Cadre d'action - Participants - Organisateurs
Conférence en ligne - Consultation ONG
Dernières info - Suivi du Forum de Dakar
La vision des partenaires - La voix du terrain
L'évaluation de l'EFA à l'an 2000 - Les résultats
Les conférences régionales - Evaluation
Communiqués de presse - Dossier de presse
Coin photo - Contacts média
Dernières info > Bulletin d'information N° 7
 
 
BULLETIN D'INFORMATION SUR LE SUIVI DE DAKAR N°7
 
Bienvenue sur le Bulletin électronique du Secteur de l'éducation de l'UNESCO, dont l'objectif est de vous informer sur les activités de l'UNESCO dans le domaine de l'éducation, et, en particulier, sur le suivi du Forum mondial sur l'éducation de Dakar (avril 2000). Merci de le transmettre aux collègues intéressés.
 

Sommaire (30 octobre 2000)

- Le Directeur général de l'UNESCO propose une augmentation de 50 % du budget de l'éducation de base

- Le Directeur général de l'UNESCO informe les bureaux hors Siège des activités de suivi de Dakar

- Réunion des organismes donateurs bilatéraux et de l'UNESCO sur le suivi de Dakar

- Le point sur les activités régionales d'EPT

- Actions nationales pour l'EPT : Pakistan, Nigeria, Mexique

- Le suivi de Dakar à l'ordre du jour

Joint à ce numéro :

- Note d'information du Directeur général de l'UNESCO aux bureaux hors Siège

- La version anglaise du compte rendu provisoire de la première réunion consultative régionale des Etats arabes

 
Le Directeur général de l'UNESCO propose une augmentation de 50 % du budget de l'éducation de base
 
 
  L'UNESCO a réaffirmé ses engagements à l'égard de l'éducation pour tous lors de la 160ème session du Conseil exécutif, qui s'est achevée à Paris la semaine dernière. Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a proposé une augmentation de 50 % du budget ordinaire de l'éducation de base pour le prochain biennum 2002-2003.
 
Le 17 octobre 2000, le Conseil exécutif a consacré une session spéciale au suivi du Forum mondial sur l'éducation. Les membres du Conseil ont félicité l'UNESCO pour les nombreuses initiatives prises ces six derniers mois par l'Organisation au titre de coordinateur du mouvement de l'éducation pour tous dans le monde. Ils ont enjoint l'UNESCO à privilégier les objectifs suivants : défense du droit à l'éducation en tant que droit fondamental, amélioration de la qualité de l'éducation grâce à la diversification des contenus et des méthodes d'enseignement, promotion de l'expérimentation, de l'innovation, et de la diffusion de meilleures practiques, et du partage de l'information et dialogue politiques.
 
 Plusieurs membres se sont félicités de l'intérêt grandissant pour la mobilisation des ressources en faveur de l'éducation. Comme l'ont souligné les précédents numéros du Bulletin, M. Matsuura a, ces derniers mois, engagé des consultations dans ce sens avec l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le G8 et le Club de Paris.
 
Le Plan d'action de l'UNESCO, actuellement en préparation, été également évoqué. Plusieurs membres du Conseil ont demandé des éclaircissements sur les rôles dévolus dans le suivi de Dakar aux différents partenaires (tels que les commissions nationales pour l'UNESCO et les organisations nationales et régionales), et l'instauration d'un processus de consultation avant la mise au point finale du plan.
 
Au nom du Directeur général de l'UNESCO, Jacques Hallak, Sous-Directeur général de l'UNESCO pour l'éducation p. i., a salué les actions entreprises par de nombreux pays dans le cadre du suivi du Forum de Dakar, et exprimé sa gratitude pour le soutien financier apporté à l'UNESCO par des pays tels que la France, la Finlande et le Japon. Selon M. Hallak, le suivi de Dakar engage l'ensemble des divisions du secteur de l'éducation et s'appuie sur les capacités exceptionnelles des six instituts de l'UNESCO pour l'éducation, de l'Institut de statistique de l'UNESCO et des bureaux régionaux et hors Siège, soulignant, pour conclure, que le Plan d'action de l'UNESCO, qui sera mis en circulation d'ici la fin de l'année, entend être un «document souple, apte à évoluer en fonction des événements et à s'y adapter.»
==========
 
