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| SEMINAIRE
SUR LA CONTRIBUTION DES ONG/OSC A LA REALISATION DES OBJECTIFS
D'EDUCATION POUR TOUS EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE |
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Organisé
par l'UNESCO et la Banque Mondiale
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en
collaboration avec la Consultation Collective des ONG sur
l'alphabétisation et l'EPT et le Groupe de travail de l'ADEA
sur l'éducation non-formelle
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RAPPORT
GENERAL
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Bamako,
2 décembre 2000
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| Du 29 novembre
au 02 décembre 2000 s'est tenu à Bamako, le séminaire sur la
Contribution des ONG / OSC à la réalisation des objectifs d'Education
Pour Tous. |
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Organisé
par l'UNESCO, la Banque Mondiale en collaboration avec la
Consultation Collective des ONG sur l'alphabétisation et l'Education
Pour Tous et le Groupe de travail de l'ADEA sur l'éducation
non formelle, ce séminaire qui s'inscrit dans le cadre de
l'Initiative Spéciale des Nations Unies pour l'Afrique et
le suivi du Forum Mondial de Dakar, a pour objectif de contribuer
à:
· évaluer
et valoriser la contribution des ONG/OSC aux efforts entrepris
pour réaliser l'EPT ;
· raffermir
le partenariat entre les ONG /OSC et les autres partenaires
de l'EPT, y compris le secteur privé ;
· consolider,
au niveau national, la coopération entre l'Etat et la société
civile en matière d'éducation pour tous ;
· renforcer
les capacités techniques, professionnelles et institutionnelles
des ONG/OSC.
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| Les
résultats suivants étaient attendus: |
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des
stratégies pour évaluer, valoriser la contribution des ONG/OSC
à l'EPT ;
des
recommandations pour soutenir le dialogue politique et renforcer
les mécanismes de mobilisation des ressources et de partage
de l'information ;
des
recommandations pour l'élaboration de programmes de formation
/apprentissage visant à renforcer les capacités techniques
et institutionnelles ;
une
plate-forme pour la promotion des acquis en EPT.
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| Trois groupes
de travail ont été constitués pour refléter les trois thèmes
majeurs dégagés par le séminaire. Le premier s'est focalisé
sur l'identification de la contribution des ONG/OSC, le second
sur les mécanismes pour faciliter le partage des informations
et le dialogue politique, et le troisième sur le développement
de stratégies de formation et d'apprentissage . |
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| Les
travaux ont été structurés autour des activités suivantes: |
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les
cérémonies d'ouverture et de clôture, présidées par Son
Excellence Monsieur le Ministre de l'Education du Mali et
rehaussées par la présence du Ministre de l'Education du
Niger et du Président du Forum des Ministres de l'ADEA,
le Ministre de l'Education du Tchad ;
les
séances plénières pour présenter et adopter le programme,
introduire les trois thèmes clés, et présenter, discuter
et valider les résultats des travaux de groupe ;
les
travaux de groupes pour traiter, de manière plus approfondie,
les trois principaux thèmes d'étude de la conférence ;
les
visites de terrain pour observer les expériences éducatives
communautaires et voir comment les ONG/OSC s'organisent
pour développer des réseaux ;
les
séances de projection vidéo sur trois sujets : l'éducation
de base et la lutte contre la pauvreté, la lutte contre
le HIV/SIDA et les réformes éducatives en Amérique Latine
;
la
présentation et l'analyse des réponses aux questionnaires
distribués aux participants et concernant les activités
qui ont été initiées par les ONG/OSC dans les trois thèmes
sur lesquels le séminaire s'est focalisé ;
l'évaluation
du séminaire à travers l'administration d'un questionnaire
et l'analyse des réponses;
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| Après un
large tour d'horizon, le séminaire a fait l'état des lieux et
a abouti aux observations suivantes : |
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S'agissant
des stratégies de valorisation, le séminaire a constaté que
des acquis ont été enregistrés dans les domaines suivants
:
l'enseignement
primaire formel ;
l'alphabétisation
et l'éducation des adultes, notamment les femmes ;
l'éducation/formation
des filles et des garçons ayant abandonné l'école;
l'éducation
de base non formelle en général;
la mobilisation
sociale ;
le
renforcement de la participation communautaire au processus
de développement ;
la mise
en œuvre d'approches alternatives telles que la pédagogie
convergente et les CED du Mali, le programme REFLECT du
Ghana, le programme ABE de la Namibie, les ECB du Sénégal,
le programme ABET de l'Afrique du Sud, les Médersa et foyers
coraniques du Niger et de la Guinée, les ES et CEBNF du
Burkina Faso et les centres Nafa de la Guinée;
l'élaboration
et la mise en œuvre de programmes de santé reproductive
MST/SIDA , ainsi que de programmes d'éducation à la paix,
à la démocratie et aux droits de l'homme, à l'environnement,
à la vie familiale et en matière de population, etc. ;
l'initiation
de mécanismes et de procédures de concertation ; et
la
formation du personnel des ONG/OSC en élaboration, gestion
et évaluation des programmes.
