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  Le Kenya fait de grands progrès dans le domaine de l'éducation de la petite enfance
Par Monsieur David Aduda,
Nation Newspapers, Nairobi, Kenya
   
    Bien que l'effort que doit déployer le Kenya pour atteindre l'objectif d'éducation pour tous d'ici l'an 2000 s'avère insoutenable, de grands progrès ont manifestement été accomplis en matière d'accroissement des niveaux de scolarisation et de participation.
   
    L'un des secteurs à avoir enregistré des progrès importants est l'éducation de la petite enfance; une avancée que l'on attribue aux efforts collectifs du gouvernement, des agences des Nations Unies et des organisations non gouvernementales aussi bien locales qu'internationales.
   
    Selon le Secrétaire général du ministère de l'Education, M. Wilfred Kimalat, le nombre d'enfants inscrits dans les centres d'éducation de la petite enfance (EPE) a augmenté de 32 pour cent au cours des huit dernières années. De même, le nombre de centres EPE est passé de 16.329 en 1990 à 23.997 en 1998 avec une augmentation correspondante du personnel enseignant. Ainsi, alors qu'en 1990, on ne recensait que 6.213 enseignants au niveau préscolaire, on en dénombre aujourd'hui 37.752, parmi lesquels 16.000 ont suivi une formation.
   
 

  L'amélioration du taux de scolarisation, bien que l'on n'ait pas encore atteint l'objectif de 50 pour cent du total des élèves d'âge scolaire tel que fixé par l'EPT, est tout à fait louable pour la région.

   
    " Les progrès dans ce sous-secteur demeurent plus importants que ceux réalisés par les autres pays africains, " constate M. Kimalat, qui souligne que l'avancée la plus significative a été accomplie dans le programme de formation des enseignants du préscolaire.
   
    En général, la formation de ce personnel est prise en charge, au niveau régional, par les Centres d'arrondissement pour l'éducation de la petite enfance (DICESE). Cette formation continue vise à doter les enseignants des connaissances et compétences nécessaires pour répondre aux besoins intellectuels, physiques, sociaux, émotionnels et spirituels des enfants.
   
    Les programmes des DICESE sont élaborés au Centre national d'éducation de la petite enfance, qui est basé à l'Institut national d'éducation, à Nairobi.
   
    Il existe en outre un Cours de formation intégrée à l'éducation islamique spécialement destiné aux enseignants des écoles coraniques. Lancé en 1994, ce cours pour " maalims " (enseignants) intègre éducation formelle et enseignement islamique. A terme, les enseignants seront affectés dans des écoles musulmanes, communément appelées " madrasas " et " dugsis ".
   
    A part ces filières, il existe plusieurs autres programmes de formation gérés par différentes organisations telles que la Kindergarten Headmistresses Association ou le Child Developer Programme.
   
    Les enseignants de haut niveau dans le préscolaire sont formés à la Kenyatta University, première institution de formation des maîtres dans le pays, qui depuis 1995 offre une licence en éducation de la petite enfance.
   
    Les succès enregistrés dans le secteur de la petite enfance sont en grande partie le résultat d'un partenariat étroit entre le gouvernement, les parents, les donateurs et les collectivités. Alors que le gouvernement joue un rôle de coordination, les parents et les collectivités décident du type de programmes à mettre en place. Quant aux agences d'aide, elles n'interviennent que pour l'allocation de fonds et le soutien logistique.
   
   En d'autres termes, les communautés revendiquent une appropriation des centres EPE; ils s'engagent donc à être responsables de ces institutions et à les gérer eux-mêmes. Ils sont disposés à y envoyer leurs enfants, à fournir des fonds, si nécessaire, et même à participer à la construction des classes.
   
    D'une manière générale, le but de l'éducation préscolaire est de socialiser les enfants et de préparer leur passage à l'éducation formelle.
   
    " On remarque qu'une bonne initiation durant la période formatrice de l'enfant a généralement pour effet d'améliorer la performance dans l'enseignement primaire, " souligne Mme Mary Njoroge, Coordinatrice des programmes EPE au Kenya.
   
    A l'heure actuelle, le gouvernement kényan gère un projet EPE financé par la Banque mondiale portant sur 35,1 millions de dollars américains.
   
    Ce projet d'une durée de cinq ans comprend cinq volets: amélioration de la performance des enseignants; renforcement des capacités et mobilisation de la communauté;aide financière à la communauté et transition du préscolaire au primaire.
   
    Malgré les résultats encourageants obtenus jusqu'ici dans le domaine de l'éducation de la petite enfance au Kenya, il reste à régler certains problèmes initiaux, principalement celui du financement.
   
    Etant donné que les dépenses publiques globales d'éducation ont décliné au cours de ces dernières années, les domaines non prioritaires tels que celui de la petite enfance ont vu leurs budgets réduits dans une proportion comparativement plus importante.
   
    L'autre problème auquel se heurte le secteur préscolaire est la qualité de l'éducation. Même si de nombreux enseignants ont été formés de manière à pouvoir fournir un enseignement de qualité, un grand pourcentage d'entre eux n'ont toujours pas bénéficié d'une formation professionnelle. Si l'on ajoute à cela le fait que ce personnel est généralement mal payé, on comprend que leur performance est parfois inférieure au niveau souhaité.
   
    Par ailleurs, on se pose des questions sur l 'efficacité des centres EPE. Comme la plupart d'entre eux sont gérés par la communauté, ils souffrent de déficiences administratives car la majorité des membres du comité d'administration n'ont pas d'expérience en gestion. Il y a aussi une pénurie constante d'équipements nécessaires à une réalisation adéquate des programmes éducatifs.
   
    On constate par ailleurs des disparités de scolarisation, surtout d'une région à l'autre. Les régions moins fertiles situées à l'extrémité nord du pays enregistrent des taux de participation inférieurs à ceux des autres régions.
   
    D'une manière générale, l'expérience du Kenya en matière d'éducation de la petite enfance apparaît comme un modèle de réussite dans la région. Si les progrès sont maintenus et accélérés, le siècle à venir verra la moitié de la population âgée entre 0 et 5 ans accéder à l'éducation préscolaire.
   
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