 
Le Directeur général de l'UNESCO informe les bureaux hors Siège des activités de suivi de Dakar
 
 
Quel rôle joueront les bureaux hors Siège de l'UNESCO dans le suivi de Dakar ? Dans une récente note d'information de cinq pages, Koïchiro Matsuura, Directeur général de l'UNESCO, donne des grandes orientations sur ce qui est attendu des bureaux hors Siège ce qu'ils devront faire, pour qu'«une réponse énergique et synergique» soit apportée au Cadre d'action de Dakar
 
«J'attends des bureaux de l'UNESCO qu'ils révisent leurs programmes de travail à la lumière du suivi de Dakar et qu'ils se consultent entre eux au niveau sous-régional afin d'etablir les responsabilités de chaque bureau,» écrit M. Matsuura.
 
Il est demandé aux bureaux hors Siège de soumettre au Sous-Directeur général pour l'éducation, avant le 15 novembre 2000, leurs propositions d'action urgente au niveau de chaque région ou pays. Le Siège de l'UNESCO attend également, pour le 15 décembre 2000 au plus tard, des plans de travail précisant les activités de suivi prévues dans chaque pays.
 
La note expose ensuite la nature des activités nationales et régionales à mener dans le cadre du suivi de Dakar et fournit une série d'informations sur les actions entreprises au niveau international
 
La note d'information du Directeur général de l'UNESCO est jointe à ce bulletin.
 
==========
 
Réunion des organismes donateurs bilatéraux et de l'UNESCO sur le suivi de Dakar
 
Lors d'une réunion, le 17 octobre 2000, Jacques Hallak, Sous-Directeur général de l'UNESCO pour l'éducation p. a rencontré des représentants d'organismes bailleurs bilatéraux du Canada, du Danemark, de Finlande, de Norvège et du Royaume-Uni, pour un échange de points de vue sur le suivi de Dakar. Tous ont renouvelé leurs engagements en faveur de l'EPT et se sont dits prêts à soutenir le leadership de l'UNESCO.
 
Plusieurs représentants ont expliqué que leurs organismes menaient actuellement une réflexion sur les modalités de mise en œuvre du Cadre d'action de Dakar, en vue, en particulier, d'appliquer la clause cruciale qui prévoit qu'«aucun pays sérieusement engagé en faveur de l’éducation de base ne verra ses efforts contrariés par le manque de ressources.»
 
M. Hallak a noté que la contribution des organismes donateurs bilatéraux n'avait pas été suffisamment visible lors du Forum mondial sur l'éducation et que l'UNESCO avait l'intention de faire en sorte que les efforts consentis par ces organismes, tels que le détachement de personnel et le soutien à certains programmes, soient désormais mieux mis en avant. Il les a également encouragés à la patience et à la tolérance, dans la mesure où «le suivi de Dakar intervient lors d'une étape de profonde réforme de l'UNESCO. Si nous réussissons le suivi de Dakar, nous changerons l'Organisation,» a-t-il déclaré.
 
=========
 
Le point sur les activités régionales EPT
 
Etats arabes
 
La première réunion consultative régionale des Etats arabes (ARABEFA) a eu lieu comme prévu le 21 octobre au Bureau de l'UNESCO Beyrouth. Des représentants de l'UNESCO, de l'UNICEF, du PNUD, du FNUAP, de la CESAO (Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale), de la Banque mondiale et d'organisations non gouvernementales arabes, ainsi que deux experts de l'éducation, ont discuté des mécanismes de soutien de l'EPT dans la région.
 
Ils ont décidé qu'au niveau national, l'une agence leader serait chargée d'assister l'équipe nationale d'EPT dans la formulation du plan d'action national d'ici l'an 2002 et dans la mobilisation des ressources nécessaires. Les principes directeurs pour la préparation des plans d'action nationaux pour l'EPT ont également été discutés.
 