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| Dans la
mise en œuvre des activités ci-dessus, où des acquis ont été
enregistrés, le séminaire a noté que : |
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| Parmi
les avantages comparatifs à mettre à l'actif des ONG/OSC, il
faut noter: |
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la lutte
contre la pauvreté grâce à la création d'activités génératrices
de revenus et grâce aux contributions de volontaires et d'autres
partenaires ;
la promotion
des droits de l'homme par le respect des principes d'abnégation
et d'humanisme;
la décentralisation
des interventions dans la quête d'un développement humain
durable par la présence permanente auprès des populations
à la base et la prise en charge de la demande et des besoins
issus des sites d'intervention ;
le renforcement
des capacités des ressources humaines par la flexibilité dans
les interventions, la mise en œuvre d'approches de formation
adaptées et le développement de matériels didactiques adéquats
;
la réduction
des disparités entre sexes notamment par la consolidation
du dynamisme des organisations féminines.
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| Le séminaire
a cependant noté que, dans bien de cas, ces acquis ont été insuffisamment
pris en compte dans le développement des politiques nationales
d'éducation pour tous. Souvent, le réinvestissement de ces acquis
dans le secteur de l'éducation, de la formation et du développement
durable n'a pas été systématisé, parfois du fait de la sous-estimation
de l'importance de ces acquis ou encore du fait de l'insuffisance
des outils de capitalisation, de plaidoyer et de communication.
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| Parmi
les faiblesses constatées, il faut noter : |
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l'insuffisance
de l'implication des ONG/OSC dans les processus de prise
de décision ;
la faible
capitalisation et la faible prise en compte des expériences
des ONG/OSC dans les domaines de la conception des programmes
éducatifs, des approches pédagogiques et du développement
des outils didactiques ;
l'insuffisance
de la vulgarisation et la diffusion des objectifs et des
acquis des ONG/OSC ;
L'absence
d'un leadership capable d'impulser des avancées significatives
dans la réalisation des objectifs de l'EPT ;
la
rareté ou, dans certains cas, l'absence de cadres et d'espaces
d'échange et de concertation entre les pouvoirs publics
et les ONG/OSC. Souvent il manque des textes codifiés situant
les responsabilités de chacun;
la
faible organisation des ONG/OSC aussi bien au niveau national
que sous régional ;
l'absence
d'un plan de formation spécifiquement destiné aux acteurs
de la société civile ;
l'insuffisance
ou l'inadaptation des moyens de travail tels que les locaux,
les moyens logistiques et les moyens financiers conséquents
.
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| Pour remédier
à ces insuffisances, le séminaire recommande : |
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| A l'intention
des ONG/OSC |
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la création
de coalitions fortes d'ONG/OSC, dans le but de favoriser une
plus grande synergie des actions au niveau national. Cette
activité doit être exécutée par les participants au présent
séminaire, dès leur retour dans leurs pays respectifs. Elle
doit être complétée avant le 30 Mai 2000
la mise
en réseau des ONG/OSC aux niveaux sous régional, régional
et international afin de constituer un partenariat efficace
et dynamique. Cette activité doit être exécutée par les participants
au présent séminaire dès leur retour dans leurs pays respectifs,
afin que soient enregistrés des progrès notables avant le
30 Juin 2000. Ces réseaux doivent être structurés autour de
4 groupes (1) Afrique de l'Ouest, (2) Afrique du Nord et Maghreb;
(3) Afrique de l'Est et du Sud, (4) Afrique du Centre ;
la mise
en œuvre de plaidoyers et de campagnes de l'EPT en faveur
notamment des femmes, des filles, des populations nomades,
des enfants et des adultes des pays en situation de conflit,
des enfants travailleurs, etc.
la répertorie
de toutes les initiatives porteuses entreprises au niveau
des associations, des communautés de base et du secteur privé
en vue de leur insertion dans les efforts nationaux pour la
réalisation de l'EPT ;
la poursuite
des efforts afin de réaliser l'équité entre garçons et filles
avant 2005, et l'Education de Base de Qualité Pour Tous d'ici
2015 ;
la fourniture
régulière d'informations pour faciliter le suivi des recommandations.
