somme de nombreux efforts.
   
Considérer le long terme et démarrer lentement ; éviter de surcharger financièrement les systèmes en injectant trop d'argent trop tôt ; s'assurer que les dépenses vont de pair avec le renforcement des capacités.
   
Développer des dispositifs de prêt et de bourses dictés par la demande et non par l'offre, et offrant des réponses variées à des demandes locales différenciées.
   
Rechercher les moyens de travailler de manière plus significative avec les ONG sur le terrain.
 
 Pour de nombreuses organisations internationales, les changement suggérés ci-dessus représentent des évolutions considérables touchant à leur mode même de fonctionnement. Dans le cadre d'une conférence dont on attend qu'elle obtienne des gouvernements qu'ils réaffirment leur volonté de changement, un engagement du même ordre peut être exigé des organisations internationales qui va bien au-delà des seuls efforts financiers, appelant un réexamen des valeurs et de l'éthique des styles et des modes d'intervention.
 
Annexe 1 : Quelques remarques sur les indicateurs d'EPT
 
 Les deux indicateurs dont l'EPT a suggéré l'emploi dans les rapports par pays sont l'un comme l'autre des indicateurs quantitatifs d'accès et d'accueil : a) le pourcentage du groupe d'âge accueilli, et b) le pourcentage de nouveaux entrants à l'école primaire ayant reçu une éducation préalable. Ces indicateurs restent limités dans les informations qu'ils fournissent en matière de PEPE et doivent être interprétés avec précaution. Il convient de prendre en considération les éléments suivants :
 

 Seuls 2 indicateurs ont été recommandés pour la PEPE, contre 13 pour l'éducation primaire.

 Il s'agit uniquement d'indicateurs d'accès ou d'accueil ; il n'y a pas d'indicateurs de qualité, ni d'indicateurs de l'état de l'apprentissage ou de l'éveil des enfants au cours des premières années, ni d'indicateurs de processus, ni d'indicateurs financiers.

 La tranche d'âge dont l'étude a été recommandée va de 3 à 5 ans, excluant les indicateurs d'encadrement des années antérieures.

 Les comparaisons directes entre les niveaux et pourcentages d'accueil des pays devraient être considérées avec précaution, dans la mesure où il existe des différences importantes portant sur :

 

la définition de la tranche d'âge prise en compte dans les données ;
l'année zéro et l'année pour laquelle sont présentées les dernières données d'accueil ;
la définition de ce qui constitue un programme destiné à la petite enfance ;
les jours et heures de fonctionnement des programmes ;
la degré de fonctionnement irrégulier permis aux centres apportant des soins de petite enfance, en dehors du système officiel et donc en dehors des statistiques officielles ;
l'emploi de taux bruts (par opposition à "nets") d'accueil est favorable à certains pays et défavorables à d'autres, compte tenu du pourcentage varié d'enfants trop âgés dans les programmes ;
la fiabilité des chiffres.

 
 Lorsqu'on se penche sur les augmentations en matière d'accueil, il est important de prendre en compte le point à partir duquel ces augmentations sont intervenues. Il est possible, par exemple, d'avoir un accroissement des accueils de 500 % sur dix ans, tout en faisant état d'un niveau d'accueil couvrant moins de 5 % du groupe d'âge. Par ailleurs, lorsqu'on s'approche du plein accueil, il est plus difficile, statistiquement et en termes de plus grand nombre d'accueillis, d'indiquer une augmentation.
 
 Dans certains rapports nationaux, les données demandées n'ont pas été fournies, parfois parce que les statistiques d'accueil ou les données de recensement ou de population faisaient défaut. Le nombre des nouveaux accueillis dans la PEPE n'a pas été fourni dans de nombreux pays parce que cette information n'y est pas collectée normalement.
 
 Les données d'accueil tendent à être collectées au début de chaque année et à s'appuyer plus sur les inscriptions que sur la participation réelle à un programme. Ce type d'information ne tient pas compte des cas d'enfants qui ne se présentent jamais alors qu'ils sont inscrits, ni des modifications qui peuvent intervenir dans le courant de l'année, y compris le cas des enfants qui décident de ne pas poursuivre au bout de quelques jours ou quelques semaines. La stabilité de l'accueil des enfants dans les programmes varie d'un pays à l'autre.
 
 Dans certains rapports nationaux, la tranche d'âge n'était pas définie.
 
