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Un
plan d'action pour réduire les disparités entre les sexes
Par Leila Loupis,
UNESCO Harare |
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Une
étude révèle les difficultés liées à l'éducation des jeunes
filles
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Le
problème des disparités entre les sexes dans le domaine de l'éducation
a été l'une des préoccupations majeures de la conférence de
Jomtien (1990) et nombre de gouvernements et organisations africains
se sont penchés sur cette question. L'Association des femmes
spécialistes de l'éducation du Gabon (AFEG) est un groupement
d'enseignantes gabonaises investies d'une mission importante,
celle de guider et de soutenir les jeunes filles. La présidente
d'honneur de cette association est Mme Paulette Missambo, ministre
d'Etat chargée de l'Education nationale et de la Condition féminine. |
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En
1996, les résultats d'une étude menée par l'AFEG ont mis en
lumière les échecs, les gaspillages et les multiples difficultés
affectant l'éducation des jeunes filles. Cette enquête a montré
que les problèmes étaient moins liés à l'accès à l'éducation
qu'au niveau de scolarité atteint: dans l'enseignement primaire,
le taux d'inscription des jeunes filles s'élève à 89% tandis
qu'il chute à 7,20% à la fin du cycle secondaire. En d'autres
termes, confrontées aux problèmes liés à l'image de la femme,
aux grossesses précoces, à l'obligation d'accomplir les tâches
ménagères et à leur vulnérabilité en général, les jeunes filles
ont des difficultés à continuer et terminer leurs études. |
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La
sensibilisation, clé de l'élimination de l'écart entre les sexes |
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Face
à cette situation, l'AFEG, avec le concours du Forum des femmes
africaines spécialistes des sciences de l'éducation (FAWE),
a pris certaines mesures en faveur de l'éducation des jeunes
filles. Parmi celles-ci figurent : |
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la
publication en 1997 d'une brochure destinée aux parents
sur la manière de superviser l'éducation de leurs enfants,
en particulier en ce qui concerne le contrôle et le suivi
des jeunes filles ; |
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la
négociation avec le ministère de l'Education en vue de
rendre des salles de classe disponibles pour les cours
du soir particuliers dispensés par des enseignantes aux
jeunes filles, en particulier celles dont les parents
sont analphabètes ; |
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la
sensibilisation des parents, surtout des pères, pour qu'ils
contribuent à soutenir l'apprentissage de leurs filles.
Traditionnellement, c'est la mère qui aide les enfants
à faire leurs devoirs, mais plus le niveau d'éducation
des jeunes filles est avancé, plus le degré d'assistance
requis est élevé et c'est alors le père qui doit intervenir;
il a aussi fallu mobiliser les parents pour qu'ils s'intéressent
non seulement aux résultats mais aussi au processus d'apprentissage
de leurs enfants ; |
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création
de crèches dans des quartiers où les femmes sont en difficulté.. |
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L'association
vise surtout à faire prendre davantage conscience de l'importance
de cette question. "Cette sensibilisation s'impose car durant
la majeure partie de son histoire, le Gabon n'a pas spécialement
souffert de disparités entre les sexes dans le domaine de
l'éducation. Ce n'est qu'avec la crise économique et l'évolution
des moeurs que ces inégalités se sont aggravées", affirme
Mlle Blandine Mefane, Coordinatrice EPT au Gabon.
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