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| A l'intention
des gouvernements des pays |
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la mise
en place de cadres et d'espaces de concertation à tous les
niveaux, afin de promouvoir l'émergence d'un nouveau partenariat
dynamique et responsable ;
la prise
en compte de la sensibilité des ONG/OSC dans les politiques
éducatives dans toutes les étapes du processus ;
l'engagement
plus résolu des pouvoirs publics à valoriser la production
intellectuelle endogène réalisée grâce à l'action des ONG/OSC,
pour hâter l'introduction et la promotion des langues nationales
dans les systèmes éducatifs ;
la recherche
d'un consensus autour des différentes options en matière de
politiques éducatives en permettant la pleine participation
de la société civile (chartes, conventions, etc.) ;
l'invitation
aux ONG/OSC à participer à l'élaboration et à la mise en œuvre
des Plan Nationaux d'action. Ces invitations doivent être
formulées par écrit par les gouvernements ;
la contribution
à la formation des ONG/OSC dans des domaines tels que l'administration
scolaire, la gestion et l'évaluation des programmes, l'élaboration
de curricula pertinents et la confection de matériels didactiques
adaptés aux conditions locales;
La poursuite
des efforts afin de réaliser l'équité entre garçons et filles
avant 2005, et l'Education de Base de qualité Pour Tous d'ici
2015.
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| A l'intention
de l'UNESCO |
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| La facilitation: |
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De la
diffusion des résolutions de Dakar à tous les niveaux et dans
tous les pays. Des
canaux de communication accessibles aux communautés locales,
doivent être envisagés ;
de la
mise en œuvre des mesures prises au niveau de chaque pays,
pour réaliser les échéances définies à DAKAR , en particulier,
l'élaboration d'ici à l'an 2002 des plans d'action nationaux
crédibles, négociés, chiffrés, avec un calendrier de mise
en œuvre;
de la
capitalisation et le partage au niveau sous-régional, des
expériences innovantes et de modèles alternatifs telles le
programme REFLECT du Ghana, le programme ABE de la Namibie,
les ECB du Sénégal, le programme ABET de l'Afrique du Sud,
les Médersa et foyers coraniques du Niger et de la Guinée,
les ES et CEBNF du Burkina Faso et les centres Nafa de la
Guinée etc. ;
de l'identification
et la mise en œuvre d'un plan de formation calibré aux véritables
besoins des acteurs des ONG/OSC ;
du suivi
des recommandations formulées par le séminaire. Sur la base
d'un dialogue continu avec les participants. L'UNESCO diffusera
les résolutions du séminaire aux 16 pays les moins scolarisés.
Par ailleurs elle informera les participants sur l'état d'avancement
de la mise en œuvre des recommandations dans les six mois;
du dialogue
entre les autorités publiques et les ONG/OSC pour que celles-ci
soient effectivement impliquées dans l'élaboration et l'exécution
des plans nationaux d'éducation et de formation.
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| A l'intention
des partenaires au développement |
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la prévision,
dans tout financement de programmes, d'un appui institutionnel
conséquent sous la forme d'un fonds spécifique;
la mise
en place d'un fonds régional d'appui au renforcement institutionnel
et technique des ONG/OSC.
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| Le séminaire
a adressé des motions de remerciement au peuple et au gouvernement
du Mali, aux ministres de l'éducation du Tchad et du Niger,
ainsi qu'à l'ensemble des organisateurs, en particulier l'UNESCO,
la Banque Mondiale et la Consultation Collective des ONG sur
l'alphabétisation et l'éducation pour tous. |
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| Une plate-forme
pour la promotion des acquis en Education pour tous a été adoptée. |
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Fait
et adopté à Bamako, ce samedi 02 décembre 2000
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Les
participants
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