  Dans de nombreuses études par pays, les données ne sont pas désagrégées pour refléter les différences d'âge et de localisation géographique. Et rares sont les cas où les données d'accueil rendent compte d'un "désavantage", déterminé, par exemple, par des niveaux de pauvreté ou des situations minoritaires.
 
 Ces observations suggèrent que bien des efforts seront nécessaires pour obtenir des indicateurs et des informations pertinentes, même de nature quantitative et s'intéressant au niveau de l'accueil. Deux suggestions en découlent :
 
 Premièrement, toutes les informations d'accueil en PEPE devraient être désagrégées par âge et notées par tranches de 0 à 1 ans, de 1 à 2 ans, etc., en regard avec les chiffres de population correspondants pour chacune de ces tranches d'âge. C'est le seul moyen qui puisse permettre d'envisager une comparaison internationale pertinente.
 
 Deuxièmement, des comités nationaux devraient être créés et un processus lancé pour parvenir à un accord sur les indicateurs considérés comme les plus importants aux niveaux national et sous-national, en laissant de côté les critères particulièrement restrictifs de la "comparaison internationale". Ces délibérations devraient également souligner la nécessité de combiner les informations concernant la santé, la nutrition et le développement physique, et les informations qui pourraient être collectées concernant l'éveil psychosocial des enfants .
 
Annexe 2. Enquête auprès de personnes bien informées dans le domaine de la PEPE
 
 L'instrument d'enquête contenait un texte introductif, un questionnaire d'information personnel (années d'expérience, poste occupé actuellement, adresse d'origine et adresse actuelle), une question sur la perspective prise compte dans la réponse, et les cinq questions suivantes :
 

1. Quelles ont été les principaux "progrès" ou réalisations dans le domaine de la PEPE au cours de la décennie ?
2. Quels ont été les principales causes de ces progrès et/ou les principaux obstacles au progrès dans ce domaine ?
3. Quels projets de programmes de PEPE ont été selon vous particulièrement efficaces ?
4. Quels sont, dans le domaine de la PEPE, les principaux problèmes qui doivent encore être résolus ? 5. Quelles orientations prioritaires suggérez-vous pour la prochaine décennie de PEPE ?

 
 Cette enquête ne prétend par être représentative. Les personnes choisies étaient connues de l'auteur comme des personnes bien informées en matière de PEPE et offrant une variété de perspectives, ou bien, dans quelques cas, il s'agissait de personnes recommandées comme répondant à ces critères. Le questionnaire a été adressé par courrier électronique à 120 personnes. 62 ont répondu (52 %) : 37 en se référant au pays dans lequel elles vivent ou travaillent, 9 dans une perspective régionale, et 16 dans une perspective mondiale.
 
 Distribution géographique
 
Les 37 réponses à perspective nationale provenaient de 22 pays, répartis comme suit :
 

Amérique latine (Pérou, Venezuela, Brésil, Chili, Argentine)
Caraïbes (Jamaïque)
Afrique subsaharienne (Côte d'Ivoire, Ghana, Liberia, Tanzanie, Kenya, Zanzibar)
Moyen-Orient et Afrique du nord (Turquie, Egypte, Yémen)
Asie du sud-est (Malaisie, Indonésie, Philippines, Singapour)
Asie du sud (Inde, Bangladesh, Népal)
Chine, Hong Kong, Mongolie
Europe (Suède)

 
 Les réponses régionales provenaient de :
 

Amérique latine
Afrique
Asie du sud-est

 
 Réponses mondiales
 
 Répartition institutionnelle
 

La répartition des institutions auxquels appartenaient les personnes ayant répondu à l'enquête est la suivante :
Université
ONG (dont 4 NGO internationales)
Fondations (toutes Fondation van Leer)
UNICEF
UNESCO
Autres organismes dépendants de l'ONU (Banque mondiale, IADB, OEA)
Autres organisations internationales (OCDE, USAID)
Organismes d'Etat

 
 Domaines d'expertise
 
Deux réponses sur quatre seulement provenaient de formations et de programmes de santé ou d'alimentation. La plupart avaient une formation en éveil et/ou éducation de la petite enfance. Les réponses provenaient également de personnes ayant une formation en économie, psychologie, anthropologie, et dans plusieurs cas, la formation était inconnue.
 
 Niveau d'expérience
 
Le nombre d'années d'expérience dans le domaine de la petite enfance totalisé par les 60 personnes ayant donné cette information était de 1004.
 
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