Au niveau régional, ARABEFA est chargée des tâches suivantes :

Identification les besoins régionaux et mobilisation des ressources au sein de la région ;

Mise en place de mécanismes de collaboration permettant aux pays de préparer et de mettre en œuvre leurs plans d'action nationaux ;

Coordination des actions de sensibilisation avec les gouvernements et veille au maintien de synergie entre l'ensemble des réseaux existants en matière d'éducation de base ;

Renforcement des capacités institutionnelles de chaque Etat, en particulier dans le domaine de la collecte et de l'utilisation des données statistiques.

 
ARABEFA désignera une Equipe d'ambassadeurs régionaux de haut niveau chargée de la mobilisation financière en faveur de l'EPT à compter d'avril 2001
 
Les activités de suivi au niveau régional s'articuleront autour de quatre grands thèmes, chacun étant confié à une seule organisation : éveil de la petite enfance (UNICEF), éducation primaire (UNESCO), alphabétisation et éducation non formelle (UNESCO) et éducation des filles et des femmes (UNICEF).
 
La version anglaise du compte rendu provisoire de la première réunion consultative régionale des Etats arabes (ARABEFA) est jointe à ce bulletin.
 
 
Contact : Victor Billeh, Directeur, UNESCO Beyrouth
 
 
==========
 
Actions nationales pour l'EPT : Pakistan, Nigeria, Mexique
Pakistan
 
Au Pakistan, le processus de suivi de Dakar est déjà bien engagé. Le ministre de l'éducation a formé une équipe nationale pour l'EPT réunissant des représentants de son ministère, des provinces, des organisations non gouvernementales et de la société civile, chargée de préparer le plan d'action national pour l'EPT. A cette fin, l'équipe réalisera d'abord une série d'études de référence, puis consultera les provinces avant d'organiser un atelier au niveau national.
 
S'appuyant sur les résultats de ces activités, l'UNESCO, à la demande du gouvernement pakistanais, enverra une mission au début de l'année prochaine, afin de passer en revue le processus de consultation et les documents et études produits. En collaboration avec le gouvernement et les experts, cette mission s'attachera également à peaufiner le plan d'action ministériel. Les principaux domaines d'action concernent l'évaluation des données, la décentralisation, et l'alphabétisation et l'éducation non formelle.
 
Nigeria
 
Un nouveau programme d'Education de base universelle (EBU) est désormais opérationnel et mis en œuvre au Nigeria avec le soutien technique et financier de l'UNESCO et d'autres partenaires. La contribution et l'aide de l'UNESCO couvriront une période initiale de trois ans.
 

Lors d'une mission de l'UNESCO au Nigeria en octobre, le ministre d'Etat à l'éducation, Lawal Batagarawa, a signé les termes de réferences du nouveau programme. Celui-ci comporte cinq volets :

améliorer l'éducation et l'alphabétisation des communautés, en offrant aux adultes et aux jeunes non scolarisés des possibilités d'apprentissage en dehors du système éducatif formel ;

renforcer les capacités de gestion scolaire locale, grâce, entre autres, à la consolidation de l'Institut national de planification et d'administration de l'éducation ;

réviser le rôle et les fonctions du système d'inspection scolaire de façon qu'il contribue à assurer un accès de qualité à l'éducation de base ;

mettre en oeuvre un Programme d'enrichissement de la formation des enseignants, grâce au développement, entre les Instituts de formation des enseignants, de réseaux s'appuyant sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication ;

améliorer les possibilités d'apprentissage au cours des premières années du primaire, avec un souci particulier pour l'éducation des filles.

Outre ce programme d'EBU, l'UNESCO effectue actuellement une analyse du secteur éducatif et apporte son aide technique et financière au développement de l'enseignement technique et professionnel du Nigeria.
 
Mexique
 
Le Mexique fait partie des pays qui, encouragés par le Forum mondial sur l'éducation, réfléchit actuellement aux moyens de faire progresser plus rapidement l'Education pour tous. En août dernier, un atelier a réuni des responsables nationaux de programme et des experts de l'éducation pour discuter des adaptations à apporter aux stratégies existantes afin d'atteindre les objectifs fixés par le Cadre d'action de Dakar. Le suivi de Dakar mobilise l'ensemble des ministres de l'éducation des trente-et-un Etats mexicains
 
Sofía Leticia Morales Garza, Secrétaire général de la Commission nationale mexicaine pour l'UNESCO, met en exergue les programmes suivants, éléments clés du plan d'action mexicain tant au niveau national que régional
 
Le Programme d'éducation pour jeunes et adultes, qui offre des cours adaptés selon l'âge, le sexe et le milieu (rural ou urbain) de l'apprenant. Manuels et matériels audiovisuels sont utilisés comme outils d'apprentissage. Ce programme est aujourd'hui reproduit dans d'autres pays de la région, par exemple à l'occasion de la campagne d'alphabétisation du Guatemala
 
Le Programme national d'éducation à distance, inspiré de «Telesecundaria», qui, depuis trente ans, apporte l'éducation secondaire à plus d'un million de jeunes mexicains, et à quelque 30 000 jeunes en Amérique centrale, à Saint-Domingue, en Colombie, en Bolivie et dans les régions méridionales des Etats-Unis. Au Mexique, un projet pilote adaptera bientôt ce modèle de façon à l'étendre à l'éducation de base et à l'éducation tertiaire, afin d'en améliorer la qualité et l'accès.
 
La promotion des valeurs dans l'éducation de base. Aujourd'hui, quelque 5 millions de jeunes reçoivent une éducation civique et éthique au niveau secondaire dans l'ensemble du système scolaire mexicain. En outre, quelque 250 000 jeunes reçoivent, pendant leur service militaire, une formation sur des thèmes comme la démocratie, la violence familiale, le respect et l'égalité entre hommes et femmes, ainsi que le VIH/sida.
 
Mme Morales constate que les défis posés par le Cadre d'action de Dakar exigent «une intense collaboration entre les pays de la région pour que les objectifs soient atteints en 2005 et 2010.» Elle ajoute que la région se propose de parvenir dans ces délais à l'éducation primaire universelle et à une participation d'au moins 70 % des jeunes à l'école secondaire. Pour ce faire, a-t-elle ajouté, il est essentiel de maintenir l'étroite collaboration régionale qui existe dans le cadre du Sommet pour les Amériques (coordonné par le Mexique avec l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili et les Etats-Unis, en collaboration avec l'Organisation des Etats américains (OEA), la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement).
 
==========
 
Le suivi de Dakar à l'ordre du jour
 
Lors de la réunion du Comité administratif de coordination des Nations Unies (New York, 27-28 octobre 2000), le Directeur général de l'UNESCO a présenté les activités du suivi de Dakar, en présence du Secrétaire général des Nations Unies et d'autres dirigeants des Nations Unies. Il a insisté sur l'importance, face aux défis de l'éducation, de la collaboration entre agences, et réaffirmé que l'UNESCO poursuivrait sa tâche conformément au principe «exercer le leadership grâce au partenariat.»
 
Une consultation inter-agence sur l'Education en situations d’urgence et de crise se tiendra à Genève, en Suisse, du 8 au 10 novembre 2000. Organisée par l'UNESCO, l’UNHCR et l'UNICEF, la consultation aura pour objectif de se mettre d'accord sur les stratégies pratiques et des mécanismes afin d'obtenir une collaboration inter-agence plus efficace aux niveaux national, régional et international.
 
Dans le cadre de l'Initiative spéciale des Nations Unies pour l'Afrique, les chefs d'Etat du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Tchad se réuniront le 27 novembre 2000 à Bamako, au Mali, pour examiner comment faire progresser plus rapidement ces pays vers l'objectif d'éducation pour tous. Le Directeur général de l'UNESCO prononcera le discours d'orientation générale de la conférence.
 
Contact: Anne Muller (a.muller@unesco.org)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
[ Forum de discussion | Contacts | Carte du site | Recherche | Début | © UNESCO 2000